Hello ! C'est moi à l'heure pour la suite du chapitre !
Nini54 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Carlisle va essayer de rattraper la boulette qu'il a faite lors de son déjeuner, mais cette fois-ci, Edward va l'aider ! Bella va peut-être rester plus longtemps qu'on ne le croit à l'hôpital… Le Jack Russel aura un nom dans ce chapitre. Merci pour ta review ^^
Sans pseudo : A très vite ! Merci pour ta review.
Aussidagility : Ca progresse lentement entre eux, et ils vont faire le point sur leur relation plus tard. Edward ne veut pas aider Carlisle, mais il va vite retourner sa veste dans ce chapitre… J'en dis pas plus ! Bisous copine, merci pour ta review ^^
Fan de twilight : Le Jack Russel va aider Bella dans sa guérison. Carlisle s'y est prit comme un pied pour séduire Esmée, mais il va savoir comment se rattraper lors de ce chapitre. Bisous, merci pour ta review ^^
anges0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Carlisle va savoir se rattraper dans ce chapitre, grâce à l'aide… généreuse d'Edward ! Il va se venger de Mike, j'y réfléchis, mais ses actes ne resteront pas sans punition ! La rencontre Bella/Jacob n'est pas encore pour tout de suite, elle est écrite, mais je ne sais pas quand elle sera en ligne. Merci pour ta review ^^
Cassy-chou : Ca a dut quand même faire mal si tu as eu une cicatrice ! Edward va mieux, je te rassure, il est presque totalement sur pied, enfin, il est suffisament bien pour s'occuper du traitement thérapeutique de Bella ! Esmée se défend toujours quand on l'attaque, elle n'est pas de nature à se laisser marcher sur les pieds. Le fait d'avoir élevé Edward seule fait qu'elle est très autonome. La fin du chapitre qui arrive est légerement sadique (juste un peu !) L'entretien avec Jacob n'est pas pour tout de suite, mais il est écrit, c'est le principal ! Avant, il va y avoir deux-trois péripéties entre nos héros. Bises, merci pour ta review ^^ PS. Je connais entretien avec un vampire de nom, c'est un livre de Anne Rice à la base il me semble ? Je ne l'ai jamais vu, mais j'ai remarqué le DVD dans un magasin commençant par un F et terminant pas un C. Je vais lire le livre en premier, si j'arrive à le trouver !
Edward POV
- Allez viens là mon pépère, je vais te donner à manger ! Ma mère se dirigea vers la cuisine tout en le portant dans ses bras. Déjà, quand on vivait encore en appartement, elle mourrait d'envie d'avoir un chien. Alors, maintenant qu'on a la maison, c'est l'occasion rêvée !
Elle sortit un bol du placard et plusieurs tranches de jambon du frigo, qu'elle coupa en bout avant de les faire glisser dans le bol qu'elle posa par terre. Le chien, affamé, se jeta dessus sans demander son reste.
- Ca devait nous servir d'accompagnement avec la purée, mais t'es tellement mignon que j'ai pas pu m'en empêcher ! Elle lui caressa les oreilles tout en mettant la table pour nous. Je lui servis un peu d'eau dans un bol qu'il lapa délicatement.
Je commençais à peine ma tranche de bacon grillé qu'il releva le museau, sentant la délicate odeur de viande cuite. Il se plaça sous mes pieds et tenta de me grimper dessus tout faisant ses yeux de pauvre chien abandonné qu'il avait fait dans la rue tout à l'heure. Je le pris en pitié et fis glisser la tranche pour qu'il l'attrape dans sa gueule avant de se diriger à grande vitesse vers sa gamelle pour la dévorer. J'allais attaquer mes saucisses quand il revint vers moi faire sa moue boudeuse.
- Non, pas les saucisses ! Il continua de me regarder. Eh merde… Je lui en donnais deux petits bouts qu'il mangea dans ma main. Maintenant, fini ! Il alla s'allonger sous la chaise de ma mère, sa tête sur ses pattes avant. Au fait, je sais pas ce que tu as fait au docteur Cullen, mais il m'a parlé de toi ! Elle releva la tête brusquement vers moi, laissant un léger trait de moutarde sur sa joue.
- Il t'a dit quoi sur moi ? Je haussais mes sourcils pour la laisser dans le doute. Edward Masen, soit vous en dites trop, ou trop peu, mais en tout cas, j'attends que vous vous mettiez à table !
- Il m'a demandé quelle était ta fleur préféré ! J'ai pas lâché le morceau, ne t'en fais pas !
- Tu ne le lui a pas dit parce que tu voulais me protéger ou parce que tu ne la connais pas ?
- Tu veux la vérité ? Elle hocha la tête. Je voulais le laisser pagayer dans la semoule, mais… Ta fleur préféré, c'est l'orchidée ou la rose ?
- Ca, tu peux aller te gratter pour le savoir ! Les hommes, parfois, vous me dégoutez à un point ! Tiens, pour la peine, tu vas faire toute la vaisselle !
- Eh ! Râlai-je quand elle empila son assiette sur la mienne. Je fus tenté de la virer, mais elle me fit son regard mauvais qui m'en empêcha. Je me levais en râlant et mis commençait à nettoyer les couverts.
- Toi, tu vas venir avec moi mon beau, je vais te donner un bon bain, ça ne peut que te faire du bien ! Finalement, je crois que je vais la laisser se débrouiller avec le chien ! Je l'entendis crier de l'étage et s'énerver.
J'eus un sourire et terminais d'essuyer la vaisselle tout en la rangeant. Ma mère redescendit pendant que je regardais la télé. Le chien se précipita sur moi, tentant de monter sur le canapé. Je le pris sur mes cuisse, à l'endroit où le short couvrait ma peau brulé, et tentais de le caresser. Ma mère s'écroula à côté de moi, avec de la mousse dans les cheveux. Je la lui retirais du bout des doigts. Elle tata sa chevelure elle-même pour constater les dégâts.
- C'est fini le bain pour toi ! La prochaine fois, ce sera toiletteur ! Elle pointa un index inquisiteur vers lui pendant que je le caressais lentement. Il somnolait contre moi.
- Allez, je vais te sortir un peu pour que tu ailles faire tes besoins, et au dodo ! Je mis une fine veste et me dirigeais dans la rue.
Il restait à côté de moi, ne comprenant pas la raison de cette balade impromptue. Je m'arrêtais à proximité d'un lampadaire et attendis. Il releva son museau vers moi. Je l'attrapais dans mes mains pour le coller contre le poteau lumineux, espérant qu'il comprenne. Que dalle ouais ! Il le renifla pour sentir l'odeur des autres chiens. J'attendis vingt minutes avant de rentrer par le garage. J'allais vers mon lavabo pour me laver les dents, quand j'entendis un léger bruit, comme un sifflement. Je levais lentement la tête et
- NON ! Criai-je, mais c'était trop tard. Le Jack Russel venait de lever la patte et étais en train d'uriner sur la porte de garage. Tu le fais exprès ?! Il me fit sa tête de j'y touche pas, qui ne marcha malheureusement pas ! Je pris une vieille serpillère déchiré que ma mère entreposait dans un coin et épongeais l'urine du chien. Je dus respirer par la bouche pour ne pas vomir.
Je pris plusieurs feuilles de papier journal que j'étalais dans un coin et regardais dans un de mes placards pour trouver ma vieille couverture déchiré que j'avais à Seattle. Une foule de souvenirs me revinrent en mémoire quand mes doigts frôlèrent le tissu rêche. Ma mère pense qu'elle s'est déchirée à cause de l'usure… Je ne vais évidemment pas démentir cette version des faits…
Je l'installais sur mon installation précaire et me déshabillais. J'allais me glisser dans les draps quand il s'approcha de moi. Il appuya ses pattes avant sur le rebord du matelas pour être à la même hauteur que moi.
- Si tu dors avec moi, tu fais pas pipi sur le matelas, c'est compris ? Je l'attrapais délicatement et le posais sur le côté vide du lit. Je restais coucher sur le dos un long moment avant que Morphée ne me recueille dans ses bras. Je ne sais pas si c'est moi qui ai rêvé, mais j'ai cru sentir un corps poilu se coller contre moi.
- Allez, arrête de te tortiller comme ça ! C'est pour ton bien que je le fais, comme ça, tu resteras avec nous ! J'arrivais tant bien que mal à attacher le collier que j'avais acheté chez le véto, où j'irais faire graver son nom et mon numéro de portable, au cas où il se perdrait à nouveau. J'attachais la laisse à son collier et me dirigeai vers l'hôpital, situé à seulement cinq minutes à pied du cabinet vétérinaire.
Je n'avais toujours pas trouvé de nom pour le chien, je laisserais cette tâche à Bella. Elle était seulement avec son père quand j'arrivais, discutant des disponibilités que ce dernier avait pris pour le retour de leur fille à la maison. Il parlait aussi de son retour au lycée, de ses examens… Je me cachais derrière une des haies pendant une vingtaine de minutes, les laissant retrouver une complicité qui avait disparu depuis l'accident. Je serais bien resté caché plus longtemps, mais c'était sans compter sur mon compagnon qui aboya à cause d'un moineau qui avait eu le malheur de se poser face à lui. Bella releva le regard dans ma direction, m'obligeant à arriver.
Ses yeux s'illuminèrent, comme si elle était face au plus beau cadeau du monde. Le chien, l'ayant bien évidemment reconnu, se précipita sur elle, tirant sur sa laisse, ainsi que sur mon bras. Je la détachais pour qu'il puisse courir librement.
Bella POV
- Oh mon tout beau, tu es de retour ! Je me penchais le plus possible sur mon fauteuil roulant pour pouvoir l'attraper. Mon père se décala de plusieurs mètres à cause de son allergie. Il posa ses deux pattes avant dans mes deux mains tendues et resta en appui avec seulement ses deux pattes arrière. J'eus un éclat de rire jusqu'à ce que je remarque Edward, une laisse dans la main.
- C'est ton chien ? Lui demandai-je. Il se pencha pour l'attraper et le déposer sur la couverture. Il me lécha les doigts pendant que je le caressais.
- Depuis hier, on peut le dire ! Il m'a suivi quand je rentrais chez moi, et j'ai pas pu me résoudre à l'abandonner. En allant chez le véto, il a remarqué qu'il n'y avait aucune puce avec le nom de son propriétaire. Il en a posé une.
- Oh t'es le plus beau toi, oh oui t'es absolument magnifique ! Je caressais son pelage tacheté et si doux pendant de longues minutes. Lui, ravi, se roula presque sur mes genoux pour me montrer son ventre blanc. Il a un nom ? Demandai-je en attrapant la médaille vierge qu'il avait autour du cou.
- C'est en partie ton chien. C'est toi qui l'a trouvé, et ce petit garnement te préfère à moi, alors je te laisse ce privilège.
- Tu en es sur ? C'est toi qui va l'avoir au quotidien, je veux pas lui donner un nom affreux que tu ne pourras pas supporter !
- Je m'y accoutumerais, ne t'en fais pas. C'est un male, ajouta-t-il. Je tentais de réfléchir à un nom qui irait à merveille à ce merveilleux chiot, mais ne le trouvais pas. Les éternuements rageurs de mon père m'empêchaient de me concentrer. Je me retournais vers lui pour lui montrer mon… énervement. Il se leva et prétexta l'envie d'aller boire un café tout en éternuant.
Tout en caressant le chien, je me tendis dans sa direction pour l'embrasser rapidement. Je n'avais pas fait attention aux gens autour de nous, bien qu'Edward ne soit pas mon infirmier actuellement.
- Alors ? Me demanda-t-il, encore grisé de la douceur de ses lèvres.
- Parfait… Murmurai-je.
- Parfait ? Répéta-t-il, dubitatif. C'est pas vraiment un nom pour un chien, bien qu'il soit réellement parfait ! Il me fit son sourire mutin si craquant. Je lui frappais le biceps par pur vengeance avant de caresser le chien, cherchant de l'inspiration. Je regardai ses yeux, espérant qu'il pourrait me transmettre une petite idée.
- Tobby… murmurai-je. Il leva une oreille dans ma direction. Ça te plait ce prénom, Tobby ? Il aboya légèrement et se cambra sous ma main pour que je le caresse. Bon, c'est décidé, tu t'appelleras Tobby ! Ça te convient à toi aussi ? Demandai-je en me retournant vers son maitre.
- Ca lui va même très bien ! Ça représente bien son caractère joueur et câlin à la fois. Je le caressais tout en parlant avec Edward, savourant le petit corps de l'animal contre mes cuisses, chaud, mais à la fois si léger sur moi. Sa bave coulait, mais je n'en avais cure. J'entendis des pas se diriger vers nous. Mon père. Je me penchais rapidement vers Edward pour un dernier baiser avant son retour.
- Alors les jeunes, tout se passe bien ? Demanda-t-il par pur politesse en s'asseyant à mes côtés. Tobby releva la tête vers lui et attendis une caresse de sa part, qu'il ne fut pas enclin à lui offrir. Je lui grattais le crane pour le consoler.
- Oui, j'ai trouvé le prénom pour le chien. Tobby. Qu'est-ce que tu en dis ?
J'ai beaucoup de mal à nouer des liens avec mon père. Renée est très excentrique, elle a l'air d'apprécier toutes les personnes autour d'elle et devient amie avec tout le monde en un clin d'œil. Charlie… Il est très taciturne, il ne parle pas pour ne rien dire. Il est distant avec moi, comme si j'étais une étrangère pour lui. Je peux comprendre que ce soit choquant pour lui que j'ai perdu la mémoire, mais pour moi aussi, c'est déstabilisant ! Il croit quoi, que tout va bien dans le meilleur des mondes !
Il a déjà fait un grand pas vers moi aujourd'hui. Ça m'a étonné d'ailleurs qu'il vienne me chercher dans ma chambre seul pour m'emmener dehors. Bon, il y a eu du mal à trouver un sujet de discussion, et il y a eu pas mal de blanc dans la conversation, mais ce qu'il a fait est un énorme pas, et ça compte beaucoup pour moi. Je peux pas lui demander que tout redevienne comme avant d'un seul coup, mais j'espère qu'on va continuer sur cette voie.
- Tobby ? Je relevais les yeux vers mon père. Il avait deux rides marquées sur le front, réfléchissant à toute allure.
- Il y a un problème avec ce nom ?
- Quand tu avais six ans, tu voulais à tout prix avoir un chien, comme toutes tes amies, mais à cause de mon allergie, tu t'es rabattu sur un hamster. Un hamster male, que tu avais choisi d'appeler Tobby, en raison
- De sa bouille adorable et de ses taches marron sur son pelage blanc ! Terminai-je. Je baissais le regard vers le chien sur mes cuisses, et restais longtemps comme dans une sorte de transe. J'eus brusquement mal à la tête, la lumière du soleil me faisait mal aux yeux.
Je fermais les yeux et revis une cage transparente avec le petit hamster dedans dans sa roue. Je vis mon index s'approcher de la paroi pour la tapoter, espérant que l'animal m'accorderait une once d'attention au lieu de tourner comme un imbécile et un égoïste dans cette maudite roue. Le flash court s'arrêta là. Je gardais les yeux fermés et forçais sur mes capacités, essayant de remettre ma mémoire en branle pendant ne serait-ce qu'une seconde !
Une main se posa sur mon épaule, me faisant sursauter et ouvrir brusquement les yeux. Cullen s'agenouilla face à moi et contrôla la dilatation de mes pupilles. Comment peut-il être déjà là ?! Edward et Charlie s'étaient éloignés de moi, contrairement au chien qui était resté paisiblement sur mes cuisses.
- Une chance qu'Edward ait toujours le réflexe de se balader avec son biper même quand il est en congé maladie, il a pu me prévenir dès que tu as commencé ta 'crise'. Il fit des guillemets avec ses doigts. Il prit appui sur ses talons pour planter son regard dans le mien. Qu'est ce qui s'est passé ? Tout se bouscula dans ma tête, les souvenirs, les mots, ce que je voulais et avais envie de dire mais qui ne sortait pas. Edward va lui chercher un verre d'eau et une tablette de chocolat.
- Mars… murmurai-je. Mars… Il réapparut trois minutes plus tard avec un verre d'eau glacé et la barre chocolaté avec le caramel. Je n'avais pas réalisé à quel point ma gorge était brulante. Je descendis le gobelet à une vitesse éclair et arrachais le papier de la barre pour en croquer un énorme bout. Une sensation de chaleur se dilata dans ma poitrine, me faisant du bien.
- Le chocolat est le meilleur remède pour les crises d'angoisses. Profite-en, normalement, le médecin qui est en moi te déconseillerait fortement d'avaler ça, pour ta santé. J'eus un léger sourire. Edward me ramena un nouveau verre d'eau et le posa sur le banc. Reprends tes esprits calmement, et dis-moi ce qui s'est passée. Je veux l'entendre de ta bouche, je connais déjà la version d'Edward et ton père.
- On… On parlait du chien qu'Edward a trouvé ici hier et qu'il a recueilli chez lui. Il m'a demandé de lui trouver un nom, et j'ai instinctivement proposé Tobby. J'en ai parlé à mon père qui m'a raconté l'histoire du hamster. Involontairement, quasi automatiquement, j'ai terminé sa phrase et en voyant le pelage de Tobby, j'ai eu une sorte de flash ! Cullen notait tout ce que je disais à vive allure sur un bloc note.
- Raconte-moi ton flash dans les moindres détails, c'est très important.
- C'était moi gamine. J'ai pas vu mon reflet, mais j'étais petite. Il y avait un hamster qui jouait dans sa roue, et ça m'énervait qu'il ne joue pas avec moi donc j'ai tapé la vitre pour qu'il fasse pivoter sa tête. Et là, ça a coupé. J'ai essayé de forcer, mais rien. Et ensuite, vous m'avez sorti de ma transe. Je bus le second verre d'eau pour soulager ma gorge irrité.
- Charlie, est-ce qu'elle invente ce souvenir ou est-il vrai ? Mon père avait les yeux dans le vague, réfléchissant à toute allure.
- Il est vrai ! Bella s'exaspérait toujours du manque de proximité dont faisait preuve le hamster. Elle frappait toujours sa vitre, au début délicatement, et ensuite, c'était des coups de poing à en effrayer la bête.
- Maintenant docteur, vous allez m'expliquer ce qui se passe ! Je caressais les oreilles du Jack Russel pour tenter de m'apaiser.
- Ta mémoire commence à se remettre, et tu as eu ton premier flash. Ce chien t'a involontairement rappelé ton hamster, et quand ton père t'en a parlé, ton esprit s'est réveillé ! Les animaux influent beaucoup sur le rétablissement des patients, et ce chien à réussi à activer une partie de ta mémoire. Tu vas avoir plein de flashs comme ça, celui que tu as vécu était le premier, et il était très impressionnant, pour nous, et encore plus pour toi. Quelle fréquence pour les flashs ? Personne ne le sait. La durée et l'intensité ? Selon la partie réveillée, ça peut durer une demi-seconde, ça peut durer cinq minutes…
- Et il faut faire quoi quand elle a ce genre de flash ? Commença à paniquer mon père.
- Ne la touchez surtout pas. C'est comme une somnambule. Ne faites rien, appelle-moi, et ne la sortez pas de sa transe. Ca va être impressionnant au début, elle peut se mettre à trembler, ou à parler, mais ce n'est rien. Je vais t'emmener passer un nouveau scan, et j'aimerais te faire faire un encéphalogramme. Je vais faire ça le plus vite possible, et je te ramènerais dans ta chambre pour que tu puisses te reposer. Edward se pencha pour attraper Tobby qui ne voulait pas descendre de moi.
- C'est quoi, un encéphalo machin truc muche ? Une fatigue lourde tomba sur me épaules, tout comme sur mes paupières. Je n'avais presque plus la force de les relever.
- C'est très rapide, je vais mesurer ton influx nerveux cérébral. Ca va me permette de savoir si la partie contenant ta mémoire est bien entré en action, ou si elle s'est réveillé partiellement grâce à une stimulation extérieure, pour expliquer les choses simplement. Je me tournais une dernière fois vers Ed et Tobby.
- Je te le ramènerais demain, ne t'en fais pas. Il le posa au sol et batailla pour lui attacher sa laisse au collier. J'eus un sourire avant de les lâcher du regard.
Ma fatigue était tellement importante que je m'endormis dans le tube du scanner, le ronronnement de la machine me berçant plus que de raison. Il me réveilla quand l'examen fut terminé et me colla plein d'électrodes sur le crane, pendant une dizaine de minutes. Je m'endormis sur le trajet qui me mena à ma chambre, et ne me réveillais que le lendemain matin sur mon matelas.
Edward POV
- Tu as avalé une couleuvre ou quoi ? Mange ! Elle repoussa une nouvelle fois mon assiette sous mon nez. La nourriture me dégoutait plus que de raison.
- Rien, j'ai juste eu un mauvais moment cet aprèm, rien de bien grave.
- Tu es allée à l'hôpital voir ta patiente ? Je relevais les yeux vers ma mère. Comment… Eh, je t'ai mis au monde presque toute seule, je te connais mieux que quiconque sur cette terre. Et je sais que tu es bien trop attaché à ton boulot, et même si tu étais à l'agonie, tu t'occuperais de tes patients. Alors, comment elle va ?
- Elle a eu comme des sortes de convulsions. Elle a eu un flash de sa mémoire, et elle a été prise de spasmes pendant plus de cinq minutes. Ne t'y méprends pas, j'ai déjà vu faire des patients faire de vraies convulsions, mais…
- C'est plus impressionnant quand c'est quelqu'un à qui on tient. Ne me dis pas que je dis des conneries, je suis ta mère ! Tu tiens à elle parce que c'est une jeunette, que vous avez peu de différence d'âge ! Peut-être qu'elle t'attire physiquement, donc tu éprouves le besoin de la surprotéger.
- Comment tu fais pour savoir tout ça sur moi ? Tu lis dans mes pensées ou quoi ?
- Je suis une mère. Les parents ressentent ce genre de choses. Elle posa sa main sur la mienne. Je suis là si tu as besoin de parler et d'avoir un avis féminin sur une question. Je sais bien que tu connais beaucoup de monde à ton boulot ou ailleurs, mais ils ne te connaissent pas comme moi. Tu comprends ce que je veux dire ? Je hochais la tête.
- Quel dieu a décidé que j'allais rencontrer une personne comme toi ?
- Eh, je suis obligé d'assumer un rôle de mère et de père pour toi, j'suis parée à toute situation ! Allez, mange quelque chose, au moins une tranche de pain et un yaourt ? Je me forçais pour lui faire plaisir. Quelqu'un sonna à la porte. Elle me demanda d'aller ouvrir. Le docteur Cullen se tenait face à moi, une dizaine de petits bouquets de fleurs en équilibre précaire dans ses mains.
- Ta mère est là ? Demanda-t-il en chuchotant. Je hochais la tête. Ecoute, je te file vingt dollars si tu acceptes de rester dans ta chambre, disons… Pour l'heure qui suit. Ça te va ?
- Pardon ? Vous me virez de chez moi ?
- Trente-cinq dollars ?
- Soixante dollars, et c'est mon dernier prix. Eh, c'est un dollar la minute ! Il souffla et se tortilla pour attraper son portefeuille. Il me tendit un billet de cinquante et deux billets de cinq. Et c'est deux dollars en plus la minute si vous dépassez.
- T'es dur en affaire ! Je le fis entrer et allais chercher Tobby dans la cuisine. Je tapotais ma cuisse pour le faire venir. Il comprit le message et courut jusqu'à la porte du garage. Je lançais un dernier regard à Cullen avant de fermer la porte définitivement. Je restais avec Tobby, allongé sur le lit, regardant la télé. Il eut un bond quand il vit un chien sur l'écran.
Je ne pouvais m'empêcher de me tortiller les doigts dans tous les sens, nerveux… Il faudrait peut-être que j'aille voir ce qui se passe, même s'il était avec elle depuis exactement 32 minutes et il n'était pas reparti, sinon, j'aurais entendu la voiture démarrer.
J'ordonnais à Tobby de rester là et montais à pas de velours la volée de marche en béton me rapprochant de la maison. J'appuyais délicatement sur la poignée pour ne pas la faire grincer et arrivais dans la pièce principale. Je dus me cambrer, à défaut pour pouvoir me mettre à genou à cause de ma brulure, et me dirigeais vers la cuisine.
Je vis une bouteille de vin rouge débouché, et surtout, je constatais les deux verres quasi vides sur le comptoir. En m'approchant un peu plus, je vis les pieds nus de ma mère et les mocassins en cuir de mon patron entremêlé, une des jambes de ma mère étant glissé entre une des siennes. J'avançais la tête d'à peine un millimètre et eut la vision d'horreur du siècle, que tous les enfants au monde n'ont jamais envie de voir.
Leur mère, adossée au frigo, les cheveux en bataille, et la bouche occupé par une autre langue que la sienne.
A votre avis, il va rester caché ou il va venir les embêter ?
La réponse la semaine prochaine !
Bisous ^^
