Note d'auteur: Coucou tout le monde, voici le 11ème chapitre ! Mais avant de commencer, je remercie comme toujours ma beta ainsi que mes fidèle reviewers, sans oublier ceux qui se sont rajouter, toutes vos reviews m'ont fait super plaisir ^^

Disclaimer: Si je le posséder j'aurais pas besoin de continuer mes études.


Point de vue de Lily Luna Potter :

-Tu veux faire du shopping ?

C'est une blague, n'est-ce pas ? Thalia et moi sommes sur mon lit, chez moi, seules et nues. Et elle me demande si je veux faire du shopping ? Cela doit être une blague, parce que là tout de suite, c'est la dernière chose que j'ai envie de faire.

-Pas vraiment… As-tu une idée de la difficulté que c'est d'avoir la maison rien qu'à moi ?

Elle trace distraitement des formes sur mon abdomen et c'est la chose la plus distrayante qui existe au monde. Quoi que ses lèvres sur mon cou sont assez… Oh Merlin ! Je suis sûre que ça laissera une marque. J'ouvre les yeux, et je la voie me fixer avec ce sourire satisfait commun à tous les Serpentards, j'adore ce sourire sur elle, en fait j'adore n'importe quel type de sourire si c'est elle qui le porte.

Et ça m'a manqué, une semaine sans lui parler est beaucoup plus pénible que ce que j'aurais pu imaginer. Et d'accord c'est en partie ma faute, j'ai réagi de façon excessive. Mais j'y peux rien si sa meilleure amie à l'allure d'un top model… et que j'ai un peu de mal à contrôler ma jalousie. Enfin bref, maintenant c'est fini, il n'y a plus qu'elle et moi, et des draps en velours.

-Rappelle moi pourquoi on a droit à un peu d'intimité ?

Je souris, je suis vraiment trop fière de moi, sur ce coup là.

-Et bien, mes parents font une sortie en amoureux, que j'ai organisé pour eux. Albus est à un rencard que je lui ai arrangé, et James… aucune idée, surement dans un cercueil quelque part, il rentrera au coucher du soleil.

Elle rit, amusée, et je suis encore plus fière de moi pour l'avoir provoqué.

-Tu compares ton frère à un vampire ?

James et moi ne nous entendons pas particulièrement bien, sa façon de traiter les filles me répugne, surtout depuis que lui et Leighton ne sont plus ensemble. Ils formaient pourtant le couple parfait, et du jour au lendemain il a décidé qu'elle ne méritait plus son attention. En fait je crois plutôt que c'est parce que ça devenait trop sérieux entre eux qu'il a rompu. Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas mes affaires, c'est ce qu'on fait généralement, on s'ignore. Mais que les choses soient claires, je l'aime quand même, après tout c'est mon frère, et nos parents nous ont toujours appris que la famille est ce qu'il y a de plus important. Disons juste que c'est plus facile avec Albus.

- Je le comparerais bien à un loup garou, mais son horrible caractère ne se limite pas à trois nuits par mois.

Elle rit encore, et c'est décidé, c'est le son que je préfère dans tout l'univers. Je recommence à l'embrasser, et cela dure, pendant un bon moment, quand tout à coup, elle m'arrête. Je la vois froncer les sourcils, et regarder vers la porte.

-Tu as entendu ?

Honnêtement tout ce que j'entends là tout de suite, c'est les battements de mon cœur qui résonne dans ma tête, mais alors que j'allais répondre, je perçois un bruit, puis deux, comme une porte, et des voix, et…

-Lily, on est rentrés !

Oh, non, non, non, non ! Mes parents sont rentrés plus tôt que prévus. On n'a vraiment pas droit à un moment de paix dans cette maison !

Je me lève vite, et fais de mon mieux pour discerner mes vêtements de ceux de Thalia, j'enfile les mien, et lui passe les siens pour qu'elle fasse de même. Une fois qu'on est toute deux à peu près correctement habillées, je me dirige vers la fenêtre et l'ouvre. Mais quand je me tourne vers Thalia, elle a les bras croisés, et un air consterné.

-Il est hors de question que je passe par la fenêtre !

J'ai envie de protester, mais je la connais assez bien pour savoir qu'elle ne changera pas d'avis. Donc je referme la fenêtre, et chuchote, connaissant mes parents, il ne leur faudra pas longtemps pour monter voir pourquoi je ne réponds pas.

-Qu'est ce qu'on fait alors ?

Thalia semble réfléchir à la situation, et je peux entendre des bruits de pas dans le couloir, je pense n'avoir jamais rien vécu d'aussi stressant de toute ma vie. Les bruits de pas se rapprochent, et tout à coup, Thalia relève la tête, et me dit d'un air décidée.

- Vas-les occuper !

Les bruits sont beaucoup trop près, je n'ai pas le temps de lui demander qu'elle est son plan, je sors directement de ma chambre, pour me trouver face à face avec mon père. Je lui envoie un faux sourire, et ferme la porte derrière moi le plus naturellement possible.

-Vous rentrez tôt.

Mon père sourit, il n'a pas l'air d'avoir des soupçons c'est un bon signe. Je l'entraine le plus loin de ma chambre que possible, on finit par se retrouver à la cuisine où ma mère est déjà présente, elle m'accueille chaleureusement.

-On s'ennuyait, et puis on s'est dit que vu que tes frères ne sont pas là, ce serait l'opportunité de passer du temps avec toi.

Super, j'ai tout fait pour les virer, et ils veulent passer du temps avec moi.

-Oh quelle… chance.

Mon manque d'enthousiasme a dû apparaître parce que ma mère fronce les sourcils.

-Tu avais d'autres projets ?

Oui ! Mon projet était de passer toute une journée avec ma petite amie secrète, qui d'ailleurs se trouve toujours dans ma chambre… Je crois. Thalia n'a pas précisé ce qu'elle ferait pendant que j'occupais mes parents. Je vais répondre à ma mère de la façon la plus amicale possible quand j'entends quelqu'un s'éclaircir la gorge. Je me retourne, Thalia est au pied de l'escalier. Ok, j'aurais vraiment dû me tenir informer du plan, parce que là je ne sais pas du tout comment réagir, et je pense que mes parents sont dans la même situation.

Le silence semble rendre Thalia mal à l'aise. Elle m'envoie un regard insistant. Je crois que c'est à mon tour.

-Euh… Papa, Maman, je vous présente Thalia… Malfoy.

Je n'ai absolument aucune idée quant à leur réaction. Je ne pense pas qu'ils se montreront désagréables. Après tout, ils ont surement dépassé ces querelles de lycéens stupides, ou en tout cas j'espère.

C'est mon père qui bouge en premier, il lui donne un sourire poli auquel elle répond, et lui serre la main. C'est bon signe. Ma mère fait de même, mais je peux voir qu'elle se pose des questions, et je ferais mieux de répondre tout de suite avant qu'un des deux lance un interrogatoire. Heureusement pour moi, c'est Thalia qui parle en premier.

-Nous travaillons sur un devoir de soin aux créatures magiques, ensemble.

Heureusement que c'est elle qui a parlé, j'aurais jamais réussi à sortir une explication rationnelle de façon aussi persuasive. Je suis vraiment nulle pour mentir. Mais je viens de me rendre compte, que ça me semble familier, et je vois exactement où elle veut en venir donc je continue.

-Oui sur les Ronflax Cornue, tante Luna, nous a mit en binôme.

Je n'ai aucun problème à paraître convaincante, parce que ce n'est pas vraiment un mensonge, ce n'est juste pas dans l'actualité.

On était en cinquième année, cours de soins aux créatures magiques, partagé entre Gryffondor et Serpentard.

-Les Ronflax Cornue sont des créatures très timides, elles ont le pouvoir de se rendre invisible, vous les voyez ?

Le fait que tante Luna nous demande de voir des créatures invisibles n'est pas en soit très bizarre, non ce qui fut étrange, c'est de pouvoir voir ces créatures invisibles. Devant moi se tenait une sorte de petit renard violet, dont les oreilles ressemblent un peu à des cornes, mais à part ça, il a l'air assez inoffensif.

-Est-ce que tu le vois ?

A coté de moi Liam semble confus. Il tourne la tête un peu partout pour voir de quoi je parle mais même quand il regarde dans la bonne direction il n'arrête pas sa recherche.

-De quoi tu parles ?

Je suppose que ça veut dire non. Mais je trouve ça vraiment troublant d'être capable de voir quelque chose que quelqu'un d'autre ne peut pas voir. En même temps, cette… chose, est trop mignonne. Je me baisse à sa hauteur pour l'inciter à s'approcher de moi, ce qu'il fait, et je le caresse entre les oreilles ou cornes plutôt, et… il remue la queue, on dirait plus un chien qu'un renard, ou qu'une créature magique rarissime.

Les autres élèves me regardent bizarrement, et c'est vrai que techniquement, pour eux, je suis en train de brasser du vent, ce qui est totalement ridicule. Donc je me relève. Et au manque d'attention, le Ronlax Cornue se dirige vers quelqu'un d'autre, il semble faire le tour des élèves, jusqu'à ce qu'il l'atteigne. Thalia.

Et à mon grand étonnement, elle regarde en bas, et elle semble le voir.

Tante Luna souriait d'un air mystérieux, jusqu'à ce qu'on puisse distinguer au loin le son de la cloche.

- Le cours est fini pour aujourd'hui, vous pouvez rentrer au château, mais faites attention de ne pas vous faire attaquer par des nargoles. Ils sont très agressifs à cette époque de l'année.

C'est le genre de chose qu'elle dit quand elle termine ses cours, faut pas se demander pourquoi la moitié des élèves pense qu'elle a une case en moins. Je me tournais pour partir. Quand sa voix reprit.

-Lily, Thalia, restez un moment j'aimerais que vous m'aidiez à nourrir les Héliopathes.

Je m'arrête et dis à Liam de poursuivre sans moi, alors que Thalia semblait faire la même chose avec Alexia, qui après un dernier coup d'œil méfiant vers Luna, hocha la tête et partit.

Une fois qu'il ne restait plus que nous trois, Luna reprit ce sourire mystérieux mais restait silencieuse, elle semblait nous observer, alors que le Ronflax Cornue s'amusait à courir en cercle autour de Thalia et moi.

Après un long moment de silence, assez maladroit je dois dire, Thalia finit par s'impatienter.

- On ne devrait pas aller nourrir les… euh… Hélio…machin ?

Et pour la première fois je tournais la tête vers Thalia pour la regarder.Nous n'étions jamais vraiment restées dans la même pièce avant, même si on est actuellement en plein air. Ce que je veux dire, c'est que généralement il y a tellement de monde autour de nous, que les sentiments qu'elle m'inspirait étaient atténués à un tel point qu'il m'arrivait d'oublier cette étrange connexion. Mais à ce moment, il n'y avait quasiment que nous deux, côte à côte, nos bras s'effleuraient légèrement. La course du renard nous a fait nous rapproché inconsciemment. Et je ne me souviens pas avoir été si proche d'elle avant ce jour. Mon cœur battait soudainement très fort à cette pensée.

Mais toute la réflexion sur ce qui m'arrivait fut interrompue par Luna qui portait un sourire satisfait ce qui est une assez rare occurrence.

-Voyons, tout le monde sait que les Héliopathes ne se nourrissent que la nuit. Je vous ai retenues parce que je veux vous confier un projet.

Me concentrer sur ce que dit Luna me parait beaucoup plus sain, donc je décide de montrer mon intérêt.

-Pourquoi nous ?

Avec ça Luna se baisse et prend l'étrange petite créature dans ses bras, comme si c'était un animal de compagnie.

-Parce que vous êtes les seules à voir Rouky !

Sérieusement ? Rouky ? Pour un renard ? Pas que je sois à fond dans la culture moldue mais quand même « Rox et Rouky », ce serait une étrange coïncidence, même pour Luna.

-Et ?

Elle nous regarde encore, avec cette étrange lueur, comme si elle savait quelque chose d'une importance capitale, mais qu'elle décidait d'en faire une leçon, je déteste quand les adultes font ce genre de chose.

-Je veux que vous découvriez pourquoi, ensemble… ce sera noté.

L'ironie de la situation ne m'échappe absolument pas, Luna est la personne qui les a découverts et étudiés. Elle sait absolument tout de ces bestioles, donc le réflexe logique serait de la consulter pour savoir la réponse. Mais je ne pense pas que ce soit une option possible, ce qui veut dire, qu'on doit aller à la bibliothèque et faire des recherches et ce genre de chose… Cool.

La marche vers le château était silencieuse, chacune de nous était perdue dans ses pensées, jusqu'à ce que Thalia brise le silence.

-Ca ne te dérange pas ?

Et pour la première fois, sa voix m'était dirigée, elle n'avait pas l'air moqueuse ou sarcastique, comme toutes ces histoires que nos parents nous racontaient de leur adolescence. Mais sa question me troublait, ce dont elle dû s'apercevoir puisqu'elle s'expliqua.

-De faire équipe avec moi, je veux dire.

Elle avait l'air assez nerveuse, ce que je pensais impossible d'après ce qu'on raconte sur les Serpentards, et pour tout dire, mignonne est le premier mot qui m'est venue à l'esprit. Donc, je répondis en montrant que j'étais sincère.

-Non, ça ne me dérange pas… et toi ?

Elle regarda le sol, avant de relever la tête et de glisser une mèche de cheveux derrière son oreille.

-Non, ça ne me dérange pas non plus.

Son sourire à cet instant est surement la chose la plus belle chose que j'avais jamais vu.

Je suis ramenée dans le présent quand mon père s'adresse à moi.

-Ca se passe bien jusqu'ici ?

Je sais qu'il ne parle pas du devoir, il parle de notre collaboration, comme si pour lui ce serait naturel qu'on ne puisse pas se supporter ou un autre stéréotype de ce genre, mais à mon avis tous ces clichés sont ridicules. Juste parce que nos parents étaient rivaux dans le passé ne veux pas dire qu'on est condamné à répéter ce schéma.

Donc je réponds aussi calmement que je peux.

-A la perfection.

Et c'est la vérité, ma relation avec Thalia est parfaite, je ne pense pouvoir imaginer quelque chose de mieux. Mais je ne sais pas vraiment comment mes parents réagiraient s'ils connaissaient la vraie nature de notre relation. Ca a déjà l'air de les surprendre qu'on ne se déteste pas, alors s'ils savaient ce qu'on faisait avant qu'ils arrivent. Je suis persuadée que mon père pourrait avoir une attaque.

Le silence qui s'était installé, est brisé à nouveau par Thalia qui s'adresse à mes parents aussi poliment que s'ils appartenaient à la famille royale.

-Je suis désolée de ne pouvoir rester plus longtemps mais j'avais dit à Scorpius de venir me chercher à cette heure. Cela a été un plaisir de vous rencontrer.

Le fait est que, c'est totalement faux. Elle ne demande jamais rien à son frère, et on pensait encore avoir au moins deux heures. Et je l'envie légèrement pour faire cette sortie discrète, et ne pas avoir à subir un interrogatoire.

Mes parents lui disent au revoir, et je la raccompagne à la porte, je sais que mes parents nous regarde alors l'embrasser est totalement hors de question, et ils peuvent toujours nous entendre, donc lui dire quelque chose qui nous compromettrait est déconseillé. A la place, je mime un « je t'aime », qu'elle retourne, avant de partir, sans oublier de m'envoyer un sourire éblouissant, qui me fait soupirer.

-Elle a l'air gentille.

Je me retourne et me prépare psychologiquement à ce qui va suivre. J'essaie de sembler désintéressée quand je réponds à leur question de façon brève et précise.

Mon père est peut-être un aurore, mais c'est ma mère qui mène toujours les interrogations, et elle est très douée pour ça. Elle pose des questions banales, desquelles on ne se méfie jamais, mais en fait c'est un interrogatoire déguisé. Mon père, est complètement ignorant de ce qui se passe devant lui. Je l'adore, mais il est vraiment trop naïf.

-Elle l'est.

-Elle est jolie.

Selon moi, « Jolie » ne définit pas bien Thalia, non, splendide, la beauté incarnée, magnifique sont des adjectifs qui lui correspondent mieux, mais dire ça a ma mère, serait comme lui déclarer mon amour éternel pour cette fille. Donc je me contente d'une réponse sobre.

-Oui, elle est très belle, en effet.

Ma mère ne cache même plus son soupçon maintenant, elle me fixe un long moment, et j'essaie de rester inflexible sous son regard.

Je suis heureusement sauvée par l'ouverture de la porte d'entrée. Albus est rentré, et Rose le suit. Pourquoi ils rentrent tous plus tôt que prévu ? Y a une réunion de famille dont je ne suis pas au courant ?

Et pourquoi Rose est là ?

Albus vient à côté de moi, et m'entraine dans une étreinte, avant de se retirer et de me tenir par les épaules.

-Je t'adore, tu le sais ça ? Mais si tu m'arranges encore un rencard avec une fille aussi timbrée, je ne te parlerais plus jamais !

Ok, peut être Lucinda Jones n'est pas la fille qui correspond le plus à Albus, mais en si peux de temps je ne pouvais pas trouver mieux.

Derrière lui, Rose parle avec mes parents. Mais dès qu'elle voit que je suis libérée de sa prise, elle s'excuse et m'entraine dans ma chambre. Elle a l'air assez tendue, et pendant un moment j'ai peur qu'elle ait aperçu Thalia.

Elle commence à faire les cents pas dans ma chambre, et alors que j'allais lui demander le problème, elle se tourne vers moi, et avec un regard dérouter me dit.

-J'ai fais une bêtise !

C'est très inhabituel. Rose ne fait jamais de bêtises, elle ne prend jamais de décision irréfléchie et fait toujours ce qu'on attend d'elle. Alors la voir aussi affolée est un peu alarment.

-Qu'est ce qui s'est passé ?

Je m'attends à quelque chose d'une importance cataclysmique, genre qu'elle a mis le feu chez elle, ou qu'elle a jeté un sort nocif sur quelqu'un, d'où ma surprise quand elle me dit.

-J'ai accepté d'aider Parkinson !

Ce n'est pas exactement ce que j'appelle un drame, c'est… inattendu, mais pas catastrophique, en tout cas pas au point de générer une telle réaction. D'accord, Alexia est dure à gérer et imprévisible, mais elle n'est pas non plus le mal incarné, comme Thalia me le rappelle à chaque fois que j'ai le malheur de critiquer la peste qui lui sert de meilleure amie.

-Et ?

Et là, c'est le drame, Rose fronce les sourcils, et je peux voir qu'elle est sur le point d'entrer dans un de ses monologues enflammés. 3, 2, 1 …

-Et ? Comment ça et ? Tu ne te rends pas compte ? Qu'est-ce que je vais dire à ma mère ? Qu'est-ce que je vais dire à Liam ? Non, mais à quoi est-ce que je pensais quand j'ai accepté ?

Elle est quasiment au point où elle tape sa tête contre le mur. Mais pour éviter une perte inutile de neurone, je la prends par les épaules et l'assoie sur le lit. Merlin, elle semble complètement anéantie, et pour tout dire c'est assez comique. Je m'assois à côté d'elle est fait de mon mieux pour cacher mon amusement.

-Calme-toi, ce n'est pas si grave que ça.

Elle me lance un regard froid, et cette fois-ci je ne peux pas retenir mon sourire. Rose se lève, et va chercher la guitare posée dans un coin de ma chambre, avant de se rasseoir sur le lit, et de pincer les cordes pensivement. Rose est sûrement la seule personne qui touche à cette guitare, moi je ne peux pas enchainer trois notes exactes, en fait, cette guitare n'est là que pour la déco. Elle date de la période Rock star de James, qui, si je me souviens bien, a duré deux mois. J'aurais surement du m'en débarrasser mais Rose y semble attachée, elle a toujours beaucoup aimé la musique et je crois que ça l'aide à faire le vide.

Après un moment, elle soupire. Au moins elle est calmée.

-Ma mère va m'en vouloir, elle voulait vraiment expulser Parkinson, et à cause de moi, cette peste va pouvoir rester et surement créer encore plus de problèmes. Et Liam… on ne passe déjà pas beaucoup de temps ensemble, alors si je dois donner des cours à Parkinson, ce temps sera encore plus limité, et je ne sais pas comment il réagira quand il sait que c'est à cause d'elle que je suis encore moins présente. Et puis… c'est Parkinson, elle est odieuse, et arrogante, et insensible et… plein d'autres choses

Je fronce un peu les sourcils, si ça la gène autant, alors pourquoi elle a accepté ?

-Pourquoi est ce que tu as dis oui, alors ?

Elle arrête de pincer les cordes, et paraît réfléchir.

-Je ne sais pas vraiment, je commençais à désespérer pour trouver quelqu'un qui pourrait m'apprendre à danser, et Thalia semblait si triste ces temps-ci, je me suis dis que c'était peut être à cause de ça. Et je ne sais pas, je n'ai… pas réfléchi.

Oh… Une soudaine vague de culpabilité m'envahit. J'ai fais souffrir Thalia. Je baisse la tête, il faut que je me rachète, et je sais exactement commente je vais faire.

-Il faut que tu le fasses !

-Quoi ?

Thalia sera déprimée si elle doit finir l'année sans sa meilleure amie, et même si je n'apprécie pas Alexia, je ferais n'importe quoi pour faire plaisir à Thalia, et le seul moyen pour ça, c'est de convaincre Rose.

-Il faut que tu le fasses ! Je sais que tu n'aimes pas spécialement Alexia et pour être honnête moi non plus, mais ce serait mal de la laisser se faire virer. En plus, tu pourrais avoir de l'influence sur elle… ou quelque chose comme ça.

Rose hausse un sourcil sceptique à la dernière partie. Mais je vois qu'elle hésite. Donc j'essaie de faire appel à sa moitié logique.

-Et puis de toute façon qu'est-ce que tu risques ?

Elle se concentre à nouveau sur la guitare, et fronce les sourcils. C'est comme si elle analysait tous les aspects possible de son choix.

-Je ne sais pas… je… d'accord ?

Je souris, et hoche la tête.

-Je suis fière de toi.

Elle me sourit incertaine. Puis penche la tête sur le côté, comme si elle m'observait.

-C'est quoi cette marque sur ton cou ?


Voilà ce chapitre est terminé, dîtes moi ce que vous en pensez ^^

Le prochain sera du point de vue de Leighton, avec pour le première fois l'apparition d'Isabel ;)