NOTE : Retour sur Terre après un Flashback révélateur. La réalité revient avec son lot d'action ^^

NOTE 2 : N'oubliez pas les reviews ;P Merci

Chapitre 11 : L'espion de haut vol

La soirée ne se prolongea pas indéfiniment, car une mission importante attendait la fine équipe du stalag le lendemain soir. Tout le monde se coucha, sans discuter, plongeant calmement les uns après les autres dans les bras de Morphée.

La journée du lendemain sonna le branle-bas de combat. En effet, dès le lever du soleil, les hommes conviés à prendre part à la mission préparèrent avec soins leur matériel et soignèrent leur moral.

Déjà levé depuis quelques heures, le colonel rassembla tout le monde autour de la carte des environs. Les hommes s'étaient cachés dans le tunnel, où tout le matériel de sortie était entreposé.

- Bon, écoutez tout le monde, demanda Hogan en se penchant dessus, Newkirk, en ville de Düsseldorf, tu te fonds dans la population, je ne veux pas d'ennui. Tu guideras Kinch et Carter dans la ville.

- Très bien, Gov'nor.

Parfait, se dit-il, les deux missions l'un dans l'autre. J'en connais un qui va être content.

- Olsen, en poste à Hemilburg, continua Hogan, tu nous dirigeras dans la ville.

- Le même rôle que Newkirk, mais à Hemilburg, conclut Olsen.

- Exactement. Ensuite, je veux Kinch et Carter sur Düsseldorf pour l'aérodrome du Nord, poursuivit-il, et LeBeau avec moi, sur Hemilburg.

- D'accord, ça marche, lui répondit-on.

- une dernière chose, termina Hogan, soyez très prudents, la Gestapo est dans les parages.

Jones apparut au sommet de l'échelle.

-Colonel, interpella-t-il, la Gestapo arrive au camp.

-Merci Jones. Allez, on remonte les enfants!

oOo

La Gestapo inspecta tout le camp de fond en comble, interrogea chaque prisonnier et chercha d'éventuels indices pour les aider dans leur enquête. Mais, comme souvent lorsque la police d'état se montre au stalag, personne ne sait rien, n'a rien vu, rien entendu.

- Klink!

- Notre cher major Hochstetter est toujours autant de bonne humeur, fit remarquer LeBeau en riant.

Le Français avait abandonné ses fourneaux pour profiter de la légère brise qui agitait l'air de ce matin de Novembre.

- Essaie de ne pas aller trop le titiller, prévint Hogan, dehors également, un général mort, ce n'est jamais de la tarte.

- Et avec la mission de Londres, il serait préférable que tu ne croupisses pas au frigo pendant les 30 prochains jours, renchérit Newkirk qui revenait d'une petite course dans la neige fraîche du stalag.

L'Anglais semblait calme et détendu, malgré les deux missions qui l'attendaient le soir même. S'il ne laissait rien transparaître, le cockney était particulièrement tendu et stressé.

- Major Hochstetter! salua Klink, que me vaut l'honneur de votre visite?

- le général Klemperer a été assassiné, raconta l'homme en noir, on recherche encore le tueur.

Les deux Allemands discutèrent encore pendant plusieurs minutes avant que le majors Hochstetter ne se décide à quitter le camp.

- Vous avez compris? interrogea Hogan à l'adresse du Français et de l'Anglais, prudence, on ne doit pas nous remarquer.

oOo

La journée se termina sans incident notable. Le soir arriva et le crépuscule envahit progressivement la lumière du jour. La nuit sombre tomba sur le camp. La petite équipe se mit en route, puis se sépara à la croisée des chemins. D'un côté, sous les ordres de Hogan, l'équipe A, nom-de-code : la cigogne, se dirigeait vers Hemilburg. De l'autre côté, sous les ordres du sergent Kinch, l'équipe B qui avait pour nom-de-code le corbeau, faisait route vers Düsseldorf. La nuit avait refusé de montrer son astre clair, obligeant les hommes à se faufiler sans bruit dans le noir quasi-complet. Mais, au moins, personne ne risquait de les voir se promener sans bruit dans le bois qui cachait les deux routes menant vers les deux villes, malgré les diverses patrouilles gesapistes qui traînaient dans le coin.

- Très bien, chuchota Hogan lorsque Hemilburg se montra, Olsen, à toi, je compte sur toi. Bonne chance.

Le jeune homme s'en alla vers la cité endormie, se glissant parfaitement dans la ville endormie. Il suivit le chemin menant vers l'aérodrome, se mouvant rapidement et silencieusement à travers les rues désertes et se colla contre le mur du quartier général de l'aérodrome. Rien ne bougea. Personne n'avait remarqué sa présence.

- Ok, colonel, murmura-t-il dans la radio, rien ne bouge. Suivez mes indications, la Gestapo veille.

Suivant à la lettre les conseils de Olsen, Hogan et LeBeau se glissèrent sur l'aérodrome et y placèrent les explosifs.

- Pour demain matin, n'oublie pas, chuchota Hogan au Français, déjà occupé à poser ses bombes sous les appareils. Ils s'attaquèrent ensuite au QG, plaçant quelques bombes aux endroits stratégiques.

Bientôt, après quelques rapides minutes de travail, un pouce levé indiqua à tout le monde de décrocher. Les deux hommes sortirent du camp sans ennui et Olsen les rejoignit à la sortie de la ville.

- Parfait, murmura Olsen, de ce côté, pas de problèmes.

- Oui, répondit LeBeau, la moitié du travail est fait, j'espère juste que personne n'a de problèmes de l'autre côté.

- Le corbeau pour la cigogne, à vous, entendit-on grésiller dans la radio.

Les trois hommes se tendirent brusquement et redoutaient le pire.

- Ici la cigogne, répondit immédiatement Hogan, qu'est-ce qui ce passe le corbeau?

- Nous avons des ennuis, grésilla la voix de Kinch.

oOo

- Düsseldorf… te voilà enfin, ma beauté.

Peu après 2 heures du matin, la seconde équipe, menée par Kinch, arrivait vers Düsseldorf.

- Newkirk, s'il te plaît, râla Kinch, ce n'est pas le moment de devenir sentimental.

- Assez discuté, j'y vais, lança l'Anglais, pressé d'en finir.

Il se fondit sans difficulté dans la ville endormie, connaissant la ville comme sa poche. Il prit position dans un coin sombre de l'hôtel de ville et dirigea Kinch et Carter vers l'aérodrome.

- Prenez la première rue en face de vous, conseilla Newkirk, ensuite dirigez-vous vers l'église.

- Où tu t'es caché? demanda Carter, on ne te voit pas.

- C'est le principe, Carter, ça s'appelle l'art de l'espionnage, répondit le cockney, parfait, maintenant, allez tout droit vers le Sud, vous arriverez pile sur l'aérodrome.

L'Anglais avait déjà changé de position. Il se dirigeait dans la ville à la lumière (faible) des étoiles et retrouva Floyd dans le coin le plus sombre de la ville.

- Super, Newkirk, grésilla la voix de Kinch, nous y sommes, merci.

- Parfait, on se retrouve à l'orée du bois, disons dans une demi-heure, murmura Newkirk dans la radio, je dois aller récupérer quelque chose.

Il n'écouta pas la réponse de Kinch et, depuis sa position, observa les alentours et arrêta un plan de bataille avec son compatriote. Furtivement, les deux Anglais se glissèrent parmi les ombres jusqu'à l'appartement de Franz Lorenz, alias le traître Patterson. La maison était bouclée, mais cela n'empêcha aucunement les deux hommes d'y entrer.

- Pas de signal d'alarme, chuchota Floyd, aucune alarme silencieuse non plus.

- D'accord, grinça Newkirk en chargeant le magasin de son arme, ça va être ta fête, capitaine. Couvre-moi, Malcolm.

- Soit prudent, on ne sait jamais.

Entrés par la fenêtre du premier étage, les deux hommes se faufilaient sans bruit, tels des prédateurs à la recherche de leur proie. Ils arrivèrent bientôt à la porte de l'appartement de Patterson. Malcolm crocheta rapidement la serrure, laissant à Newkirk le soin de le couvrir. Enfin, ils se glissèrent dans l'appartement.

Malgré leur prudence et leur silence, les deux Anglais ne purent prévoir le réveil brutal de leur victime. Se sentant en danger, le capitaine arma rapidement une arme et tira plusieurs balles. L'une d'entre elles toucha Floyd à l'épaule, sans pour autant empêcher l'espion de riposter.

- Vous ne vous en tirerez pas cette fois, s'exclama Lorenz, un sourire aux lèvres.

- Pas sûr, traître, rétorqua Newkirk sur le même ton.

Il sortit de sa planque de fortune et vida son chargeur. Toutes les balles avaient touchés Patterson, certaines sans gravité, mais le principal était là ; le traître était bel et bien mort.

- Malcolm, tout va bien ? s'enquit-il soudain.

- Je ne dirais pas ça, répondit Floyd, mais ça ira.

Soudain, Newkirk et Floyd entendirent du bruit au rez-de-chaussée. La Gestapo avait été alertée par les coups de feu, il ne fallait pas traîner dans les parages.

- Newkirk, qu'est-ce qui se passe ? entendit-on grésiller dans la radio, tout va bien ? Répond, Newkirk !

Les deux Anglais disparurent le plus discrètement possible en sautant par la fenêtre du premier étage. Ils filaient alors, à une grande vitesse, à travers la ville, évitant de croiser les patrouilles qui convergeaient vers l'origine des coups de feu.

- On n'en sortira pas les deux, dit Newkirk en courant à perdre haleine, il faut nous séparer.

- Retourne au stalag, je m'occupe des Allemands, cria Floyd à travers le bruit du tumulte de la ville.

Les deux hommes atteignirent la sortie de la ville. Chacun d'eux voulait se sacrifier pour son camarade lorsqu'ils se rendirent compte que personne ne les avait remarqués.

- C'est trop fort, murmura Floyd en s'asseyant aux côtés de son compatriote, disparaître sans que personne ne nous remarque.

- Oui, souffla Newkirk, tu fais un espion formidable.

- Tu as été bien meilleur que moi sur ce coup-là, sourit Floyd.

- Ils sont là-bas! hurla-t-on à l'autre bout de la cité.

- Malcolm, rejoins les autres et filez au stalag, ordonna Newkirk.

- Pas question.

- Je connais le coin bien mieux que toi et tu es blessé, rétorqua Newkirk, alors, pour une fois, écoute un subordonné et fais ce que je te dis !

Sans attendre sa réponse, il s'enfuit dans la direction opposée au point de rendez-vous avec Kinch. Malcolm se cacha dans les hautes herbes proches de la ville tandis que les Allemands prenaient en chasse son camarade. Puis, il rejoignit Kinch et Carter qui furent surpris de voir le sergent Anglais. Floyd leur modela un peu la vérité (pour éviter de parler de l'Ordre de la Couronne) et Kinch décida de suivre les ordres du jeune caporal et de rentrer au camp, en prévenant Hogan.

- Le corbeau pour la cigogne, à vous, appela Kinch.

- Ici la cigogne, répondit immédiatement Hogan, qu'est-ce qui ce passe le corbeau?

- Nous avons des ennuis, répondit Kinch.