J'ai tout écrit d'une traite ce soir. J'ai délaissé ma leçon de Philo que je dois recopier au propre pour ce chapitre. Je ne me suis pas relue - pas le temps. Mais c'est parce qu'il fallait absolument que je le poste aujourd'hui, ce chapitre. Parce que je le dédie à Momiji-sama. JOYEUX ANNIVERSAIIIIIREUUUUH *coeur* (et ouais je suis pas discrète maintenant touuuut le monde est au courant 83) J'espère que ce chapitre te plaira, et que tu le liras ce soir - si non compte sur moi pour venir te chercher et te tirer les cheveux pour cet outrage 8D Voilà. J'espère que ça va bien pour vous sinon ^-^ c'est toujours un plaisir de lire vos reviews, elles sont sensationnelles ! Vous ne pouvez PAS vous imaginer moi, derrière mon écran, à actualiser toutes les cinq secondes à chaque fois que je poste et à sauter de joie à chacune de vos reviews. Vous ne pouvez pas savoir. Merci.

Et sinon, bah... on avance ? 8D Je suis heureuse parce que j'ai écrit 11 chapitres. C'est beaucoup pour moi ;-; (et j'écris en Georgia mais ça fait quand même 70 pages sur mon ordi la totalité de cette fic ;-; Bon, j'aimerais vous rappeler sinon que SPN ne manque pas de persos. Dooonc si vous voulez voir un personnage que vous appréciez - ou pas en fait - dans cette fic', il suffit de me le signaler, j'ai TOUJOURS besoin de trouver un nouveau perso pour un rôle quelconque. Voilà.

'Fin breeef. Une très bonne lecture à vous ~ Une petite review après votre lecture serait la bienvenue ~


UN MOIS


Un mois s'était écoulé depuis l'arrivée de Castiel et Gabriel. Entre temps, Adam était retourné chez sa mère, non sans sympathiser plus ou moins au passage avec tout le monde auparavant, ce qui n'avait pas manqué de surprendre Sam et Dean. Adam ne regretta pas toutefois son départ après quelques cours passés avec Crowley.

Le lendemain suivant la soirée en boite de nuit, la vie habituelle avait repris son cours. Certes, cette nouvelle vie de cohabitation à cinq – enfin, maintenant quatre – semblait totalement dingue – d'autant plus que chacun possédait un caractère bien ancré en lui et qu'il était difficile à gérer pour certains – mais personne ne s'en plaignait. Après quatre heures de colle pour chacun d'entre eux, l'événement de la sortie en boîte la veille d'un cours ne se reproduisit plus – ils avaient beau être têtus et rebelles, ils n'étaient pas non plus stupides pour autant.

Le chat blanc et gris que Castiel avait trouvé au coin d'une rue ne resta, évidemment, pas qu'une soirée. Il resta tout d'abord deux soirées. Puis trois. Puis quatre. Et aujourd'hui, ce chat était toujours là.

Castiel pouvait toujours arborer ses yeux d'anges, Dean avait décidé qu'il ne craquerait pas et que ce chat ne vivrait pas chez eux. Tout simplement parce que, quinze jours durant, s'il n'y avait plus AC/DC ou Black Sabbath qui résonnait dans la maisonnée, c'était les incessants éternuements de l'aîné Winchester qui prenaient le relais, merci au chat et à ses multiples amis les poils. Pourtant, jura Castiel, le chat ne bougeait pas de la cuisine où il résidait « temporairement ». Ils en avaient alors déduits que Cas' ramenait des poils avec son trench.

Ils investirent dans des rouleaux collants d'attrapes-poils-de-chats très pratiques. Même si ce n'était que temporaire. Ce n'était que temporaire. Dean avait décidé qu'il ne craquerait pas. Il l'avait décidé.

Jusqu'au jour où – malédiction – cette sale bête n'échappa pas plus longtemps à statut de « non-baptisé ». « Le chat » était une jolie appellation mais bien commune, et au bout de quinze jours, il aurait fallu s'y attendre, l'idée naquit dans leurs esprits – dans celui de Sam en fait.

Tout commença une belle journée de octobre, il ne faisait ni chaud ni froid, pour une fois. Castiel lisait un livre dans la cuisine, le chat ronronnant de bien-être sur ses genoux et Gabriel à ses côtés, dans un coin de la table, dévorait, pour changer, une montagne de bonbons – d'ailleurs Sam avait trouvé la cachette secrète de Gabe : sa valise. Elle avait été constituée ainsi : 20 % d'habits, 7 % d'affaires scolaires et 77 % de confiseries. C'est également de part cette découverte que Sam songea que, peut-être il aurait mieux fallu que la famille Novak ne prenne pas Gabriel au sérieux et la prochaine fois vérifient son sac comme celui d'un enfant avant que celui-ci ne parte. Enfin, sa réserve le ferait tenir au moins encore un mois ou deux.

Dean n'était pas très loin, dans le salon, devant la télé, regardant pour la énième fois le même épisode de Dr. Sexy – son préféré, visiblement – lorsque Sam descendit de sa chambre, avec sa tête de zombie et ces cernes en cadeau. Le chat avait miaulé à son arrivée – il aimait bien Sam bien que Sam préfère les chiens – et c'est là, à cet instant précis, que Sam s'était approché de lui, l'avait regardé, et avait lâché :

« - Tiens, d'ailleurs, il s'appelle comment ce chat ? »

En passant sur les trois jours entiers de débats tels que :

« - Non mais tu vas pas l'appeler Einstein !

- J'opte pour ''Chat''.

- Non mais c'est bien simple : ça sert à rien de lui donner un nom si on ne le garde pas !

- Et sinon, Julie-Mary-Louise-Emily-Elizabeth-Anna-Laure-France, c'est pas joli ?

- … Non. C'est laid. Et puis c'est un mâle, abruti ! »

Le choix retomba finalement sur Phoenix. Pourquoi ? La raison n'existait pas. Sauf celle de Dean, qui la trouva le jour où l'animal lui déclara officiellement La Guerre après avoir fait ses griffes sur deux de ses CD d'AC/DC :

« - Phoenix, ça te va très, très, trèèèès très bien, lui avait-il dit en s'approchant d'un air menaçant du pauvre félin. Tu vois, dans Harry Potter, les Phoenix, ils s'embrasent, ils prennent feu, ils brûlent d'eux-même. J'aimerai bien voir ce qu'il pourrait se passer pour toi si tu prenais feu, finit-il dans un sourire sadique. »

La catastrophe avait été évitée de peu grâce à Castiel qui était intervenu à l'aide d'une bouteille d'eau qu'il jeta à la figure de Dean alors que celui-ci venait de dégainer son briquet qui s'approchait bien trop dangereusement du chat terrorisé. Les disputes et excuses s'enchaînèrent et le sujet fût clos. Ainsi, depuis, Phoenix vivait en roi dans la demeure (ou plutôt la cuisine) des Winchesters, sans qu'on ne discute plus de le chasser. Mais Dean rangeait tout de même cette option dans un petit coin juste au cas où l'occasion se présentait – comme par exemple dans cinq mois, lorsque Castiel et Gabriel (ou Lucifer lorsqu'il se décidera à faire son apparition) partiraient, à moins que Cas' ne veuille l'emporter avec lui.

Il y avait toujours eu des petits incidents, quelques épiques instants et quelques journées « normales » mais en fin de compte, il semblait qu'ils avaient toujours vécus ensemble tant leurs rapports paraissaient proches.

Un mois s'était effectivement écoulé depuis leur arrivée, et aujourd'hui était la dernière journée scolaire avant que ne débutent enfin les vacances scolaires. Enfin. Les. Vacances. Scolaires. Dean ne pouvait aucunement nier qu'il ne réclamait pas ses vacances dès la première semaine de la rentrée.

Travailler, c'était affreusement épuisant.

Il ne restait plus qu'une heure de sciences et deux heures de sports, et ils seraient L.I.B.R.E.S. Déjà, le cours touchait à sa fin. Ou du moins l'heure avec laquelle ils étaient censés bosser avec Ash' Lindberg. Parce que, s'il ne restait plus que quinze minutes, il avait dû leur faire un petit cours rapide de dix secondes avant de commencer à philosopher ou juste simplement discuter avec la classe de tout et de rien « c'est bientôt les vacances » avait-il dit en guise d'excuse.

Et puis ce fût la surprise générale. Et l'adoration par excellence de ce professeur au sens et à l'intelligence bien plus développés que ce qu'on pourrait croire.

- Vous pouvez sortir maintenant, annonça-t-il.

Sam, ainsi que tout le reste de sa classe, se figèrent. Il releva sa manche.

Moins dix.

Ce. Professeur. Les. Relâchaient. Ils. Sérieusement. A. Moins. Dix ?!

Un silence absolu suivit. Ash', qui avait commencé tranquillement à ranger ses affaires, jeta un coup d'oeil rapide à sa classe et se stoppa lui-même.

- Quoi ? Vous ne m'avez pas entendu ? Vous pouvez partir maintenant. C'est les vacances.

« C'est les vacances. »

La plus belle phrase magique et excuse du monde. La pensée dominante de tous les membres de cette classe, tous, sans exception, devait être dans ce style à ce moment-là : Très bien, monsieur. Très bien. Ça ne nous dérange pas, continuez comme ça. On vous aime, monsieur. Après avoir fini de ranger vos affaires, allez parler avec tous vos autres collègues et propagandez-les avec votre système d'éducation et votre loi de liberté et de tolérance totale. Créez votre secte personnelle si vous le souhaitez monsieur. Non, en fait, vous l'avez déjà créée. Nous sommes votre secte. Nous vous vénérons à jamais, monsieur. Tout pour finir en avance. Merci monsieur. Merci. MERCI.

Mais leur joie et bonheur d'avoir fini plus tôt s'évanouit pour la plupart dès le premier pas qu'ils firent en entrant dans la salle de sport. Ok, c'était du sport. Mais ça restait tout de même un cours. Surtout avec elle. Elle n'était pas du tout comme Crowley, dans le genre professeur à éviter. Crowley exerçait dans l'attaque mentale. Elle, elle excellait dans l'attaque physique. Elle n'était jamais injuste, toutefois. Mais si ta tête ne lui revenait pas, c'était mauvais pour toi. Surtout si en plus tu te trouvais être une larvette en sport. Fort heureusement, Dean et Sam n'avaient pas trop de problèmes dans ce domaine-là. Ils étaient tous deux très bons en sport. Et fort heureusement, leurs correspondants ne semblaient pas trop avoir de problèmes non plus. Alors, bien sûr ils se régalaient en sport, tant que l'activité leur plaisait. Mais ils ne devaient jamais relâcher leur attention, car au moindre pas de travers et il seraient la cible martyrisée par quinze tours de terrains de 500 mètres à parcourir en trente minutes et cent ou trois cents pompes à faire selon son humeur.

On ne déconne pas avec Lillith.

- Aujourd'hui, déclara celle-ci, on change de matière. Le foot, c'est bien, mais maintenant on va utiliser le ballon autrement. Le basketball. Je vais désigner deux capitaines d'équipes et constituer vos équipes. Le premier qui râle, c'est cent vingt pompes.

Oh, ça va, songea Dean. Elle était plutôt de bonne humeur aujourd'hui. Les vacances qui approchaient sans doute. C'était définitivement la plus belle formule magique du monde.

- Richard Roman.

La première chose qui vint à l'esprit de Gabriel fût « kikcé'suila ? » avant d'apercevoir Dick s'éloigner de ses camarades. O.K. Il ne le connaissait pas et n'avait pas retenu la moitié des élèves de la classe de ses correspondants – enfin « correspondants » – mais il savait très bien qu'il n'avait aucune envie de se retrouver avec ce Dick.

- Dean Winchester.

Voilà. Ça c'était déjà mieux. Même s'il aurait préféré voir Sam en capitaine d'équipe. Ça aurait été drôle, tout précautionneux et calculateur qu'il était.

Énumération des équipes. Comme si Dieu ou une quelconque divinité ou être céleste l'avait entendu, il fut interpellé dans le camps de Dick. Merci, Dieu. Il faudrait qu'il songe à essayer de le faire s'entretenir avec Ash histoire qu'il comprenne que la tolérance c'était sympa, et que se foutre de la gueule des gens en leur donnant ce qu'ils ne voulaient pas n'était pas drôle du tout. Ou alors il était tombé sur la divinité de l'ironie ou du sarcasme.

Il n'en voulut plus autant à son univers tout entier lorsque Sam dût intégrer son équipe.

En fin de compte, le groupe de Dean était constitué de Charlie, Andy, Gordon, Chuck, Samandriel, Castiel, Tessa et Jo' principalement. Dans celui de Dick : Sam, Dorothy, Ruby, Kevin, Ed, Harry, Garth et lui. Il y avait bien d'autres abrutis et crétins, évidemment, on ne pouvait pas les jeter non plus. Mais c'était pas mal. Et puis il avait l'habitude.


- J'en peux plus, souffla Andy.

- Essaie de tenir encore un peu, lui chuchota Dean. Lillith te ratera pas.

Andy étant l'une des victimes favorites de leur professeur – une larve pire que lui, impossible à trouver – cet argument eut tout de suite de l'effet sur lui et il repartit en courant. Le match était finissait de toute manière. Lillith tenait son sifflet de la main droite, ce qui signifiait qu'elle n'allait pas tarder à signaler l'arrêt des jeux.

Ils gagnaient, 5 à 3 pour le moment. Gagner contre Dick ne le laissait pas indifférent et il ne pouvait pas cacher sa satisfaction de lui en boucher un coin, même si c'était dommage que Gordon ne fasse pas parti de son équipe. Ça aurait fait une pierre deux coups.

- Tu t'en sors, Gabe ? interrogea Sam dans le camps adverse.

- Ça peut aller.

Il était pleins de sueurs. Il se donnait à fond, et Sam le voyait bien. Il paraissait même apprécier un petit peu ce jeu – contrairement au foot. Sauf qu'il y avait bien un inconvénient que personne n'avait parut relever. Sauf Lillith.

Sa taille.

Gabe avait tenté de marque deux buts, et par deux fois il les avait ratés. Il jouait très bien, mais être petit au basket était un handicap, du moins pour Gabriel. Il ne jouait pas en profitant de sa taille, pour se glisser un peu partout. Il jouait, au contraire, plus à la manière d'un homme de grande taille.

Lillith l'avait donc averti à une pause.

« - Soit à la fin de ce cours tu restes une demi-heure à courir, soit tu marques un but, et en changeant ta manière de jouer. Parce que ce n'est pas comme ça que tu t'amélioreras, tu peux me croire. »

Et Gabriel avait hoché de la tête.

Et Gabriel n'avait rien changé.

Et Lillith allait siffler, Gabriel allait perdre et devrait courir une demi-heure durant. Hors, cette punition n'était juste absolument pas humaine puisque dans une demi-heure ils étaient censés être en vacances, et moins encore lorsqu'il regardait Gabriel. Il était vraiment en sueurs. Il avait tout donné. Il ne tiendrait jamais plus de quinze tours.

Lillith annonça la dernière minute et cela parut réveiller Sam. Il se mit en position de défense et Gordon s'approcha de lui avec la balle. S'ils marquaient encore, et connaissant plus ou moins Dick, il savait qu'ils n'échapperaient pas à l'engueulade générale de l'équipe. Dick n'aimait pas perdre. C'était inscrit sur son front. Au marqueur noir, indélébile.

Il tenta de reprendre la balle mais Gordon l'esquiva. Être grand n'avait pas que des avantages non plus.

- Pousse-toi Gigantor ! cria Gabriel.

Sam s'écarta de justesse pour laisser passer l'adolescent qui venait de voler il-ne-savait-comment-et-par-quel-fichu-miracle la balle à Gordon. Il le laissa passer devant et courut à sa suite, comme pour l'assurer. Droit devant, ils évitèrent aisément leurs camarades de l'équipe adversaire, tous étant persuadés que c'était Sam qui avait la balle se jetaient sur lui, et non sur Gabe. Quels idiots. Kevin les aida à remonter et Dick les rejoignit. Dean et Castiel s'interposèrent. Gabriel savait comment fonctionnait son cousin et savait également qu'il n'était pas du genre à se passionner pour ce genre de sport – ou même le sport en général. Il jeta la balle à Kevin qui la rattrapa et dribbla quelques coups avant de la renvoyer à Gabriel dans le dos de Castiel, tandis que Dean se jetait sur Kevin. Sam croisa son regard et sans qu'ils n'aient à échanger un seul mot, ils se comprirent. Dean aurait pu attaquer directement Gabriel après s'être trompé – il était assez rapide pour cela – mais il n'en fit rien – sans que ça ne soit non plus trop flagrant.

Ils arrivèrent au panier. Le défenseur – Andy – n'était pas réellement un obstacle. Gabriel pouvait le faire. Il pouvait. Dick arriva sur sa gauche et lui intima de lui envoyer la balle afin qu'il marque. Toute la gloire lui reviendrait.

- GABRIEL ! hurla-t-il à son attention.

Il l'ignora.

S'il voulait finir sans encombres ces dernières minutes de cours, il fallait juste qu'il marque ce but. Rien de plus.

Il reprit son dribble et Andy s'interposa, bien plus farouchement qu'il ne l'aurait cru. Dick se rapprocha et, placé derrière Andy, s'interposait à sa manière également. Sam jura, Gabriel l'insulta.

- DEGAGE DICK !

Fichue taille. Pourquoi fallait-il qu'ils placent les paniers à cette hauteur aussi ? C'était facile sans adversaires, mais après...

- Gabriel, donne-moi cette balle. Maintenant.

Sa voix grondait. Hou, pauvre de lui, Gabriel avait tellement peur du grand, méchant, mauvais, Dick !

- Dans tes rêves mon chou, lança t-il.

Et il s'élança.

Tant pis.

Il allait se rater, mais au moins il aurait prouvé à Lillith qu'il l'avait tenté. Et aux Winchesters. Qu'ils sachent qu'il ne voulait pas les embêter avec tout ça. Il ne s'était pas écoulé une dixième de secondes que quelque chose le saisit au niveau de la taille et le maintint en plein vol. Il fut légèrement – ok très – surpris mais son esprit ne devait pas quitter l'image qu'il avait de la balle entrant dans le panier. Andy sautilla sur place pauvrement.

Il lança la balle.


- Je suis désolé, mais ça reste un but..., argumenta Dean, soutenu par Andy qui hocha de la tête.

- Je suis le « gardien » et je l'ai bien vu, ce ballon, madame, soutint-il.

- Vous aviez dit « s'il marquait »...

- … Et j'ai marqué, compléta Gabriel en s'essuyant le front.

Lillith les toisait du regard et la foudre paraissait gronder et se contenir à l'intérieur même de ses yeux. Dean pensa furtivement « Allez, s'il vous plaît, c'est les vacances... ».

Elle passa une main distraite dans ses cheveux blonds avant de lâcher en soupirant :

- Ok. Pour cette fois.

Dieu, les vacances étaient la réponse à tout.

- Mais ça fera tout de même un tour de course à faire, Gabriel. Et toi aussi Sam. Maintenant.

Sam hocha de la tête avec un sourire et tira Gabriel par le haut-de-manche de son t-shirt pour lui faire signe de venir. Certes, ils avaient gagnés. Mais Sam espéra que ce geste qu'il avait préparé en dernier recourt n'avait pas blessé Gabriel.

Le porter pour qu'il puisse marquer aurait pu être une bonne chose sur le moment, mais il n'avait pas pensé qu'il pourrait peut-être se sentir mal après ça. Il n'avait pas vraiment pipé mot depuis. Même si ça ne faisait que deux minutes à tout casser.

- … Ça va Gabriel ?

Il ne répondit pas tout de suite, occupé par la course qu'ils venaient d'entreprendre.

- Oui, bien sûr. (Un grand sourire s'étira sur ses lèvres qui détendit immédiatement Sam). Évidemment. Grâce à toi, j'ai pu éviter de faire la course sur ce parcours trente fois de plus !

Sam ria en réponse.

- Mais la prochaine fois, tu préviens, ou je serai obligé de te faire payer pour avoir osé toucher à mon magnifique corps d'athlète !


- Je vous préviens, il est absolument hors-de-question qu'on ne fête pas Halloween.

Une heure qu'ils étaient ENFIN en vacances et qu'ils abordaient ENFIN le programme de vacances.

- C'est sûr que gagner un voire plusieurs énormes paquets de confiseries, et gratuitement... ça m'aurait étonné de ta part, Gabe, le taquina Sam.

- Hey ! C'est interdit chez moi, alors puisqu'on est ici j'aimerais en profiter autant que possible vois-tu. Faire des blagues, amasser des bonbons, c'est mon dada.

- Interdit ?

- Fête païenne.

- Et ?

- Et ? Comment ça, et ?

- Ben, comment est-ce que ça se fait ?

- Ça se fait que vu que ma famille ne supporte pas les fêtes païennes. Parce que c'est « industriel », pour se faire du fric, se faire les poches. Sans profondeur. Inutile, donc, sauf pour profiter de toi et te prendre pour un abruti sans cervelle au porte-monnaie généreux.

- Oh.

Dean se tourna vers Castiel.

- C'est pareil pour toi ?

Son correspondant hocha de la tête.

Il ignorait totalement ce genre de choses. C'est à cet instant-là qu'il prit conscience qu'il ne savait en fait quasiment rien de Castiel. Certes, bien sûr il lui avait raconté comment était constituée sa famille, et bien d'autres choses... mais superficielles. En réalité, il ne savait rien l'un de l'autre. En même temps, comment le pouvaient-ils ? Ils ne se connaissaient que depuis un mois. Et même en un mois, il ne savait pas grand chose à son sujet. Tout ce qu'ils avaient fait, c'était s'amuser, sortir, faire leurs devoirs de temps à autres, rester dans leur coin, et c'était tout. Mais ils n'avaient jamais abordé un grand débat ou un sujet intéressant. Pas que Dean en raffolait, mais ce que pouvait penser Castiel l'intéressait. Il semblait avoir un point de vue... Il semblait différent des autres. Il y avait quelque chose en lui qui lui donnait envie de le connaître et de se comporter de cette manière.

- Hé bien, cette année vous le fêterez alors, proposa Dean en souriant.

Eux non plus n'avaient jamais fêté Halloween. Parce qu'ils n'en avaient jamais trouvé l'utilité, et parce qu'ils savaient que le soir de Halloween était l'un des soirs de l'année où le taux de racket était à haut niveau. Inutile de prendre de risques. Mais pour une fois ils pouvaient bien tenter. Ils feraient tout simplement attention. Et se déguiser serait amusant.

Il se demandait déjà comment est-ce que Castiel s'habillerait. Garderait-il son trench-coat ?

C'est à cet instant-là que le téléphone portable de Castiel sonna. Surpris – on ne devait pas l'appeler très souvent, d'ailleurs, il n'avait jamais entendu son téléphone sonner – celui-ci le sortit en vitesse et décrocha.

- Allô ? … Oui ?

Instant de silence.

Le visage de Castiel perdit peu à peu de sa joie naturelle. Le sourire de ses lèvres se fana comme s'il n'avait jamais existé.

- Que se passe-t-il ? questionna Sam.

Castiel rabaissa son téléphone portable, l'air confus.

- Je... C'était Raphaël.

- Raphaël ?

Castiel hocha de la tête.

- Je dois repartir chez moi.