Chalu, c'est moi! Encore une fois, désolée pour le retard (je dis ça tellement souvent que ça en perd tout son sens, je saisT-T). J'ai fais fort cette fois-ci: plus d'un mois et demi sans nouveau chapitre!!! J'espère que vous êtes toujours là! A chaque fois j'ai peur que mes lecteurs se lassent et m'oublient...(en même temps, si vous lisez ceci, vous êtes toujours là:-)) Enfin à ma décharge j'ai eu des journées assez...éprouvantes (et c'est un euphémisme!) ces derniers temps. Ok, Ok, j'arrête de me trouver des excuses et je vous laisse avec mon 11e chapitre, j'espère qu'il vous plaira^^!
chut: Comme toujours, merci pour ton com' et tes encouragements, ça me fait toujours super plaisir!!! J'espère que ton ordinateur est encore et toujours vivant (moi je le suis en tout cas^^) et que la suite continuera à te plaire.
11. Questions
La sonnette retentit bruyamment, annonçant l'arrivée du visiteur attendu. Puis ce fut à nouveau le silence. Quelques instants plus tard, on entendit des coups secs frappés à une porte.
-« Monsieur ? » s'enquit poliment une voix plaisante, probablement celle d'un membre du personnel « Le Monsieur que vous attendiez est arrivé. Je le fais entrer chez vous ? »
-« Faites, je vous en prie. » vint la réponse, tout aussi aimable.
Dans la pièce d'à coté, Joey retint son souffle. Il allait enfin savoir ! Il allait enfin découvrir l'identité de ce mystérieux visiteur ; de celui à qui il devait tous ces ennuis… Car oui, il en était persuadé, la personne qui allait entrer était celle qui avait commandité l'élimination de sa dernière « cible ». Sinon en quoi la conversation aurait pu l'intéresser ?
Il entendit une porte s'ouvrir dans un léger grincement.
-« Bienvenue Monsieur Kaiba. Enchanté de faire enfin votre connaissance. »
'…Kaiba ?!? Seto Kaiba ?!?! Ce Seto Kaiba ?!?!? Mais…'
-« Moi de même. » Répondit froidement une voix que Joey connaissait bien. Non, son esprit ne lui avait pas joué de tours. Mais il n'arrivait pas à s'expliquer cette…apparition.
'Comment fait ce crétin pour toujours se retrouver à l'endroit exacte où il ne devrait pas se trouver !! Pourquoi faut-il toujours que je finisse par le rencontrer sur ma route !?! Il le fait exprès où quoi ?!?!' En cet instant précis, si Joey n'avait pas eu plusieurs canons dirigés droit vers sa boîte crânienne, il aurait plus que probablement déboulé dans la pièce pour expliquer à un certain PDG sa manière de penser …et de faire plein d'autres choses aussi. Sérieusement, comment était-il possible pour un être humain d'être aussi exaspérant…
'Quelqu'un peut-il me rappeler pourquoi je ne l'ai pas assassiné quand j'en avais encore l'occasion ?' s'interrogea-t-il. Il ne trouva pas de réponse satisfaisante.
En plus du « comment », une autre question titillait sauvagement sa curiosité. Qu'était-il venu faire ici ? Qu'espérait-il y trouver, à part bien sûr une mort rapide et violente ? Avec beaucoup d'efforts, il se força à mettre de coté ses ruminations acerbes pour prêter attention à la suite de la conversation.
Dans la pièce principale, le ton ne montait pas d'un pouce et on continuait à s'échanger des politesses, comme lors d'une conversation entre vieux amis distingués (enfin, pour ne pas changer, Kaiba était quand même le moins poli des deux…)
-« Comment allez vous ? Votre voyage ne vous à pas trop fatigué j'espère ? »
-« Pas du tout. »
-« Vous prendrez bien quelque chose à boire ? »
-« Non merci. Je suis assez pressé et j'aimerais en avoir terminé le plus rapidement possible si ça ne vous ennuie pas. » le ton insistant de sa voix faisait bien comprendre qu'effectivement, il n'avait pas de temps à perdre mais qu'à vrai dire, l'idée d'ennuyer son hôte ne le dérangeait pas plus que ça… Celui-ci sembla cependant comprendre cet empressement et continua, toujours aussi cordial.
-« Mais bien sûr, c'est tout naturel. Je suppose que votre situation n'est pas des plus enviables en ce moment… »
Kaiba ne prit même pas la peine d'acquiescer, laissant son interlocuteur poursuivre.
-« J'aimerais toutefois vous poser une question. Comment avez-vous fait pour remonter jusqu'à nous ? Et aussi rapidement ? J'avoue avoir été assez étonné en apprenant votre appel sollicitant une entrevue… »
-« Le plus simplement du monde. Je me suis juste demandé lequel de mes très chers amis désirait le plus ma mort. Ça a nécessité quelques recherches… assez courtes finalement... Il y à certaines personnes qui viennent plus facilement à l'esprit, et tout le monde n'a pas les moyens de faire appel à vous. En tout cas, ce cher Siegfried c'est montré vraiment très coopératif. Il m'a gentiment et presque immédiatement renseigné votre numéro…»
-« C'était donc ça… Et puis-je vous demander le but de votre visite ? »
-« Je pense que c'est assez évident. Je veux l'interruption du contrat me concernant. Avoir une armée de tueurs à gage à mes trousses à tendance à m'handicaper dans mon travail. »
L'homme en face de Kaiba poussa un long soupire et prit un air profondément navré.
-« Vous devez comprendre que ce que vous me demandez est impossible. Nos contrats sont par nature irrésiliables. C'est un des fondements de notre organisation interne. Sans cela plus personne ne prendrait le risque de s'adresser à nous et nous perdrions toute crédibilité. Imaginez vous un peu conclure un marché tout en sachant qu'à n'importe quel moment un tiers puisse intervenir et interrompre cet accord sans même que vous en soyez mis au courant ! Ce n'est pas dans ces conditions que s'établissent des relations de confiance…»
-« C'est que j'ai avec moi plusieurs arguments qui pourraient vous faire changer d'avis… » avança Kaiba, visiblement très sûr de lui.
-« Si c'est d'argent que vous parlez, je suis désolé de ne pouvoir l'accepter. Comme je vous l'ai déjà expliquer… »
-« Pas seulement ! J'ai avec moi un papier certifiant que cet arrangement ne se fera pas sans le consentement éclairé de Siegfried. Il a lui-même signé ce document où il explique renoncer à la poursuite de l'exécution du contrat. Mais regardez par vous-même. »
Le grand patron se saisit de la feuille qui lui était présentée et commença à lire avec la plus grande attention. Le texte était direct et on ne peut plus clair. Siegfried y écrivait que, de sa propre initiative, il souhaitait l'annulation de sa demande d'assassinat, et ce le plus rapidement possible. Le document était authentique, il n'y avait pas de doute, et la signature à la fin de la lettre était la même que celle qu'il avait déjà pu observer sur le contrat précédemment conclu.
-« … Alors comme ça il est d'accord… Il n'a pas été trop difficile à convaincre ? »
-« Il suffit d'avoir les bons arguments. Et donc ? »
-« Hé bien…je dois avouer que ce n'est pas courant comme démarche… »
-« Bien sûr, je conçois le dérangement que tout ceci doit engendrer et je m'engage à vous dédommager largement ! »
L'homme sembla hésiter quelques instants avant de reprendre.
-« Mmmmh… C'est la première fois que nous sommes confrontés à une situation pareille… » Il marqua une pose et fixa Kaiba dans les yeux, lui adressant soudain un grand sourire. « Mais je ne vois aucune raison de refuser. Après tout, le deal semble arranger tout le monde ! »
C'était fait, la « grosse » pilule venait d'être avalée. Kaiba pouvait commencer à se détendre. Enfin, commencer seulement, car tout n'était pas encore terminé…
-« Bien, à présent vous prendrez bien la peine de vous asseoir et de partager un verre avec moi ! »
-« Non. Je… » C'était maintenant au tour du PDG d'hésiter.
-« Oui ? Y a-t-il autre chose ? »
-« C'est… C'est-à-dire… » Ça ne servait à rien de tourner autours du pot, il le savait. « La personne qui était chargée de mon exécution… »
-« Ah Joey ? Vous étiez partis ensemble si mes renseignements sont exacts. »
-« Disons que…les choses sont un peu plus compliquées. Nous avons eu quelques différents…et nous avons pris des chemins divergents. »
-« Ça je dois avouer que je m'en doutais quelque part… »
-« Je me demandais si vous saviez ce qu'il est devenu. Il y a certaines choses que j'aimerais beaucoup réglé avec lui ! »
-« Il peut se vanter de nous avoir créé pas mal de soucis ! Mais à l'heure actuelle je peux dire que le cas Joey Wheeler est un problème réglé. »
Tout à coup, la maison fut plongée dans un étrange silence. Kaiba s'était instantanément arrêté de respirer et pris un moment avant de poser la question dont il n'était pas sûr de vouloir entendre la réponse.
-« Il est…mort… ? »
-« Non, pas pour l'instant. Actuellement il est maintenu dans un endroit que je suis l'un des seuls à connaître. Par contre vous comprendrez qu'après un comportement pareil, il n'échappera pas tôt au tard à sa sanction. Quoique vous ayez à régler, je suis désolé mais- »
-« Non ! »
-« Comment ça « Non » » ?
-« Je veux dire… J'ai un marché à vous proposer. »
-« Concernant Joey ? »
-« Oui. Je voudrais que… Qu'il ne soit pas exécuté. »
L'autre passa quelques instants à l'observer comme une bête curieuse. Il venait de déployer une telle énergie pour marchander un accord ; il arrivait à s'en tirer de façon inespérée… Et voilà qu'il prenait bêtement le risque de tout faire raté.
-« …Et que proposez-vous ? »
-« Vous le libérez et moi je vous paye. Une somme fixe que je m'engage à verser tous les ans. Comme ça vous aurez tout intérêt à ce qu'il reste vivant et j'aurai une garantie que vous ne viendrez pas inopinément pour finir le travail. »
-« Combien ? »
-« Ce que vous voudrez. »
-« Pendant combien de temps ? »
-« À vie. »
-« …Ça à le mérite d'être clair... Et pourquoi ? »
-« Pourquoi quoi ? »
-« Pourquoi je devrais accepter ? C'est risqué de lâcher ainsi un de mes hommes dans la nature… »
-« Je pense que vous pouvez faire une exception, vu ce que ça va vous rapporter. De plus il n'est pas exactement en position de faire des vagues. »
Durant une ou deux minutes, le chef fit semblant de se perdre dans ses pensées sans savoir quoi choisir. Mais il avait déjà pris sa décision.
-« Marché conclu ! »
-« Je suis ravi de l'apprendre ! » fit Kaiba, parvenant habilement à cacher un certain soulagement derrière son célèbre sourire satisfait.
La suite se passa très vite. Après quelques mises aux points et quelques documents signés, le PDG était reparti, s'enfonçant dans la nuit.
.
À peine la porte s'était elle refermée derrière lui que l'agitation repris dans la demeure.
-« Vous pouvez le ramener ici. » lança une voix ferme et puissante en direction de la pièce adjacente.
Joey se retrouva donc une nouvelle fois conduit dans la pièce principale, toujours accompagné du même nombre de revolvers. Mais en ce moment précis, il ne s'en préoccupait que très modérément. La conversation l'avait laissé perplexe. Il ne s'était pas attendu à ce que son nom soit cité, et encore moins à ce qu'un accord pareil soit conclu. Que pouvait-il bien passer par la tête de Kaiba. Ce crétin semblait prendre un malin plaisir à claquer toutes les portes qui s'ouvraient devant lui, au risque de se retrouver dans une voie sans issues. Pourquoi ?
Tout ceci était confusément étrange et étrangement confus… Joey avait encore du mal à réaliser la situation.
-« Alors… » se risqua-t-il à demander « …C'est fini ? On… Aucun de nous ne se fera tuer ? »
-« Si. Je suis désolé, mais vous aller mourir tous les deux aujourd'hui. »
-« Mais… »
-« Tu le sais pourtant Joey. Ce qui nous caractérise, c'est la prudence. Nous ne faisons pas d'exceptions ni d'entorses à nos règles. Jamais. Ci cela s'ébruitait, ce serait ouvrir la porte à toutes les dérives. Je n'ai jamais eu l'intention d'accepter quoi que ce soit. Pourtant, crois bien que je le regrette. L'offre de ce Kaiba était vraiment…alléchante ! »
-« Ce.. » s'étrangla le blond 'Ce n'est pas possible…'
-« Enfin, au moins tu partiras sur une pensée positive. Il doit vraiment tenir à toi finalement, pour proposer un marché pareil. C'est dommage…vous ne vous reverrez plus jamais… » passant en un éclair de l'affliction au commandement, il continua, désignant deux des gardes du corps entourant Joey « Vous deux, suivez l'homme qui vient de sortir et éliminez le. Ensuite, vous reviendrez me faire votre rapport. Et dépêchez-vous, nous vous attendons… »
Voila, un nouveau chapitre de terminé. N'hésiter pas à me dire ce que vous en penser (pasequeu c'est frustrant l'incertitudeTTT-TTT).
Pour le scénario, ça a peut-être un peu l'air de nimporte quoi...mais c'était prévu, et je sais ce que je vais...normalement...plus ou moins... Bref! Pour siegfried, je lui accorde pas une très grande importance, c'est vrai (en fait j'en reparlerai quasimment plus...). J'espère que vous n'êtes pas trop déçus... A vrai dire, je n'ai même décidé que tout récemment que ce serait lui le "commenditaire" (en même temps, j'avais pas trop le choix, il me fallais un concurrent riche...et ma soeur m'aurait tuée si j'avais pris Pégasus^^) et je n'avais pas envie de m'attarder très longtemps là-dessus...
Bon, au prochain chapitre (et dans pas trop longtemps) j'espère (je me demande combien de fois j'ai écrit "j'espère" sur cette pageXD)!
