Bonjour tout le monde, si on peut considérer ça comme un bon jour...

Je vais d'abord commencer par une pensée à toutes les victimes des attaques qui ont eu lieu à Paris la nuit dernière. Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qui s'est passé. C'est terrible, c'est horrible. Ca me fait mal parce que les rues où ont eu les drames sur Paris étaient des endroits où je passais tous les jours pour me rendre dans mon école et des endroits où j'ai pris des verres avec mes camarades de classe pendant mes études. Le Carillon est collé à mon ancienne école, Le petit Cambodge, j'y ai mangé à plusieurs reprise. J'ai également une amie qui habite dans le quartier et l'angoisse est montée très rapidement. Heureusement, elle n'a rien et a pu nous rassurer. Quant au Stade de France, je passais également tous les jours au moins deux fois par jour pour me rendre à la fac, il y a plusieurs années. Et pour la Bataclan... mon Dieu, j'en ai la nausée rien que d'y penser.

Je vais maintenant vous laisser à la lecture de ce chapitre, si le coeur vous en dit et que vous voulez vous changer les idées l'espace de quelques minutes...


(A noter que l'en-tête ci-dessous et la note de fin de chapitre ont été de base écrites bien avant les drames de la nuit dernière.)

Me voilà aujourd'hui pour le nouveau chapitre de cette fiction. Comme vous pouvez le constater nous sommes samedi ce qui signifie que j'ai trouvé une solution à mon petit souci de la semaine dernière. J'ai donc continué à stresser dans mon coin et je me suis débrouillée comme j'ai pu pour cette fois être à l'heure.

Je continue cette fiction avec la suite de la St Valentin ! (on va parler d'amour comme on peut)

Merci à mes revieweurs !

Bonne Lecture !

Cécile: C'est vrai que j'aurais pu continuer mais le chapitre aurait été beaucoup trop long. C'est pour ça que j'ai préféré couper. Tu penses que Drago va changer d'avis ? Je ne peux rien dire pour l'instant. Et puis tu imagines si Drago avait envoyé un bouquet à Hermione alors qu'ils ont divorcé il y a peu de temps ? Ca serait assez contradictoire avec ce qu'ils ont vécu. Non, je pense que dans les faits, Drago reste assez logique, tout comme Hermione. Dans les faits, seulement. Je ne dis rien pour le rendez-vous avec Stanley. Philomena est là pour être détestée. Merci pour la review !

Tiphaine : Hello ! On verra bien si tu as raison pour Drago ou non. Merci pour la review !

Anyone : Oui je poste aujourd'hui comme expliqué dans le chapitre précédent. Es-tu un lecteur fantôme ?


Chapitre 11 : Quand on boit trop de champagne...

Hermione se regardait pour la énième fois dans le miroir de sa chambre. Elle ne se reconnaissait pas. Elle avait l'impression d'avoir une autre femme en face d'elle. Cette coiffure, ce maquillage, cette robe, ce rouge ! C'était trop m'as-tu-vu pour elle.

-C'est parfait ! lui avait dit Ginny presque émue en la regardant. Tu es parfaite.

-C'est trop Ginny. Vraiment. J'ai l'impression que ma tenue crie « Je suis célibataire ! Je veux un mec ! »

-Et alors, ce n'est pas le cas ?

-Non. Je veux juste… passer un moment… sympa.

-Si tu le dis.

Ginny avait débarqué en catastrophe chez Hermione après qu'elle lui ait confié qu'elle allait dîner avec Stanley pour la St Valentin. Elle l'avait presque étouffé dans ses bras en lui disant qu'elle était heureuse qu'elle aille de l'avant. Et Hermione avait senti une certaine pression monter d'un coup.

Elle avait imaginé la soirée durant toute la journée. Stanley et elle dans un restaurant bien trop romantique pour elle, lui, disant qu'elle était magnifique, la regardant avec ces yeux qui lui faisait comprendre qu'elle lui plaisait.

-Cette robe est trop courte, se plaignit Hermione.

-Non elle est parfaite.

-Je ne veux plus y aller ! dit-elle soudainement en s'écroulant sur le lit.

-Oh que si tu vas y aller ! Redresse-toi Hermione, tu es en train de détruire ta coiffure !

-Je suis tous les jours coiffée comme ça. Mes cheveux sont encore plus atroces que d'habitude. Je suis à deux doigts de pleurer ! Et j'ai mal aux pieds ! Je ne veux pas y aller !

Ginny soupira en voyant l'état dans lequel était Hermione. On aurait dit une petite fille en train de faire un caprice. Un peu comme Ninon lorsqu'elle tentait de faire des siennes. Mais contrairement à Harry, Ginny ne se faisait pas avoir par sa fille, alors ce n'était pas Hermione Granger, qu'elle connaissait depuis presque vingt-cinq ans, qui allait continuer ce caprice. Elle s'allongea à côté d'Hermione et lui prit la main.

-Ce n'est qu'un simple dîner, tu sais. Un simple moment agréable à passer en dehors du Ministère sans prise de tête.

-Je sais, soupira Hermione. Mais c'est la St Valentin. Il y aura des amoureux partout !

-Et alors ? Fais comme s'ils n'existaient pas ! A ton avis, pourquoi on va rester à la maison Harry et moi ?

-Vous ne sortez pas ? demanda Hermione en se redressant.

-Oh, non. Tout ce que je veux c'est rester tranquille avec mon petit mari. Je vais faire en sorte qu'il me masse les pieds, dit-elle en levant une jambe.

Hermione éclata de rire, accompagnée de Ginny.

-Je ne veux pas que tu restes ici à attendre que la soirée passe. Tu as eu le courage de lui proposer un dîner pour ce soir et comme tout homme qui en pince pour une femme, il a dû faire une véritable investigation pour trouver le restaurant qui pourrait te faire plaisir. Ne lui fais pas faux bon Hermione. Ca lui ferait de la peine et tu le regretterais.

Ginny avait raison, Hermione le savait. Elle ne pourrait pas se regarder dans un miroir en sachant qu'elle annulerait un rendez-vous à la dernière minute. Un rendez-vous. Ce mot lui donna soudainement le vertige. Elle avait rendez-vous avec un autre homme que Drago. Elle regarda l'heure. Elle avait vingt minutes devant elle.

-Redresse-toi. Je vais te remaquiller, arranger tes cheveux et tu vas y aller, d'accord ?

-J'ai le choix ?

-C'est ça ou aller au speed-dating des filles.

-Argh, même pas en rêve ! s'indigna Hermione.

-Je suis bien d'accord.

Ginny avait repris Hermione en main et l'avait discrètement accompagné jusqu'au point de rendez-vous. Elle s'était ensuite éclipsée en voyant Stanley devant celui-ci. Hermione avait pris une profonde inspiration et s'était dirigée vers lui. Elle le voyait lui adresser un sourire rayonnant. Elle tenta de faire la même chose mais avait plutôt l'impression que son sourire ressemblait à une grimace.

-Bonsoir, lui dit-il.

Hermione le vit hésiter un instant. Il semblait vouloir lui faire la bise avant de se raviser et à raison selon elle. Elle aurait sans doute fait un pas en arrière en s'en apercevant et ça en aurait été fini du dîner.

-Bonsoir, répondit-elle. Je ne t'ai pas trop fait attendre ?

-Non, ne t'en fais pas. On y va ?

Hermione acquiesça. Stanley ouvrit la porte et la laissa entrer dans le restaurant. Hermione fut immédiatement soulagée en entrant dans le lieu. Elle avait vraiment craint de tomber dans un restaurant où des cœurs et des cupidons s'amuseraient à traverser la pièce en dégageant un parfum de fraise atroce. Stanley avait réussi à trouver un restaurant qui n'était pas tombé dans le cliché ce qui la détendit encore plus, si bien qu'elle adressa un vrai sourire à Stanley.

-Si vous voulez bien me suivre ? proposa un serveur.

Hermione soupira de nouveau. La soirée commençait vraiment.

000

-Alors, alors ?

-Quoi ?

-Miss Brown n'est pas contente de voir son petit café plein à craquer ?

-Mon petit café comme tu dis Greengrass, a toujours été plein à craquer, se vexa Lavande.

-Mais pas de beaux sorciers comme on en voit là. Bon sang, si je ne travaillais pas, je serai sans doute en train de préparer mon quatre heures.

Lavande regarda Daphné avec consternation alors qu'elle se resservait un énième verre de champagne rosé. C'était la seule chose qu'elle se permettait de faire durant cette soirée. Il était gratuit, plutôt bon et surtout sucrée. Elle adorait le sucre. C'était d'ailleurs son envie pour le sucre qui lui avait poussé à créer son entreprise et à avoir son salon de thé. Ses parents l'avaient prise pour une folle lorsqu'elle leur avait annoncé ses plans professionnels. Ron l'avait soutenu dès le départ et était fière d'elle. Elle était indépendante et heureuse dans ce qu'elle faisait. Tout simplement.

-Tu sais, il faut vraiment que tu te trouves quelqu'un et que tu le gardes, dit-elle à Daphné.

-Pour quoi faire ? Quand il y a de beaux spécimens libres comme l'air…

-Tu es une cause perdue. Elle aussi !

Lavande pointa Pansy du doigt qui sortait de la réserve avec un Blaise bien heureux derrière elle.

-Je vais devoir désinfecter la réserve. J'y crois pas, de vrais gamins !

-Comme si tu ne l'avais jamais fait avec ton mari, la taquina Pansy.

-La différence entre toi et moi Pansy, c'est que ce café m'appartient ! Je peux y faire ce que je veux comme y copuler avec mon mari pour avoir Niels par exemple. Pas toi !

-Détends-toi Brown, lui dit Blaise. Tu auras toi aussi droit à un peu d'attention de ton mari.

-J'en ai tous les jours de l'attention de mon mari. Je n'attends pas la St Valentin de pieds ferme pour ça.

-Menteuse, la taquina Pansy.

La porte du salon de thé s'ouvrit pour laisser entrer un Ron assez bougon dont l'expression du visage se renforça au moment où il vit une jeune sorcière se mettre devant lui pour l'empêcher d'avancer.

-Votre nom ? demanda-t-elle en regardant un parchemin.

-Je vous demande pardon ?

-Il faut que vous me donniez votre nom pour que je puisse voir si vous êtes sur la liste et vous donner un autocollant avant de pouvoir commencer les rendez-vous.

-Je suis le mari de la propriétaire du salon de thé, répondit-il légèrement agressif. Et vous, vous êtes qui ?

-Je… je suis désolée Mr Brown, dit la sorcière plus qu'embarrassée. Je ne savais pas que… Mrs Zabini m'a dit qu'il n'y avait que son mari qui viendrait et…

-C'est Mr Weasley de un, et de deux, ne prenez ce que Pansy Parkinson dit pour parole absolue. C'est une folle, sinon elle n'aurait jamais organisé cette soirée.

Ron s'avança vers Lavande et l'embrassa enfin.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Et où est Niels ? demanda Lavande surprise.

-Niels est chez mes parents. Ils ont visiblement passé à la trappe que c'était la St Valentin. Ninon est chez-eux aussi. Et puis je n'allais pas passer la soirée loin de toi, même si tu travailles.

-Tu parles, je ne travaille pas vraiment. Je veille simplement à ce qu'on ne casse rien et à ce qu'on ne me vole rien. Tiens, tu veux du champagne ? Il est super !

Ron prit le verre que lui donna Lavande et dut admettre qu'il était délicieux.

-On n'allait pas prendre un alcool de pacotille, s'offusqua Pansy.

-Merci qui ? Merci mon mari qui s'y connaît si bien en alcool, répondit Blaise.

-Merci mon chéri, lui dit-elle en l'embrassant.

-Vous m'écoeurez, dit Ron.

Neville quitta la table à laquelle il était pour aller serrer la main de Ron.

-Ca n'a pas l'air de te plaire à ta tête, lui dit-il.

-Non pas trop. J'ai l'impression d'être un vrai goujat qui se ballade de filles en filles. Tu discutes avec l'une d'entre elle et tu n'as pas le temps de te dire qu'elle pourrait te plaire et que tu passes à une autre fille avec qui tu recommences à la case départ et ainsi de suite. Et puis il y en avait une avec qui j'avais l'impression de faire une interview. C'était très désagréable. Je crois que ce n'est pas fait pour moi le speed-dating.

-Quoi ? firent Daphné et Pansy en même temps.

-Ouais, je suis vieux-jeu. Je préfère rencontrer une fille au hasard, faire tranquillement connaissance avec elle pour apprendre à l'apprécier et découvrir que je l'aime. Mais ça… ça ressemble à l'abattage de l'amour.

-Non mais tu rigoles ! C'est ça qui est top ! s'exclama Blaise en volant une bouchée sur un plateau. Tu fais connaissance avec plusieurs filles sans culpabiliser et elles le savent !

-C'est moi où tu aurais aimé être à la place de Neville en ton for intérieur ? se moqua Lavande alors que Pansy lui lançait un regard bien courroucé.

-J'aime la vie conjugale, répondit Blaise immédiatement.

-Trouillard, chuchota Ron.

-Le seul point positif c'est le champagne ! admit Neville en prenant une coupe.

-Dis-donc, tu n'as pas des cours à donner, demain ?

-Je vais être face à des ados en post-roucoulade. C'est aussi effrayant que pendant la roucoulade. Je devrais leur faire rempoter des mandragores pour la peine.

-Ouais… Et découvrir qui sera le mini-toi qui s'évanouira, plaisanta Blaise.

000

Hermione était soulagée de passer un agréable moment avec Stanley, exactement comme lors du déjeuner. Ils n'avaient à aucun moment parler de cette atmosphère pesante de la St valentin. Bien sûr, un des serveurs avait malgré-lui fait une bourde en proposant à Stanley d'offrir « une jolie rose à sa tendre dulcinée ». Hermione avait très rapidement rectifié le tir en se maudissant par la suite face au regard confus que Stanley n'avait pas osé lui adresser. Elle avait tenté de faire fi de la situation et avait plutôt réussi, jusqu'à ce qu'elle aborde un sujet qu'elle n'aurait pas dû pour la une telle soirée.

-Comment tu as fait pour surmonter ta séparation avec ton ex-femme ?

Stanley avait suspendu son geste, laissant sa fourchette plantée dans la dernière bouchée de son morceau de gigot.

-Je… je suis désolée. Je n'aurais pas dû…, dit-elle immédiatement en rougissant.

-Oh non, ce n'est pas grave…

-C'était déplacé… Mais c'est juste que…

-Tu veux savoir comment on peut faire pour remonter la pente et croire de nouveau en l'amour après une rupture plus que douloureuse.

Hermione acquiesça en se maudissant une fois plus, ultra gênée. Mais cette question lui trottait dans la tête depuis tellement longtemps qu'elle devait absolument savoir.

La rumeur avait très vite circulé que Stanley avait divorcé à l'époque. Mais elle avait été tellement préoccupée par la maladie de Callum, qu'elle n'avait pas vraiment prêté attention à ces bruits de couloirs. Maintenant qu'elle était dans la même situation que lui, elle aurait aimé qu'il lui dise qu'elle s'en remettrait.

-Je ne te cache pas que ça été dur. Nous n'étions plus amoureux et le divorce s'est déroulé assez simplement, mais ce genre d'événement s'apparente à un échec. On se demande souvent si on a fait le bon choix, si on n'aurait pas dû se donner une seconde chance et attendre que ça s'arrange. Mais ça tu le sais déjà, n'est-ce pas ?

-Oui…

-La différence entre toi et moi, c'est que tu es restée presque deux à trois fois plus longtemps avec ton mari que moi avec ma femme. Le temps sera donc plus long pour remonter la pente, ce qui est normal. Et puis vous avez traversé d'autres choses encore plus douloureuses.

Hermione ne fit rien d'autre qu'acquiescer. Puis elle sursauta légèrement lorsqu'elle le sentit prendre sa main dans la sienne. Elle leva les yeux et croisa son regard chaleureux et bienveillant.

-Tu parviendras à braver ce que tu traverses, parce que de toutes les femmes que je connaisse, tu fais sans doute partie des plus fortes.

-Je n'ai pas l'impression d'être forte, dit-elle en prenant son verre de vin pour cacher sa gène.

-Oh que oui, tu l'es. Tu es une femme forte, intelligente, brillante ! C'est d'ailleurs ce qui m'a plu chez-toi. Ce qui me plait toujours.

Hermione ne dit rien, ne réagissant pas à la légère caresse que Stanley faisait à sa main avec l'aide de son pouce. Elle se sentait étrangement mal à l'aise mais en même temps flattée qu'il lui dise qu'elle était une femme forte. Son entourage lui disait exactement la même chose mais cela sonnait bien différemment à travers la bouche de quelqu'un qui ne la connaissait pas depuis sa première année à Poudlard. Ca sonnait plus juste et plus réconfortant. Encore plus lorsqu'on lui disait qu'elle plaisait alors qu'elle se trouvait lamentable, même après ce qu'elle avait appelé le « rafistolage » de Ginny.

Elle imagina Harry lui masser les pieds pendant qu'elle lui racontait ses propres angoisses à propos de cette soirée.

-Ca fait du bien de te voir sourire, observa Stanley. C'est devenu rare.

-Je vais recommencer à sourire. Progressivement, je pense.

-C'est déjà bien, l'encouragea-t-il. On commande un dessert ?

-D'accord.

Stanley appela un serveur pour avoir la menu des desserts. Ils ne s'étaient toujours pas lâchés la main.

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Magic's Date s'invite au Brown's Cafe !

C'était l'événement à ne pas manquer de ce début d'année pour tous les célibataires sorciers du pays. La nouvelle agence de rencontre Magic's Date avait organisé son tout premier speed-dating pour la magnifique fête des amoureux qu'est la St Valentin.

En véritable working-girls, les deux gérantes de la l'agence de rencontre, Pansy Parkinson et Daphné Greengrass ont réussi à réunir plus d'une centaine de célibataires dans un des lieux les plus cosy du Chemin de Traverse, le Brown's Cafe, merveilleux salon de thé transformé en temple de l'amour par sa propriétaire, Lavande Brown.

Champagne et petites douceurs étaient à l'appel sans oublier bien entendu (et à titre personnel) les merveilleux sorciers qui n'attendaient qu'une chose, trouver l'amour parmi les jolies jeunes sorcières présentes à la soirée.

Pour ma part, je dois bien admettre qu'une seule chose m'a déçu. Et oui, j'ai trouvé dommage ne pas voir Drago Malefoy parmi les célibataires de l'agence. Etant ami avec les deux fondatrices, il aurait pu se faire ce petit plaisir et nous faire plaisir. Si vous êtes célibataires et que vous voulez vous inscrire à l'agence, vous trouverez l'adresse à la fin du journal, juste en dessous de l'adresse du Brown's Café.

Philomena Spencer

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Neville avait l'impression qu'on lui balançait des tas de cognards à la figure où qu'on le tabassait tout simplement avec une batte, trouvant la petite balle folle totalement inutile. Il ouvrit les yeux avec difficulté et constata que le ciel totalement bleu lui brûlait presque la rétine.

Il avait bu trop de champagne.

Il aurait dû s'en aller du salon de thé dès qu'il l'avait annoncé. Mais non, il avait fallu qu'il reste avec Ron et Blaise qui avaient décidé de vider le plus de bouteilles possible, comprenant que les célibataires n'en feraient rien. Et il s'était laissé aller. Trop aller. Il allait donc devoir donner des interrogations surprises aux élèves afin de ne pas faire cours et de se remettre de cette méchante gueule de bois. Il voyait déjà le professeur McGonagall le regarder avec cet œil sévère que sa grand-mère savait également faire.

Il sortit de ses pensées lorsqu'il sentit quelque chose tomber lourdement sur son abdomen. Il rouvrit les yeux et vit un bras qui n'était pas le sien. Ce fut légèrement pétrifié de panique qu'il tourna la tête pour voir à qui appartenait ce bras. Sa réaction fut radicale :

-Oh mais c'est pas vrai !

Neville bondit presque hors du lit cachant le bas de son corps avec la couverture, laissant une Daphné Greengrass se réveiller en sursaut. Elle se redressa d'un coup tout en prenant sa tête entre ses mains. Elle aussi avait visiblement trop bu.

-Qu'est-ce que tu fiches, ici ? lui demanda Neville.

-Ca se voit pas non ? Je soudoie un prof pour avoir de bonnes notes, répondit-elle d'une voix pâteuse.

-Tu blagues même avec la gueule de bois ? dit-il effaré. Je te signale qu'on a visiblement couché ensemble, Greengrass !

-Oui, et alors ? On est adulte, non ? Et tu sais il arrive parfois que les adultes couchent ensemble.

-Mais pas avec toi ! Oh, c'est pas vrai ! Mais pourquoi est-ce que j'ai bu tout ce champagne, moi ! Ca ne va pas, mais vraiment pas du tout !

Daphné regardait Neville faire les cent pas dans sa chambre, toujours caché de son drap. Il semblait totalement stressé et angoissé de ce qu'il venait de faire, comme si coucher avec elle s'apparentait à un crime.

-Je ne savais pas que tu étais si drama-queen, lui dit-elle pendant qu'elle se rhabillait.

-Je ne suis pas drama-queen, répéta Neville vexé. Je suis en état de choc, c'est tout.

-Et bien remets-toi du choc Neville Londubat, parce que ce qui est fait est fait. Et si ça peut te rassurer (elle s'avança lentement vers lui l'incitant à reculer contre son armoire) ça peut rester entre nous. Allez, prépare-toi professeur, tes élèves t'attendent. Sympa la chambre. Spartiate, mais chaleureuse… du moins pour ce que j'en ai vu cette nuit.

Daphné lui fit un clin d'œil et quitta la chambre de Neville. Elle fit quelques pas avant de tourner dans un des couloirs du château et de s'adosser au mur en soupirant profondément. Elle venait de coucher avec Neville Londubat. Elle se surpassait, soupira-t-elle. Elle ne l'avait peut-être pas montré, mais elle s'était sentie assez minable en se réveillant dans le lit de Neville. Pas parce que c'était lui, mais parce qu'il faisait parti de ces hommes de son entourage proche avec qui elle s'était jurée de ne jamais coucher. Et elle venait de briser cette règle à cause d'un verre de trop. Ou deux, ou trois.

Il fallait absolument qu'elle se reprenne. Ce qui était fait, n'était plus à refaire.

000

- « Pour ma part, je dois bien admettre qu'une seule chose m'a déçu. Et oui, j'ai trouvé dommage ne pas voir Drago Malefoy parmi les célibataires de l'agence. Etant ami avec les deux fondatrices, il aurait pu se faire ce petit plaisir et nous faire plaisir. Si vous êtes célibataire et que vous voulez vous inscrire à l'agence, vous trouverez l'adresse à la fin du journal, juste en dessous de l'adresse du Brown's Café.»

Victoria posa le journal sur la table des Serdaigle. Elle s'y était mise lorsqu'Eliott lui avait demandé, ainsi qu'à Cassie, de venir après avoir reçu le journal. Sa mère lui avait promis qu'il y aurait un article sur son agence de rencontre et elle n'avait pas menti. La jeune Serpentard s'était empressée de le lire, mettant un peu moins d'entrain vers la fin de l'article.

-Quoi, c'est tout ? fit Cassie surprise. Elle a à peine parlé du salon de maman ! C'est nul !

-C'est déjà mieux que rien, non ? demanda Eliott. Je veux dire, on en parle et plutôt en bien. Ca ne pourra que servir le salon de thé et l'agence.

-A ce rythme, il aurait mieux fallu qu'elle ne dise rien, répondit-elle les bras croisés. T'en penses quoi Vicky ?

-Moi ? Je dis que je suis assez partagée, admit-elle. Bien sûr, je suis contente qu'elle ait parlé de l'agence et apparemment ça été un succès mais…

-Mais ?

-Mais on aurait pu se passer de la remarque que la journaliste a faite sur Oncle Drago. Je ne sais pas pourquoi mais ça me dérange.

-Ca te dérange parce que t'es amoureuse de ton parrain, la taquina Eliott.

-Je ne suis pas amoureuse de mon Oncle Drago ! Oncle Drago est le meilleur parrain du monde !

-Evidemment que mon père est le meilleur, répliqua Helena en s'asseyant avec eux. (Neville la suivait de peu l'air complètement hagard) Qu'est-ce que vous faîtes là les filles ?

-La Gazette a écrit un article sur le speed-dating d'hier.

-Ah oui ?

Helena prit la Gazette et eut la même réaction que Victoria. Son sourire s'effaça peu à peu.

-Mais qu'est-ce que mon père vient faire là-dedans ?! Pourquoi elle parle de lui, celle-là ? pesta-t-elle. Et puis elle peut toujours rêver ! Mon père ne s'abaisserait jamais à faire un truc pareil !

-Sympa pour ma mère, se vexa Victoria.

-Désolée Victoria, ce n'est pas contre Tante Pansy et Tante Daphné.

-Niels m'a dit un jour pendant les vacances, que cette Philomena Spencer aurait dit à Tante Pansy et Tante Daphné qu'elle trouvait Oncle Drago assez beau. Elles en auraient parlé un jour où elles étaient à la maison. Elle aurait aussi insisté pour qu'Oncle Drago participe au speed-dating pour le draguer mais Tante Pansy et Tante Daphné ont refusé de céder, déballa Cassie.

-Et bien elles ont bien eu raison. Cette vieille pie désespérée n'aura pas mon père !

000

Daphné avait visiblement décidé de jouer à les adolescentes, n'assumant pas ses actes jusqu'au bout. Une fois qu'elle avait quitté Poudlard, elle avait décidé de rentrer chez-elle et de s'écrouler sur son lit. Pansy lui avait donné rendez-vous dans leur bureau en début d'après midi mais elle n'y était pas allée. Elle avait eu peur que Pansy voie sur son visage qu'elle avait couché avec un mec, qu'elle le lui dise et qu'elle ne soit pas en mesure de lui cacher avec qui c'était. Une fois que ça serait fait, Pansy se moquerait d'elle et le raconterait à tout le monde. TOUT – LE - MONDE ! Elle n'osait pas imaginer la réaction de Neville lorsque tout le monde aurait été mis au courant. Il la tuerait, ça serait certain. Puis il s'enterrait ensuite.

Pansy était venue chez-elle, mais elle n'avait pas ouvert la porte, se terrant sous sa couverture. Elle avait même laissé le hibou cogner son bec contre la fenêtre.

Puis elle se ressaisit. Elle avait trente-cinq ans, devait agir en adulte et devait aller travailler… à dix-huit heures ! Elle se prépara et alla directement chez Pansy se disant qu'elle ne serait plus au bureau. Elle put constater qu'elle lui faisait la tête.

-Où est-ce que tu étais ? lui dit-elle sévèrement.

-Chez-moi. Je sais que tu es venue. Je ne voulais pas ouvrir. Mais je suis là maintenant. Alors, qu'est-ce que j'ai manqué ? dit-elle en entrant dans la maison.

-Pourquoi tu ne répondais pas ? demanda Pansy.

-Plus tard, tu veux. Fais-moi plutôt un compte-rendu pendant que je me prends un verre.

Daphné se dirigea directement au bar des Zabini sous le regard suspicieux de Pansy. Elle se promit qu'elle ne sortirait pas de cette maison sans savoir pourquoi elle était dans cet état : incroyablement nerveuse et dépassée.

-Ca s'est très bien passé, répondit Pansy en lui montrant des parchemins. On a fait énormément de bénéfices, Lavande aussi d'ailleurs. Et il y a eu un pic dans les inscriptions depuis la sortie de l'article dans la Gazette. Regarde.

Daphné prit le journal des mains et Pansy et lut l'article.

-On aurait dû lui demander un droit de regard pour éviter la remarque sur Drago.

-Je suis d'accord avec toi, soupira Pansy. J'espère qu'il ne nous en voudra pas.

-Non, je ne pense pas. Il ne nous en tiendra pas rigueur. Bon, en tout cas c'est super ! Il va falloir fêter ça avec Lavande.

-Je pense que tu as déjà bien fêté ça hier soir avec le champagne, d'où ton air d'aujourd'hui.

Daphné fixa Pansy sans prononcer le moindre mot.

-Toi tu as rencontré un mec hier soir. Et ça ne s'est pas très bien passé, j'ai l'impression, en conclut-elle.

-Promets-moi de garder pour toi tout ce que je vais te dire, dit immédiatement Daphné sachant qu'elle ne pourrait pas gardé ça avant la fin de la journée.

-Merlin Daphné qu'est-ce que tu as fait ?

000

La maison des Nott était dans un silence parfait, voire stupéfiant. Théo et Luna étaient assis l'un à côté de l'autre, Drago était en face d'eux se tenant les côtes pour ne pas éclater de rire alors que Neville semblait carrément s'accrocher à la cheminée tant il avait peur de s'effondrer. Il avait l'impression de ne pas encore s'être remis de sa gueule de bois alors qu'il avait passé la journée à somnoler en faisant faire de la lecture ou des interros surprises à ses élèves. Helena lui avait même demandé si tout allait bien, mais il était tellement dans le brouillard, qu'il ne lui avait pas répondu.

-Je n'arrive pas à croire que tu aies couché avec Daphné ! s'exclama Drago ne pouvant plus se retenir. Tu as couché avec Daphné !

-Oui, oui ! Ca va ! Pas besoin de le répéter, j'y étais je te signale ! pesta Neville.

-Désolé. J'ai simplement du mal à croire… qu'elle se soit laissée faire ! reprit-il en éclatant de rire à nouveau.

-Drago…, soupira Théo.

-Qu'elle se soit laissée faire ? répéta Neville en se tournant vivement vers Drago. On était ivres Malefoy ! Complètement bourrés ! Pétés ! Ronds comme des queues de pelle ! Tout ça parce que votre pote a voulu faire un « after » dans la réserve du salon de thé !

-Et Lavande vous a laissé faire ? demanda Luna.

-Ron a su être très persuasif.

-Mais sinon, reprit plus sérieusement Théo, c'était comment ?

Ce dernier vit Luna tourner tout doucement la tête vers lui et commença à se tasser dans son fauteuil. Certes, Luna n'était pas du genre à s'énerver ou à faire une crise de jalousie, mais il n'était pas bon de riposter lorsqu'elle lui lançait ce regard qui voulait dire « Fais attention, mon chéri. ». Neville ne répondit pas tout de suite, faisant une légère grimace se rappelant comment ils en étaient venus à coucher ensemble.

000

-Mais tu devais être pire qu'ivre pour avoir… avec Neville Londubat en plus !

-Je sais ! geignit Daphné et s'affaissant dans le fauteuil avec son verre.

-Daphné, arrête avec ce verre ! Vois où ça t'a mené !

-Je sais, répéta-t-elle déconfite en posant le verre.

-Bon raconte-moi tout depuis le début. Tout !

-Et bien… Je ne sais pas… Je sais que je l'ai quand même mal pris quand Neville a dit qu'il trouvait que le speed-dating n'était pas pour lui. Alors quand on s'est séparé j'ai transplané à Pré-au-Lard en même temps que lui au lieu de rentrer chez-moi et je l'ai pris en grippe.

-Tu l'as pris en grippe ?

-Oui… Je lui ai dit qu'il n'avait pas le droit de dire que ce n'était pas pour lui, que c'était pour tout le monde et qu'il devait s'estimer heureux qu'il ait eu accès au speed-dating parce qu'il n'était pas le plus beau des célibataires.

-Neville faisait parti des plus beaux des célibataires, reprit Pansy en toute objectivité.

-Je lui ai ensuite dit qu'il ne devra pas se plaindre lorsqu'il aura cinquante ans, qu'il sera seul et sans enfants à pleurer sur son sort parce qu'il n'aura pas su saisir la chance qu'on lui avait offerte toi et moi.

-Il a quand même dîné avec une nymphomane mais passons. Ensuite il s'est passé quoi ?

-Il a dit que c'est moi qui me plaindrait et pleurerait sur mon sort quand j'aurais cinquante ans parce que je regretterais de ne pas à avoir eu de famille à moi et que je courrais après ma jeunesse en sortant avec minet de vingt ans, mais que je finirais quand même seule et aigrie.

-Ah oui quand même, réagit Pansy. Et ?

-Et bien tu sais comment je suis. Un mec me dit que je ne suis qu'une merde et je suis inconsciemment séduite. Je lui ai sauté dessus et je l'ai embrassé. Et il ne m'a pas repoussé. Et on a couché ensemble.

Daphné soupira en s'affalant un peu plus dans le fauteuil. Elle avait l'intention de finir son verre mais ce fut Pansy qui le termina à sa place. Bon sang, il s'en était passé des choses durant cette nuit. Elle comprenait pourquoi Daphné était dans cet état.

-Dernière question : Comment c'était ? Tu t'en rappelles ?

-Oui je m'en rappelle.

-Et alors ?

Daphné prit une profonde inspiration et ferma les yeux, se rappelant de tout ce qui s'était passé et tout ce qu'elle avait ressentit dans ce lit bien moins moelleux que le sien, mais qui l'avait grandement contenté.

-Je crois, en toute objectivité, que c'était extra.

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-Non mais il n'est pas objectif, il est en carence depuis trois ans ! dit Drago en pointant Neville du doigt. Il aurait même aimé ça avec Millicent Bullstrode !

-Et toi t'es en carence depuis un an et demi, alors ne la ramène pas ! rétorqua Neville.

Drago ne répondit pas pour lui dire que c'était totalement faux puisqu'il avait couché avec Hermione une semaine avant de signer les papiers*, ce qu'il avait paradoxalement adoré mais aussi douloureusement regretté.

-Millicent Bullstrode est devenue très jolie. Tu devrais la revoir à l'occasion, déclara Luna.

-Tu es sûre qu'on parle de la même Millicent, chérie ? demanda Théo.

-Je n'en connais qu'une. En tout cas ça fait pas mal de changement en vingt-quatre heures. Neville qui couche avec Daphné, Hermione qui sort avec un collègue…

-Quoi ? fit Neville.

-Quoi ? répéta Théo.

Drago lui, se contenta de se redresser sentant son rythme cardiaque s'accélérer d'un coup. Elle sortait avec son collègue ?

-Comment tu sais ça ? demanda Neville.

-C'est Ginny qui me l'a dit. On a déjeuné ensemble aujourd'hui. Apparemment Hermione aurait proposé à son collègue de dîner avec elle hier soir et il aurait accepté. Ginny a été la voir pour la préparer parce qu'elle avait changé d'avis au dernier moment, mais elle a réussi à lui redonner confiance en elle pour y aller. Et ça se serait très bien passé.

Théo et Neville regardèrent Drago qui n'avait pas cillé écoutant attentivement ce que Luna venait de leur raconter. Sortir avec un homme à la St Valentin n'avait rien d'anodin, surtout lorsque c'était la femme qui proposait le dîner. Avait-elle vraiment tout raconté à Ginny ? Ne s'étaient-ils contentés que d'un dîner ? Ou avaient-ils été plus loin ?

-Maman ? entendirent-il au niveau des escaliers. C'était Lyra.

-Oui ma chérie ?

-Il y un exercice que je n'arrive pas à faire. Tu peux venir m'aider, s'il te plait ?

Luna se leva laissant les trois hommes seuls dans le salon. Drago était toujours silencieux.

-Ca va mon vieux ? lui demanda Théo.

-Quoi ? Oui. Pourquoi ça n'irait pas ?

-Tu es sûr ? demanda Neville.

-Ouais, ouais. Il faut simplement que… que j'y aille.

Drago se leva et quitta la maison sans un mot avec la phrase « Hermione sort avec un collègue » résonnant dans sa tête. Elle sortait avec un autre. Elle avançait comme lui avait dit Blaise. Elle le rayait progressivement de sa vie. A quoi s'attendait-il, lui murmura sa conscience. Voilà ce qui arrivait en divorçant. S'il ne voulait pas qu'Hermione s'intéresse à un autre homme, il aurait dû rester avec elle. Et la rendre malheureuse ? Il s'en serait encore plus voulu. Non. C'était douloureux, très douloureux, mais si Hermione était heureuse, il ferait ce qu'il pourrait pour être heureux pour elle, même si ça le rendrait encore plus malheureux.

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* Information présente dans le OS/prologue Une Simple Signature.

Tadam !

Ceci était la suite de la St Valentin avec le dîner entre Hermione et Stanley, et le speed-dating qui a fini en coucherie entre Neville et Daphné. C'était d'ailleurs ça que je voulais que vous lisiez. Vous en avez pensé quoi ? Quelques personnes se doutaient qu'il pourrait se passer quelque chose entre Daphné et Neville, et bien voilà !

Comme vous avez pu le constater, Luna a vendu la mèche sans le vouloir. D'autres personnes pensaient que Dago ferait une sorte de vengeance en sortant avec Philomena en apprenant ça. Mais n'oubliez pas une chose : C'est Drago qui a demandé le divorce, pas Hermione. Alors si quelqu'un doit se venger de quelque chose, ce serait plutôt Hermione, pas lui. Et puis ils sont adultes. Rendre son ex jaloux de cette manière, surtout après ce qu'ils ont traversé, serait assez mal venu de leur part, non ?

Comme d'habitude dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre ou même de ce qui s'est passé la nuit dernière si vous avez envie de parler, peu importe. Je répondrai.

Dans le prochain chapitre il y aura une lettre, un flash black et des pleurs (oui, oui je sais, encore…)

Je vous dis à la semaine prochaine.

Gouline971