Bonjour à toutes.
Avant dernier chapitre aujourd'hui de cette fiction consacrée aux Epoux Malfoy.
Je vous souhaite une bonne lecture. On se retrouve en bas pour les rar's.
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Scorpius est la plus belle chose qui me soit arrivée.
Je regarde en arrière et je suis contente d'avoir eu cette vie parce j'ai eu Scorpius.
Je lui donne tout ce que j'ai.
Attention, amour, tendresse, réconfort, …
Tout ces sentiments enfouis en moi depuis si longtemps, je les lui donne, sans compter, sans restriction parce qu'il est tout ce que j'ai. J'aurais peut-être pu éprouver tout ça pour une autre personne mais ma vie étant ce qu'elle est vous comprendrez que je ne peux plus éprouver quoi que ce soit pour l'homme qui partage ma vie.
La naissance avait été difficile … cette douleur qui allait crescendo alors que mes forces diminuaient à chaque contraction. C'était indescriptible, seule une mère pourrait comprendre mon ressentie et pourtant au moment où j'ai eu mon fils dans les bras j'ai tout oublié.
Oubliée la douleur, la fatigue, les souvenirs douloureux … Il n'y avait plus que lui qui comptait.
La sage-femme l'a posé sur mon ventre, il a rampé vers moi, sur moi et nos yeux se sont croisés. Le monde a arrêté de tourner. C'était hors du temps, hors du monde, juste lui et moi.
Cette bouffée d'amour, ce lien qui se créer en une seconde. C'est magique et incroyable.
Je l'ai imaginé pendant neuf mois, le voyant tantôt comme son Père blond aux yeux gris, tantôt comme moi. Jamais je n'ai pensé qu'il pourrait être un parfait mélange de nous deux. Je l'aime plus que tout.
Il est blond, ses cheveux sont soyeux, fins et rebelles, il a les yeux verts, ils sont semblables aux miens. Et je sais qu'il sera différent de son père. Au plus profond de moi, cette certitude prend racine, s'ancre et devient immuable.
Je ne sais pas d'où ça me vient mais je le sais et ça me suffit.
Je le regarde chercher à tâtons mon sein et se mettre à téter.
L'amour que j'éprouve à cette instant m'étouffe, déborde de mon corps et des larmes de joie coulent sur mes joues.
Ma vie n'a pas été veine. Je le sais.
Ce petit bonhomme de 44 cm pesant 3,4 kilos est la raison pour laquelle je suis ici à cet instant précis.
Il me rend plus forte.
Et puis on me l'enlève pour quelques minutes, le temps de lui faire la toilette précise la sage-femme.
Elle change les draps du lit, les remplace par des propres amenés par un elfe, elle me passe un gant chaud sur le corps et je remarque pour la première fois le dégonflement spectaculaire de mon ventre.
Elle me tend une chemise de nuit que je l'enfile pendant qu'elle habille mon fils.
Nous nous installons tous les deux dans le lit de mon mari. Celui dans lequel je ne me suis jamais couchée mais qui a vu défilé de nombreuses autres femmes que moi.
Ca devrait me rendre malade mais je m'en fiche. Sincèrement, rien ne m'atteint avec mon fils à mes côtés. Et puis, elles ne sont que de passage, moi je reste. Et finalement je décide que c'est un joli pied de nez à toutes ces garces pressées de me voir morte et enterrée. Je souris. J'ai mis au monde l'héritier Malfoy dans le lit des putains.
J'ai grandis, je le sais et j'aime ça. Parce que toutes ces frasques libidineuses ne m'atteignent plus. Il peut bien faire ce qu'il veut, tant que ça ne touche pas mon fils, je m'en balance.
Je caresse doucement la tête soyeuse de Scorpius, perdue dans mes pensées.
Et puis Drago apparaît.
Aussi froid et distant que d'habitude. Il observe son fils, un peu mal à l'aise. Je lui souris. Il a l'air perdu … je crois.
Il nous regard, ses yeux gris ombrageux passe de l'un à l'autre et un sourire étire ses lèvres serrées.
-Il te ressemble, murmure-t-il.
-Je sais, soufflais-je anxieuse de sa remarque.
-C'est bien.
Il m'étonne.
Il s'assoit à nos côtés, caresse la tête du bébé, m'embrasse sur le front et chuchote :
-Quel prénom as-tu choisi ?
Je me fige et le regarde perplexe.
-Je ne sais pas … Je pensais que tu voudrais choisir son nom.
-On pourrait le faire tous les deux, propose-t-il.
Je suis ébahie. Il ne m'explique pas pourquoi il fait ça. Je ne veux pas savoir, il le fait c'est suffisant à mes yeux. Il me laisse prendre ma place auprès de notre fils et toutes les questions sans réponse que je me suis posée pendant ma grossesse s'envolent. Pour lui, pour notre fils, je sais qu'on sera deux.
-Et bien … j'avais plusieurs idées … On pourrait choisir celui que tu préfères qu'en dis-tu ?
-D'accord. Dis-moi.
-Il y avait …Désiderius,… Eusébius,… Gabrielis,… Nohemus,…Sixtus
Je le vois froncer les sourcils.
-Si tu n'aimes pas, il y a des tas d'autres prénoms qui …
-Ils sont tous latin … Pourquoi ?
Je ne sais pas quoi répondre.
-Pourquoi Astoria ? Répète-t-il doucement.
Je le dévisage, il est different. J'aime ça. C'est étrange. Je détourne le regard vers mon fils en répondant.
-Je pensais que tu ne voudrais pas un prénom d'une autre origine que latine … Lucius, Drago … tu vois …
-C'est gentil de ta part d'avoir pris en considération les traditions familiales.
Un silence gêné s'installe dans la pièce, seulement pertubé par le bruit de succion qui vient de notre fils. Les conversations civilisées sont rares entre nous.
-As-tu d'autres prénoms à me proposer ?
Je réfléchis et finit par murmurer celui que je préfère.
-Scorpius.
-Scorpius … Scorpius … J'aime bien celui là.
Je souris.
-Moi aussi.
-Alors ce sera Scorpius Drago Lucius Malfoy.
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Drago nous laissa passer trois jours dans sa chambre avant que le médicomage ne m'autorise à me lever. J'appris par Narcissa que les Aurors avaient demandé à me rencontrer, Drago avait déjà été entendu et aucunes charges n'avaient été retenues contre nous. Mon « interrogatoire » était une formalité administrative dont se chargea un agent en formation.
Drago se servit de cette affaire pour ruiner les Flint-Masson. Il attaqua les parents de feu Marcus, sa femme et ses beaux-parents pour ne pas avoir vu le comportement dangereux du défunt. Il récolta une somme astronomique en dommages et intérêts.
Quand je lui signifiais que Flint avait des enfants et qu'eux n'y étaient pour rien, il renifla dédaigneusement et me dit :
-On ne s'attaque pas aux Malfoy. Il aurait du savoir qu'il courait à sa perte, s'il n'a pas assuré l'avenir de ses enfants … Ce n'est pas mon problème… Scorpius est à l'abri du besoin quoi qu'il m'arrive, toi également.
Je ravalais ma réplique et tournais les talons.
Que pouvais-je faire ?
Rien.
Rien d'officiel en tout cas. Cependant, officieusement, je fis quelque chose. Je pris deux mille galions de mon coffre et chargeait un elfe de les faire parvenir anonymement à la femme de Flint. Lui était un salaud, j'étais mariée à un salaud mais elle comme moi n'avions rien à voir avec leurs agissements. Je lui offrais la possibilité d'une nouvelle vie.
J'appris quelques semaines plus tard par le biais de la presse qu'elle avait quitté l'Angleterre avec ses enfants pour Salem.
Une fois l'affaire Flint derrière nous, je me consacrais pleinement à mon fils.
Appréciant tous les moments que je passais avec lui. La nurserie était mon paradis et je la quittais rarement.
De temps en temps Drago venait m'y rejoindre mais se contentait de nous observer. Moi, donnant le bain, moi changeant une couche, moi berçant et chantant, mais jamais il ne s'approchait. Il souriait brièvement, m'adressait un signe de tête discret et quittait la pièce, sans un mot.
J'avais refusé d'engager une nourrice, soutenue dans cette idée par Narcissa et m'opposais farouchement à un Lucius toujours aussi conservateur et traditionaliste.
-Astoria, ce n'est pas de ton rang de t'occuper d'un nourrisson braillard.
Mon beau-père avait un tact redoutable. Le terme « nourrisson braillard » me fit monter la moutarde au nez en un temps record.
-Lucius … Dîtes-moi si je me trompe mais il me semble que je ne suis pas mariée avec vous n'est-ce pas ?
Il me dévisagea froidement avant de lâcher.
-En effet.
-Vous n'avez donc pas voix au chapitre n'est-ce pas ?
-En tant que patriarche de la famille Malfoy je …
-Père ! Le coupa Drago. J'approuve Astoria. Le sujet est clos.
J'étais intriguée par l'intervention de mon mari, il était rare qu'il ne soit pas en accord avec son père. Après ce repas des plus tendu, je pressais rapidement la main de Drago pour lui faire comprendre que je souhaitais lui parler. Il m'entraîna dans un petit salon privé du rez-de-chaussée, me fit signe de m'installer et héla un elfe qui nous apporta du thé.
-Que voulais-tu ? Débuta-t-il de but en blanc.
-Pourquoi as-tu pris mon parti ?
Il haussa les sourcils.
-Cela te dérange-t-il ?
-Non mais …
-Alors pourquoi cette question ?
-Parce que ce n'est pas normal ! Je …
-Qu'est-ce qui te pose problème dans le fait que je sois d'accord avec toi ?
Je soupirais … depuis l'arrivée de Scorpius nos relations avaient changés … il était trop … il était devenu … Presque gentil et je n'aimais pas ça.
-Quel est le problème Astoria ! Réponds-moi ! M'ordonna-t-il.
En un instant il redevint celui que j'avais toujours connu. Cet homme froid et hautain je savais comment le gérer. L'homme presque humain auquel j'avais eu affaire depuis la naissance de Scorpius … je crois qu'il m'effrayait encore plus.
-Je ne te reconnais plus … Tu prends mon parti, tu viens me voir dans mes appartements, tu regardes Scorpius grandir, tu … tu … Pourquoi m'as-tu soutenu quand j'ai voulu moi-même lui donner le sein ? Pourquoi refuser une nourrice ? Pourquoi …
-Personne ne lui donnera le meilleur à par toi, me coupa-t-il glacial avant de tourner les talons.
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J'ignore ce que j'ai provoqué en lui à ce moment là. Peut-être ai-je manqué une occasion d'améliorer nos relations. Peut-être la naissance de Scorpius l'avait-elle plus touchée que ce que je ne le croyais ? Je n'ai pas de réponse. Mais entre nous, tout revint à la normale.
Il m'ignorait et j'en faisais de meme. Comme depuis toujours nous appliquions notre devise :"Chacun sa vie".
Je me fichais ouvertement de ses maîtresses qu'il montrait dorénavant au grand jour. Je me fichais des cadeaux qu'il leur offrait, les appartements, les bijoux, les voitures pour celles qui allaient dans le monde moldu, les robes hautes-coutures et tout les autres caprices farfelus qu'elles pouvaient avoir.
J'ignorais les regards moqueurs des passants et des bonnes gens. J'ignorais les messes basses, les gloussements et les sourires en coin qui fleurissaient sur mon passage. J'ignorais les rémarques acerbes de Parkinson et les débutantes qui se frottaient sans vergogne contre mon mari.
Rien ne m'atteignait. Rien ne pénétrait mon mur de glace.
J'avais tant. Tant de choses que tous ces gens ignoraient. Je riais de les voir me plaindre alors qu'ils ignoraient tous … riches, pauvres, nobles ou mécréants ce qui se passait réellement derrière les hauts murs de ma maison.
Je prenais tout. Tout ce que mon fils me donnait.
Les premiers sourires, les premiers éclats de rire, les progrès moteurs que je constatais chaque jour.
Le jour où il s'assit seul, la première fois qu'il attrapat les barreaux de son parc et se mit à genoux puis debout. Les premières syllables, les "ba…ba", "beu …beu", "ma … ma" …, les premiers mots, les premières bêtises …
Drago passait une fois par semaine me voir dans mes appartements, s'encquérir de ma santé, de mes finances, de diverses problèmes domestiques, de nos sorties communes etc. Je l'entendais trois fois par semaine, entrer dans la nurserie par la porte du couloir. Il y restait environ ¼ d'heure avant de repartir.
Les années passèrent sans que je ne m'en rende compte.
Scorpius marcha à dix-huit mois. Puis je commençais à ses trois ans à lui apprendre les bases de la langue, les letters qui composaient son prénom etc etc … A six ans, il quitta mes jupes … un précepteur fut engagé.
Je continuais à m'occuper de lui, j'essayais de lui inculquer certaines valeurs qui me tenaient à coeur, je travaillais son ouverture d'esprit et sappais en amont les morales archaïques de mon beau-père qui devenait vert de rage à chacune des réponses de Scorpius. Je cédais à beaucoup de choses mais je restais ferme sur de nombreuses autres.
Scorpius appelait nos discussions "l'art du compromis et des négociations". C'était cinquante-cinquante à chaque fois.
Je tachais de restreindre son ambition démesurée définitivement malfoyenne par la modération et le contrôle de soi.
Et puis vint le jour où la lettre de Poudlard arriva. Scorpius était aux anges … moi pour être franche un peu moins mais je n'eu pas à coeur de le montrer.
Je plongeais avec lui dans la frénésie du Chemin de Traverse à la fin du mois d'août, grouillant de monde et encombré de bruits en tout genre. Je redécouvrais la joie de faire tous les magasins de la rue commerçante. Le plaisir de rentrer chez Ollivander's, le choix de sa première baguette, de son hibou, de ses robes de sorciers, de ses livres, de tout plein de petites choses qui m'ammenaient un grand sourire sur les lèvres.
Et puis il partit.
Sur le quai, je me rendis compte du temps qui était passé.
Il y avait tant de mes anciens collègues … tous devenus parents.
Il y avait Pansy et Théodore accompagné d'Aurora, leur fille rouse et dotée d'yeux bleus … Je souris, cette petite n'était définitivement pas une Nott mais une Weasley tout craché. Marrant.
J'observais la foule avec une soudaine attention notant tout un tas de details qui m'amusèrent.
La panse rebondie et visiblement flasque de Ronald Weasley, le regard emplit de désir qu'il lançait à Pansy et ses yeux réprobateurs à elle.
Potter et ses enfants … trois petites têtes brunes dotes d'yeux verts pour deux d'entre eux, l'autre avait les yeux bleus de sa mère, Weasley fille qui était assez peu attrayante après trois grossesses rapprochées.
Trois enfants Potter ? Ho ho ! Rectification … quatre. Visiblement le Survivant avait regardé sous le lit de la très intelligente Hermione Granger … Le garçon … Hugo, si ma mémoire est bonne, n'est certainement pas un Weasley mais je mettrais ma main à couper qu'il fait parti du clan Potter …
Oh mais le Trio n'est finalement pas si parfait que cela !
Le train emit un sifflement strident et mon attention se reporta sur Scorpius, je lui faisais promettre de m'écrire de temps en temps et le laissais rejoinder son groupe d'amis. Je regardais le train disparaître en essayant de ne pas montrer l'horrible pincement que je ressentais dans mon coeur.
Une main ferme se posa sur mon épaule, signe qu'il était temps pour nous de partir. Drago nous fit transplaner au Manoir, m'ouvrit la porte et redisparut dans un "crac".
Je franchit seule le seuil et un douloureux sentiment de solitude m'étreignis la poitrine.
Je savais que ça arriverait. Je m'y étais préparée.
Cependant, la dépression "post King-Cross" ne disparut pas avec les années qui s'écoulaient.
Scorpius grandissait, il devenait un homme et avait de moins en moins besoin de moi. Je me retrouvais vide. J'ai vécu pendant plus de dix par procuration.
Ne vous méprenez-pas sur le sens de mes paroles. Je n'ai aucuns regrets. Je le voulais.
Mais ce jour là, seule dans ce Manoir vide et lugubre, des larmes amères coulèrent sur mes joues.
Je repris mes vieilles habitudes, je sortais avec des femmes de mon âge. Je n'étais plus dans le groupe des jeunes femmes, j'étais maintenant dans celui des mères. Bien sûr, Pansy, Milicent, et la plupart de mes anciennes consoeurs de dortoir en faisaient partie.
Depuis mes découvertes croustillantes sur le quai 9 ¾ je pris l'habitude lors des soirées de remarquer les petits details, les choses bizarres, les regards en coin et tout ces petits rien que personne ne semblait remarquer mais qui moi me sautait aux yeux. Je les nottais dans un petit cahier soigneusement dissimulé dans un tiroir caché d'une console de mes appartements.
Que voulez-vous … Ca m'amusait et surtout, ça faisait passer le temps. Puis d'une certain manière, je me rendais compte que je n'étais pas la seule à avoir une vie étrange.
Et puis Scorpius entra en dernière année, j'avais trente huit ans, les premières rides apparaissaient sur mon visage mais je m'en accomodait. Lucius et Narcissa vieillissait et devenaient moins autonome. Bref, le vie suivait son cours et moi je la regardais défiler, incapable de la retenir. Ce sentiment d'inutilité me plombait mais je l'ignorais.
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La veille du retour de Scorpius pour les vacances de Noël, j'assistais à un gala de charité, feignant de l'intérêt pour la vente aux enchères visant à obtenir des fonds pour les nécessiteux. Pansy se glissa derrière moi alors que je faisais un signe de tête au commissaire priseur pour enchérir sur un lot de verre en cristal qui ne me serrait d'aucune utilité parce que les Malfoy se devaient de dépenser leur fortune insolente pour faire le bien.
-Que veux-tu Pansy ? Demandais-je sans me retourner alors que je me faisais contrer par cette pouffiasse blonde de Milicent
-Mais c'est que tu es perspicace Astoria. C'est incroyable.
-Ca ne l'est pas, répliquais-je froidement. Tu empestes la rose à des mètres à la ronde. Il n'y a que toi qui charrit une telle odeur.
-Comme tu peux être aigrie ! S'offusqua-t-elle. Moi qui voulais juste d'apprendre une nouvelle toute fraîche …
-Je me contrefiche de tes commérages… 150 galions !
-Oh mais celui-là tu vas l'adorer ma chère, pouffa-t-elle dans mon oreille. Devine où ta soeur est passée.
-Je l'ignore et ça ne m'intéresse pas.
-Tut tut tut … Ne dis pas ça voyons ! … Hummm si je te disais qu'elle est avec quelqu'un de ta connaissance ?
Je ne répondis rien. Il ne fallait jamais, ô grand jamais, entrer dans le jeu de Pansy.
-180 galions !
-Quelqu'un qui t'es très proche ? … Alors une idée ?
Je l'ignorais de plus belle.
-Ecoute moi bien, murmura-t-elle sur le ton de la confidance en s'approchant de mon oreille.
Je retenais ma respiration.
-Ta soeur, la belle Daphnée est en train de se faire prendre comme une chienne par …
Je fermais les yeux. Je savais déjà ce qu'elle allait dire et je priais Merlin qu'il lui fasse fermer son clapet avant que les mots fatidiques ne franchissent sa bouche.
-… ton mari, finit-elle en riant.
Je restais impassible.
-250 galions !
-Dans le petit salon du rez-de-chaussée … troisième porte à gauche. Bonne fin de soirée Astoria.
Elle gloussa, me tapota l'épaule et disparut alors que son odeur de rose me donnais la nausée.
-Adjugé à Lady Malfoy pour 250 galions !
Je demeurais là. Vide de toutes émotions, complétement pétrifiée. Mes yeux scrutaient la foule malgré moi à la recherche de ma soeur ou de mon mari alors que les enchères continuaient. Ils étaient introuvables et avant que je ne m'en rende compte, j'étais en movement. Mes pieds me firent quitter la sale pleine à craquer, remonter le couloir jusqu'à cette troisième porte.
Gémissements, cris de plaisir, bruits sourds, ahanements bestiaux …
Je fermais les yeux et transplanais.
J'étais hors de moi, humiliée au delà de ce que je croyais possible.
Ma soeur. Ma propre soeur et mon mari. N'avaient-ils donc aucun respect ? Aucune morale ?
J'avais soif de vengeance. Soif de les voir tous autant qu'ils étaient, si parfaits aux yeux du monde, traînés dans la boue, comme eux s'amusaient à le faire depuis si longtemps avec moi.
Et j'eu à ce moment là, la meilleure idée de ma vie.
Tout ces petits secrets sordides que je connaissais ou que je soupçonnais, j'allais m'en servir et de la pire des manières qui soit.
Ils avaient tous oublier que moi aussi j'étais une Serpentard. Et Salazar m'en est témoin, j'allais leur faire payer.
Je me ruais sur mon secrétaire, rédigeais un billet anonyme et sifflais un hibou banal qui m'assurerait de ne pas être reconnue.
J'attachais ma missive à sa patte en lui donnant sa destination.
-Gazette du soricer, trouve le rédacteur en chef. Je n'attends aucune réponse. Reviens avant le lever du jour.
Je le laissais s'envoler et m'endormis du sommeil du juste. Soulagée de savoir ma vengeance en marche.
Le lendemain matin, je me réveillais en parfaite forme. Il était prêt de onze heures, Scorpius rentrait ce soir. La première chose que je fis ce matin-là, fut de rédiger une longue lettre à mon fils dans laquelle je lui expliquais tout. Toute ma vie, toutes mes envies et surtout tout mes malheurs. Je voulais qu'il sache pourquoi j'avais fait cela.
Alors que je vais te refermer, petit livre de cuir qui renferme ma vie, j'espère que ce jour verra ma déliverance. Je l'espère de tout coeur. Il est temps pour moi de tirer ma révérance et si tout se passe comme prévu je ne serais pas la seule à tomber. Loin de là.
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Voilà pour ce dernier POV d'Astoria. Le dernier chapitre sera consacré à Drago. Alors quelles sont vos hypotheses ? Qui va tomber ?
Mystère … Réponse la semaine prochaine.
Je vous prie de m'excuser s'il restait des fautes, j'ai fait une relecture rapide du texte mais des erreurs sont toujours possible.
Place aux rar's :
Rose-Eliade : Merci de ton soutien ! J'espère que ce chapitre te plaira ! A la semaine prochaine.
Viviwi : Je suis contente que le comportement de Drago soit credible. Son POV est toujours difficile pour moi. Et oui, la fin approche à grand pas… Ca me fait tout bizarre mais toutes les bonnes choses on tune fin ^^ ! A la semaine prochaine !
Aangel-21 : Merci de ton soutien sans faille tout au long de cette fiction. C'est grace à ces petits commentaries que je ne me décourage pas. Alors merci du fond du coeur de prendre le temps de laisser une trace de ton passage. A la semaine prochaine.
