Chapitre 11 : Le bonheur est tout aussi bien que le malheur.

Info :

Celui-là, je pense que c'est mon préféré. Je me suis vraiment appliquée pour l'écrire, surtout la fin. Et j'espère qu'il vous plaira.

J'vais être sympa aujourd'hui. Pas d'tartines. )

Bonne lecture !

Malefoy allait dire le mot de passe mais j'intervins, me plaçant devant lui, hésitante.

-Tu es sur que… Ce n'est peut-être pas la peine de…

Le regard glacial qu'il m'adressa coupa court mon blablatage que je savais inutile. Je me décalai et murmurai « Réglisse ». La gargouille laissa place à un escalier aboutissant à la porte du bureau. Avec un regard mauvais pour Malfoy, qui resta indifférent, je montai les escaliers et toquai a la porte.

-Vous pouvez entrer.

Me voyant rester immobile devant la porte, Malfoy soupira et l'ouvrit. Il entra le premier et fit voler Towson et ses amis a l'intérieur de la pièce. Harry et Ron débarquèrent à leur suite et, au passage, me firent entrer.

Je vous laisse imaginer la tête de mon père quand il me vit entrer, seulement couverte d'un drap et –d'après ce que m'avait dit Harry après- livide. J'essayai de lui sourire mais ça a surement dut ressembler a une terrible grimace. Finalement je me laissai tomber sur un fauteuil et, laissant l'honneur a Malefoy de tout expliquer, fermai les yeux, espérant réussir à oublier cette fichue soirée. Chose impossible, évidemment. Mais bon…

Xxx

-Bonsoir professeur, dis-je, alors que Peters se dirigeait vers un fauteuil et …fermait les yeux ! Elle n'allait quand même pas me laisser tout faire ? En voyant un petit sourire apparaitre sur ses lèvres – le premier de la soirée- je me retins de lui gueuler dessus. Et bah si, Madame a décidé que j'allai devoir me débrouiller toute seule.
-Bonsoir….Que me vaut cette visite imprévue ?

-Rapport, professeur.

-Rapport ? Très bien. Prenez place.

Trois sièges apparurent du néant devant le bureau. Je m'assis sur l'un d'entre eux, vite rejoint par Potter et Weasmoche, et je commençai mon explication, au début hésitant, puis, au fur et à mesure, d'une voix plus assurée.

Xxx

J'ouvris les yeux à la fin de son récit. Je n'avais pas réussi à oublier bien sur. C'était même pire. Je tremblais de tout mon corps lorsque j'y pensais. Je jetai un coup d'œil à mon directeur. Je ne l'avais jamais vu dans cet état la, et d'après la tête des trois garçons, eux également. Mais je vous assure, ça avait de quoi faire peur. Imaginer votre très calme et très sage directeur écumer de rage, les yeux d'un noir intense, les lèvres formant une ligne fine, et chose qui aurait du être amusant si on ne se trouvait pas dans une telle situation, la pointe de sa barbe crépitait de petites étincelles bleues. Je frissonnai. Avant que quiconque puisse se douter d'un tel comportement pour une simple élève, je me levai en m'exclamant « Monsieur. » Aucune réaction. Je le répétai une seconde fois. Il sembla se reprendre. En tout cas, sa barbe ne crépitait plus. Cependant sa voix était grave et sèche lorsqu'il ordonna :

-Je vous parlerai après Mlle Peters. Messieurs, accompagnez-la à l'infirmerie. Je vais m'occuper de messieurs Towson, Blaths et Wechsler. Puis il se tourna vers un tableau et lança : Allez me chercher le Professeur Flitwick. »

Sous l'œil vigilant d'Harry, je sortis du bureau, suivis de Ron et Malefoy. Plus loin dans le couloir, mon ami le rouquin suggéra :

-Je crois qu'il faudrait chercher Hermione et Ginny. Elles nous en voudraient énormément si…Enfin, elles n'accepteraient pas d'être mises a l'écart de… Enfin, vous voyez…

J'hochai la tête doucement, tandis qu'Harry répondit :

-Très bien, vas-y. J'emmène Eileen à l'infirmerie avec Malefoy. » Ce dernier eut une grimace tandis que Ron semblait affichait une mine désespérée. Harry dut remarquer car il lança un « bonne chance » qui les fit éclater de rire. J'essayai de les imiter mais le rire resta coincé dans ma gorge et des images se succédèrent dans ma tête qui firent revenir les larmes. Je les retenais à grands peines mais quelques une glissèrent quand même sur ma joue. Harry s'approcha et délicatement les essuya. « N'y pense plus. Calme toi, n'y pense plus… ». J'hochai la tête de nouveau et Harry fit un signe discret à Ron pour lui dire d'y aller.

Je respirai profondément et clignai des yeux plusieurs fois pour faire partir les larmes. Une main froide se posa sur mon bras et je sursautai, me décalant brusquement. Puis je vis que c'était Malefoy. Son visage était fermé, et il serrait les mâchoires. Ses yeux étaient inexpressifs mais je crus pouvoir déceler pendant un infime instant un soupçon de peine. Mon cœur se contracta. Même si c'était Malefoy. Il m'avait quand même sauvé la vie. Et je n'avais pas voulu…pas penser… Je voulus m'excuser, dire que c'était à cause de Towson mais aucun son ne sortait. Il fit un geste de la main signifiant de laisser et dit froidement « Allons-y. » Puis il se retourna et partit sans un regard en arrière vers l'infirmerie.

J'entendis Harry rouspéter puis il esquissa le geste de me prendre par le bras pour finalement se raviser et me fit le signe de me suivre. Avec un pincement au cœur je le suivis. Plus personne ne pourra me toucher sans que je fasse un bond de trois mètres ? Mes meilleurs amis, Harry et Ron, ne pourront plus me faire leurs gros câlins et tous ces gestes familiers et chaleureux sans que je m'écarte ? Pourtant Harry m'avait touché juste avant…D'accord j'étais un peu offline dans ces moments la mais… Et s'était-il raviser parce qu'il ne voulait pas voir ma réaction de peur d'être vexé ? Mais, je le connais mieux que Malefoy quand même ! J'ai plus confiance en lui ! Je devrais pouvoir le toucher ! Des larmes de frustrations se pointèrent, mais je clignais des yeux justes avant qu'elles ne dévalent mes joues. Finalement, je mis ces pensées de côtés et remarquais que nous étions arrivés devant l'infirmerie et qu'ils attendaient que je reprenne mes esprits pour rentrer. Je leurs adressai un semblant de sourire d'excuse auquel Harry répondit par un regard disant que ce n'était rien.

Je soufflais un bon coup et ouvris la porte de l'infirmerie. Je n'ai jamais aimé cet endroit, rempli de médicament et potions dont la plupart sont obligatoirement dégueulasses. Franchement, qui est l'abruti qui a décidé ca ? Ca ne pourrait pas être au réglisse ou au jus de citrouille ? Ca existe pour les enfants, alors pourquoi pas pour les grands ?

Le bruit d'une verrerie cassée me fit arrêter mon blablatage, et je vis Mme Pomfresh, la main a la bouche, l'air horrifiée, répétant « Merlin, je cauchemarde ! ». Stupéfiée par une telle réaction, je mis un petit moment à comprendre que j'étais justement la cause de cette frayeur. D'ailleurs qui d'autres ? Et ce fut un peu vexée que je ronchonnai :

« Je suis si terrible que ca ?

Je vis Malefoy esquisser l'ombre d'un sourire :

-A un point que tu ne peux imaginer… Attends juste de voir la réaction de Granger et Weasley fille. Commença-t-il. J'avoue que moi-même j'ai été…comment dire… horrifié ? Oui, c'est cela. Horrifié. Tu es épouvantable ! » Se moqua Malefoy, amusé.

Encore plus vexée, je ne trouvais qu'à réagir comme une gamine et lui tirait la langue, me détournant en croisant les bras, et l'ignorais. Cependant, je ne pu résister a la tentation de voir son expression – on m'avait dit qu'il détestait être ignoré- et jetais un coup d'œil vite fait. Ce que je vis ne fit que m'énerver et m'agacer considérablement. Monsieur réprimait un rire ! Que dis-je ! Un fou rire! Oui, Monsieur réprimait un fou rire ! Je lui jetais un regard glacial puis me mit à l'ignorer superbement. Et ce fut a ce moment-la que je me rendis compte de ce que je faisais. Je jouais, boudais et, je dois l'avouer, délirais comme une gamine avec l'ennemi juré des Griffondors. Mais c'était plutôt sympathique. Cela aussi, je dois l'avouer.

Finalement, je suivis Mme Pomfresh qui s'était reprise et avait déjà préparé une série de potions tandis qu'Harry expliquait pourquoi je débarquais, blanches, les yeux rouges et gonflés, les poignets rouge également – a cause des cordes ce que je n'avais même pas remarqué- et vêtue d'un drap. A la fin du récit, elle me regardait compatissante.

« Ma pauvre enfant, quelle horreur … tu n'arriveras pas à dormir convenablement après tout cela, mais de sommeil tu as bien besoin… Rajouta-t-elle, songeuse. Oh ! Suis-je bête ! S'exclama-t-elle soudain. Elle se dirigea précipitamment vers une armoire et s'affaira en marmonnant : Merlin où l'ais-je mise… ? » J'échangeai un regard amusé avec Harry. On aurait dit Hermione se pliant en quatre pour retrouver un livre de je ne sais quelle matière dans son sac doté d'un sortilège d'élargissement. Enfin, elle revint, tenant presque triomphalement une fiole qui contenait un liquide bleuté. « Grâce à cette potion tu pourras dormir sans faire de rêve. » Voyant que je m'apprêtais à dévisser le flacon pour la boire, elle s'écria : « Attends enfin ! Tu as une centaine d'autres potions à prendre d'abord ! Tu n'as pas pris ton aspirine et d'autres potions qui te rendront moins…moins…

-Epouvantable ? Lâcha Malefoy, réprimant toujours avec grand peine son fichu fou rire.

-Oh, non ! Peut-être pas a ce point la ! Mais…moins…moins vulnérable. Ajouta-t-elle précipitamment. »

J'esquissai une grimace et lançai un regard meurtrier à Malefoy. N'allait-il jamais arrêter de se moquer ? Soupirais-je intérieurement…

Alors que j'avalais ma troisième potion avec grand courage, essayant de ne pas la renverser sur la tête d'Harry qui se retenait avec grand mal de se moquer et sur la tête de Malefoy qui lui, ne faisait aucun effort et riait prétentieusement sous l'œil réprobateur de Mme Pomfresh et mon regard glacial qui ne faisais que redoubler son rire, les portes de l'infirmerie s'ouvrirent a la volée sur une Hermione en rage et une Ginny… en furie ? Rejointes par Ron, l'air épouvanté. Lorsqu'elles me virent, elles accoururent en criant : « Eileen ! Bon sang, tu nous a … » Elles interrompirent leurs braillements lorsqu'elles me virent réellement, en entier. Elles s'étaient arrêtées à quelques pas du lit et Ginny tremblait de fureur :

« TOWSON, ESPÈCE DE PROGÉNITURE DE MERDE ! ABRUTI ! CONNARD ! SALAUD ! ESPÈCE DE BOUSE DE DRAGON ! SALE MORVE DE ROGUE ! DÉCHETS DU MONDE TERRESTRE ! FAUX SERDAIGLE ! SERPENTARD CACHÉ ! Elle débita ainsi un flot d'injure, connues et inconnues, sorcières ou moldues, jusqu'à ce que, a bout de souffle, elle s'interrompit pour respirer. Harry profita de cet instant de répit pour riposter, moqueur, « Ca y'est t'a fini ? ». Ginny eut un sourire penaud et soufflait un petit oui avant de se précipiter a mon chevet.

-Oh, Eileen, tu es si blanche ! Tu devrais dormir ! Ca te ferait du bien.

Hermione qui pour l'instant s'était tut, s'approcha et caressa mes cheveux, apaisante. Peut-être qu'elle m'apaisait, mais en elle une rage immense se déchainait. Je pouvais le lire dans ses yeux.

-Elle a raison. Tu devrais dormir. Tu auras amplement le temps de nous raconter après.

Puis elle me prit la main et s'assit à mes côtés, imitée par Ginny. Je n'aurais pas pensé qu'une présence féminine pouvait être si reposante, agréable dans des moments pareils. Mes deux meilleures amies étaient vraiment très douées pour soulager. A peine m'avaient-elles touchée… voila, c'était ca. Elles pouvaient me toucher sans que je m'écarte et je les touchais sans avoir peur de les vexer. C'était un poids qui se relâchait et me faisait me sentir mieux. Je jetai un regard vers les garçons. Malefoy avait disparu. Ron racontait a Harry l'épouvante qu'il avait eu lorsqu'il avait vu la réaction des mes amies. Se sentant fixer, ils tournèrent la tête vers moi et dans mes yeux je fis passer tout ce que je ne pouvais dire avec les gestes et la parole. Une reconnaissance éternelle, une amitié sans borne, un amour fraternel immense, et une pointe de regret aussi. Celui de ne pas pouvoir les toucher avant Merlin seul sait quand. Ils m'adressèrent un sourire éclatant et Harry murmura : « Nous aussi. Infiniment. ». Et Hermione et Ginny avaient tout compris, car elles hochèrent la tête et approuvèrent simplement : « Infiniment. »

Je leur adressai un sourire éclatant, le premier vrai de la soirée, un qui brillait et débordait d'amitié et de bonheur par ces simples trois mots qu'ils avaient dit et qui représentaient tant. Qui représentait le pacte d'une amitié infinie, d'un amour fraternel qui nous accompagnerait au delà de tout, qui nous unissaient éternellement. Tous les cinq. Toujours.

Je pris ma potion, et sous l'euphorie de cette conclusion, je ne sentis pas le gout atrocement horrible que devait surement avoir cette potion, et lorsque je sombrais dans le sommeil, ma dernière pensée fut que je devais ma vie à Malefoy. Etrange, n'est-ce pas, d'avoir une dette et reconnaissance immense envers son ennemi… Qui est peut-être en devenir d'autre chose vu les événements d'aujourd'hui…

Fin du chapitre 11.

Seulement si ca vous intéresses :

J'ai bien du mettre environ 3 heures à l'écrire celui la. Oô C'est beaucoup ? XD Mais, si cela vous plait, ce n'est pas grave ! Comme je l'ai dis c'est mon préféré et j'me suis vachement investit dedans. Alors… voila quoi. xD Le fruit d'un dur labeur sera toujours mon préféré. ^^

Petit aperçu :

De plus, c'est une Griffondor. Drôlement belle et attirante, maligne et intelligente mais une Griffondor quand même. Et dire que l'autre fois, j'avais apprécié la taquiner, l'embêter et rigoler en sa compagnie. J'avais l'impression d'avoir le droit. Le droit de rire, d'avoir des amis, etc.… C'était un rêve.