Chapitre 11 :
Du thé à la canelle
Chapitre classé M. Chapitre bien galère à écrire, d'ailleurs ! Et un peu long, j'espère que je ne perdrai personne en route.
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Merci pour vos reviews, vos mises en favoris et follows :)
WS : Comme toujours, ta review me fait super plaisir, t'es trop mignonne. Oui le chapitre précédent termine - trop - bien. En effet, tout le monde prend tout le monde pour un con, ça ne me va pas trop non plus mais c'est Draco qui fait son sournois serpentard... Encore une fois il y a une phrase de toi dans ce chapitre, oui tu peux hurler au plagiat je payerai les droits d'auteur avec mon CROUS, je suis riche moi Madame.
Melu49 : Oui, Hermione pensait venir au secours de Draco qui est finalement plutôt heureux chez Harry... Haha.
Madem0iz-ailes : Oui, je trouve que ça ressemble plus à Draco de faire ça que de péter un plomb et faire une scène - ça, ça aurait été la réaction de Harry en fait-. Oui Harry a des choses à régler c'est clair, le Danemark tout ça c'est sympa mais il faut affronter ses démons... Un jour. Héhé je te laisse lire le chapitre :)
Miruru-sensei : Tu aimes bien le personnage d'Hermione ? J'ai vu que tu lisais Nothing Else Matters, je trouve que son personnage est super bien exploité dans cette fiction !
Rya-Chii : Tu fais quelles études pour étudier le Danemark ? Héhé chanceuse, le Maroc est vraiment un pays superbe. Merci pour ta review, tu es adorable. Tu me fais super plaisir ! Hé foui les mots sautent je ne sais pas pourquoi... Je n'ai pas de bêta, je me relis mais des erreurs bâtardes se glissent malgré ma VIGILANCE CONSTANTE.
Brigitte26 : Héhé contente que tu aies aimé Hermione :). Pour le moment non, réellement il n'en a pas besoin pour vivre, avec l'héritage de ses parents, de Sirius et l'argent versé par le Ministère pour service rendu à la Communauté.
LadyHinata1 : Héhé foui finalement Harry n'a pas pris trop cher, l'éclair de feu et les histoires du soir c'est vraiment trop gentil...
Shizuka666 : Je suis contente que tu penses que cette réaction ressemble plus à Draco qui reste un Serpentard :).
DécembreJeanne : C'est cool que tu aies aimé ce chapitre. Oui, Draco a envie de se battre pour être avec Harry, et ce malgré ce que ce dernier lui a fait subir - après tout la blague était à double tranchant, Draco subissait un job qu'il n'avait pas choisit et une vie que Harry lui avait inventée mais en même temps il était au contact de ses enfants tous les jours, donc elle pouvait très bien se retourner contre lui très rapidement-. Et ça, Draco l'a aussi compris.
J'y retourne tous les jours pour voir si la suite est publiée :D. Favorable mais Harry a vraiment l'air furax haha. Et puis ça fait trop longtemps qu'ils se tournent autour, maintenant je veux de la guimauve ! Ils ont trop souffert ! Oui elle fait souvent des happy-end, mais j'ai quand même peur héhé :P
Dobbydu30 : Tu as raison il y a trop de fan fictions abandonnées sur cette putain de planète, d'ailleurs si j'étais Miss France je souhaiterais la paix dans le monde ET les reprises de fan fictions abandonnées !
JusteHP : Héhé merci, je suis contente que ça te plaise. Tu n'es pas la seule à souhaiter qu'ils retournent enfin en Angleterre :D
Askasia : Merci pour cette review si mignonne et encourageante :)
Gurisa : Héhé merci pour ces adorables compliments ! C'est difficile de rester fidèle aux personnages tout en ajoutant une petite touche personnelle donc je suis contente que tu aimes Harry, Ron et Draco ! Oui, Draco au pair, pas mal de gens étaient septiques haha. Je comprends ceci-dit. Je suis contente que ma façon d'écrire te plaise, franchement des fois j'ai envie de tout effacer et recommencer le chapitre. C'est une telle galère d'écrire...
Toundra95 : Haha l'éclair de feu, j'imaginais la scène en écrivant et je rigolais toute seule. Hé foui Harry est encore un peu faible, il est indécis, j'aime pas quand il est fou amoureux de Draco et qu'il est à ses pieds. Ginny est partie il n'y a pas si longtemps et c'est la première personne avec qui il couche dont il est susceptible de tomber amoureux et ça, il le sait aussi.
HlfBloodPrincess : Salut Laura - tu as fini par créer un compte !-. Merci pour ta review et tes encouragements :)
Ayra39 : En effet je suis allée sur ton profil et j'ai vu que tu écrivais plein de choses sur One Piece - je suis ignare pour ce qui est des mangas, je suis désolée-. Hermione le prend bien oui, enfin on sait tous pourquoi hein :D. Bonne chance pour toutes ces choses à écrire ! Que l'inspiration soit avec toi. Par contre j'ai pas compris ce que tu disais sur le théâtre ?
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POV Draco
Vendredi 25 Novembre, matin
Depuis que Potter et moi avons couché ensembles, je me suis branlé tous les soirs en pensant à son putain de corps, ses putain de lèvres, ses putain de yeux. Ça m'allait de le désirer de loin, de l'imaginer, mais maintenant que j'ai goûté à sa peau sucrée, que j'ai embrassé le creux de sa nuque, que j'ai pénétré son cul chaud et serré, je ne peux plus faire semblant de ne pas le désirer à en crever.
Je veux Potter.
Je le veux partout, tout le temps.
Mais lui aussi, visiblement : Après avoir emmené les enfants au Day Care, il vient me donner des instructions pour le nettoyage des sols tandis que je me trouve dans la buanderie et quelques minutes plus tard, on s'embrasse passionnément et je le porte pour l'asseoir sur la machine à laver.
Le lubrifiant est dans sa chambre et je songe à courir pour aller l'attraper mais nous sommes trop pressés donc je le prépare avec ma salive et il entoure ses jambes autour de ma taille.
- Vas-y, Malfoy. Tant pis pour les préliminaires, fait-il d'une voix rauque.
Je laisse échapper un grognement. Sa queue dure et vibrante est à quelques centimètres de mes lèvres, j'ai envie de lui taper la pipe de sa vie, mais il me supplie de le pénétrer en me branlant férocement et les pauvres neurones qui me restaient décident de quitter le navire.
Je pousse un cri de frustration et de désir mêlés et m'enfonce en lui d'une seule poussée, ça lui fait sûrement mal mais il bouge des hanches. Ce type est fou. La machine à laver est un peu haute, mais je suis grand et de toute façon j'ai tellement envie de lui que je le prendrais à même le sol – tant pis pour mes pauvres genoux, je suis un type qui prend des risques, moi !-.
Je lui dis que refuse de bouger jusqu'à ce que je le sente détendu autour de moi mais il me mord l'épaule et étonnamment ça m'excite – n'importe qui d'autre se serait pris un pain dans la tronche mais Potter a tous les droits sur mon corps- et je commence mes vas-et-viens. Il écarte les jambes, son sexe pulse contre mon ventre, il cri si fort que ça couvre le bruit de la machine et j'enfouis mes lèvres dans ses cheveux.
Il sent tellement bon, ça devrait être interdit. Je resserre ma prise sur ses fesses pour changer d'angle et son corps se crispe tandis qu'il rejette la tête en arrière. J'ai trouvé sa prostate je crois.
Il feule de plaisir, le bruit est putain d'excitant. Potter est foutrement étroit, foutrement chaud, foutrement moite. Je le pilonne sans relâche malgré mes genoux qui cognent le hublot de la machine à chaque coup de rein, malgré mon instinct de survie qui me dit de me barrer d'ici avant que tout mon corps soit happé par celui de Potter.
- Oh putain oui !
Il s'abandonne complètement, ses joues sont roses, il se mord les lèvres, ses yeux sont fermés.
J'ai envie de pleurer de le voir si beau, si proche de moi.
Cette vision m'achève et mes coups de reins deviennent désordonnés et frénétiques, il cri son appréciation d'une voix rauque, et je jouis en lui quelques secondes plus tard.
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Après cet épisode, Potter ne parle plus d'arrêter de coucher ensembles, et tant mieux parce qu'il aurait perdu quelques dents dans la foulée. Mon quotidien se résume alors à : Donner des cours aux enfants, faire à manger, faire le ménage, gueuler sur James quand il fait des bêtises, et baiser Potter.
Pendant les deux semaines qui suivent, je le baise partout et dans toutes les positions possibles. J'ai l'impression d'avoir dix-huit ans de nouveau, en tout cas ma libido est semblable à celle d'un adolescent.
Mais Potter a toujours fait de moi un gamin, de toute façon.
On s'insulte toujours, il me regarde toujours comme s'il allait m'étrangler, mais toute la tension s'évacue surtout durant nos corps à corps – plus dénudés mais tout aussi intenses que ceux de notre adolescence-.
J'aimerais dire que l'on baise violemment et en fait c'est le cas. Mais il y a dans mes gestes – seulement les miens, et c'est ça qui m'agace- une tendresse que ni Potter ni moi ne pouvons ignorer.
C'est moi qui le pénètre mais j'ai l'impression que c'est lui qui me prend.
Et ça ne me plaît pas du tout.
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Dimanche 27 Novembre
Hier, à Copenhague, j'ai acheté deux supers grandes peluches de serpents pour Noël. Potter va péter un plomb quand les enfants vont les ouvrir. Il me tarde de voir sa tête.
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Mardi 29 Novembre
- Ça te dit d'aller faire un tour dans la forêt ?
Je le regarde comme s'il venait de lui pousser une deuxième tête.
- Pardon ?
Il me fait un sourire timide – comment un connard pareil peut-il être aussi adorable !-.
- Il fait beau et avec la neige la forêt doit être magnifique. Mais je ne te force pas.
C'est ça, oui. Comme si Potter pouvait me forcer à quoi que ce soit. Je jette un regard dédaigneux à mon plumeau – mardi, le jour de la poussière- et le laisse tomber par terre. Potter m'adresse un sourire enfantin - on dirait un gamin le jour de Noël – et nous nous couvrons autant que possible avant de nous diriger vers la forêt.
Sur le chemin – qui dure tout au plus cinq minutes, on vit quand même à Hareskov qui veut dire forêt- on ne dit rien ; depuis que j'ai retrouvé la mémoire, je n'ose plus parler aussi librement, de peur de me trahir.
On dépasse le petit lac dans lequel nous sommes tombés l'autre jour – invention de Satan – et on s'enfonce dans la forêt. Tout est terriblement silencieux. Et magnifique.
Bon, Potter avait raison. C'est vrai que c'est superbe, les arbres sous la neige.
Il sort son putain d'appareil photo - Colin Crivey, sors de ce corps !- et je fais semblant de ne pas remarquer qu'il prend des clichés de moi – sinon il va appuyer sur le bouton au moment même où je tire une tête à faire peur, je le connais, je me souviens encore de l'expérience marocaine- et je fixe l'horizon, l'air de rien – mais je me suis mis à droite car c'est mon meilleur profil-.
Le reste de la balade se déroule en silence, puis à un moment Potter se tourne vivement vers moi et écrase ses lèvres contre les miennes.
Je me fige mais ne proteste pas. Honnêtement je ne sais pas quoi faire. Voyant que je n'ai pas l'intention de le repousser, il se détend et le baiser se fait plus doux.
Puis il se détache de moi et passe sa main gantée sur mon bonnet. Le geste est léger, il sourit, mais j'ai l'impression qu'il vient de signer mon arrêt de mort.
Je crois que j'aurais préféré qu'il me plaque contre un arbre pour me baiser dans cette forêt jusqu'à ce que sa queue gèle. Ce geste là est beaucoup trop intime, trop tendre, et je ne sais pas gérer la tendresse.
Ses yeux brillent et mon cœur rate un battement.
Je ne sais pas gérer Potter.
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Mercredi 30 Novembre, le soir
C'est bientôt Noël. Les danois sont excités comme des puces, j'en ai même vu un sourire -c'est dire !-.
Où que nous allions, des chants de Noël retentissent des hauts-parleurs, des odeurs de cannelle flottent – thé à la cannelle, sablés à la cannelle, lait à la cannelle, à croire qu'ils ont acheté des actions – et des lumières et guirlandes nous aveuglent – bon, j'exagère un peu, mais c'est l'idée, quoi-.
Potter est insupportable, bien sûr, mais je n'arrive pas à lui en vouloir. Après tout, ce type n'a pas eu d'enfance.
Aujourd'hui, nous sommes allés au supermarché sans les enfants – enfin, il y avait Lily, mais elle ne parle pas- pour acheter des calendriers de l'Avent. Potter en voulait un pour tous les membres de la famille, et quand je dis tous les membres de la famille, je précise qu'il a passé dix minutes à choisir le sien – apparemment, il y a une grosse différence entre les calendriers kinder et les calendriers lindt-.
Pour Albus et James, ça a été vite fait, on a pris les plus gros et les plus chers – Monsieur Potter était Chef du Bureau des Aurors, m'voyez-, avec des dessins de camions et de voitures – j'en voulais un avec des balais et des chaudrons mais bien sûr je n'ai rien trouvé, les danois ne sont vraiment pas drôles. Une source constante de déception.-.
J'ai dû batailler sévère parce que Potter voulait m'en acheter un à moi aussi. Comme si j'avais six ans. Et puis en plus c'est une vulgaire tradition moldue et ce n'est pas parce que je vis sans magie depuis dix ans que je dois me plier à leurs foutues traditions.
Potter – ce faux Gryffondor – a fait mine de capituler et m'a envoyé chercher des brocolis en quantité industrielle – Doux Merlin-, mais quand nous sommes passés à la caisse, j'ai remarqué ce calendrier en trop – et il s'est contenté d'hausser les épaules et de m'adresser un de ses adorables et horripilants sourire dont il a le secret-.
Potter, ce bâtard.
De plus, j'ai appris que comme Potter a décidé de fêter Noël sans la famille Weasley au grand complet cette année – tant mieux-, nous aurons donc Granger, Weasley-6e-du-nom et leur progéniture le soir du 23, histoire de réveillonner avec eux.
James-la-terreur, Weasley Père, Granger et Potter dans la même pièce. Salazar, venez moi en aide.
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POV James
Jeudi 1er Décembre, Day Care
- Maman me manque !
Je prends Albus dans mes bras. C'est difficile parce qu'on porte tous les deux nos combinaisons, alors mes gestes ne sont pas bien précis.
Maman me manque aussi mais c'est moi le plus grand alors je dois être courageux. Et puis Oncle Ron dit que les Gryffondors sont les meilleurs et que les Gryffondors sont courageux. Double raison pour être brave, donc.
- On va bientôt la revoir, je lui dis.
- Dans combien de dodos ? Demande t-il.
Je compte dans ma tête.
- Euh... Dans beaucoup de dodos, mais c'est bientôt Noël, je fais en souriant.
Il me sourit et commence sa liste au Papa Noël :
- Moi, pour Noël, je veux des livres qui racontent des histoires de dragons, un kit de potions, et de la glace à la framboise... Et aussi un balai volant !
Je fronce les sourcils et le pince :
- Tu sais bien que Papa ne veut pas qu'on parle de magie au Day Care, je souffle. Et puis le Papa Noël ne t'apportera jamais de balai volant, tu es trop petit !
Il hausse les épaules, boudeur.
Je me demande si moi, en revanche, j'aurais un balai. Papa ne serait sûrement pas d'accord avec cette idée et je n'écris pas encore assez bien pour écrire ma lettre au père Noël tout seul. Et je ne peux pas demander à Draco qui est un moldu. Peut-être que je peux en parler à Oncle Ron pour qu'il écrive pour moi ?
C'est vrai que je n'ai pas été très sage cette année mais Draco n'a pas menacé de m'enfermer dans la cabane à vélos depuis une bonne semaine, donc je fais de gros efforts, ça se voit !
- Tu crois que Papa est amoureux de Draco ?
Je me tourne vivement et fixe mon petit frère, qui s'amuse à écraser la neige avec ses bottes.
- Pourquoi est-ce que tu penses ça ?
- Il le regarde bizarrement. Et puis il sourit comme un idiot quand il le regarde.
C'est vrai que Papa a l'air un peu bête quand il regarde Draco. Comme si c'était Noël ou qu'on avait acheté de la glace au chocolat.
- Ça te dérangerait que Papa soit amoureux de Draco ? Je demande en enfonçant son bonnet sur sa tête – moi, je suis grand, je n'ai pas besoin qu'on m'aide, mais Albus le perd tout le temps-.
Il réfléchit quelques secondes, le nez en l'air.
- Non, parce que Draco nous aime et que moi aussi je l'aime.
- Tu crois que Draco va devenir notre deuxième Papa ? Je demande.
Il hausse les épaules, l'air de dire : Ce n'est pas déjà le cas ?
- Draco serait un bon Papa, dit-il. Il cuisine bien et il joue avec nous. Et il nous fait des câlins même si il dit qu'il n'aime pas ça.
- C'est vrai... Tu crois qu'il va remplacer Maman ?
- Maman n'est jamais là de toute façon.
C'est vrai. Mais moi je me souviens de quand Maman s'occupait de nous, quand Lily était encore dans son ventre. J'étais petit, mais je m'en souviens un peu. Elle cuisinait des tartes à la citrouille. Elle riait quand Papa chantait. Elle me parlait de Poudlard.
- Maman n'a pas toujours été comme ça.
Il hausse les épaules et dit :
- Elle est comme ça maintenant.
- Oui...
- Je crois que Draco est un sorcier.
- Quoi ? Pourquoi ça ?
- Il parle tout le temps de trolls et de dragons. Je pense que c'est un sorcier qui ne sait pas que Papa est aussi un sorcier. Il doit garder le secret comme nous au Day Care.
- Mais tout le monde connaît Papa chez les sorciers ! Papa est un héro ! Je m'exclame. Ton idée n'est pas possible !
Il hausse les épaules, se baisse et met de la neige dans sa bouche – moi aussi je faisais ça avant, mais un jour j'ai eu un caillou sous la dent et depuis je n'ai pas recommencé-.
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Samedi 3 Décembre
- Mais j'ai pas envie de dormir dans mon lit !
Papa soupire et je secoue la tête. Albus fait vraiment le bébé, parfois. Moi, je suis grand, je ne proteste même pas.
Derrière nous, Clémentine, notre baby-sitter, fait un sourire à Draco – qui ne la regarde même pas-. Draco regarde Papa. Draco regarde tout le temps Papa.
- James et toi vous pouvez dormir dans mon lit si vous voulez, propose Papa.
- C'est vrai ? Je demande.
- Mais on n'a jamais le droit de dormir dans ton lit ! Dit Albus.
- Cette fois-ci vous pouvez.
- Parce que tu vas au restaurant avec Draco ?
- Parce que je vais au restaurant avec Draco.
Papa nous prend tous les deux dans les bras – il est fort, Papa, il faisait du Quidditch avant- et nous emmène dans sa chambre. Je fais un petit signe à Draco pour lui dire bonne nuit mais il se contente de faire un petit signe de la main, comme s'il était impatient.
Albus et moi, on se jette sur le lit et on se bagarre pour savoir qui dormir sur l'oreiller de Papa, mais finalement je laisse Albus gagner, parce que je suis le plus grand – et le plus raisonnable !-. Et aussi parce que Papa me regarde comme s'il allait me punir.
- Papa, tu es amoureux de Draco ?
Il devient tout rouge et Albus le regarde, attendant la réponse.
- Pourquoi tu dis ça, mon cœur ?
- Ben, tu le regardes comme James regarde Philippa.
- Même pas vrai ! Je dis en le pinçant.
Papa fait une drôle de tête et j'en profite pour tirer sur la couverture.
- Ça t'embêterait que je sois amoureux de Draco ?
- Non. Mais est-ce que ça veut dire que tu nous aimeras plus ?
- Ne pense jamais ça, Al. Je vous aimerais toujours, quoi qu'il se passe.
Il se tourne vers moi.
- Moi non plus ça ne me dérangerait pas, je réponds. Sauf que je trouve que Léna est plus jolie. Mais bon. Ça m'arrange bien de toute façon, comme ça je pourrais l'épouser.
Il sourit.
- Puis t'es trop vieux pour elle.
Il fronce les sourcils et se jette sur moi pour me faire des chatouilles.
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Dimanche 4 Décembre
- Papa, y avait que Draco et toi au restaurant ?
- Non Al', il y avait aussi ses amis : Justine, Sarah et Yorick.
- Ils sont gentils ?
- Très gentils.
- Une fois, tu as dis que Draco était trop pénible pour avoir des amis, je dis en souriant.
Draco fait une drôle de tête et Papa m'adresse un sourire bizarre - on dirait qu'il a avalé un cintre-.
- N'importe quoi, James, j'ai jamais dis ça.
- Si. Même que t'as dis qu'il était trop coincé avec un balai dans les fesses. Et que personne voulait être son ami parce qu'il crachait tout le temps son venin – comme les serpents !-.
- Il a dit ça ? Fait Draco en posant brutalement sa fourchette.
Il me fait peur quand il fait cette tête, mais pour une fois c'est pas contre moi qu'il est en colère.
Papa devient tout rouge et je souris. J'en connais un qui va se faire gronder ce soir. Ça lui apprendra à cacher mes paquets de bonbons !
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Lundi 5 Décembre, Day Care
- J'ai vu Papa et Draco se faire un bisou.
- Quand ça ? Je demande.
- Hier soir. Je voulais un verre d'eau et ils étaient dans le salon.
- Beurk ! C'est dégoûtant !
- Oui ! Approuve Albus.
Il prend une craie et la met dans sa bouche. Je lui ai déjà dis de ne pas faire ça parce qu'après on a un drôle de goût sur la langue, mais il n'écoute rien. En plus Draco va sacrément le gronder s'il voit ses dents toutes bleues.
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Mardi 6 Décembre
- Jeudi, c'est l'anniversaire de Sarah.
- Ah bon ?
Papa prend Lily dans ses bras et se met à côté de Draco qui est en train de préparer du riz. Ça sent bon et j'ai faim, mais à chaque fois que j'essaie de manger un petit bout de carotte qu'il a découpé, il me tape sur la main. Léna ne faisait jamais ça.
- Oui. Je voulais savoir si ça te dérangeait que j'y aille. C'est le soir.
- Non, bien sûr, vas-y.
- Non mais comme normalement je travaille ce soir-là...
- T'es con ! Vas-y, ça ne me gêne pas du tout.
- Dis, Papa, pourquoi tu laisses Draco aller voir Sarah alors qu'il travaille le jeudi ? Je demande en m'approchant.
- Parce que c'est l'anniversaire de sa copine.
- Mais il travaille, pourtant.
- C'est exceptionnel, répond Papa en fronçant les sourcils.
- Comme un traitement de faveur ?
J'ai appris cette expression hier, avec Draco, et depuis je la dis tout le temps.
- Comme un traitement de faveur.
- Mais alors, Papa, pourquoi tu n'en faisais jamais à Léna, des traitements de faveur ?
Papa rougit et je retourne m'asseoir à ma place.
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Mercredi 7 Décembre
- Pourquoi on doit se coiffer comme ça ? Demande Albus en gigotant.
Draco s'occupe de moi et je me tiens tranquille. J'aime pas bien rester debout à rien faire pendant qu'il grogne que mes cheveux sont indomptables, mais il m'a assuré que ma nouvelle coiffure ferait craquer les filles et je veux que Philippa me fasse un bisou sur la joue - par sur la bouche, ça c'est dégoûtant !-.
Juste sur la joue, et mon copain Frederik sera super jaloux.
- Parce que c'est super classe, répond Draco tranquillement.
Le gel est froid sur mon crâne et je fais une grimace. Il appuie très fort sur ma tête et me sourit.
- C'est bon, James. Tu peux te regarder dans le miroir.
Je monte sur mon petit escabeau et ouvre grand les yeux.
- Dis donc, j'ai l'air grand comme ça ! Je fais en m'admirant.
Albus monte à son tour et sourit.
- J'ai une mèche qui dépasse, Draco, fait-il en montrant un épis sur le haut de son crâne.
- Oui, celle-ci est difficile à aplatir. Tu as vraiment les cheveux de ton...
Tout à coup, Papa entre dans la salle de bain en disant :
- Les enfants, on va être en retard pour le Day Ca...
Il s'interrompt et me fixe en ouvrant grand la bouche. Il se tourne vers Draco et ses yeux me font peur :
- Qu'est-ce que tu leur as fais ?
- De quoi parles-tu, Potter ?
Papa me regarde bizarrement, l'air un peu affolé, puis fixe Albus, qui mange du dentifrice - goût fraise, c'est trop bon, moi aussi j'en mange des fois-.
- Tu leur as mis du gel ?
- Quoi, ça ne te plaît pas ? Demande Draco en haussant un sourcil - j'ai appris ce que veut dire "hausser" grâce à lui-.
- T'as pas osé !
Je vois pas pourquoi Papa s'énerve. Draco a dit que les filles adoraient cette coiffure. Peut-être qu'il devrait le lui dire, parce que Papa a les cheveux vraiment en bataille - comme moi, d'ailleurs. Draco a mis un sacré moment à me les ramener en arrière-. Mais non, je suis bête, Papa a déjà Draco, il n'a pas besoin de plaire aux filles.
Draco sourit bizarrement - comme toujours quand il sourit à Papa - et Papa devient tout rouge.
Albus et moi on sort de la salle de bain parce qu'ils vont se crier dessus comme toujours, et qu'on préfère franchement pas être punis pour des bêtises qu'on n'a pas faites - je suis déjà suffisamment puni pour les bêtises que je fais-.
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POV Ginny
Mercredi 7 Décembre
Naos se tend et je le sens éjaculer en moi. Je n'ai pas joui mais ce n'est pas grave, parce que c'est la deuxième fois cette semaine et que je suis fatiguée après l'entraînement d'aujourd'hui.
Au pire je me caresserai ce soir, quand il aura regagné sa chambre – hors de question qu'il dorme avec moi, je ne veux pas que nos collègues nous voient sortir ensembles de cette pièce-.
Je me détache de lui et me sers un verre d'eau gazeuse. Mes muscles me font mal, j'ai envie de prendre une douche chaude. Je sais que je ne pourrais plus jouer longtemps, en fait c'est miraculeux que je sois toujours rapide alors que j'ai fêté mon vingt-sixième anniversaire... toujours mince alors que j'ai porté trois enfants.
Naos allume une clope, je déteste quand il fait ça, ça me rappelle Harry, mais je ne dis rien parce que moi aussi j'ai des petites habitudes qui l'agacent. Pour un sportif je le trouve un peu laxiste au niveau des addictions, mais bon c'est son problème. Lui aussi devra bientôt prendre se retraite, il a trente ans quand même.
Je m'attache les cheveux et me tourne vivement quand j'entends un bruit de papier froissé derrière moi.
- Qu'est-ce que tu fais ?
Il tient dans ses mains les lettres des enfants, qui étaient posées sur ma table de chevet.
- Ce sont les lettres d'Albus et James ?
Je grimace.
- Oui.
- Je peux les lire ?
Il ne manque pas de culot, mais je pince les lèvres. Il n'a pas d'enfants, lui. Il ne sait pas ce que c'est.
- Si tu veux.
Ça fait six mois qu'on se fréquente et c'est la première fois qu'il va aussi loin niveau intrusion. J'essaie de me calmer mais mon souffle se fait plus rapide et mes mains tremblent.
Je ferme douloureusement les yeux. Il va finir par dégager s'il continue comme ça.
Il est hors de question que je retourne dans une cage dorée. Je n'ai pas quitté un homme riche, sexy, gentil, célèbre, dont j'étais amoureuse pour en retrouver un autre et sourire comme une poupée pendant qu'il construit autour de moi une barrière – appelée maison – qui étouffera tout ce que je suis et tout ce que j'ai envie de devenir.
Je pense au regard gentil de Harry, à tout ce qu'il a fait pour moi et ma famille, et culpabilise aussitôt.
- "Maman" lit Naos derrière moi. "J'espère que tu t'entraînes beaucoup et que tes collègues sont gentils avec toi."
Il s'esclaffe et je lui jette un regard noir.
- C'est lui qui écrit ?
- Bien sûr que non, il a trois ans, je réplique en fronçant le nez. C'est Harry qui écrit ce que Albus lui dicte. D'ailleurs je le soupçonne de changer certains mots et de ne pas retranscrire certaines phrases...
Je suis un peu tendue, comme toujours lorsqu'on parle de mes enfants ou de mon ex-mari. La plupart des gens que je rencontrent dans le milieu du Quidditch pensent que je suis une fille de 25 ans – ouais, ils me donnent deux ans de moins, ça compte pour moi- qui voyage beaucoup et joue plutôt bien au Quidditch.
J'aime que l'on me perçoive comme ça plutôt que comme la connasse qui a quitté Harry Potter et l'a laissé seul et esseulé dans un pays étranger avec trois gamins sur les bras.
- "Nous allons tous bien, sauf que Léna est parti. Papa a engagé un garçon cette fois-ci. Il est très gentil et il cuisine bien, sauf qu'il râle beaucoup, surtout quand il doit changer la couche de Lily".
Il tire sur sa clope et secoue la tête.
- "Papa et lui se chamaillent souvent." Ah, ton Harry a raturé quelque chose...
Je déteste quand il l'appelle comme ça, ton Harry. Comme s'il était jaloux. Je ne veux pas de sa jalousie, je ne veux rien d'autre que du sexe et un peu d'attention. Je veux me sentir belle, je veux me sentir vivante. De l'amour, j'en avais à foison chez moi, et ça ne m'a pas suffit.
Mais je ne dis rien, ce n'est pas le moment et ça ne sert à rien. Je suis trop fatiguée pour que l'on se prenne la tête. Il plisse les yeux et lit :
- "Tout le temps." Ton gamin a dit "Papa et lui se chamaillent tout le temps".
Ça m'étonne quand même, parce que je sais que les choses se passaient bien entre Harry et Léna, la précédente au pair. Ce mec ne va visiblement pas faire long feu. Comme toujours lorsque je pense à Harry et aux enfants, une douleur sourde me compresse l'estomac. La culpabilité. J'ai besoin d'une bière.
- "Papa dit que c'est parce qu'il a un caractère de cochon. Aujourd'hui il m'a lu une histoire..."
Je fais un signe évasif de la main. Continue ta lecture, mon vieux. Je les connais déjà ces lettres, je les lis tous les soirs avant de m'endormir. Je dicte les réponses dans ma tête, vu que je n'ai pas le droit d'envoyer de courrier – même pas à ma famille-.
Naos prend une autre lettre :
- "Maman, tout va bien. Papa travaille beaucoup mais notre garçon au pair s'occupe bien de nous. Il nous apprend à lire, enfin surtout à James car moi je suis encore trop petit. Il est patient pendant les cours, ce qui est rare chez lui. James progresse vite. Moi je sais taper les syllabes !"
Je souris fièrement.
Naos lit encore quelques lignes, puis finit par se lasser et entreprend de couvrir mes seins de baisers.
- Tu as remarqué que ton gamin ne donne pas le prénom du garçon au pair ? Demande t-il.
C'est vrai. D'habitude Harry n'est pas si négligent, il écrit lui-même quelques lignes pour me raconter tout ce que font les enfants. S'il y a bien une chose que je ne peux pas lui reprocher, c'est qu'il ne me discrédite jamais à leurs yeux et n'essaie pas de me dégager de leurs vies.
Tandis que Naos semble parti pour un deuxième round, je songe à une phrase qui ne m'avait pas choquée avant...
"Papa et lui se disputent tout le temps."
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POV Draco
Jeudi 8 Décembre
Je reviens de Copenhague exténué – Sarah et ses foutus musées ! Qui aurait cru qu'elle nous amènerait à la seule exposition nocturne de l'année ?- et Potter m'attend dans la cuisine avec une assiette de pâtes – il faudra vraiment que je lui apprenne à cuisiner autre chose-.
J'ai même pas le temps d'ouvrir ma Carlsberg qu'il se jette sur moi et entreprend de m'arracher mes vêtements. Sa langue force l'entrée de ma bouche, il a un goût de bière et cigarette, je m'agrippe à lui comme si j'allais mourir – et en fait, c'est peut-être le cas-.
Je proteste vivement – les enfants sont en train de dormir juste à côté –, il grogne, m'entraîne dans le salon et me pousse sur le canapé. Il se frotte contre moi de manière vraiment indécente – heureusement que la baie vitrée du salon donne sur le jardin et non pas sur la rue- et j'étouffe mes cris dans son cou.
Il défait fébrilement ma braguette, comme si tout ce qui importait était de libérer ce qu'il y a dessous, et je pousse cri sonore quand sa main se saisit de mon sexe déjà dur. Il me branle avec enthousiasme, passant son pouce sur le gland, faisant de larges mouvements de poignets, et je rejette la tête en arrière en me mordant les lèvres.
Je me vois dans le reflet de la baie vitrée : un homme défroqué, décoiffé, les yeux brillants, affalé sur le canapé. Ça me dégoûte un peu de moi-même, mais je vois Potter, aussi : un homme de dos, à moitié nu, les muscles tendus, le visage enfoui dans mon cou. Il est beau, même si le reflet ne lui rend pas justice.
Il est beau et il est contre moi.
Potter se débarrasse rapidement de son pantalon et son caleçon et m'adresse un sourire carnassier en s'empalant sur mon sexe dressé.
Oh putain !
J'ai juré tellement fort que même les voisins ont dû m'entendre mais je m'en contre-fiche. Potter halète au dessus de moi, ses mains tremblent lorsqu'il prend mon menton en coupe pour me poser des baisers sur les lèvres.
- T'es taré ou quoi ? Je fais d'une voix rauque.
Question rhétorique. Bien sûr que Potter est taré.
Il gigote pour trouver une position plus confortable pour ses cuisses trop tendues, alors ses chairs se frottent contre mon sexe et je manque jouir sur le coup.
- J'avais trop envie de toi, avoue t-il avec un sourire contrit.
Je détache mes yeux de son sexe – bordel, je le veux dans ma bouche, mais on ne peut pas tout avoir – et plonge mon regard dans le sien.
Ses iris sont assombries par le désir – exactement la même teinte que quand il est en colère- et je ne comprends pas ce que j'y lis. La lueur qui se trouve dans ses yeux m'est inconnue et comme à chaque fois que je suis nu dans cet homme, je prends peur.
- Putain... Draco... tu es tellement dur.
Je ne couche pas souvent avec des hommes dans cette position, en réalité je n'aime pas ne pas mener la danse, mais elle a l'avantage indéniable de me permettre de mater Potter tandis qu'il prend son pied.
Il prend une respiration, pose ses mains sur mes épaules et me chevauche lentement.
Le rythme trop lent me rend fou mais Potter soupire de bien être alors je penche la tête sur le côté et le dévore des yeux. Il y a quelque chose de sensuel, d'indolent, dans sa manière de bouger. Les deux dernières fois, c'est moi qui ai choisi le rythme, le martelant à une cadence affolante, mais cette fois-ci Potter prend son temps et je trouve ça beau.
Beau et effrayant.
Je pose deux mains sur ses fesses et il grogne avant de s'emparer de mes lèvres. Ses mouvements se font plus rapides et ses gémissements viennent mourir contre mes lèvres.
Le baiser est dur, passionné, ça me rassure un peu. Je ne veux pas que Potter et moi fassions l'amour. Je veux qu'on baise.
Je pousse un juron et d'un mouvement brusque, je le renverse et il se retrouve le dos sur le canapé, les jambes en l'air. Je m'en saisis et les pose sur mes épaules tandis que je le pénètre d'un coup sec. Il cri et moi aussi. L'angle est délicieux, je touche sa prostate inlassablement, mes coups de hanches sont durs et rapides, je veux jouir en lui, bordel, je vais jouir tellement fort.
- Oui ! Putain, oui !
Mes mouvements se font frénétiques et désordonnés, je m'empare de ses lèvres avant de poser une main sur son sexe. Oh, bordel. Il est tellement dur, tellement chaud. Il feule de plaisir – enfin, j'espère- et dodeline de la tête en criant des choses terriblement excitantes.
- Draco...
Je le martèle contre le canapé en mordant tout ce qui se trouve à ma portée – oreille, lèvres, cou-. Ma queue sort et rentre en lui à une vitesse affolante, il me dit qu'il aime que je le prenne, qu'il aime mon sexe, qu'il aime me sucer, m'avoir dans sa bouche, dans son cul, dans sa main. Il me dit que je suis beau. Il me dit qu'il m'a voulu toute la soirée.
Ma pression sur son sexe s'accentue et je feule de plaisir tandis qu'il se déverse sur son ventre et que je me sens délicieusement compressé dans son cul.
Quelques coups de hanche plus tard, je jouis en lui, mes lèvres contre les siennes, mon cœur dans sa main.
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POV Blaise
Vendredi 9 Décembre, Copenhague
Six semaines. C'était le deal entre Draco et moi : il quitte l'Angleterre sans donner d'adresse où le joindre, mais il doit m'écrire toutes les six semaines. Hors, ça fait trois mois que je n'ai pas eu de nouvelles.
"Copenhague, le 20 Septembre 2007
Blaise, Théo, Pansy,
Nous sommes en Septembre et il fait déjà froid dans ce maudit pays.
J'ai goûté aux pâtisseries locales, je dois admettre que les danois savent mettre la cannelle en valeur.
Prenez soin de vous
Draco."
Il devrait écrire des lettres encore plus courtes, ce connard.
Si seulement Pansy avait accepté qu'on lui lance un sort de traçabilité. Mais elle m'a sorti un grand discours sur la liberté des individus alors je me suis abstenu. Maintenant je suis couvert des pieds à la tête – il gèle dans ce pays – et marche dans les rues de Copenhague, comme un abruti. S'il faut il a quitté la ville depuis des semaines, pour ce que j'en sais.
Je serre les dents et maudis le jour où mon regard s'est posé sur ce petit garçon blond aux yeux gris qui m'a entraîné dans une chasse aux dragons dans la forêt du parc familial. Si j'étais resté dans les jupes de ma mère au lieu de saisir sa main tendue, je ne serai pas en train de courir après un homme qui ne se donne même pas la peine de dire à ses amis qu'il est vivant.
Mais c'est Draco. Il m'a défendu lorsque des cinquième années ont insulté ma mère et qu'ils m'ont traité de bâtard. Il m'a conseillé de me cacher ou de fuir lorsqu'il est revenu de chez ses parents avec la marque sur le bras. Il m'a apporté de la soupe quand j'étais malade – avec une grimace de dégoût, certes, mais quand même !-. Il m'a fait écumer les bars quand Daphné m'a brisé le cœur. Il m'a écouté me plaindre de mes beaux-pères.
Il... Oh, ce con me manque.
Je voulais aller au Bureau des Aurors pour poser un dossier de disparition. Apparemment c'est Weasley-sixième-du-nom qui s'en occupe. Ronald de son prénom.
Je n'ai jamais aimé Granger, avec son petit sourire satisfait qui a l'air de dire "T'as rien compris, mon pauvre, laisse-moi faire", mais Potter ne m'a jamais parlé méchamment, il m'a même fait plutôt pitié à l'époque de Poudlard, avec son air constamment préoccupé et ses fringues trop grandes, et Weasley m'est complètement indifférent, on ne s'était jamais adressé la parole avant.
Mais Théo m'a vivement conseillé de faire des recherches moi-même, avant de prévenir les autorités. Vu que Draco est "marqué" par le tatouage magique, ils pourraient le localiser immédiatement. Sauf que si cet abruti a décidé de tremper dans quelques choses de louche, ils vont le coincer direct.
Je trouve que Théo exagère, parce que Draco n'est pas assez con pour faire quelque chose de répréhensible à quelques mois du Procès où l'on lui rendra sa baguette et où on lui effacera son tatouage.
En plus c'est pas lui qui a posé des congés pour chercher Draco ! Lui est bien tranquille en Angleterre, il va au Ministère tous les jours à la même heure, tandis que Pansy dessine ses robes tranquillement chez elle ! C'est moi qui me pèle les fesses et qui ai écumé tout Copenhague pour trouver une bière anglaise digne de ce nom !
J'ai tout fait : le Royal Hospital sorcier, les cafés sorciers, les Hôtels sorciers... personne n'a vu Draco. A croire qu'il a traversé cette ville comme un fantôme.
J'en ai parlé à Pansy qui a secoué la tête, dépitée – on aurait dit Granger, d'ailleurs - : "Blaise, tu le fais exprès ou quoi ? Tu penses vraiment que Draco a envie de fréquenter des sorciers alors que sa magie est emprisonnée dans son tatouage depuis dix ans ?"
Du coup, ce matin, j'ai décidé de me diriger vers l'Hôpital moldu de Copenhague. Théo s'est moqué de moi quand je le lui ai dis, comme si j'étais un genre de mère poule ou quoi, mais il faut bien commencer quelque part. Et il y a beaucoup trop d'hôtels moldus à Copenhague, je n'allais pas commencer par le pire de si bon matin...
La fille de l'accueil n'est pas très sympathique mais je lui sors la photographie la plus récente que j'aie de Draco – elle date des ASPICs, mais bon...-. Dès qu'elle pose les yeux dessus, je comprends qu'elle l'a vu. Je retiens mon souffle, espérant que cet abruti ne s'est pas fait tuer.
- Vous êtes de la famille ?
Je suis noir de peau et Draco est blanc comme un cul, mais bon on peut tenter. Je sors mon faux passeport – j'en ai quatre comme ça- et elle lit lentement :
- Blaise Malfoy.
- Oui. Draco est mon cousin.
- Mmmm.
Elle pianote sur son clavier et une feuille sort d'une machine. J'essaie de ne pas écarquiller les yeux comme un abruti, mais à chaque fois ça m'impressionne. Je ne sais pas comment Draco a pu se faire au monde moldu.
- Votre cousin a eu un accident de voiture. Il était amnésique à son réveil.
- Amnésique ?
- Mmmm. La personne qui est venue le chercher a refusé notre offre d'un suivi avec le psychologue de l'hôpital. Il a précisé que Monsieur Malfoy serait suivit par un ami de la famille, le Docteur Skoovgard.
- Quoi ? Qui est venu le chercher ?
- C'est un peu tard pour vous préoccuper de son sort, monsieur... Malfoy. Il est sorti il y a deux mois. Voici les coordonnées de la personne qui est venue le chercher.
Arthur a t-il été mis au courant que Draco a eu un accident ? Je croyais qu'ils avaient rompu, mais il doit toujours être son contact d'urgence.
Je prends la feuille de papier qu'elle me tend, baisse la tête et manque de m'étouffer quand je lis l'adresse.
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Harry James Potter
62 Skovbovaenget,
4 500 Hareskov
Kobenhavn
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POV Pansy
Londres, toujours Vendredi 9
Blaise fait de grands moulinets avec ses bras et manque de casser deux vases et un verre rempli de vin – oui il n'est que onze heures du matin, mais j'ai besoin de quelque chose de plus fort que du thé pour supporter cet homme-. Théo me lance un regard en coin et j'hoche la tête.
- Blaise, vas-tu t'asseoir et m'écouter ?
- Quoi ? Mais c'est vous qui allez m'écouter ! Maintenant vous vous levez, vous prenez vos baguettes, et vous venez avec moi ! J'ai l'adresse, bon sang ! Draco – notre Draco – est quelque part dans ce pays de malheur, prisonnier de ce cinglé de Potter ! Et dire que j'avais pitié de lui à Poudlard, en fait c'est un putain de psychopathe kidnappeur de Serpen...
Je pousse un soupir et agite ma baguette en prononçant "Silencio". Le sort fait aussitôt effet et Blaise ouvre et ferme la bouche en me lançant des regards noirs.
Je me lève, me sers un deuxième verre de vin et lui fais un sourire agacé.
- Draco était déjà obsédé par Potter à Poudlard. Il parlait tout le temps de lui, tu te souviens ? Il était au courant de ses moindres faits et gestes. Bon sang, Blaise, toutes ses copines étaient brunes aux yeux clairs...
Il fronce les sourcils et je poursuis :
- Je pensais – on pensait – que ça s'arrangerait après la Guerre. Sauf que ce trou du cul de Potter est parti dans sa foutue Académie des Aurors et Draco, qui était condamné à vivre comme un moldu, n'avait plus autant d'occasions de le croiser. Tu te souviens à quel point il était imbuvable ?
Il hoche la tête, pensif. Il a l'air d'enfin comprendre où je veux en venir – au bout de dix ans, ça commence à rentrer-.
- Bref. Tu te souviens qu'il était tout le temps accroché à la Gazette ? Tu ne t'es pas demandé pourquoi ?
Théo ricane et je bois une gorgée de vin.
- Par Salazar, Draco lisait attentivement tous les articles qui parlaient de Potter et de sa belette. Ou de Potter tout court. Les résultats d'examens de Potter. Les stages de Potter. Les fringues de Potter. La crise de nerfs de Potter – tu te souviens pas que Draco était dans tous ses états à ce moment là ?- . Le bébé de Potter... Et le pire de tous : le départ de Potter pour l'étranger ! La destination inconnue... tout le monde spéculait, tu ne te souviens pas ? Il va partir aux Etats-Unis, il va partir au Canada... Bref. Draco est parti vivre en France un mois après le départ de Potter. Tu n'as jamais trouvé ça... étrange ?
Je bois une nouvelle gorgée - la journée risque d'être longue, autant me donner du courage- et il s'assoit dans son fauteuil, les yeux écarquillés.
Je le plains, j'étais dans le même état quand j'ai compris.
- Alors Draco est peut-être amnésique – ou pas, d'ailleurs, c'est bien son genre de faire semblant d'être en position de faiblesse pour mieux manipuler – mais Draco vit surtout chez son fantasme de toujours, et tu sais que Ginny Potter a mis les voiles depuis un moment, tout le monde sait qu'elle couche avec ce joueur de Quidditch, comment s'appelle t-il, déjà ? Noah quelque chose. Bref, on s'en fiche...
J'esquisse une grimace et Blaise hoche la tête, l'air d'avoir envie de s'arracher les tympans. La vie sexuelle de la Belette Femelle... Beurk. Vite, un peu de vin !
- Donc non, on ne va pas faire de mission sauvetage. Je ne sais pas à quoi joue Potter – tu as raison, ce type est un putain de taré, je l'ai toujours dis- mais Draco n'est pas malheureux. Maintenant donne moi ce papier – voilà, merci-. Je m'en occupe. Tu es bien trop bourrin pour cette mission.
Je jette un regard désolé à Théo, qui va devoir répondre à toutes les questions que Blaise ne manquera pas de poser, mets mon manteau et mon écharpe – Blaise a bien dit qu'il gelait dans ce foutu pays-, lis l'adresse attentivement et transplane.
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Hareskov, Danemark
Draco a vieilli. C'est la première chose que je remarque. Je me demande si sur mon visage aussi, les marques de la Guerre et du temps sont aussi évidentes.
Il est beau, bien sûr – il l'a toujours été-. Bordel, s'il n'avait pas été Pottersexuel je l'aurais épousé à ma sortie de Poudlard. Il faut être aveugle ou stupide pour ne pas avoir envie de passer sa vie avec cet homme.
Pour ma part, lorsque j'étais enfant, je me sentais déjà chanceuse d'être dans la même pièce que lui.
Un peu comme si son aura me rendait belle, ou unique.
Draco a toujours eu cet effet là sur moi.
Il a l'air fatigué mais heureux, c'est assez criant d'ailleurs. J'ai passé trop de temps à ses côtés pour ne pas noter les cernes sous les yeux gris, le teint un peu pâle, la silhouette trop mince, mais aussi le sourire doux, le regard apaisé.
Potter ne le tient visiblement pas prisonnier.
A moins qu'il ne l'ait drogué ? Non, ce n'est pas le genre de St Potter.
Il porte un bébé roux dans les bras – la presse n'a jamais pu divulguer les noms des autres enfants de Potter-.
Il lui parle – ou alors lui chante quelque chose-, la berce doucement et sa petite main touche le menton de mon meilleur ami.
Je ferme douloureusement les yeux. Ça fait des années que je n'ai pas vu Draco et c'est difficile de le voir, à quelques mètres seulement de moi, après tout ce temps à penser à lui, à me demander s'il va bien.
On s'écrit, bien sûr, mais ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas l'intimité que nous partagions à Poudlard, quand Théo, Blaise et moi on débarquait dans sa chambre avec un kilogramme de sucreries et un plateau d'échecs. Quand on se racontait les potins en regardant le lac ou quand on faisait nos devoirs côte à côte.
J'ai aimé Draco – bordel, j'ai été amoureuse de lui pendant une éternité- et maintenant il fait partie de moi, nous avons grandi ensembles et même si je sais que je n'aurais jamais une relation amicale normale, purement désintéressée avec lui, je veux qu'il soit heureux. Je le veux vraiment.
Une douleur sourde me compresse la poitrine. J'imagine que ce connard de Potter n'a même pas conscience de la chance qu'il a. Je donnerais n'importe quoi pour voir Draco tous les jours.
Je frissonne soudain. Je suis cachée derrière un buisson, je tremble parce qu'en effet il gèle dans ce pays de merde – Potter a toujours eu des goûts de chiotte, y a qu'a regarder Granger et Weasley- et mon sort de dissimulation ne va pas tenir cent ans.
Et je n'ai vraiment pas du tout envie de lancer un oubliette à un moldu un peu trop curieux – quoi, il n'y a pas de loi qui empêche les gens de se cacher dans des buissons, si ?-.
Il faut que je me décide.
Draco boit quelque chose dans une tasse – du thé noir, le connaissant – et regarde la rue par la fenêtre – juste derrière, ou plutôt à travers moi, en somme-.
Est-ce que Potter est à la maison ? Il est sensé travailler, non ? Il était Auror la dernière fois que la presse a parlé de lui – il y a très longtemps-.
Ah, le voilà qui arrive !
J'étouffe un juron. Bordel, les années ont été tendres avec ce connard !
Le petit garçon maigrichon s'est transformé en un homme... bordel, ça me fait mal de penser ça, mais en un homme pas désagréable à regarder – bon, d'accord, un homme sexy-.
Bon, il a toujours sa tête de bienheureux, mais la Guerre a laissé ses traces, et son regard, bien que toujours enjoué, est plus grave, plus profond.
Heureusement que c'est moi qui suis partie en mission espionnage parce que si Blaise avait été là il aurait fait un arrêt cardiaque : Potter vient de poser ses lèvres sur la joue de Draco – un peu trop près des lèvres pour que ce soit innocent-.
Ils discutent quelques secondes – sans s'étrangler, comme quoi les miracles de Noël existent-, et Potter disparaît de mon champs de vision. Il part où, Du con ?
Ah ! Il ouvre la porte, et Draco lui court après en riant :
- Potter ! Tu oubliais la liste !
La liste. Potter part faire des courses. Ça me laisse le champs libre. Potter éclate de rire, secoue la tête, l'air de dire "Quel étourdi je fais" – quel abruti surtout !- et sa main caresse quelques secondes le poignet de Draco – c'est quoi ça ?!-.
Je renforce mon sortilège de désillusion tandis que l'autre abruti monte dans la chose roulante - une toiture, je crois que ça s'appelle une toiture- et manque de m'intoxiquer avec sa fumée maléfique.
Dès que la machine roulante a disparu au coin de la rue, je défais mon sortilège et me précipite sur la porte, que je martèle de coups de poings – autant pour le légendaire sang-froid des Serpentards-.
- Tu as oublié quelque chose ? T'es vraiment...
Draco s'interrompt et ouvre de grands yeux. Je vois dans ses yeux qu'il m'a reconnue. Visiblement, l'amnésie c'était un coup de bluff. Sacré Draco.
- Salut Draco, je fais d'une voix froide.
- Pansy...
- Tu as de la chance que je n'ai pas laissé Blaise transplaner, il aurait lancé un impardonnable sur Potter – quel dommage...-. Il est persuadé qu'il te tient prisonnier contre ton gré.
Il recule d'un pas et je lui fais un sourire narquois.
- J'allais vous écrire, Pansy, je le jure... En fait, je viens juste de retrouver la mémoire, et...
- C'est quoi cette odeur ? Je fais en entrant dans la maison - bordel, c'est grand ici, il se fait pas chier Potty !-.
- Pansy...
- Réponds à ma question.
- Potter et moi on faisait une kidney pie mais il nous manquait des ingrédients, alors on a dû arrêter la préparation...
- Ok, on s'en fiche. Tu fais tes bagages ?
- Pardon ?
- Ben quoi, je viens te sauver, on s'en va, non ?
Il cligne des yeux et je fronce les sourcils.
- Pourquoi tu fais cette tête ?
Il pousse un profond soupire.
- Raconte-moi ce qu'il s'est passé, je dis en m'asseyant.
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Je termine ma tasse de thé – j'aurais besoin de quelque chose de plus fort, mais Draco refuse de me laisser transplaner en état d'ivresse, quel rabat-joie- et la repose sur la table.
- Tu m'as manqué.
- Tu m'as manqué aussi, Pans'.
- Tes parents te réclament. Ça fait des années que tu n'es pas allé le voir.
- Je sais...
- Potter s'est bien foutu de ta gueule. Maintenant, vole tout ce qui a de la valeur dans cette foutue maison et pars avec moi ! Décide-toi, il va bientôt revenir.
Je me lève brusquement et lui tends la main mais il ne bouge pas de sa place.
- Par Merlin... Tu ne veux pas partir, c'est ça? Je demande en croisant les bras.
Il me fixe quelques secondes avec ses grands yeux gris avant de les fermer et de secouer la tête. Sa lèvre inférieure tremble un peu, et je frissonne soudain.
- Oh mon Dieu...
Je porte une main à ma bouche, Draco me jette un regard étrangement douloureux.
- Tu es toujours amoureux de lui, n'est-ce pas ?
Il émet un son plaintif et se cache la figure avec ses mains. Puis il croise mon regard et très, très, lentement, il hoche la tête.
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POV Albus
Samedi 10 Décembre
- Ok, vas-y Albus.
Draco me regarde, le stylo en main. Je dis :
- Cher Papa Noël. J'ai été très sage cette année, même si je continue à manger de la mousse dans le bain et que Papa dit que c'est mal. Et même si je donne des coups de pieds à James quand il m'embête.
Draco fait ce sourire qu'il adresse toujours à Papa – comme s'il se moquait un peu-.
- J'aimerais avoir plein de cadeaux cette année.
Je prends une grande inspiration pour dicter ma liste, mais je m'arrête tout d'un coup.
On n'a pas le droit de parler de magie à Draco, c'est Papa qui l'a dit. Mais c'est difficile parce que Draco vit avec nous et que je le vois tout le temps. Et puis il parle de chaudrons et de dragons, alors que Léna ne e faisait jamais.
Des fois j'aimerais qu'on puisse lui dire la vérité, surtout que Papa aime beaucoup Draco, je les ai vu se faire un bisou : Ça veut dire que Draco doit être spécial pour Papa. Je n'ai jamais vu Papa et Maman se faire de bisous.
- Albus ?
- Euh... J'aimerais que mon Papa soit heureux.
- Pardon ?
Il pose son stylo et me regarde.
- C'est ça que je veux pour Noël.
- Papa est déjà heureux, parce qu'il vous a tous les trois, fait-il en souriant.
Je fronce les sourcils et compte sur mes doigts.
- Tous les quatre, tu veux dire.
Il ouvre la bouche et je dis :
- Toi, moi, Lily et James ! Ça fait quatre !
- Ah... Euh... Oui...
- Et toi aussi tu es heureux ?
Il attend avant de répondre.
- Bien sûr.
- Parce que tu nous a tous les quatre ?
- Parce que je vous ai tous les quatre.
Je monte sur ses genoux pour lui faire un câlin et fais un signe de la main à Papa qui nous regarde, appuyé contre le mur du salon. Il fait une tête bizarre, comme s'il allait rire et pleurer en même temps.
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POV Draco
Lundi 12 Décembre
Je me douche après avoir fait le ménage quand j'entends quelqu'un toquer à ma porte.
- Qu'est-ce que tu fais ? je souffle quand Potter passe la tête dans l'entrebâillement.
- A ton avis ? fait-il en écartant le rideau avec un sourire étrange – presque carnassier-.
- Bordel, c'est mon étage ici ! Merci l'intimité hein !
- Justement, mon intimité a besoin de toi...
Je déglutis mais il me plaque contre le mur et se frotte contre moi, m'arrachant des gémissements de surprise et de plaisir mêlés, puis prend mon sexe mou en bouche.
Ses efforts sont vite récompensés, je suis dur quelques coups de langues plus tard, et il attrape mes fesses à deux mains pour m'enfoncer plus profondément dans sa bouche. Oh putain !
Il me laisse imposer mon propre rythme, ce que je ne me prive pas de faire. L'eau dégouline sur ses lunettes, il ne doit rien y voir, mais moi j'ai une vue imprenable sur lui et d'ailleurs je dois me forcer à fixer le mur devant moi parce que si mes yeux se posent encore sur un Potter trempé, les cheveux en bataille, ma bite dans la bouche, je vais jouir.
Il me laisse baiser sa bouche avec enthousiasme mais se détache de moi – non ! - lorsque mes coups de reins deviennent trop frénétiques.
Tu vas me baiser correctement, hors de question que tu ne me laisses avec ça, fait-il en attrapant ma main et en la posant sur son sexe gorgé de sang.
Je gémis et hoche frénétiquement la tête et entreprends de le débarrasser de son pantalon – trempé – et sa chemise – trempée et collante...-.
Il gémit et s'accroche à moi lorsque je commence à le branler en le couvrant de baisers. Mes mains sont pleines de gel douche alors je serre le poing pour ne pas perdre ma prise. Sa peau est chaude et trempée, ses baisers mouillés, sa queue dans ma main, ce type est en train de me rendre fou.
Il mord mes lèvres et gémit contre mon visage, je me sens tellement proche de lui, s'en est presque trop pour mon petit cœur.
Soudain il pousse ma main et se retourne. Je grimace. Ce n'est pas la meilleure position, parce que Potter est un peu plus petit que moi, et que je vais devoir me courber un peu pour être à hauteur de son cul, mais il bouge les hanches et me dit :
- Tu viens ?
Alors je viens, je glisse un doigt savonneux dans son intimité et entreprend de le préparer correctement, même si ma queue se presse contre ses fesses et que mes hanches me disent "Vas-y, vas-y".
Je mords son épaule à cause de la frustration et il pousse un grognement mais je m'en contre fiche parce que je tremble de désir contre son dos et qu'il peut apprécier mon self-contrôle, sinon je serai déjà en train de le marteler contre ce foutu mur.
J'ajoute un second doigt et il gémit lorsque je trouve sa prostate. Je pose une main sur son ventre, je suis littéralement collé à lui et pendant une fraction de seconde, je me dis que si je pouvais passer ma vie ici, contre Potter, je le ferais.
Cette pensée m'effraie et je dégage vivement mes doigts, pose mes mains sur ses hanches et le pénètre lentement. Il hoquette de surprise et j'espère qu'il n'a pas mal parce que maintenant que j'y suis, aucun être sur terre pourra me faire me retirer.
Oh Bordel.
C'est la quatrième fois maintenant, je devrais m'y être fait, mais je continue de trembler comme un camé en manque. À croire que je suis drogué au Potter.
Il a posé ses mains sur les carreaux mouillés du mur et les fixe pour resté concentré sur quelque chose, parce que cet homme me fait perdre le contrôle et que ça me terrifie.
- Qu'est-ce que tu attends ? Fait-il dans un souffle. Allez, bouge, Draco, j'ai tellement envie de toi.
C'est la troisième fois qu'il m'appelle pas mon prénom et à chaque fois nous étions nus. Je ne comprends pas pourquoi mon cœur se gonfle comme ça mais j'ai l'impression qu'il va éclater dans ma foutue cage thoracique.
- Draco ? Allez, je n'ai pas mal. Prends-moi.
Je cligne des yeux, hoche la tête, enfonce mes ongles dans sa peau et commence de lents vas-et-viens. Il est chaud et serré autour de moi. Mon pubis tape contre son cul, le bruit est mouillé, c'est indécent et terriblement excitant.
J'accélère le rythme, à cause du savon la prise est difficile, mais son cul est serré et mes mouvements, bien que rapides, restent profonds. Il gémit bruyamment, j'ai envie d'avoir un magnétophone intégré dans le cerveau pour pouvoir enregistrer ses cris et les écouter quand je serai seul, en Angleterre. Parce que c'est évident que c'est trop de bonheur et d'émotions pour mon petit cœur, et qu'un jour tout va s'arrêter.
L'idée que dans un futur beaucoup trop proche, tout ceci ne sera qu'un souvenir me serre le cœur et je m'accroche désespérément à Potter. Mes coups de reins se font plus durs et plus rapides et il émet des cris rauques et obscènes. Je suis tellement proche de l'orgasme...
Ma main quitte sa hanche et s'enroule autour de son pénis. Mes coups de poignets sont aussi frénétiques que mes coups de hanches et il ne tarde pas à jouir, son sperme éclabousse le mur et son cul se resserre autour de mon sexe.
J'entends des sons étranges sortir de ma gorge – ce n'est pas possible, ce n'est pas moi qui cri comme ça, ces sons sont indécents et je suis un Malfoy – tandis qu'un orgasme fulgurant me terrasse.
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Mardi 13 Décembre
- Gran... Hermione ?
Elle m'adresse un grand sourire et je la fixe comme si je voyais un fantôme. On est mardi, qu'est-ce qu'elle fait ici ? Ces gens là ne travaillent-ils donc jamais ?
- Harry est prêt ? Fait-elle en me collant une bise sur chaque joue – si père me voyait !-.
- Et bien...
"Harry" vient de se tailler la pipe de sa vie et doit sûrement être en train de se doucher, mais je ne suis pas sûre qu'elle apprécierait la sincérité de ma réponse.
Elle enlève son manteau, son bonnet, son écharpe et ses gants puis me pousse sans ménagement pour entrer dans la cousine et se préparer un thé – je t'en prie, fais comme chez toi Granger !-.
- Tu en veux un ? Il gèle dehors, j'ai besoin de boire un truc chaud.
J'hausse un sourcil parce qu'elle a dû transplaner de son palier à la forêt de Hareskov et marcher cinq minutes grand maximum, mais elle sort un sachet de Earl Grey en souriant – cette femme connaît mes faiblesses-.
Elle se tourne avec une tasse fumante, me la tend, et m'adresse un grand sourire.
- Tu viens avec nous ?
- Mais de quoi parles-tu ?
Elle fronce les sourcils.
- Harry a oublié ? On doit faire les courses de Noël tous les deux. Ils ont de super magasins sur Stroget !
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La compagnie de Granger est, disons, supportable.
Je pense qu'elle est là pour surveiller que Potter ne me maltraite pas. Si elle savait... C'est plutôt moi qui maltraite les fesses de St Potty. Hum. Il ne faut pas que je pense à ça maintenant, sinon je vais l'entraîner dans les toilettes pour un deuxième round.
En réalité les achats ont été vite fait : puisque je suis là, ils peuvent pas aller dans le quartier sorcier de Copenhague, et après avoir acheté quelques habits pour son Weasley – à qui j'ai épargné une chemise d'une couleur douteuse, merci les goûts foireux de Potter-, nous nous attablons dans un restaurant-librairie du centre ville.
C'est le restaurant préféré de Potter, enfin soit-disant, puisque, à mon avis c'est le seul où il ne soit jamais allé, dans cette fichue ville. C'est vrai que l'ambiance est chaleureuse, les locaux sont grands et beaux, et la carte variée – pour mon plus grand plaisir-. C'est rempli d'étudiants, on fait un peu vieux Granger, Potter et moi, et je songe un instant que c'est typiquement le genre d'endroit où je pourrais croiser Sarah.
Granger et Potter ayant été élevés par des moldus, c'est relativement facile pour eux de trouver des sujets de conversation qui n'ont aucun rapport avec la magie.
Je passe un bon moment, mais pourtant j'ai comme un sentiment de vide en moi, parce qu'à cette table tout le monde prend tout le monde pour un con et que je suis lasse de ce petit jeu.
Ça m'a bien fait rire les premiers jours, mais Potter et moi on s'est dangereusement rapprochés et j'en ai marre de soigneusement choisir mes sujets de conversation, mes réponses et mon vocabulaire. Bien sûr, je suis toujours très mesuré dans mes actes et mes paroles – sauf avec James, cette petite teigne- mais là je ment ouvertement, alors que Potter m'a dit la vérité.
Je crois que je vais bientôt dire à Potter que j'ai retrouvé la mémoire, tant pis s'il me met à la porte. Je crois que j'aurais moins mal si tout se termine maintenant.
Oui. C'est mieux comme ça.
C'était trop beau pour durer, de toute façon.
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POV Harry
Mercredi 14 Décembre
- Putain...
Je l'entends gémir derrière moi, puis ses doigts se retirent rapidement et il me pénètre d'un seul coup sec.
Je pousse un cri de douleur et de satisfaction mêlés et tente de prendre ma respiration mais il ne l'entend pas de cette oreille et me pilonne littéralement contre le mur. Je sens sa queue entrer et sortir de moi avec une acuité affolante et chacun de ses coups de hanche est accompagné de gémissements appréciateurs de ma part.
Ses lèvres sont sur ma nuque et je sens son souffle chaud contre ma peau. Il est contre moi, en moi, derrière moi, son odeur m'envahit et je soupire de bien être malgré la brique branche qui cogne pour mon torse, et mes jambes qui semblent me dire que dans quelques minutes, elle ne pourront plus me soutenir.
Il me prend contre le mur à seulement trois mètres de ma chambre, parce que nous n'avons pas pu attendre d'arriver jusqu'au lit. Cette idée de me grise et m'effraie à la fois parce que ça ne m'est jamais arrivé de désirer quelqu'un au point d'en perdre la raison.
Ça me rend triste un peu, aussi. Parce que Ginny me reprochait tout le temps mon manque de passion. "On fait l'amour comme des vieux, Harry". "Il n'y a pas que le lit tu sais, Harry". Je la désirais bien sûr, j'avais envie de la sentir autour de moi, de plonger mes mains dans ses longs cheveux roux, mais pas de là à ne pas pouvoir attendre cinq minutes, histoire de la soulever et de l'emmener dans notre chambre.
Et puis il y avait l'excuse des enfants – les enfants ne doivent pas nous surprendre ou nous entendre, t'imagines le traumatisme- alors que là tout de suite le Ministre de la Magie pourrait rentrer dans ce couloir que je n'en aurais rien à foutre.
En fait, si j'étais un type bien, je dirais que je ne l'aimais déjà plus à l'époque.
Mais je ne suis pas un type bien.
- Harry... Harry... Souffle Malfoy à mon oreille.
Tiens, ça, c'est nouveau. Il ne parle jamais pendant le sexe, c'est à peine s'il gémit. Mais ça fait deux jours qu'il ne m'a pas possédé et il faut croire que ça lui a manqué.
Il prononce à nouveau mon prénom d'une voix rauque et je déglutis bruyamment. Je vais jouir s'il continue à me parler avec cette voix, ce mec n'a pas le droit d'être aussi bandant.
Nos peau se rencontrent dans un bruit mouillé tandis qu'il s'agrippe à mes hanches pour changer d'angle.
Je pousse un cri sonore lorsque sa queue trouve ma prostate. Je l'entends presque sourire contre mon oreille mais j'en ai rien à foutre de le savoir si satisfait de sa performance parce qu' il accélère le mouvement, tapant ma prostate à chaque coup de rein, et que c'est trop bon pour penser à autre chose.
- Putain oui !
Draco est beau à en crever, Draco est doué, mais ce qui me fait bander, ce qui me fait crier, ce qui me fait jouir, c'est de savoir que moi, Harry Potter, je fais cet effet à cet homme là, Draco Malfoy.
C'est Draco Malfoy, l'homme dont personne ne sait jamais rien de ce qu'il ressent ou ce qu'il pense, parce qu'il est une statue de glace, parce que c'est un handicapé des sentiments... Sauf quand il me prend, que je sens sa queue vibrante dans mon anus, ses mains tremblantes sur mes hanches, son souffle brûlant dans ma nuque. Sauf quand il gémit dans mon oreille, sauf quand il prononce mon prénom comme s'il allait se consumer de plaisir.
Et ça, bordel, c'est jouissif.
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Jeudi 15 Décembre
Malfoy s'est endormi sur le canapé, que j'avais fort heureusement déplié avant qu'il ne s'affale dessus – bon, d'accord, Malfoy ne s'affale pas, mais il prend quand même toute la place, le bougre-.
On regardait un film complètement débile – en réalité, je n'ai pas vu grand chose du film, il y avait bien plus intéressant à côté de moi- et il s'est endormi, la tête sur mes jambes.
Je ne sais pas quoi faire. Si je bouge, je vais le réveiller, et je n'ai pas franchement envie de me confronter à son courroux.
Tu es un sorcier, Harry !
Ah, oui. D'un mouvement de main, j'appelle ma baguette, qui est restée dans ma sacoche après mon licenciement. Je transforme le plaid en couverture puis je fixe le vide, m'attendant à me retrouver la respiration haletante et le cœur battant, comme toujours.
Mais rien ne se passe.
Ah. Si.
Oh bordel. Comme toujours, la sensation de panique. La magie flotte encore dans l'air et mon cœur s'accélère. Une boule se forme dans ma gorge, je respire mal.
Ok, Harry, calme toi.
Calme toi.
Calme toi, Harry, tout va bien.
Malfoy gigote et ouvre les yeux :
- Potter ?
Il fronce le nez - l'air de dire " Tu viens de me réveiller, du con !"-.
- Tout va bien, Malfoy. Rendors toi.
Il se redresse et m'observe de ses yeux endormis.
- Tu trembles.
- Ça va. Ça m'arrive de temps en temps.
- T'es allé chercher une couverture ?
- Euh... Oui.
Il la fixe en fronçant les sourcils et j'hoche frénétiquement la tête. Quand il relève les yeux, une lueur bizarre traverses ses iris et il dit :
- Viens, Potter.
- Non, quand je suis comme ça, il vaut mieux ne pas m'approcher, je proteste.
Il faut que je sorte. Respirer un peu.
J'ai toujours été mauvais en métamorphose de toute façon. Ça m'a toujours demandé trop d'énergie. Honnêtement, transplaner est moins éprouvant.
Respirer l'air frais. Je me redresse vivement, les yeux rivés sur la terrasse enneigée.
- Fais pas le con. Tu vas attraper une pneumonie.
Il passe ses bras autour de ma taille et pose sa tête sur mon épaule.
Je m'agrippe désespérément à son t-shirt et tente de calmer mon petit cœur.
- Tu pleures ?
- Non ! Je proteste violemment.
Je l'entends presque sourire, ce connard.
- Ouais, c'est ça. Allez, Potter, pleure pas, James finira par grandir et sera moins pénible avec l'âge.
- Quoi ? Je m'indigne.
Il pouffe de rire et je me détends soudainement. Je ferme les yeux et respire son odeur.
- T'es qu'un con, je souffle en souriant.
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Vendredi 16 Décembre
Malfoy se masse les paupières et pousse un soupir. La journée a démarré de manière plutôt violente : James a réussi à faire tomber le sapin de Noël juste avant de partir au Day Care, ce qui nous a valu une bonne dizaine de minutes de ramassage de boules de Noël et de démêlage de guirlandes. Puis Lily a décidé de manger un petit soldat - j'ai dû la faire vomir par terre-. Heureusement qu'Albus n'a pas encore tenté de manger de la neige sur le chemin qui menait au Day Care.
- Tes enfants sont des monstres, Potter.
J'hausse les épaules – comment le contredire ? James a failli m'éborgner avec sa fourchette hier soir -.
Il descend pour aller chercher l'aspirateur tandis que je vais me coucher sur le canapé. Hermione me hurlerait dessus si elle voyait ce que je fais de mes journées.
Mais l'avantage à rester couché toute la journée sur un truc confortable, c'est que Malfoy a souvent envie de me rejoindre – pour s'occuper d'une manière beaucoup plus intéressante que le matage intempestif de télévision-.
Je crois que je pourrais me faire à une vie comme celle-ci. Rire avec mes enfants, avoir le temps d'aller les chercher au Day Care, les observer, Draco et eux, cuisiner quelque chose de bon – danois ou anglais, je m'en fiche-, leur raconter des histoires, avoir le temps de les regarder grandir, et faire l'amour avec Malfoy sur le canapé toute la journée – ou toute la nuit, je suis pas difficile-.
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16 heures 30
Malfoy – je me rends compte que j'appelle de plus en plus Draco dans ma tête, c'est effrayant- fronce les sourcils et secoue la tête. Il prend la spatule des mains d'Albus et lui montre une nouvelle fois comment faire. Mon fils le fixe attentivement et tend la main pour récupérer l'ustensile de cuisine.
James est occupé à "surveiller" les gâteaux qui sont déjà au four en se léchant les babines – on dirait Ron quand il fait ça. Ça me ferait rire s'il ne me manquait pas autant-.
Ça sent la cannelle dans toute la maison, cette odeur me rassure en quelque sorte.
Avec Draco, nous sommes allés acheter une quantité industrielle de cannelle, de sucre, de poudre vanillée, de farine, de lait et d'œufs. Sans compter les paquets de pépites de chocolat, d'amandes, de noix.
En voyant la liste de course il a secoué la tête, l'air blasé. Il ne comprend pas mon engouement pour cette fête et c'est normal.
J'ai envie de dire à Draco que c'est parce que ça me rappelle la magie de Noël à Poudlard, j'ai envie de lui dire que c'est parce que j'ai enfin une famille et que j'ai envie de créer ce cocon magique, j'ai envie de lui raconter ce que me faisaient vivre les Dursley parce que j'étais différent, mais je me tais.
Draco et moi on vit les choses à moitié et je me déteste pour ça.
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POV Naos
Samedi 17 Décembre
Ginny passe la main dans ses cheveux et jette un regard mauvais à la cigarette que je viens d'allumer. Elle est distante, comme toujours. C'est pourtant la deuxième fois qu'on se voit cette semaine ; j'aimerais pouvoir dire que notre relation avance, mais je crois qu'au contraire, on recule méchamment.
C'est presque douloureux de la voir si proche, et pourtant si lointaine.
- Ça ne va pas, Gin' ?
- Mmmm.
Je pose les yeux sur la dernière carte qu'elle a reçue de ses enfants. Une photographie de deux sosies de Potter, d'un bébé roux et d'un Harry Potter riant aux éclats est posée juste à côté. C'est hallucinant, cette ressemblance avec leur père. Même forme des yeux, même cheveux, même nez, même sourire, même dégaine. À croire que Ginny n'a fait que les mettre au monde.
- Marrakech, hein ? Je fais en souriant.
- Ouais.
- Ça avait l'air sympa, en tout cas.
- Ouais.
Elle se lève et prend une bière tandis que j'esquisse un sourire amer. Elle boit beaucoup pour une fille qui hausse un sourcil dès que j'allume une clope.
Enfin. Chacun ses problèmes.
Je pose une main sur son épaule et frissonne. Elle ne supporte pas que je la touche lorsqu'on ne fait pas l'amour.
- Ils me manquent, fait-elle d'une voix éteinte.
C'est bizarre. Elle ne parle jamais de ses enfants. Si je ne lisais pas les journaux, je ne saurais même pas qu'elle en a. À mes yeux, Ginny est encore une gamine.
- Je comprends, Gin'.
- J'aimerais les voir plus souvent, mais... le Quidditch, c'est tout ce que j'ai qui m'appartient réellement.
- Potter est un bâtard de les garder au Danemark. Il abuse.
Elle se tourne vivement et me jette un regard noir.
- Ne parle pas de lui comme ça !
Je la fixe, étonné.
- Depuis quand tu le défends ?
- Depuis toujours !
Je ne comprends pas. C'est quoi le problème avec Potter ? Ginny et lui se sont séparés il y a un an et demi, et elle n'évoque jamais sa vie d'avant. Pour moi, elle a tourné la page.
- Laisse tomber. C'est compliqué.
- Quoi ? Ginny, ça fait six mois qu'on se voit, tu peux tenter de m'expliquer, quand même.
- Harry et moi, on a vécu beaucoup de choses ensembles. On a été mariés et on a eu des enfants. Mais surtout... Surtout, on a fait la Guerre ! On a cru qu'on allait mourir ! On a un lien spécial...
Elle me jette un regard dédaigneux. Oui, moi j'étais en Grèce à ce moment là, parce que je suis à moitié Grec et que j'ai fais mes études là-bas. Elle va me le faire payer longtemps, de ne pas être un héros de Guerre ?
- C'est toi qui l'as quitté ! Je dis d'une voix tremblante de colère.
- Oui, dit-elle d'un ton froid.
- Tu ne t'occupes jamais de tes enfants. Tu ne vas jamais les voir.
Ses yeux lancent des éclairs. Je suis allé trop loin, je le sais, mais j'ai besoin de crever l'abcès.
- Ne parle pas de choses que tu ne connais pas. J'aime mes enfants, OK ? Et j'aime Harry, aussi, à ma façon.
Mon estomac se serre. Finalement, j'aurais préféré ne jamais avoir eu cette conversation.
- Si tu les aimes, pourquoi n'es-tu pas avec eux ?
- Je les aime, c'est juste que... J'aime encore plus ma liberté.
Je ricane dédaigneusement et elle me foudroie encore du regard.
- Tu ne peux pas comprendre.
Son ton est si froid, elle ne m'a jamais parlé comme ça.
- Harry et moi, c'est... C'est spécial. Ça ne marchait plus, mais... On a eu trois enfants ensembles. Je suis la femme de sa vie. Et...
Elle ferme les yeux.
- Il est l'homme de la mienne.
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POV Draco
Toujour Samedi 17 Décembre
Le corps de Potter se presse contre le mien. Comme toujours au contact de cet homme, j'ai l'impression de fondre. Notre baiser se fait plus passionné et je pousse un soupir de bien-être malgré moi. Je le sens sourire contre mes lèvres et lui pince méchamment les fesses.
- Mmmm... Draco...
Oh, bordel. J'ai l'impression d'être le roi du monde quand il me parle avec cette voix-là.
- J'ai envie de toi.
Mon cœur s'affole dans ma cage thoracique.
Potter a envie de moi. Potter me veut en lui.
Potter me rend fou.
J'ai détesté Potter pendant si longtemps, parce qu'il était tellement parfait, tellement gentil et dégoulinant de bon sentiment.
Mais j'étais littéralement obsédé par ce petit héros, par son aura, sa célébrité... sa personnalité. Je me suis senti perdu quand il a quitté Londres. La vie a moins de saveur sans Potter. Que voulez-vous, moi aussi ça m'attriste de savoir que je perds mes repères sans petit emmerdeur sur qui cogner.
Je suis tombé amoureux de cet homme brisé et effrayé, cet homme lâche qui ne peut pas affronter la réalité, ce grand adolescent paumé, incapable d'élever les enfants qu'il tant désirés. Je suis tombé amoureux de ce rêve qu'il s'est construit de toute pièce, cet Harry expatrié, moldu et apaisé – à défaut d'être heureux- qui vit sa petite routine en attendant que quelque chose le sorte de sa torpeur. Je suis tombé amoureux de ce Gryffondor un peu trop Serpentard, adorable et sournois, tendre et violent, honnête dans l'expression de ses sentiments et menteur quant à son passé. Franc et compliqué. Sauvage et magnifique.
Je suis tombé amoureux de Potter dans son entièreté, l'adolescent qu'il a été, le héros qu'il devait être, l'homme qu'il est devenu.
Il plonge sa main dans mon caleçon et me branle férocement en me suppliant de le prendre.
J'ai détesté Potter car il semblait appartenir à tout le monde sauf à moi, à qui il avait refusé de serrer la main devant témoins. Moi, je n'avais pas mon mot à dire sur Potter, alors que des ménagères qui ne l'avaient jamais vu pouvaient donner leur avis sur ses fiançailles, son mariage, son départ à l'étranger. Moi, j'étais considéré comme un paria, alors que j'avais eu un rôle si important dans sa vie.
Alors qu'il avait eu un rôle si important dans la mienne.
- Prends-moi, fait-il d'une voix rauque.
- Non, je réponds.
- Quoi ?
- J'ai envie que toi, tu me prennes, cette fois-ci.
Il écarquille les yeux.
- Tu es sûr ?
- Oui. Je veux que tu me prennes jusqu'à ce que ta queue te fasse mal.
Je te veux en moi, Harry.
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Mardi 20 Décembre, 15 heures
Le salon ressemble à un champs de bataille. La table est recouverte de rubans, de papiers cadeaux, de ciseaux et de scotch – une invention moldue bien pratique, je dois l'admettre-.
Potter a acheté un nombre scandaleux de cadeaux pour ses gamins – et encore, nous empaquetons les cadeaux moldus, je n'imagine même pas le tas de cadeaux sorciers qui doit attendre dans son bureau-.
J'esquisse un sourire en voyant une pile de livres – romans moldus- sur un coin de la table. Ça, ce doit être pour Granger. Il y a aussi un grand sac rempli de confiseries en tout genre – pour Weasley- et un kit de bricolage – Weasley Père ? Mon cher paternel adorait dire à qui voulait l'entendre qu'Arthur Weasley adore les moldus-.
Potter se bat contre le scotch qui n'a pas l'air d'avoir envie de travailler aujourd'hui. J'hausse un sourcil amusé quand il pousse enfin un cri de victoire – ce scotch ne tenait pas la comparaison, Potter est l'élu, le Sauveur du Monde Sorcier, tout de même !-. Dix secondes plus tard, il a pratiquement dix centimètres de scotch dans les cheveux et s'agite, l'air furieux.
Je secoue la tête, moitié amusé, moitié dépité et m'avance vers lui. J'enlève patiemment la quantité phénoménale de scotch qu'il a réussi à égarer sur sa tête et pose mes lèvres sur les siennes. C'est la première fois que je l'embrasse sans avoir envie de coucher avec lui et ça m'effraie autant que ça me grise.
En fait, c'est un peu ce que me fait ma relation avec Potter. Je suis mort de trouille et en même temps j'ai envie de sourire comme un abruti.
Un parfait Poufsouffle, en somme.
Il pose ses mains toutes collantes sur ma nuque et je ferme les yeux. Son corps se presse contre le mien, son parfum envahit mes narines.
J'ai l'impression d'être exactement là où j'aurais toujours dû être.
Et ça aussi, c'est flippant.
- Draco, je... Fait-il d'une voix douce.
Un bruit de verre brisé l'interrompt. Je me retourne en fronçant les sourcils et frémis quand j'entends une voix que je n'avais pas entendue depuis dix ans :
- C'est quoi ce bordel ?
Harry et moi nous détachons vivement. Mes yeux s'écarquillent quand je reconnais l'ex Madame Potter, alias Ginevra Weasley, qui se tient dans la cuisine, les mains sur les hanches, des poignards à la place des yeux. Elle a vieilli.
- Ginny ?
La voix de Potter est blanche, je le comprends.
- Harry... C'est... C'est Malfoy ? Qu'est-ce qu'il fait là ?
Je me fige. Elle aurait pu me prendre pour un danois quelconque, un amant de passage, mais elle a reconnu la classe et l'aura Malfoyenne – c'est tout à son honneur-.
- Euh... Ginny, baisse cette baguette, je vais tout t'expliquer.
- Non ! Tu... Tu l'embrassais ?
- Ginny...
- Non mais je rêve ! Tu embrassais ce connard ?
Ses yeux s'agrandissent dangereusement et Harry recule d'un pas - instinct de survie développé, c'est pas le Vainqueur du Seigneur des Ténèbres pour rien-.
- Oh Merlin ! C'est lui, le garçon au pair dont parlent Albus et James dans leurs lettres ?
- Euh...
- Et dire qu'Albus disait : "Papa et lui se disputent tout le temps."
- Ginny, attends...
- TA GUEULE ! TU AS CONFIE MES ENFANTS A CE SALAUD ?
J'hausse un sourcil. La fille s'absente pendant trois mois et revient pour gueuler sur les décisions – douteuses, certes- de son ex concernant l'éducation de leurs marmots. Je la trouve un peu gonflée.
- Baisse cette baguette, je t'en prie, Gin'.
- MES ENFANTS, HARRY ! AVEC MALFOY ?
Je ferme les yeux en silence. J'ai passé tellement de temps avec ces enfants que j'en ai oublié que ce ne sont pas les miens. Et Harry n'est pas mon mari, c'est le sien. Moi, je ne suis personne. Le rappel à la réalité est brutal et douloureux.
- TU... OH MERLIN. TU LES A LAISSES SEULS AVEC LUI ? CE MONSTRE ?
J'ai envie de lui dire que c'est plutôt qu'il m'a laissé seul avec les monstres, mais je crois qu'elle le prendrait plutôt mal.
- Ginny... NON !
Potter s'est jeté entre le sort et moi et s'écroule dans un bruit à la fois ridicule et effrayant. Je jette un regard horrifié à son corps, qui vient d'atterrir à mes pieds, et pousse un cri de douleur lorsque le deuxième sort de la Weaslette – qui est plutôt rapide, il faut le lui accorder- m'atteint en pleine poitrine.
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Je suis admis à l'Hôpital Royal du Danemark le 20 Décembre 2007 à 17 heures. A ce moment-là ma mémoire est déjà complète, ce qui m'évite de fixer les médicomages tel un poisson que l'on viendrait de sortir de l'eau.
Le verdict est tombé assez rapidement. Pour des bouffeurs de brocolis, je trouve les danois plutôt efficaces : le contact – plutôt violent – avec la magie, après dix ans à vivre sans, n'a pas été supporté par mon corps étant donné les ondes – et la puissance – du sort de Weaslette.
Il faut que je sois rapatrié en Angleterre pour que le Ministère qui m'a infligé ce putain de tatouage me l'enlève. Les Danois refusent d'y toucher, ils ne savent même pas comment on a pu concentrer toute ma magie dans ces foutues Reliques de la Mort -oui, en ce qui concerne les tortures infligées aux anciens Mangemorts, les employés de Ministère sont plein d'inventivité-.
Potter vient me voir deux heures après mon réveil. L'attente est horrible, surtout que je ne sais pas du tout ce qu'il va me dire. Je note qu'il a été plus rapide quand il s'agissait de me faire une mauvaise blague et de me confier ses gamins.
Quand il arrive, je suis occupé à lire un livre de potions. C'est la cinquième fois que je relis la même ligne, mais cet abruti n'a pas besoin de le savoir.
Il a l'air vraiment gêné. Je le sais car il se passe la main dans les cheveux quatre fois en trente secondes, qu'il regarde partout sauf dans ma direction et que ses épaules sont tendues.
Je trouve ça adorable malgré moi, cette incapacité qu'il a à contrôler son corps quand il s'agit de moi. (1) Mais sa voix est ferme quand il me dit :
- Tu as retrouvé la mémoire.
Je roule des yeux et manque de pouffer de rire.
- Tu mérites ton titre d'Auror en Chef, Potter. Tu as une excellente capacité de déduction. Fol Œil doit être en train de s'étouffer de jalousie, de là où il est.
Il s'avance nerveusement et plisse les yeux. Je vois bien qu'il se demande si je vais lui en coller une. J'ai envie de le faire poireauter quelques secondes mais sa souffrance est visible, presque palpable.
Même si cet homme est un abruti, j'ai envie de le prendre dans mes bras pour l'apaiser. Je ne sais pas ce qui a eu raison de moi en premier : ses putain de yeux trop verts, ses putain de cheveux indomptables, son putain de cul magnifique, son putain de sourire contrit, mais cet homme m'a eu.
Sans s'en apercevoir, je crois, mais il m'a eu. Par Merlin, j'aurais fait un excellent Poufsouffle. Salazar doit être en train de se retourner dans sa tombe.
- Tu me détestes ? Me demande t-il alors.
Sa question, si directe, me laisse coi. Merlin, que les Gryffondors sont courageux.
- Pourquoi tu as fais ça ? Je demande entre mes dents.
Il fronce les sourcils et se mord les lèvres, comme toujours lorsqu'il est concentré.
- C'était mon idée, bien que largement encouragée par Ron. J'étais intrigué de te croiser ici, toi, parmi tous ceux avec qui j'avais été à Poudlard. J'avais envie de te connaître, de savoir où tu avais vécu ces dix dernières années. Je trouvais que l'idée était drôle, que ce serait une bonne blague qui nous ferait bien rire, Ron et moi. Je ne sais pas... Ron dit que quand tu es dans les parages, j'ai toujours un comportement un peu stupide et inexplicable.
Je souris malgré moi. Blaise disait la même chose à mon sujet, à Poudlard.
- Je croyais que c'était moi qui t'aurais, mais c'est toi qui m'as eu, poursuivit Potter.
Je me crispe imperceptiblement. Un gamin de dix ans aurait compris le double sens de sa phrase. Je crois que, venant de Potter, c'est comme une déclaration d'amour.
- Je vais devoir rentrer en Angleterre, je dis de ma voix traînante. Je ne peux pas être soigné ici.
Il se crispe à son tour et jette des regards affolés un peu partout.
- Je sais, dit-il dans un souffle.
Je décide de le laisser mariner deux bonnes minutes de plus avant de l'embrasser. Après tout, il faut bien qu'il subisse un peu, après ce qu'il m'a fait subir ! Pour une couche de Lily changée, deux secondes de malaise pour Potter. Le deal me semble juste.
Mais il me prend de cours quand il annonce :
- J'ai appelé Ron, il t'escortera jusqu'à Saint-Mangouste demain, à neuf heures.
Je le regarde, indigné. J'ai changé des couches puantes pour cet homme, supporté James la Terreur, me suis fait vomir dessus, ai manqué attraper la varicelle, mangé du kale une fois par semaine, je lui ai pardonné de m'avoir menti, de s'être moqué de moi - bordel, j'ai même accepté d'être dominé - et ce connard n'est pas foutu de m'emmener lui-même à St Mangouste ?
- Tu plaisantes, j'espère ?
Ma voix est glaciale et il recule d'un pas.
- Je... commence t-il.
- Je vais mourir, Potter, si on ne me transfère pas.
- Oui, je sais, c'est pour ça que...
- Dégage, je dis calmement.
Ses yeux commencent à briller et je me dis que s'il se met à pleurer, j'appelle les infirmières pour qu'elles le dégagent de là elles-même.
- Draco... Souffle t-il.
- Tu dégages ! Je répète d'une voix un peu trop rauque à mon goût.
Il fait un pas vers moi mais je lève le bras.
- Je ne veux plus te voir, je siffle entre mes dents.
Il se fige et ses épaules s'affaissent. Il a compris. Je tourne la tête pour ne pas le voir quitter la chambre. J'entends la porte se refermer derrière lui et seulement à ce moment là, j'autorise les larmes à couler.
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Après dix ans d'exil, je reviens en Angleterre le 21 Décembre 2007. Weasley est à mes côtés, l'air soucieux, mais n'ose me poser aucune question – tant mieux, il aurait été fâcheux de commettre un meurtre en ce jour si spécial-.
Me faire voyager de manière magique aurait été trop dangereux donc nous avons dû prendre l'avion, ce que ni Weasley ni moi n'avons apprécié. La seule consolation que j'ai, c'est qu'il lui a fallut plus de doses de lexomil que pour moi pour le calmer - et qu'il a fait une vilaine crise de panique et donné un coup à l'hôtesse de l'air, ce que je ne manquerai pas de lui rappeler jusqu'à sa mort-.
Quand on pose le pied sur le sol anglais, il est blanc comme un linge et je lui ferais bien une remarque si je n'avais pas envie de rendre mon petit-déjeuner dès que j'ouvre la bouche.
Je sais que cet homme ne me doit rien et je suis content d'avoir quelqu'un que je connais pour faire le trajet avec moi. Ça m'aurait embêté que le Ministère envoie un Auror au hasard – sûrement celui qui aurait perdu au pierre/papier/ciseaux/dragon contre ses collègues-.
Même si c'est Weasley, le type le plus pauvre et le plus roux d'Angleterre, même s'il est le cerveau diabolique de l'Opération "Persuadons Malfoy que son métier consiste à changer des couches", même si c'est à cause de lui que j'ai le cœur en miettes, je suis content d'avoir à mes côtés quelqu'un que je connais et qui me connaît.
L'odeur de la pluie s'insinue dans mes narines et je ferme les yeux quelques secondes. Weasley ne dit toujours rien et j'ai le sentiment qu'il me comprend.
Je ne sais pas comment Potter a pu rester si longtemps loin de la maison sans oublier qui il était.
A St Mangouste, je suis pris en charge étonnamment vite pour un ancien Mangemort – là encore, je crois que Weasley y est pour quelque chose, mais nous n'en parlons pas, et nous n'en parlerons jamais-.
Il reste avec moi jusqu'à ce que l'on m'emmène en consultation avec le médicomage et les tarés qui m'ont fait ça et quand il s'en va, il ouvre la bouche, comme s'il voulait dire quelque chose.
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J'ai quitté le Danemark le 21 Décembre 2007 et je n'y ai jamais remis les pieds. Les mois qui ont suivi, je n'ai plus été capable de voir des myrtilles sans penser à Potter.
Je n'ai plus été capable de voir quoi que ce soit sans penser à Potter.
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A suivre
