Premier essai de diplomatie

Note de l'auteur:

Oui, ils commencent à bien parler leurs langages mutuels, assez pour que j'arrête bientôt de préciser quelle langue ils parlent à chaque fois (et que ça commence à me gonfler ça). En ce qui concerne le bas parler, des réprouvés, je le vois comme une espèce de patois dérivé du commun humain. Sur le site officiel, ils précisent que le bas-parler était une langue des bas fonds existant avant l'apparition des réprouvés etje part donc du principe que commun et bas-parler sont plus ou moins compréhensibles des mêmes personnes. Donc, oui, Andreas peut parfaitement comprendre un réprouvé, pour peu que celui ci ait des mandibules suffisamment entière pour ça.

Et tant que j'y suis, merci Volac pour toutes les infos que vous avez rassemblés, ça m'aide 'achement beaucoup!

-Tu as presque touché le tauren et kodo avec celui là Andreas! S'exclama Donovàn, penché par dessus le bord du zeppelin.

Andreas, penché près de lui, encore tout pâle de sa dernière nausée, marmonna quelque chose en commun si frustre qu'il en devenait presque du bas-parlé de Réprouvé.

-Est-ce là une façon de parler pour un paladin? Ajouta Donovàn avant d'esquiver un revers de main.

Un orc grogna quand l'elfe manqua de le bousculer mais retint son diablotin, prêt à sauter au visage de l'elfe pour protéger son maitre. Les gobelins avaient acceptés d'embarquer trois allianceux à bord, mais avaient fermement rappelés à tous, chevaliers de la mort y compris, les règles de sécurité.

Pas de bagarre.

Pas de sort de feu.

Pas d'explosif.

Les deux gardes réprouvés à bord avaient aussi ajoutés que tout contrevenant serait jeté par dessus bord quand ils passeraient par dessus le maelström. Denaelle, Nadezha et Andreas s'étaient donc fait discrets, prenant les couchettes les plus éloignées des autres passagers et déterminés à ne pas se faire voir de toute la traversée.

Malheureusement, Andreas s'était vite aperçu qu'il ne supportait pas le voyage en zeppelin. Il avait vite changé de pont et restait désormais agrippé à la rambarde, son teint cireux encore plus blafard qu'à l'accoutumé. Étonnement, aucun des autres voyageurs n'avait protesté à sa présence, et le laissait être tranquillement malade dans son coin.

Sauf, évidemment, Donovàn, qu'une trop longue inaction sur le zeppelin poussait à enchainer les plaisanteries douteuses.

-Si jamais on doit reprendre le zeppelin, suggéra Denaelle, assise contre la rambarde opposée, près de Mok'ai, je suggère qu'on les drogue tout les deux.

-Mok'ai yé dakor, soupira le troll.

-Vous aidez pas, protesta Nadezha en passant devant eux, une tasse fumante à la main.

-Sans façon, j'ai déjà nettoyé sa couverture, répondit l'elfe de la nuit en s'appuyant légèrement contre Mok'ai.

A coté de la température habituelle des chevaliers de la mort et des vents qui soufflaient autour du zepellins, le troll était presque une fournaise, bien qu'un vivant l'aurait probablement trouvé à peine tiède. Même si le froid ne dérangeait plus Denaelle, c'était agréable d'avoir quelqu'un de plus chaud à côté d'elle.

-Nou, on gard Loki, ajouta Mok'ai en désignant la réprouvée, sagement assise près de lui.

La draenei roula des yeux et enjamba précautionneusement quelques autres voyageurs assis sur le pont, s'excusant avec de gentils sourires avant de rejoindre Andreas.

-Andreas? Essaye de boire ça, suggéra-t-elle en lui tendant sa tasse.

Le chevalier fit signe que non et pencha la tête en avant, yeux fermement fermés dans l'espoir que cela calme son mal des transports.

-Ca va t'aider à supporter le voyage, expliqua Nadezha, et il faut que tu boives, tu vas te déshydrater.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une préoccupation pour vous autres, grommela en bas-parler un des gardes réprouvés qui surveillait les passagers.

-Vu que nous avons besoin de manger et boire, et qu'il peut visiblement être malade, je préfère ne pas prendre de risque, répondit Nadezha.

-Mon frère est mage, intervint l'autre réprouvé, et il dit que pour incanter, il a besoin de boire sinon sa langue se dessèche et tombe.

-En effet, c'est horrible, s'exclama Nadezha.

-Bah, seulement les deux trois premières fois, répondit le réprouvé en haussant les épaules. Après on s'habitue à la recoudre soi-même.

Et les deux gardes partirent d'un grand rire asthmatique, tandis que les voyageurs autour d'eux affichaient des mines plus ou moins horrifiées, ou aussi pâle qu'Andreas.

Sauf Donovàn.

Qui ricana avec eux.

-Vous connaitre celle du murlock et de la goule imberbe?

-Je crois que je vais être malade, murmura Andreas.

-Ha, tu connais? S'étonna Donovàn.

Avec un grognement las, la draenei souleva l'elfe de sang et le jeta sur son épaule avant de se diriger d'un pas déterminé vers leurs compagnons, de l'autre coté du zeppelin.

-Hey! Nadezha! Qu'est ce que tu, commença Donovàn avant de se retrouver posé sur les genoux de Mok'ai avec une délicatesse toute relative.

-Ca suffit Donovàn! Déclara Nadezha en le menaçant d'un doigt. Tu calmes toi, ou Nadezha laisse les gobelins attacher toi sous le zeppelin!

Puis elle fit demi-tour et retourna près de leur compagnon malade, ses sabots claquant sur le sol de leur véhicule. Les autres passagers se poussèrent bien obligeamment, un tauren applaudissant même la bienheureuse décision de la draenei.

-Poukwa cé Mok'ai ki doit garder Dono? Protesta le troll.

-Je me plains pas! S'exclama Donovàn en s'installant plus confortablement.

-Allez, calme-toi, reprit Denaelle en se poussant un peu, tirant l'elfe sur le coté pour l'asseoir entre elle et le troll. Le voyage va être encore long.


-Ogrimmar! Vingt minutes d'arrêt!

Mok'ai secoua Donovàn, qui avait finit par s'endormir sur son épaule.

-Dono, on y é.

Il se leva, releva Loki en la soulevant par le col de son armure et jeta un coup d'œil aux trois allianceux qui rassemblaient leurs affaires.

-La partie drôle va commencer, grommela Donovàn en s'étirant.

-Pourquoi tu dis ça? Demanda Denaelle en chargeant son paquetage sur son dos.

C'était son tour de porter les tentes, et une elfe de sang avait jeté un regard outragé à son sac à dos en marmonnant quelque chose au sujet de la goujaterie de ses compagnons, ou du moins, c 'était ce que Donovàn avait traduit du thalassien.

-Je ne suis pas sur qu'on nous laisse approcher du chef de guerre sans encombre, répondit Donovàn. Vous devriez remettre vos capuches au cas ou.

-Je croire avant qu'on être avant des... Heu, Denaelle, comment dit-on ambassadeur? Demanda Andreas en commun.

-Ambassadeur, répondit-t-elle. Et c'est pas 'croire avant' c'est 'croyais'.

-Comme elle a dit.

-Tu as déjà vu un hordeux dans Hurlevent? Demanda Donovàn.

-Heu, non?

-Alors pourquoi tu penses qu'ils laisseront entrer trois allianceux à Orgrimmar?


-Bas les capuchons vous six, ordonna un garde en arrêtant les six camarades, juste avant la porte d'Orgrimmar.

Mok'ai hésita et jeta un petit regard à ses camarades. Donovàn soupira mais repoussa son capuchon avec un sourire aimable.

Qui se crispa quand les gardes levèrent leurs épieux, un regard paniqué sur le visage.

-Chevalier de la mort! appelez le sergent!

-Je viens en paix! S'exclama Donovàn en levant les mains. Nous sommes une délégation de la Lame d'Ébène. Les gars, retirez vos capuches et sourieeeez.

-Ca, idé à murka, reprit Mok'ai en repoussant sa propre capuche, levant les mains.

-Sourit mon vieux, marmonna Donovàn du coin des lèvres.

-Ca fér fuir gads.

Denaelle repoussa sa propre capuche et leva les mains bien en vue, saluant poliment en orc. Le bonjour joyeux de Nadezha sembla perturber les orc plus que la présence d'Andreas, qui toujours pâle, avait l'air d'être le plus mort d'eux six. Loki excepté. Un orc plus haut gradé approcha, suivit par un jeune garde qui lui expliquait frénétiquement la situation. Il stoppa devant eux et chercha leur chef du regard.

-Que se passe-t-il ici?

-Throm-ka, salua Donovàn en se frappant la poitrine du poing. Nous sommes une délégation de la Lame d'Ebene, envoyés par le général Morgraine. Nous avons un message à remettre au chef de guerre. Puis-je? Ajouta-t-il en montrant sa besace.

-Fait un seul geste trop brusque et les archers te transforment en pelote d'épingles, elfe, rétorqua le sergent en désignant les archers postés en hauteur.

-Oui Sergent, répondit Donovàn en fouillant son sac de gestes lents, extirpant l'enveloppe du seigneur Thorval qu'il tendit à l'orc.

Celui ci prit l'enveloppe et étudia le sceau noir de près avant de lire le nom écrit dessus.

-Vous souhaitez voir le chef de guerre.

-Ce serait un honneur.

Le sergent aboya un ordre et son aide de camp partit aussitôt en courant, aussi vite que son armure le lui permettait.

-Vous trois, vous pouvez y aller, déclara-t-il en rendant l'enveloppe à Donovàn qui se détendit, mais pas eux, ajouta-t-il en désignant les allianceux d'un geste vague.

-Ils font parti de notre délégation, commença Donovàn.

-Ne pousse pas elfe, les chevaliers de la mort ne sont déjà pas les bienvenus ici, particulièrement les allianceux.

-Quelle partie de « faction neutre » vous ne comprenez pas? S'enquit Donovàn d'un ton soudain plus froid.

-Tu comprendras qu'on ne souhaite pas que des espions allianceux infiltrent Ogrimmar, elfe.

-Sergent, vous savez aussi bien que moi que personne ne trouve son cul sans un guide à Ogrimmar.

Sans un mot, Mok'ai asséna une tape sur le crane de l'elfe.

-Mais quoi? C'est vrai!

L'orc ricana en secouant la tête.

-Pas faux.

-E si vou akompayé nou? Reprit Mok'ai, Mok'ai y sé pot garanti.

-Tu te portes garant de tes hommes? Répéta l'orc.

-Si.

-Hé, ça veut dire quoi ça? Demanda Donovàn.

-Que si vous merdez, nous l'abattons.

Donovàn s'apprêta à protester mais Denaelle lui donna un petit coup de poing dans le dos et secoua la tête.

-Reste calme. Garde ta langue et tout iras bien.

-Je n'aime pas ça.

-Moi non plus. Mais maintenant, la meilleure chose à faire, c'est de nous taire.

-Vous nous laisserez vos armes, ajouta le sergent en désignant une hutte non loin de l'entrée. Elles vous seront rendues à votre départ.

-De mieux en mieux, soupira l'elfe.


-J'aimerais qu'un jour, on invente un enchantement de cape qui repousse les projectiles, soupira Nadezha alors qu'un œuf s'écrasait sur son épaule.

Ils avançaient dans Ogrimmar, précédés et suivit par des gardes qui ne faisaient aucun geste pour défendre les chevaliers des insultes et des jets de pierres et de nourriture pourrie. Nadezha était étonnée du nombre d'œufs et de tomates pourries qui leur était tombé dessus depuis qu'ils avaient mit un pied dans la vallée de la force. Les orcs faisaient des réserves spécialement pour ça ou quoi? A coté d'elle, Andreas serrait les dents, endurant les insultes avec stoïcisme, tandis que Denaelle, entrainait Loki par le bras, suivant Donovàn et Mok'ai. Le troll était lui-même suivit d'un garde qui gardait une épée dégainée à la main, prêt à le transpercer au moindre geste violent.

-Nou y é preske, répondit Mok'ai. Reté kalm. Vous reste calme, répéta-t-il en commun.

-Facile à dire, personne n'ose te bombardez d'oeuf pour...

Donovàn esquiva une tomate trop mure qui s'écrasa devant lui. Il jura en thalassien en cherchant le lanceur du regard, repérant un enfant orc d'une dizaine d'année, la main couverte de jus de tomate.

-Hé!

Le petit orc sursauta quand Donovàn rabattit sa capuche.

-Tu pourrais au moins viser correctement!

Mok'ai plaqua sa main sur la bouche de l'elfe et le serra contre son torse en marmonnant en Zandali, pendant que la mère de l'enfant l'emmenait en le trainant par l'oreille.

-Pofi ba, Dono, grommela le troll en entrainant l'elfe.

-Ca être une tradition à Orgrimmar? Demanda Andreas. Si je le savoir, je garde mon bouclier.

-Il faut vraiment que tu révises les conjugaisons, soupira Denaelle, alors qu'ils arrivaient en vue d'un fort bien protégé.

Un arbre immense surmonté d'un crane était planté à coté de la porte et les allianceux lui jetèrent un regard curieux.

-C'est quoi ce crâne? Demanda Andreas.

-Un démon, déclara Nadezha, fixant un regard haineux sur l'ossement gigantesque.

-Ca, sé Mannoroth, expliqua Mok'ai en désignant le crane du pouce.

-Quoi? S'exclama la draenei.

-C'etre Mannoroth, répéta Mok'ai en commun. Grom Hurlenfer y a tué, y'a hm.. sept ans...

-Un orc a tué Mannoroth... murmura Nadezha avant de se tourner vers le garde le plus proche. Ça être vrai?

-Oui. Hurlenfer a tué Mannoroth, répondit fièrement l'orc, et il nous a tous libéré de l'influence infernale de la Légion, au péril de sa v...

L'orc se tut quand la draenei l'attrapa par ses nattes et l'embrassa avec joie, enthousiasme et la langue, à la grande surprise d'à peu près toute l'assistance.

On entendit une douzaine d'œufs pourris s'écraser au sol dans un staccato malodorant.

-Fais-moi penser à tuer un démon un de ces jours, demanda Donovàn à Mok'ai.

-Merci! Lança Nadezha en relâchant le garde.

-Heu, je vous en prie, je n'y suis pour rien, balbutia-t-il.

Elle se tourna ensuite vers ses amis qui la fixaient avec étonnement.

-Qu'y a-t-il?

-Tu viens d'embrasser un orc, expliqua Andreas.

-Andreas, j'ai grandi dans un monde dévasté par les démons. La mort de l'un d'eux était l'occasion de grandes réjouissances.

-Et d'embrasser un orc?

-J'embrasserais une goule si elle tuait un démon sous mes yeux, rétorqua Nadezha.

Un rire tonitruant la fit se tourner vers l'entrée de la hutte ou un vieil orc de haute taille, aux cheveux blanc, s'esclaffait bruyamment.

-Si vous promettez un baiser à chaque personne qui abat un démon, belle demoiselle, la légion ardente sera vite décimée, déclara-t-il dans un commun parfait.

-Seigneur Eitrigg, reprit le sergent en le rejoignant pour expliquer la situation à voix basse.

L'orc hocha la tête, redevenant sérieux et dévisagea les six chevaliers de la mort.

-Nous avons été prévenu de l'arrivée d'une délégation de votre ordre, en effet. Le Chef de guerre va vous recevoir. Merci Sergent.

Le garde salua et s'effaça, laissant passer les chevaliers de la mort. Des serviteurs vinrent les débarrasser de leurs capes tachées et Donovàn retira le casque de Loki, laissant Denaelle la recoiffer rapidement avant de suivre le vieil orc à travers le fort. Ils arrivèrent à une grande salle ronde, dans laquelle se pressaient de nombreuses personnes, représentant toutes les races et factions de la horde. Assis sur le trône au fond de la pièce, entouré de gardes d'élites et d'un grand troll aux cheveux rouge en bataille, un jeune orc les attendait, les fixant de ses yeux bleus.

-Bienvenue à vous Chevaliers de la Lame d'Ébène, déclara-t-il d'une voix grave.

Mok'ai mit un genou à terre, vite imité par ses camarades, sauf Loki, qui s'assit d'un bloc, se laissant tomber sur l'épais tapis de peaux au sol.

-Merci de nous recevoir Chef de Guerre, répondit Donovàn avant de sortir la lettre, nos chefs nous envoient vous donner ceci.

Le troll approcha en tendant le bras et Donovàn dut se retenir de ne pas reculer. Il s'était habitué à la taille de Mok'ai, mais celui là était plus grand et plus âgé que son ami, et semblait assez haut placé pour côtoyer le chef de guerre.

Il s'agissait probablement de Vol'Jin, chef des trolls et un des plus proche conseiller du chef de guerre.

Donovàn le laissa donc prendre l'enveloppe sans un mot et l'observa inspecter le sceau avant de le tendre au chef de guerre.

Celui ci brisa le sceau de cire noire avant de se plonger dans la lecture, laissant le troll lire par dessus son épaule.

-Il ne mentionne que trois chevaliers, nota Thrall avant de jeter un regard aux allianceux agenouillés devant lui. Il ne dit rien de vous.

Donovàn jura à voix basse en thalassien, mais Mok'ai prit la parole.

-Y son no asosye. Nou se kombatu le Wa-liche ansanm. Yzon sové nou, nou ca sové yo. Nou cé alé nul-pa sannzeu.

-Je vois, répondit le jeune chef de guerre en repliant la missive soigneusement. Savez-vous pourquoi on vous as envoyé?

-Pou édé la horde en Norfend, répondit Mok'ai sans lever les yeux.

-Et le ferez-vous?

-Nou cé twouvé le Wa-Liche. Nou cé tué le Wa-Liche.

-Et on danseras sur sa tombe, ajouta Donovàn.

Le chef de guerre se leva et approcha des six chevaliers agenouillé devant lui, contournant le troll et l'elfe de sang pour approcher des autres.

-Vous parlez orc?

-Oui Seigneur, répondit Denaelle en frémissant.

-Aiderez-vous la Horde?

-Détruire le Fléau est notre but commun à tous Seigneur, répondit-t-elle en levant les yeux vers lui.

-Si je donne un ordre y obéiras-tu?

-Tant que des vies innocentes ne seront pas menacées.

L'orc eut un petit sourire et jeta un regard aux deux autres. Andreas gardait obstinément les yeux baissé, mais Nadezha le fixait en souriant paisiblement, comme à son habitude.

-Et vous deux?

Denaelle leur traduisit rapidement le dialogue et attendit leur réponse.

-Je obéir, déclara Nadezha.

-.. J'obéir, finit par dire Andreas entre ses dents.

-Bien. Qu'on leur donne des insignes d'Orgrimmar, ordonna le jeune chef en retournant à son trône. Vous serez autorisés à vous déplacer dans les villes et villages de la horde. Présentez-vous aux ambassadeurs locaux avant tout chose pour éviter les conflits.

-Oui Seigneur.

-Mais si l'un de vous, quel qu'il soit, commet un crime, ou malmène un roturier, je me chargerais personnellement de sa punition. Est-ce bien compris?

-Wi Chef, répondit Mok'ai.

Un serviteur approcha avec un coffret dans les mains, s'inclinant devant chaque chevalier pour lui donner une insigne noire et rouge. Denaelle y jeta un petit regard rapide avant de se tourner à nouveau vers le jeune orc quand il reprit la parole.

-Vous pouvez disposer.

-Oui Seigneur.

Mok'ai se releva, redressant Loki dans le même mouvement puis salua le chef de guerre, s'inclinant devant le troll avant de faire demi-tour, faisant signe aux autres de l'imiter.


-Il faudra vraiment que je contacte l'Exodar pour annoncer la mort de Mannoroth, murmura Nadezha en contemplant le crane du démon.

-Tu as l'air ravie, nota Denaelle tout en agrafant l'insigne de la horde sur son épaule.

-Ca aidera peut être les relations diplomatiques en Outreterre, expliqua la draenei. Nous avons besoin d'être uni à nouveau contre les démons.

-Je crois que draeinei et orcs font guerre à Outreterre? S'étonna Donovàn.

-Mais avant nous avons eut de longues périodes de paix, expliqua la draeinei, et pas mal d'unions interraciale.

-J'ai une image mentale, murmura Donovàn d'un air perturbé.

-Quel genre d'image mentale? Demanda la draenei.

-Toi et Thrall dans un lit.

-Donovàn! Protesta Denaelle.

-Ho, il peut être mon chef de guerre quand il veut, ajouta Nadezha avec un sourire à mille lieux de ses habituels sourires innocents. Quoi? fit-t-elle quand ses camarades lui jetèrent un regard ahuri. Il EST mignon.

-A té swé, fit Vol'Jin quand l'éternuement de Thrall résonna dans la hutte du chef de guerre.

-Merci.

-Kekun pale de twa...

-Et ça m'inquiètes, avoua Thrall avec un frisson.

Dico Franco Mok'ai (et un ti peu de Vol'Jin)

Mok'ai yé dakor.

Je suis d'accord.

Nou, on gard Loki,

Nous, on surveille Loki

Poukwa cé Mok'ai ki doit garder Dono?

Pourquoi c'es tmoi qui doit le surveiller?

Dono, on y é.

Dono, on y est.

Ca fér fuir gads

Ca fera fuir les gardes.

E si vou akompayé nou? Mok'ai y sé pot garanti.

Et si vous nous accompagnez? Je me porte garant.

Pofi ba, Dono

Profil ba, Dono.

Ca, sé Mannoroth

Ca, c'est Mannoroth

Y son no asosye. Nou se kombatu le Wa-liche ansanm. Yzon sové nou, nou ca sové yo. Nou cé alé nul-pa sannzeu.

Ce sont nos compagnons. Nous avons combattu le Roi Liche ensemble. Ils nous ont sauvé, nous les avons sauvés. Nous n'irons nulle part sans eux.

Pou édé la horde en Norfend

Pour aider la horde en Norfendre.

Nou cé twouvé le Wa-Liche. Nou cé tué le Wa-Liche.

Nous trouverons le Roi Liche. Nous tuerons le Roi Liche.

A té swé

A tes souhaits

Kekun pale de twa

Quelqu'un parle de toi.