Merci pour vos reviews ! :) Bon et bien, j'ai suivi la plupart des avis... Donc je passe la scène Stoik/Valka. ^^ Donc désolée à ce qui le voulait ! :'(
Ensuite je tiens à m'excuser... je sais qu'en ce moment je suis pas dans les temps, mais j'ai pas mal de boulot. Vendredi c'est les vacs, donc j'écrirai souvent ! :)
Place à la suite !
Harold était là, assit.
Il me fixait. Sans dire un seul mot.
Et moi... J'étais, là, contre le mur, les yeux en l'air, essayant de ne pas le regarder aussi.
Pourquoi me fixait-il comme ça ? C'était très déstabilisant.
On attendait patiemment le retour de Valka. Ca faisait un bon moment qu'elle était partit. Au moins... Une demi heure.
Et depuis une demi-heure, même pas un mot. Une demi heure de silence et de regard profond d'Harold. Quelle situation stressante !
Non sérieux, il est vraiment saoulant à me regarder sans bouger, comme si j'avais un dragon sur la tête ! Ca devient gênant.
- Bon, euh... Désolé de te gâcher ton délire mais si tu pouvais arrêter de me regarder.
- Je te regardes... Je te regardes.
J'haussai les sourcils.
- T'es belle.
- Rooo mais arrêtes de me sortir des compliments tous les jours ! Je ne suis pas belle.
- Mort de rire.
- Bah dis toi que je suis moche alors, ça t'évitera de me regarder.
- Impossible.
Je soufflai.
- Je te jures que je vais sortir.
- Pourquoi t'es énervé ?
- Je ne suis pas énervée ! M'exclamai je
Il eut un silence.
- A peine. Dit-il
- Si t'arrêtais de me regarder aussi.
- Attends, t'es énervé parce que je te regardes ?
Je ne dis rien. Je baisse les yeux.
- Tu penses qu'on a fait une erreur ? Dit-il soudain
- De quoi ? Lançai je
- De s'embrasser.
Je ne répondis pas.
Oui.
Pour moi c'en était une. Même si je l'aime, vraiment, je pense que ce n'est pas une bonne idée de continuer comme ça.
- Alors ? Répéta t-il
- Oui.
- ...
- Oui... Pour moi c'est une erreur...
- D'accord. Me coupa t-il
Il se mordit la lèvre. Il semblait vexer.
- Harold...
- Non mais j'ai compris. Ca va faire je ne sais combien de fois que tu dis que tu tiens à moi, et tu crois qu'on a fait une erreur. Y a rien qui tient debout.
Je me sentais nul. Il avait raison le pire. Mais je ne savais pas si j'arriverai à tenir le coup. Je veux dire, ça serait tout recommencé. Avant, on avait des années d'amitiés avant de sortir ensembles, et là, lui me connais que depuis quelques temps. Rien à voir... Avec avant. Au fond je me sens mal. Pensant qu'à la base il ne me connait pas, même si maintenant oui mais, ça me bloque. J'ai l'impression de profiter de lui en faisant ça. Je me ferais passer pour qui ? Je l'aime beaucoup. Mais maintenant, il y a des conséquences.
- Oui je t'aime...
- Bah alors expliques moi ! Parce que je comprends pas là !
- Je... Je ne sais pas ! Ok ? Je ne veux pas qu'on se mette ensembles... Ou du moins " remette ", tu comprends pas !
- Bah j'aimerai bien alors expliques moi.
- Je viens de te dire que tu ne comprendrais pas ! Tu sais pas ce que je ressens, quand je penses que mon petit ami ne sais plus rien de moi et qu'il m'a carrément oublier ! Tu crois que c'est facile ?!
Harold ouvrit de grands yeux, comme s'il était choqué.
- C'est une blague ? Est ce que je t'ai parlé de ça ? Je vois pas le rapport là ! On parle pas du passé, on parle du présent ! Tu n'arrêtes pas de me dire que ça te fais mal, mais tu crois que j'ai pas mal moi aussi ! Je t'aime, mais tu ne le comprends pas ! cri t-il, Alors oui... Je te connais à peine, même si avant je te connaissais par cœur qu'es ce que ça changerait ? Je t'aime, là maintenant. Alors, pourquoi se mettre dans des états pareils ?
Il se calma et s'avança vers moi.
Ce mec est absorbant. Non mais je ne sais pas si je suis normale... Je le trouve vraiment attirant. Dès qu'il est près de moi, mon cœur s'accélère.
J'essaye quand même de garder mon sérieux.
- Moi même je ne sais pas... Je sais que je t'aime, mais je peux pas l'expliquer. Je sais que je te connais mais je peux pas l'expliquer non plus.
- Harold... Je... Soufflai je, incapable de trouver les mots.
- Dis rien. Ce n'est pas grave... On est pas obligé d'aller plus loin. Je ne t'oblige pas. Dit-il fermement.
Il s'apprêta à faire demi tour, mais je le retins.
Je le pris brusquement par la taille et l'attira fermement contre mes lèvres.
Le baiser fut à ce moment, le contraire de tout à l'heure, au lieu d'être sensuel et doux, celui ci était plus passionné. C'est un peu comme si, il n'y avait rien d'autre à part ça qui compte. Il ne tarda pas à mettre ses bras autour de ma taille. Je mêlai mes doigts dans ses cheveux le serrant fort contre moi, prise par le désir.
Je crois que je ne m'étais jamais sentis aussi bien. Le pire truc, qui me rendis folle, c'est lorsque sa langue frôla la mienne. En plus de ça... On était tous les deux, qu'en simple tunique.
Ce mec me rends dingue.
Ses mains descendirent plus bas.
Je poussai un gémissement.
Contrôle toi Astrid... Contrôle toi... Non je ne peux pas... J'y arrive pas.
Je crois qu'à ce moment je ne m'étais jamais sentis aussi... Femme. Même si ça m'est déjà arrivé...
Il se mit à embrasser langoureusement mon cou.
- Harold... Chuchotai je
- Hmm
Il leva la tête. Je la pris de mes deux mains, et nous posâmes nos front l'un sur l'autre.
- Je suis déso...
Je n'eus pas le temps de finir. Nous fûmes tout deux surpris par l'arriver brusque de Valka qui avait claqué la porte, d'un coup sec.
Elle nous regardait avec de grands yeux.
Nous nous décollèrent maladroitement et rapidement en nous raclant simultanément la gorge.
La neige n'entrait pas. Ca ne tombait plus.
Valka ferma la porte.
- Je vois que j'arrive au bon moment... dit-elle doucement dans un sourire.
Tu m'étonnes. Encore un peu plus et on aurait fini au lit.
Harold était figé, et n'osait plus dire un mot. Moi, je me contentai de faire un sourire maladroit.
Valka enleva son manteau et l'accrocha. Puis elle alla s'assoir sans dire un mot. Nous la regardâmes, n'osant pas ouvrir la bouche.
- Ce n'est pas parce que je vous ai vu... que vous devez ne rien dire. Ricana t-elle
Harold et moi rigolâmes idiotement ( pour de faux )
- Ouais... Euh... M'man... Alors ?
- hein ? dit-elle
- Pour papa.
- Oh.
Il eut un silence. Elle sourit.
- Ton père est une vraie tête de mule ! On peut dire que vous avez ça en commun ! Il m'a fallut du temps pour tout lui expliquer... Pour Krokmou et ton envie de sortir, mais non il avait peur que ça se passe mal... J'ai du lui dire qu'un viking ne dirait pas ça pour qu'il change d'avis.
Harold et moi nous regardâmes avec un grand sourire.
- Ca... Ca veut dire oui ? Dis je
- Oui ! S'exclama Valka.
Harold sourit. Moi, je rigole. J'avais limite, l'impression d'être plus joyeuse que lui alors qu'il allait découvrir quelque chose de nouveau.
- C'est génial... Souffla t-il
- Ca ne va pas ? Demandai je
- J'ai la boule au ventre.
Valka rigola.
- T'en fais pas fils. Ca va aller, tu vas voir.
Krokmou arriva à côté d'Harold qui se mit à lui gratouiller la tête.
- On va voir un monde de dragons. Sourit-il en regardant son fury nocturne.
Celui ci, poussa un roucoulement.
- Moi je vais rester ici... J'ai encore quelques bricoles à faire puis j'irai voler avec Jumper... Je vous laisse... Tous les deux. Dit-elle dans un grand sourire.
- Maman.
- Ouiii ?
- Je vois clair dans ton jeu. Dit-il en rigolant
Sa mère rigola à son tour.
- Bon j'y vais maintenant alors.
Elle prit son manteau, nous adressa un sourire et sortit dehors. Je me tournai vers Harold.
- Qu'est ce qu'elle a ta mère ?
- Laisse tomber...
Je lui souris. Il me regarde.
- Bon... Euh... On fait quoi ? demandai je, enfin je veux dire, tu veux sortir maintenant ?
- Euh... Bah... Ouais... Ouais.
- Sur ?
- Oui. Avec toi.
Je souris. Je pris mon manteau, et mis mon bonnet brodé bleu et blanc avec le signe Dragon Vipère, avec Harold qui me regardait.
- Il te va bien ce bonnet.
- Merci. Dis je presque rougissant
Il me sourit. J'ai le cœur qui bat.
- J'arrive. Dit-il en montant les escaliers pour aller dans sa chambre.
1. 2 minutes plus tard, il redescendit les marches.
- On peut y aller... Dit-il en soufflant par la bouche.
Il était à la fois mignon avec son manteau, mais a la fois ridicule avec le pansement qu'il a au crane.
C'est Harold quoi.
On est en face. Je lui prends les mains délicatement et je lui demande
- Fermes les yeux. Je vais te guider à l'extérieur, et quand je te dirai de les ouvrir, tu les ouvriras d'accord ?
- D'accord.
Il ferma les yeux.
Bizarrement, je ne fus pas stressé. Tout allait pour le mieux. Avec Astrid près de moi, je me sens en sécurité et je sais que tout ira bien.
Ses mains, délicatement enrouler dans mes mains. J'ai l'impression de vivre quelque chose d'unique. Je l'entends, elle ouvre la porte. Je sens Krokmou me frôler la jambe, ses bruits habituels de dragons me chatouillant l'oreille. Je sens le froid entrer dans la maison, la froideur de l'hiver me caressant la peau. Elle m'entraine dehors et me chuchote :
- Laisses toi faire. Ecoutes.
J'écoutes. J'entends, des dragons, des gens, des rires, des voix. J'entends, le vent, la mer, les terreurs terribles...
Je m'enfonce dans la neige. Quel sensation. Je n'étais pas sortis depuis des lustres.
Astrid continuait de m'emmener plus loin.
Mon cœur battait vite. J'avais la boule au ventre. Qu'allai je voir ? Allai je le supporter ? Tout d'un coup... Toutes ses nouvelles choses.
J'ai l'impression que les gens parlent de moins en moins, et je crois savoir pourquoi.
Tout à coup, on s'arrête. Je sens Astrid mettre ses bras autour de moi. Elle embrasse ma mâchoire et dans un souffle me dit :
- Ouvres les yeux.
Je le fis.
Je croyais ne jamais revoir ça de ma vie. L'océan. Ce bleu, ces vagues, cette étendue si belle. Je me trouvais sur la colline, regardant la mer, Astrid coller à moi. Je n'ose pas bouger.
- Tout le monde est là. Bébé, tout le monde est là. Retournes toi, et c'est un autre monde. Je vais me reculer, et te laisser faire le reste.
C'est ce qu'elle fit. Je respirai. J'écoutai les vagues, fixant l'horizon, imaginant un dernière fois à ce qu'il pouvait y avoir derrière moi.
Après tout, il n'y avait rien de grave.
Je fermai les yeux, tout en pivotant sur moi même d'un demi tour.
J'ouvre. Le choc.
Le choc total.
Je cligne des yeux. En face de moi, une foulée de gens, des dragons, de toute sortes ! Certaines que je ne connais pas.
Le paysage est clair, blanc de neige, magnifique, pleins de paix.
Il n'y a aucune guerre.
Les dragons attaquent. Tout est en feu. Je cours, je cours, essayant d'échapper à ce massacre. Des maisons brûles, des gens aussi parfois, des dragons morts, et hurlements, qui ne font que me hanter.
Les gens me fixent, le sourire aux lèvres. Mais ils ne parlent pas. Krokmou est à ma droite et rugit. Moi, je ne vois que de choses merveilleuses. Je ne me sens pas mal. Je ne me sens pas perdu. Je me sens en sécurité. Chez moi. Le village est grand. Beaucoup plus grand. Les maisons sont modernisés, et en couleurs. Il y a... Un lavoir. Un lavoir pour les dragons ! Et... Et un mangeoire ! La forge parait plus grande aussi. Je remarque sur un morceau de bois accroché : " Geulefort, sellier et dentiste. Tout pour vos dragons. " Ecrit en lettre viking. Au bout une énorme structure... Qui ressemble à... Des écuries.
Un village spécialement pour la cohabitation viking-dragons. Un village pleins de couleurs et de joie. Un village où règne la paix.
Astrid me regarde les larmes aux yeux avec un grand sourire.
Je vois mon père. Il me fixe, et se mets à crier :
- Harold est de retour parmi nous !
Et là, tout le monde se met à crier, applaudir.
Les jumeaux se cognent la tête, Rustik fait... Je ne sais quoi et Varek saute de joie.
Je vois ce magnifique paysage en face moi.
Je souris. Je regarde Astrid, les yeux pétillants. Et je m'avance presque courant, vers elle. Sans même réfléchir, je mis ma main derrière sa nuque et l'embrassai. L'autre enroula son corps. Je l'embrassai, avec passion, me rendant compte, de tout ce qu'elle a fait.
- Merci... Merci Astrid. Chuchotai je une fois décoller d'elle.
Le village continuait de faire du boucan pas possible. Ma mère apparut au milieu de la foule. Elle se mit en face d'Astrid et moi.
- Je me disais bien, qu'il s'étais passé un truc tout à l'heure.
Nous rigolâmes puis j'enlaçai ma mère. Je lui en suis reconnaissante. Elle fut surprise mais contente. Elle enroula ses bras et me serra contre elle.
Quelqu'un vint se joindre à ce câlin familiale. Ce fus mon père.
- Je suis désolé fils... Si je n'ai pas été là...
- T'en fais pas p'pa. Soufflai je
Nous nous séparâmes et enfin, j'arrivai à Krokmou.
Je le regardai, et pris sa tête dans mes mains
- Je sais... Je sais que nous sommes très amis. Et crois moi mon grand, je vais me rattraper, je te le promets.
Je posai ma tête sur la sienne, sentant la chaleur que dégageait ses écailles. Il rugit et me donna des coups de tête.
Je pris ma petite amie d'une main par la taille la serrant contre moi, l'autre sur la tête de mon fury nocturne, et mes parents derrière moi me tenant l'épaule, nous fixâmes, tous, le village, dans toute sa splendeur.
Rien ne pouvait être plus parfait.
Non non ce n'est pas THE END, j'ai prévu d'autres chapitres !
Bon et bien je vous dis à bientôt du coup... J'espère...
