comment es tu entré ?

je te dois des excuses Bella. C'est à cause de moi si tu restes ici cette nuit.

Comment ça ?

J'ai supplié Carlisle de te garder parce que je ne supportais pas l'idée de passer la nuit loin de toi alors que j'avais failli te perdre aujourd'hui. Je lui ai demandé de te faire passer la nuit ici afin que je puisse rester avec toi sans que ton père le sache.

Tout en me disant cela il s'était rapproché de mon lit et je l'avais senti s'asseoir dessus. Il m'avait pris la main et la caressait.

Carlisle est au courant que tu es ici ?

Oui évidemment.

Oh Edward merci d'être revenu. Tu ne peux pas imaginé à quel point ça me fait plaisir que tu sois là.

Je lui tendit les bras et il s'approcha pour satisfaire mon besoin de l'étreindre. Nous restâmes ainsi plusieurs secondes sans bouger, sans dire un mot, simplement heureux d'être dans les bras l'un de l'autre. Puis il s'allongea derrière moi, me gardant dans ses bras et me caressant les cheveux.

tu m'as fait si peur Bella. Quand j'ai vu que tu ne reprenais pas connaissance j'ai cru que…

c'est toi qui nous a sorti de la voiture n'est ce pas ?

quoi ? non voyons comment aurais-je fait ?

je ne sais pas. A toi de me l'expliquer. Mais ne me ment pas ; je sais que c'est toi qui m'a fait sortir à temps. Je m'en souviens.

Tu as pourtant dit à Carlisle que tu n'en avais aucun souvenir.

Oui je sais ; ça m'ait revenu après.

Je m'étais tournée afin de le regarder. Par chance la lune éclairait son visage si bien que je le vis.

Bella c'est compliqué à expliquer.

Arrêtes de me dire ça tout le temps. Crois tu que je ne sois pas capable de comprendre ?

Non ce n'est pas ça mais je ne suis pas sensé en parler. J'enfreins déjà toutes les règles en étant simplement aussi proche de toi que je le suis et t'en dire plus… ce n'est pas facile c'est tout.

Edward je ne vais pas te juger quelque soit ce que tu vas me dire. Je comprends que ce soit compliqué pour toi mais je n'en peux plus de tous ces secrets. J'ai besoin de savoir sinon je vais me torturer l'esprit à en devenir dingue.

Très bien. Mais je t'aurais prévenue. Disons que… lire dans les pensées des gens n'est pas le seul don que je possède. J'ai également une très grande force et une très grande rapidité. C'est ce qui m'a permis de nous sortir de là et de mettre une distance suffisante entre nous et le camion.

Je restais figée. Me disait il la vérité ? ou bien se moquait il de moi. Lorsqu'il me regarda enfin, cherchant une nouvelle fois à déchiffrer mes pensées, je vis cependant dans ses yeux qu'il ne me mentait pas.

dit quelque chose, Bella je t'en prie. Même si c'est pour me dire de ficher le camp de ta chambre.

Je t'interdis de bouger de ce lit et de me quitter, répondis-je.

Il me souria.

je ne te fais pas peur ?

non. Edward, quelque soit ce que tu me diras sur toi, tu ne me feras jamais peur. Je t'aime. Pour ce que tu es et quelque soit ce que tu es et les dons que tu possèdes. Et puis ces dons m'ont sauvé la vie.

Je venais de lui dire que je l'aimais. Pour la première fois.

tu réalises qu'aucun être humain (et il avait insisté sur le mot en le prononçant) ne peut posséder les dons que je possède ?

oui.

Et tu ne veux pas en savoir plus ? Tu ne veux pas savoir ce que je suis ?

Si, mais je suppose que c'est précisément ce que tu n'as pas le droit de me dire.

En effet.

Alors ne dit rien. Qui sait, peut-être que je finirai par le deviner. Ou peut-être que tu pourras me le faire deviner ; ainsi tu n'aurais pas à le dire !!!

Je mettais à nouveau blottis contre lui.

Il me prit la main dans la sienne. Elle était glacée comme d'habitude mais je m'en fichais royalement tant j'étais contente qu'il m'ait parlé.

je t'aime aussi, Bella. Comme je n'ai jamais aimé personne. Aujourd'hui j'ai compris certaines choses quand j'ai failli te perdre pour toujours. Je ne pourrais pas vivre sans toi alors je t'en supplie reste avec moi.

Je me tournais vers lui en entendant ses paroles et le ton emprunt de souffrance avec lequel il avait parlé. Nos yeux s'accrochèrent de nouveau et mon cœur eut un soubresaut. Il me souriait. Sa main vint caresser mon visage pendant que l'autre caressait mon dos. J'étais à présent totalement tournée vers lui.

ne bouge pas, me dit il.

C'était inutile. Je ne pouvais pas bouger. J'étais totalement à lui, incapable même de dire un mot lorsque je vis qu'il approchait son visage du miens. Mais il recula tout à coup.

Bella pour l'amour du ciel, je t'ai dit de ne pas bouger pas d'arrêter de respirer !!!

Euh pardon. Je n'avais pas remarqué.

Il remit sa main sur mon visage et approcha à nouveau du miens. Je me concentrai afin de ne pas oublier de respirer car je ne voulais pas qu'il s'éloigne à nouveau. Ma respiration devint de plus en plus précipitée à mesure que son visage s'approchait du mien. Puis ses lèvres rencontrèrent les miennes avec une infinie douceur.

Notre premier baiser. Mon cerveau était à nouveau déconnecté. Je ne savais plus où j'étais ni l'heure qu'il était. Tout ce que j'étais en mesure de savoir à cette instant c'est que j'étais en train de l'embrasser. Ce fut extrêmement difficile pour moi de rester calme tant les émotions que je ressentis en cette instant étaient violentes. Je mourrais d'envie de le presser d'avantage contre moi. J'avais envie d'être encore plus proche de lui, de son corps, de le toucher et de le sentir. Mais je ne devais pas bouger. Je le savais. Alors je me retins. Cependant lui se laissa aller. Il m'attira à lui d'une simple pression de sa main dans mon dos. J'enroulais alors mes bras autour de lui et laissait mes mains vagabonder sur son corps. Il fit de même. Nous continuâmes à nous embrasser ainsi un bon moment. Puis au bout de plusieurs minutes, qui me parurent pourtant trop courtes, il rompit notre étreinte.

J'eue du mal à reprendre mon souffle et les battements de mon cœur mirent du temps à retrouver un rythme normal. Il s'allongea sur le dos en m'enlaçant d'avantage pour que nos corps restent en contact l'un de l'autre. Je ne me fis pas prier et me blottis contre lui. Ma main caressant son torse. Sa chemise s'était ouverte durant notre étreinte, pour mon plus grand plaisir. Il me bloqua la main avec la sienne.

Bella si tu continues je risque de ne pas pouvoir me retenir de t'embrasser à nouveau.

Je repris instantanément mes caresses pour lui faire comprendre que c'était exactement ce don j'avais envie mais il me la bloqua à nouveau.

Bella…

Je n'ai pas l'intention de m'arrêter là !!!

Chaque chose en son temps. Maintenant il est l'heure pour toi de dormir.

Tu plaisantes ? tu viens de m'embrasser comme un dieu et tu espères que je vais dormir ?

Non, je l'exige. Tu dois te reposer. Et si tu refuses, je ne t'embrasserai plus jamais.

Juste une dernière fois avant que je ne dorme alors…dis-je en recommençant mes caresses le long de son torse.

Il se tourna vers moi, et obtempéra. Mais ce baiser fut plus bref, et moins passionné que le premier. Il fut cependant extrêmement tendre et suffit à emballer de nouveau mon cœur.

et maintenant, plus un mot. Bonne nuit mademoiselle Swan. Je vous aime.

Bonne nuit. Je t'aime aussi.

Il se mit alors à chantonner une très jolie chanson à mon oreille, et je sombrais dans le sommeil sans tarder.