Note de Jilano : Hello les pingouins ! (Oui, oui, j'ai développé une espèce de fanatisme pour les pingouins, comme en témoigne mon avatar, désolée, je me soigne.) Donc, here, le premier interlude, en espérant qu'il vous plaira : Enjoy ! :D
Note de Caela : Bonjour à tous ! Le premier arc de l'histoire s'est achevé avec le précédent chapitre, nous voici donc avec le premier interlude. Rien de très concret ne se passe, mais en espérant qu'il va tout de même vous plaire :3 Bonne lecture !
Interlude: Partie Une
oOo
Il n'était pas supposé être là. Il n'était même pas supposé être hors de son propre lit. Mais Matt ne s'inquiétait pas des potentielles conséquences de ses actions actuelles. Pas le moins du monde.
Il était, en revanche, très inquiet pour le corps couvert de bandages qui reposait dans le lit d'hôpital.
C'était inhabituel pour lui d'être émotif par rapport à quoi que ce soit, du moins pas au point qu'on doive lui administrer des sédatifs… Matt se sentit presque légèrement honteux. Presque. Mello était son ami… Son meilleur ami. Il avait le droit de s'inquiéter.
Les yeux du blond étaient fermés et sa respiration était peu profonde, mais il était vivant. Et c'était tout ce que Matt avait eu besoin de savoir. C'était tellement difficile d'avoir des informations sur Mello ou Near de la part de ces foutus médecins.
Ils n'avaient pas l'air de penser que quelqu'un d'aussi jeune que lui-même puisse supporter la vérité, et il avait même entendu les rumeurs, à propos d'un psychiatre qui allait venir lui parler, puisqu'il était le seul éveillé, et il savait que quand Near et Mello se réveilleraient, ils subiraient la même chose.
Ou c'aurait été le cas si Matt n'avait pas prévu de se barrer de là avec eux à la seconde où il serait assuré qu'ils vivraient tous. Il savait que les brûlures de Mello étaient sérieuses, et il savait qu'elles avaient besoin d'une certaine quantité de soins spécialisés, mais plus ils restaient là, plus vite L les attraperait et s'assurerait qu'ils étaient réduits au silence pour de bon.
Et Matt refusait de laisser se produire une telle chose sous ses yeux. Il les avait foutus dans ce bordel et il ferait en sorte qu'ils en sortent vivants. Peu importe ce que cela impliquait.
Ses poings étaient serrés et son visage durci par la colère. Il prit une profonde inspiration, toussant un peu, et se calma. Ses émotions étaient devenues complètement détraquées. Il n'était pas destiné à être le leader… Il… n'était pas fait pour supporter une situation comme celle-ci tout seul.
Bien sûr, tout allait bien avant. Mais tout n'avait pas encore été révélé.
Bien sûr que non, s'admonesta-t-il.
Il n'avait pas failli mourir, avant.
Bordel, il n'en savait toujours pas beaucoup sur la condition de Near, hormis le fait qu'il soit en vie. C'était ça. Ils ne laisseraient pas Matt le voir, ou Mello, et ils disaient qu'il valait mieux se concentrer sur sa propre guérison et ne pas s'inquiéter.
Quelle sorte de conseil merdique était-ce ?
Ne pas savoir avait déséquilibré une partie de lui-même. Ses nerfs étaient à fleur de peau, et il était sûr qu'il allait massacrer quelqu'un s'ils lui suggéraient une fois de plus qu'il devait rester à l'écart dans son intérêt.
De plus, il était sûr d'être le moins blessé des trois. Quelques problèmes d'inhalation de fumée, qu'il était persuadé que Mello et Near avaient aussi; des coupures et des bleus, comme Mello et probablement comme Near, et un genou blessé.
Mais le dernier, ce n'était pas sérieux. Il avait disloqué son genou… Et devait porter une attelle pendant un moment. Mais ce n'était rien. Pas comparé aux brûlures de Mello.
Ils avaient couvert le côté gauche de son visage, des parties de son cou et de son épaule, descendant dans son dos et même dans les parties touchées de sa hanche. Les pires étaient celles où le combustible, qui n'avait pas été reconnu, avait été sur lui.
Son visage, son cou et son épaule.
Il y aurait une cicatrice.
Matt ne voulait pas voir ce que serait la réaction de Mello quand il verrait les bandages qui le couvraient… Ou ses cheveux. Qui avaient été pratiquement rasés sur le côté gauche quand ils avaient traité ses plaies.
Mais il était vivant…
Ça faisait déjà une journée qu'ils étaient là. Et c'était trop. Il aurait eu besoin d'un accès à un ordinateur pour pirater de l'argent et les faire dégager d'ici. L surveillait probablement les informations à la recherche d'un signe qui indiquerait que leurs corps avaient été retrouvés.
La seule chose que Matt s'était débrouillé pour faire, était de les convaincre que quelqu'un en avait après eux, que l'incendie était intentionnel, et qu'ils ne pouvaient pas publier qu'ils avaient survécu, au moins pendant quelques jours. Jusqu'ici, de ce qu'il avait vu du journal qu'il avait dérobé du bureau des infirmières, des nouvelles à propos de l'incendie avaient été publiées, mais rien d'autre.
Il avait probablement été tellement hors de lui et farouche qu'ils l'avaient cru. Il savait que c'était une bonne chose. La seule raison, avait-il présumé, pour laquelle la police ne leur avait pas encore parlé, était qu'ils attendaient que les deux autres se réveillent…
Il se frotta les yeux avec lassitude et se demanda s'ils seraient un jour en sécurité. Même si L ne savait pas encore qu'ils étaient vivants, ce serait probablement le cas très bientôt. Il y avait trop de possibilités. Et Matt détestait ça.
La respiration de Mello se fit légèrement sifflante et délogea une mèche de ses cheveux qui tomba sur ses yeux. Ses yeux s'agitaient et bougeaient à chaque fois que les cheveux effleuraient ses paupières. Et même s'il aurait adoré que Mello se réveille, juste pour être sûr qu'il allait bien, il savait que Mello souffrirait tellement…
Il balaya la mèche de cheveux, la repoussant derrière une oreille, et lui sourit tristement.
Matt était seulement sûr d'une chose. Quoi qu'il arrive, et où qu'ils aillent à partir de maintenant, tout irait bien du moment qu'ils restaient ensemble.
Note de Jilano : Des hypothèses pour la suite ?
