Je tiens à prévenir que mon point de vue sur un aspect de la série risque de ne pas plaire à tout le monde mais je signe et j'assume mon choix.
On peut aussi dire qu'à partir de ce chapitre, je vais me détacher tout doucement de l'épisode de base dont je me sers depuis quelques chapitres.
Je terminerais en disant qu'on reprend un rythme de publication classique, à savoir un chapitre par semaine à partir d'aujourd'hui, normalement.
Bonne lecture et à vos remarques !
Et si vous ne savez pas quoi faire d'ici ces prochains jours : Courrez voir The Hobbit, The Desolation of Smaug !
11.
Arthur ne cessait de pester dans sa barbe, arpentant les couloirs à la recherche de Gwaine, maudissant le jeune homme d'avoir quitté sa chambre, malgré le fait qu'Arthur l'avait prévenu qu'il devait avoir une audience avec le Roi en fin de matinée. Gwaine était irritant et Arthur ne pouvait s'empêcher de se demander ce que son père lui ferait s'il advenait à amener Gwaine en retard, après tout, le Roi n'avait toujours pas levé sa période de probation et son père ignorait tout de sa réelle identité.
_ L'avez-vous trouvé ?, interrogea Merlin, en le rejoignant, Arthur se contentant de secouer la tête de dépit. Avez-vous essayé la ville basse ?
_ Je m'y rendais justement, soupira Arthur en pressant le pas.
_ A la taverne ?, demanda Merlin avec un sourire.
_ A la taverne, confirma le prince.
Les deux hommes continuèrent leur marche, Arthur se murant dans le silence, Merlin lui lançant un regard en coin en gardant le silence. Arthur semblait anormalement tendu. Arthur était inquiet, une boule d'angoisse logée au fond de son estomac, le rendant presque malade. La magie de Merlin avait tenté de l'apaiser mais Arthur s'était totalement fermé à elle. Il était inquiet pour Merlin et pour la mêlée, même s'il savait qu'il prendrait la place de son ami lors des combats, Arthur l'avait envisagé et approuvé durant leur dispute matinale dans la chambre. C'était Morgana qui l'inquiétait. Il l'avait aperçu en passant devant sa chambre, quand il regagnait l'atelier de Gaius pour escorter Gwaine, la porte de la jeune femme était ouverte et Arthur l'avait vu, pâle, les yeux rougis et le visage éteint. Morgana n'allait pas bien. Encore ces cauchemars !, pesta intérieurement Arthur en donnant un coup de pied dans le vide sous le regard en coin de Merlin. Ces maudits cauchemars…
Merlin ouvrit la bouche, prêt à interroger Arthur avant de se stopper, gardant finalement le silence. Merlin connaissait ce regard inquiet, Arthur pensait à Morgana. Morgana que Merlin fuyait depuis de nombreuses semaines, incapable de pouvoir lui faire face alors qu'il se trouvait dans le corps d'Arthur. Merlin ne connaissait que trop bien les pouvoirs d'observations de la jeune femme et il ne se faisait pas assez confiance pour ne pas se trahir.
C'était lâche, il laissait Arthur gérer le problème avec la jeune femme comme il le souhaitait, se contentant de répondre aux questions de son ami sans dévoiler réellement ce qu'il ressentait. C'était plus fort que lui mais Merlin avait toujours été faible face à Morgana. Face à la jeune femme, à sa peau d'albâtre, ses yeux d'un bleu perçant, Merlin n'avait plus rien du Grand Emerys, il redevenait un simple jeune homme au cœur battant trop vite et aux genoux qui tremblaient. Merlin avait espéré que les paroles d'avertissements du dragon l'aiderait à ressentir la présence de Morgana différemment mais cela n'avait rien changé. Il avait cru que Freya serait celle qui lui permettrait de ne plus penser à la noble au don de prophétie mais la druidesse était morte trop vite et maintenant avec le recul, Merlin pouvait se l'avouer Freya n'avait été qu'une passade. Il avait été attendri par sa détresse, il l'avait aidée et Freya l'avait regardé comme s'il était un sauveur, avec respect, admiration et une lueur dans le regard et Merlin avait aimé cela, Morgana avait eu le même regard au début et le sorcier avait succombé mais Freya n'était pas Morgana. Mais la noble risquait bien d'être l'auteure de sa chute, il le savait et le ressentait, Morgana était sa fin.
La voix de Gwaine le tira de ses pensées, Merlin se rendant compte qu'ils étaient maintenant dans la rue principale, Arthur serrant les poings à ses côtés. Gwaine et Gwen se tenaient face à eux, le jeune homme regardant la servante avec un sourire charmeur au coin des lèvres.
_ Je m'appelle Gwaine, sourit le jeune homme. Vous ne m'avez pas dit votre nom. Vous me faîtes l'effet d'une princesse alors c'est sans doute quelque chose comme Sophie ou Esméralda. C'est ça, Princesse Esméralda, sourit Gwaine en s'inclinant devant la jeune femme, inconscient du regard meurtrier que lui lançait Arthur.
_ Arrêtez, tout le monde nous regarde !, répliqua Gwen en reculant légèrement.
_ Il faut me dire votre prénom d'abord, répliqua Gwaine d'une voix charmeuse.
_ C'est Guenièvre, avoua finalement Gwen en regardant autour d'elle, son regard s'arrêtant sur Merlin et Arthur.
_ Eh bien voilà. Ce n'était pas si difficile que ça, sourit le jeune homme. Laissez-moi porter ça, une princesse ne doit pas transporter sa lessive, annonça Gwaine en essayant de s'emparer du panier.
_ Malheureusement, je ne suis pas une princesse, répliqua Gwen en s'éloignant légèrement, le regard d'Arthur et Merlin lui transperçant le dos.
_ Oui mais voyez-vous, vous en êtes une pour moi, Guenièvre éclata de rire sous le soupir de Gwaine. Ça ne marche pas, n'est-ce pas ?
_ Non pas vraiment, sourit Gwen en se détendant légèrement. Mais c'est bien d'avoir essayé et de renoncer au bon moment, avoua-t-elle en rendant la fleur à Gwaine. Reprenez-là, au cas où vous auriez le béguin pour une autre.
_ Je n'ai d'yeux que pour vous, susurra Gwaine en s'inclinant une nouvelle fois.
_ Mais bien sûr, rigola Gwen en s'éloignant.
_ Je le déteste, grommela Arthur, avant de s'élancer à la poursuite de Gwaine, Merlin se contentant de secouer la tête, ne remarquant même pas le regard d'excuse de Guenièvre quand la jeune femme passa près de lui.
oOo
_ Combien de chemin nous reste-t-il jusqu'à Camelot ?, demanda Sir Etan en déposant son épée sur le sol, se laissant tomber sur un tronc tombé sur le sol.
_ Une demi-journée de cheval. Le voyage est presque fini, répondit Sir Oswald en s'installant aux côtés de son compagnon, se servant d'un long bâton pour raviver les braises du feu de camp. Il me tarde d'affronter Arthur lors de cette mêlée.
Dagrr posa un doigt sur ses lèvres, intimant l'ordre de se faire le plus silencieusement possible, les deux chevaliers poursuivant leur discussion, Etan plaisantant sur la meilleure des façons d'espérer battre le Prince Arthur, quand Dagrr sortit d'un bosquet, l'épée prête à frapper.
_ Il est déjà fini pour vous, tonna le brigand avant de transpercer la poitrine d'Oswald, alors qu'Etan allait attaquer le second homme lui trancha la gorge, l'attaque n'ayant duré que quelques secondes. Les cristaux, sourit Dagrr faisant couler une goutte dessus sur son pendentif.
_ Tu as fière allure, Dagrr, le complimenta son associé.
_ Messire Oswald, corrigea Dagrr avec un rictus. A ton tour, ordonna le brigand.
oOo
Morgana vérifia une dernière fois que personne n'avait remarqué sa présence avant de refermer la grille d'une des sorties souterraines de Camelot, ses pas la menant à la forêt entourant la cité. Morgause lui avait envoyé un message signifiant qu'elle souhaitait s'entretenir avec elle et Morgana était impatiente de revoir sa sœur. Elle avait des questions qui demeuraient sans réponse et Morgause était celle qui pouvait la renseigner, la guider ou l'anéantir.
Le trajet jusqu'à la plaine ne dura pas longtemps et Morgana sentit son impatience grandir. Merlin avait essayé de la convaincre que Morgause l'avait manipulé pour la gagner à sa cause et la jeune femme y avait longuement réfléchie. Elle était prête à accorder le bénéfice du doute à Merlin si Morgause refusait de répondre à ses questions. Elle connaissait le tempérament de la sorcière.
Observant les alentours, Morgana sentit un sourire poindre sur ses lèvres en apercevant la silhouette de sa sœur, son cœur bondissant de joie en apercevant un petit garçon à ses côtés. Mordred se mit à courir à l'instant où il aperçut Morgana, la jeune femme en faisant de même en ouvrant les bras.
_ Mordred !, souffla la noble, en serrant l'enfant dans ses bras. Comment te portes-tu ? Laisse-moi te regarder, poursuivit la jeune femme en détaillant le garçon.
Mordred laissa échapper un éclat de rire, amusé par l'attitude protectrice de Morgana. Morgause leur laissa quelques instants d'intimité avant de signifier sa présence et Morgana se rendit compte, qu'elle avait oublié la présence de sa sœur à l'instant où Mordred était apparu.
_ Ma sœur, salua Morgana avec un sourire. Quelle agréable surprise.
_ Cela ne faisait que trop longtemps que Mordred ne t'avait pas vue, répondit la sorcière, son regard se posant sur les bras de Morgana qui entourait toujours le garçon. Je sais à quel point votre lien est spécial.
Morgana se détourna de Morgause, s'agenouillant devant Mordred, collant leurs fronts l'un contre l'autre, le garçon acquiesçant quelques secondes plus tard, s'éloignant légèrement des deux femmes. C'était une habitude qu'elle n'avait jamais perdue et qu'elle affectionnait, pouvoir communiquer avec le garçon sans avoir besoin de se parler oralement et cela avait toujours gêné Morgause.
_ Est-il vrai que tu avais lié le sort de sommeil touchant Camelot à moi ?, finit par demander Morgana.
Morgause fronça les sourcils, son visage se durcissant légèrement, Morgana se contentant de croiser les bras, elle ne voulait pas montrer un quelconque signe d'incertitude dans son attitude.
_ C'est exact, finit par répondre Morgause.
_ Alors ce rêve, souffla Morgana. Ce rêve où tu me demande de choisir entre Uther et toi, cela s'est réellement passé…
_ Je n'ai fait qu'allumer l'étincelle Morgana, confia la jeune femme. Tu n'avais besoin que d'une impulsion pour révéler ta vraie nature, choisir la sorcière qui sommeillait en toi plutôt que de vivre dans la peur de l'ombre d'Uther Pendragon. Remets-tu en doute tes choix ?, interrogea avec froideur Morgause.
_ Je n'ai pas changé d'avis sur Uther, Morgause, rassura la jeune femme. Je veux le voir mort mais Arthur…
_ Arthur !?, tonna la sorcière. Il est le fils de son père, il ne cessera jamais de voir la magie comme quelque chose de maléfique, il ne cessera jamais de la combattre.
_ Arthur n'est pas mon ennemi Morgause, je hais peut-être Uther de toute mon âme mais sûrement pas Arthur, il m'a fallu du temps pour m'en souvenir.
_ Si Uther tombe, Arthur montera sur le trône, Morgana, es-tu prête à prendre ce risque ? A laisser l'avenir de la magie et de la communauté entre l'arrogance de cet homme ?
_ Oui, répondit avec conviction Morgana.
La jeune femme inspira profondément, Mordred venant se saisir de sa main, la sorcière ressentant le trouble du petit garçon. Arthur avait sauvé la vie de Mordred, elle savait que c'était un acte que l'enfant estimait plus profondément que l'aveuglement d'Arthur à suivre les ordres d'Uther.
_ Et comment se porte Merlin ?, interrogea Morgause, Morgana resserrant sa prise sur la main de l'enfant. Tu sembles plus sereine et plus réfléchie ma sœur. Tu devras choisir Morgana, eux ou nous. Mordred nous rentrons, ordonna la sorcière en dégageant le jeune druide de Morgana.
Fais attention Mordred. Le petit garçon offrit un sourire à la noble, lui signifiant de ne pas s'inquiéter, Morgause n'avait jamais représenté une menace pour lui, c'était tout l'inverse.
oOo
Merlin grogna en laissant tomber sa tête sur le bureau d'Arthur, le prince poussant un soupir des plus audibles à l'oreille du sorcier. Arthur le frappa légèrement à l'arrière du crâne, Merlin ressentant une envie plus que pressante d'étriper le prince de ses propres mains, Arthur Pendragon allait causer le décès de sa santé mentale…
_ Ce n'est pas compliqué Merlin, fais un effort, souffla Arthur en redressant le sorcier. Ceci représente toutes les armoiries des nobles et chevaliers susceptibles de participer à cette mêlée, tu n'as pas d'autre choix de les connaître puisque je les connais.
Merlin se passa les mains dans les cheveux, prêt à se les arracher, son regard se posant sur les diverses armoiries présentes sur les nombreux parchemins qu'Arthur avait ramené dans le but de l'éduquer.
_ Pour les autres participants, les roturiers principalement, si tu ignores leurs noms cela ne choquera personne, je suis le Prince après tout, personne ne s'attends à ce que je connaisse chaque sujet vivant dans le royaume. Maintenant à qui appartient cette armoirie ?
_ Messire Oswald, soupira Merlin.
_ Un homme brave qui a toute mon estime, sourit Arthur. Il est ce qui se rapproche le plus d'un ami pour moi, tu devras te montrer amical envers lui, ouvert et souriant.
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_ Messire Oswald !, s'exclama Merlin en dévalant les marches du château, Arthur sur ses talons. Je ne pensais pas que vous auriez le courage de venir !
_ Moi, perdre une occasion de vous faire tomber à la renverse !, plaisanta le chevalier.
_ Vous n'y êtes encore jamais parvenu, pavoisa Merlin, Arthur roulant des yeux face à l'arrogance plus que visible de Merlin.
_ Cette fois, ça sera différent, répondit Oswald avec un étrange sourire sur les lèvres, faisant froncer les sourcils d'Arthur.
Merlin ressentit aussi le malaise d'Arthur, le sorcier se forçant à rire d'un air trop exagéré, il avait ressenti le début d'une menace dans le ton du chevalier, contrastant avec ce qu'Arthur avait décrit de l'homme. Un second chevalier s'avança, Oswald s'écartant légèrement tandis que l'homme serrait la main du Prince.
_ Messire Ethan, se présenta l'homme.
_ Je vous présente mon serviteur, Merlin, introduisit le sorcier ne sachant quoi répondre. Il aime travailler dur alors si il vous faut quoi que ce soit, appelez-le.
_ Vous pouvez me croire, je le ferai, sourit Oswald en lançant un regard noir à Arthur.
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_ MERLIN !, s'écria Oswald en faisant grimacer Arthur, hurlait-il toujours le prénom de son ami de cette manière-là ?
_ Me voilà, répondit Arthur.
_ Pourquoi as-tu mis si longtemps ?, l'accusa le chevalier en dardant un regard noir sur le serviteur.
Arthur se mordit la langue, empêchant ainsi un soupir d'irritation de franchir ses lèvres. L'attitude d'Oswald était des plus désagréables, c'était quelque chose avec lequel Arthur n'était pas habitué à composer. Il ne pouvait s'empêcher de penser que quelque chose n'allait pas.
_ Eh bien, commença le prince avec une légère pointe de sarcasme, Merlin procédant toujours de cette manière quand il souhaitait lui transmettre ses pensées. Elle pèse une tonne et cet escalier, cette volée de marches…
_ C'est très aimable à toi, remercia Ethan en lançant un regard amusé à Oswald.
Arthur inclina légèrement la tête, prêt à prendre congé quand Oswald interrompit toute possibilité de retraite, le chevalier souriant d'une manière des plus suspicieuses.
_ Mais tu ne peux pas la laisser là, susurra le chevalier avec un rictus.
_ Je ne peux pas ?, se tendit Arthur.
_ Elle est dans le passage.
_ D'accord, vous la voulez où ?
_ Hum, fit mine de réfléchir Oswald, prenant un plaisir évident à tourmenter le serviteur, rendant Arthur des plus stupéfaits. Tout au fond, près du lit, Arthur commençant à tirer la malle pour la rapprocher du lit. Oh euh non, l'interrompit le chevalier. De l'autre côté.
_ A cet endroit-là, elle va me gêner pour passer, fit remarquer Ethan, Arthur se retenant de pousser un cri d'irritation, il allait leur faire mordre la poussière durant la mêlée !
_ Où la voulez-vous ?
_ Au-dessus de l'armoire.
_ Au-dessus ?!, hoqueta Arthur, comment était-il censé hisser un tel poids dans le corps de Merlin ?
_ Tu as raison Oswald, approuva Ethan. C'est tout à fait sa place.
Arthur souleva la lourde de masse, la hissant non sans difficulté sur l'armoire quand le couvercle s'ouvrit soudainement, le contenu se déversant sur le sol, le prince plissant des yeux en voyant Oswald ranger son épée, il était indéniable qu'il l'avait fait exprès. Et Arthur se jura de ne pas retenir ses coups durant la mêlée !
oOo
Arthur gobait plus qu'il ne mangeait sa soupe, buvant autant à la cuillère qu'au bol sous le regard mi- étonné et mi- dégoûté de Gaius.
_ Il est très difficile de dire si vous êtes en train de manger ou d'inhaler cette soupe, l'informa le médecin.
_ Je n'ai rien mangé de la journée, répondit Arthur entre deux bouchées. Oswald me fait marcher à la baguette.
_ Comment est-il ?
_ Épouvantable ! Il me traite comme un chien !, s'offusqua Arthur en prenant une nouvelle cuillerée de soupe tout en enfournant un morceau de pain dans sa bouche.
_ Cela ne ressemble pas au jeune homme que nous connaissons. Il m'a toujours fait l'impression de quelqu'un de gentil et attentionné.
_ Il a beaucoup changé, répondit le prince. C'est déconcertant, avoua le prince en portant le bol à ses lèvres terminant ainsi son repas.
_ Vous devez vous souvenir que tous les maîtres ne sont pas aussi bons avec les serviteurs que Merlin l'est avec vous.
Époustouflé, Arthur recracha sa soupe sur le visage du médecin, Gaius l'observant avec étonnement et dégoût, Arthur rougissant face à son comportement impulsif.
_ Merci Arthur !, gronda le médecin en s'essuyant le visage.
_ Désolé, souffla le prince, mortifié par son acte.
La porte s'ouvrit sur Guenièvre, la servante les observant quelques secondes, son regard se posant enfin sur Arthur.
_ Merlin, je crois que tu devrais venir avec moi.
TBC...
