Bonjour les filles,
Voici le chapitre 11, j'espère qu'il saura être à la hauteur. J'étais un peu sous pression pour l'écrire, je voulais que la scène au poste de police puisse être parfaite. Je crois que je ne me suis pas si mal débrouillée. Un merci spécial à Lenerol pour m'avoir souffler, des mots, des lignes et même des paragraphes pour cette scène.
Gwendoline : Edward mérite une vie paisible, et on lui souhaite encore plus en lisant son pov à lui, crois moi vous êtes toutes unanimes là dessus.
Alice : Carlie prend très bien le fait que Bella soit plus présente dans leur vie. Edward et Alice sont très proches et c'est une chose que je n'avais pas mise en évidence dans le pov de Bella.
PatiewSnow : Je suis tout de même contente que tu laisses une trace de ton passage. Nous les auteures, attendons les reviews à chacune des publications et vu que tu es toujours là, j'attends la tienne chaque fois. Merci.
Emilie : Carlie voit en Bella la solution à son manque de présence maternelle. De plus, Bella lui fait voir qu'elle a une place dans sa vie elle aussi, qu'elle ne la repoussera pas pour être seulement avec Edward. Edward vient avec Carlie et Bella l'accepte très bien au final, Carlie l'a ressentie rapidement, c'est ce qui fait que leur relation est si belle et si forte. Alice a vraiment bien joué ses cartes pour faire comprendre à Edward que Jazz et Bella n'étaient que des amis. Bella est la motivation ultime pour Edward. Il a compris qu'il pouvait s'offrir mieux dans la vie pour lui et Carlie. Edward aimerait vraiment que Tanya comprenne par elle-même et qu'il ne soit pas obligé de passer par les avocats et les policiers.
Bella67 : Tu auras la scène au grand complet, ainsi que le ressenti d'Edward lorsqu'il découvre Bella et Carlie endormies l'une contre l'autre à son retour du poste de police. C'est là, juste en dessous.
Merci à Lenerol de m'apporter son aide pour la relecture de mes chapitres.
Bonne lecture.
Chapitre 11
J'étais dans ma voiture direction le poste de police et je pestais contre Tanya. J'étais bien faisant des caresses et des câlins avec Bella et elle m'avait tiré de mon bonheur.
Je m'arrêtai à la supérette pour acheter un paquet de cigarettes avant de me stationner devant le poste de police. Encore une fois, je pensais lui rendre l'attente plus gérable en lui fournissant des cigarettes, j'étais pathétique.
Putain de mariage !
-Bonjour, je suis Edward Cullen, je viens pour Tanya Denali Cullen, dis-je sur un ton neutre.
-Monsieur Cullen, je suis l'inspecteur en charge du dossier de votre femme, suivez- moi, je vous prie, dit-il après m'avoir regardé sérieusement. Il devait probablement se demander comment j'avais pu marier une fille qui prend et vend de la drogue.A vrai dire, je me demandais moi-même comment nous en étions arrivés là. À aucun moment, je n'avais été préparé à devoir vivre de telles situations. Mon père étant médecin, j'avais plutôt l'instinct de protéger la vie que de la détruire. Je ne pouvais pas cautionner des actes tels que vendre de la drogue.
Je n'eus conscience d'avoir parcouru un long corridor que lorsqu'il nous arrêta devant une porte qu'il ouvrit pour me faire entrer.
C'était une salle d'interrogatoire avec une table, deux chaises et un grand miroir. Il devait certainement y avoir des policiers et des enquêteurs qui se tenaient derrière et observaient.
-Monsieur Cullen, votre femme est en état d'arrestation pour possession et vente de drogue, il s'agit de cocaïne et d'héroïne. Si vous le désirez, vous pouvez payer la caution d'un montant de 30 000 $. Vous serez responsable d'elle et vous devrez rester dans la ville et veillez à ce qu'elle respecte les clauses de sa libération conditionnelle, en attendant sa comparution devant le juge. Vous disposez de 30 minutes pour vous entretenir avec elle.
-D'accord… on peut fumer dans cette pièce, demandais-je.
-Oui, pas de problème.
-J'ai quelques minutes pour y penser et parler avec mon avocat ? demandais-je.
-Absolument.
Je composai le numéro d'Alec, je voulais savoir ce qu'il en pensait, avant de prendre une décision et savoir quelles seraient les conséquences si je payais la caution.
-Salut Alec, c'est Edward, désolé de te joindre si tard.
-Edward ça va ? Un problème ?
-Oui. Tanya vient d'être arrêtée, elle est au poste.
-Quelles sont les accusations ?
-Possession et vente de drogue, cocaïne et héroïne. Il y a une caution à payer de 30 000 $ pour la faire sortir.
-Si tu paies, tu vas devoir donner ta parole et signer des documents par lesquels tu t'engages à ce qu'elle respecte ses conditions de libération et ça peut te poser problème si tu n'y arrives pas. D'autre part, tu ne peux pas quitter la ville. Es-tu prêt à la surveiller?
-Et si je ne paie pas, qu'est-ce qu'il va lui arriver ?
-Elle restera en garde à vue jusqu'à sa comparution devant le juge.
-Je ne sais pas quoi faire, elle semble désespérée et à bout. Elle m'a demandé mon aide. Putain, j'en ai marre, je l'avais pourtant prévenue !
-Écoute Edward, tu fais comme tu le sens, mais je te suggère fortement de la laisser là, le temps qu'elle passe devant le juge pour les accusations de vente de drogue, ce qui veut dire un jour ou deux. Ça nous permettra de faire avancer la demande de la garde pour Carlie si elle est reconnue coupable.
-Tu crois que ça peut aider ?
-Oui. En plus, c'est elle qui s'est mise dans cette situation, pas nous qui essayons de prouver qu'elle n'est pas apte à s'occuper de Carlie. Fais aussi attention à ton attitude pendant votre entretien, il se peut que vous soyez filmé.
-D'accord, je dois la voir dans quelques minutes, on fait comme ça, dis-je en me massant la nuque.
-Rappelle-moi au moindre problème, je te rejoindrai.
-Merci Alec.
La porte s'ouvrit lentement derrière moi et dès que Tanya me vit, elle se précipita sur moi pour fondre en larmes dans mes bras.
-Edward… fais-moi…. Sortir…. D'ici… c'est trop affreux, sanglota-t-elle.
-Calme-toi Tanya, soupirais-je, exaspéré de la voir encore une fois dans la merde.
Je la consolai un peu avant de la repousser vers une chaise. Elle s'assit et ses mains commencèrent à trembler. Elle se mordait la lèvre nerveusement et fuyait mon regard. Je déposai le paquet de cigarettes sur la table devant elle et elle s'en empara rapidement pour le déballer en s'en allumer une.
-Merci Edward, je finis ça et ensuite on rentre, je suis désolée, dit-elle en me montrant sa cigarette.
-Tanya, je ne vais pas payer ta caution, pas cette fois.
Elle releva la tête et me regarda. Ses yeux allaient dans tous les sens. Elle essayait de me regarder, mais ne pouvait pas fixer son regard. Les larmes coulaient sur ses joues et même si j'étais furieux d'être ici et dans cette situation, j'avais de la peine pour elle. J'avais de la peine d'en arriver là.
-Tanya, l'appelais-je.
-Tu ne peux pas… me laisser ici… Edward… je … tu…
-Je suis désolé Tanya, mais je ne te ramène pas avec moi, dis-je après avoir pris une longue inspiration, pour me donner du courage. Je savais qu'elle piquerait probablement une crise.
-C'est de ta faute si je suis là. Si tu ne m'avais pas enlevé ma carte de crédit, je n'aurais pas eu à faire ça pour avoir de l'argent, m'accusa-t-elle.
-Ne me fais pas croire que c'est pour l'argent Tanya. Tu en as plus que nécessaire, même sans carte de crédit.
-T'as pas le droit de me laisser ici !
-J'ai tout les droits, et surtout aucune obligation à payer ta caution, m'énervais-je.
-TU NE PEUX PAS ME LAISSER ICI ! explosa-t-elle.
On y était !
-Je suis désolé Tanya, mais cette fois je ne t'aiderai pas. Tu vas devoir subir les conséquences de tes actes. Je ne réparerai pas tes pots cassés. Je t'avais avertie, souviens-toi ! La nuit où j'ai dû te soigner quand tu es rentrée, je te l'ai dit ! Tu avais promis d'arrêter !
-T'AS JAMAIS VOULU M'AIDER, T'AS JAMAIS VOULU DE MOI !
Elle se leva et pointa son doigt sur mon torse en avançant dangereusement, renforçant ses coups de doigts. Je saisis son poignet pour l'arrêter et essayer de la calmer. Je ne voulais pas non plus qu'elle fasse une scène ici. Elle était déjà dans la merde.
-C'est faux ! J'ai toujours voulu t'aider. C'est toi qui ne veux pas d'aide pour t'en sortir. J'ai toujours été là et à chaque fois, chaque fois je suis venu te chercher et chaque fois je t'ai ramenée.
-POURQUOI TU ME LAISSES ICI ALORS ? Ramène-moi Edward, je t'en supplie.
-Non, je ne te ramènerai pas.
-TU NE M'AIMES PAS, TU NE M'AS JAMAIS AIMÉE! TU M'AS BAISÉE ET SI CARLIE N'ÉTAIT PAS NÉE DE CETTE BAISE, TU AURAIS DISPARU ! JE TE HAIS EDWARD CULLEN !
Elle se jeta sur moi et m'asséna des coups sur le torse de façon désespérée. Je pris ses deux poignets à nouveau et je tentai de l'arrêter.
-Tanya… arrête tu ne t'aides pas là.
-C'EST TOI QUI NE M'AIDE PAS !
Elle fit le tour de la pièce et balança la table devant elle, la faisant tomber sur le sol. Elle donna des coups de pied à la chaise sur laquelle elle était assise plus tôt, pour ensuite revenir vers moi pour me taper dessus.
-Tanya ça suffit, dis-je fermement.
Elle s'arrêta et me regarda droit dans les yeux. Elle était apeurée, elle tremblait de tout son corps et je m'en voulais pour ce que je m'apprêtais à faire, mais c'était la seule façon de me sortir de cette histoire. Je n'avais plus le choix.
-Tanya, je dirai à Carlie que tu es partie en voyage, jusqu'à ce que tu sortes. Tu pourras revenir à la maison quand tu seras libre, on verra à s'arranger à ce moment là.
-Tu ne peux pas me faire ça… J'ai besoin de toi Edward, tu m'as dit que je pouvais toujours te demander…
-Tanya, c'est fini… tu es allée trop loin, cette fois… je ne peux plus rien pour toi.
Elle s'accrocha à ma chemise et se blottit contre moi en me serrant avec force. Elle pleura.
-Edward… pardonne-moi… je te jure… que je vais changer…. Laisse-moi… une autre… chance... s'il te plait…
-Tu as épuisée toutes tes chances. Il faut que ça arrête avant qu'il ne soit trop tard.
-Pardonne-moi… je t'en prie…
J'essayais de me libérer de sa prise, mais elle me tenait trop fort. Mes bras, qui jusque là, étaient restés le long de mon corps, vinrent enserrer sa taille, ce qui fit redoubler ses sanglots. Je la sentais encore plus amaigrie que la dernière fois quand elle était revenue en pleine nuit secouée par l'agression qu'elle avait vécue. Je savais que son problème de drogue était sérieux et je m'en voulais, une fois de plus de ne pas avoir réussi à lui faire cesser cette cochonnerie.
Elle se calmait peu à peu, je ne disais rien, mais je la berçais doucement. C'était la seule chose que je pouvais faire pour elle. J'avais tout fait pour lui donner une vie heureuse et plus facile, mais chaque fois elle rejetait le bonheur, comme si elle s'acharnait à croire que ce n'était pas pour elle.
Deux policiers vinrent nous avertir que notre entretien était terminé et je la sentis se raidir.
-Edward…je t'en prie…ramène-moi…je ferais tout ce que tu voudras…pour Carlie…
-Non, cette fois-ci, tu ne m'auras pas par les sentiments et…
-Si tu quittes cette pièce Edward, je te jure que lorsque je sortirai d'ici, je prendrai Carlie et je disparaîtrai du pays, tu ne la reverras jamais, tu m'entends Edward, JAMAIS ! hurla-t-elle en se débattant dans les bras des deux policiers.
L'agent qui m'avait reçu à mon arrivée, m'ouvrit la porte. Je sortis sans même me retourner. J'avais mal, encore une fois, de réaliser que ça se terminait de cette façon, avec des cris, des larmes et de la colère. L'homme me guida vers son bureau.
-Le médecin qui l'a vue avant votre arrivée demande son transfert sur l'aile psychiatrique de l'hôpital, et il pense qu'elle en aura pour quelques semaines avant de pouvoir sortir. Elle sera en sécurité là-bas. Elle restera en garde à vue jusqu'à sa comparution.
-D'accord.
Il me fit asseoir pour me remettre divers papiers, ainsi que les effets personnels de Tanya. Une jeune femme entra dans le bureau et tendit une pochette de disque à l'inspecteur.
-Merci, lui dit-il alors qu'elle sortait aussi vite qu'elle était entrée.
-Monsieur Cullen, j'ai pris le soin de vous faire une copie de votre entretien avec votre femme, ça pourrait vous être utile.
-Oh... Merci… j'imagine que mon avocat saura quoi en faire, répondis-je.
-Bien, signez ici et vous pourrez partir avec cette preuve.
Je paraphai et je saluai le policier avant de revenir dans ma voiture. Je soufflai un bon coup. Ça avait été aussi pénible que de me marier avec elle. Pourquoi est-ce qu'elle ne comprenait pas ? J'aurais tellement voulu qu'elle puisse saisir que notre vie serait meilleure si nous étions divorcés, qu'on pouvait s'occuper de Carlie ensemble, chacun de notre côté. Elle était de plus en plus irresponsable et chaque jour qui passait, me montrait que je ne pouvais plus laisser Carlie avec elle.
Mon portable vibra, me sortant de mes pensées. Je regardai et je reconnus le numéro d'Alec.
-Alec ?
-Edward, comment ça se passe ?
-Je viens de sortir du poste. Ils vont l'emmener à l'aile psychiatrique de l'hôpital de Phoenix. Quand je lui ai dit que je ne paierais pas la caution, elle a fait une scène, m'a insulté, frappé, menacé et a renversé la table et la chaise dans la salle d'interrogatoire.
-Je suis désolé Edward.
-Elle a beaucoup pleuré aussi. Je n'ai rien su faire d'autre que de la prendre dans mes bras pour la calmer.
-Je sais que tu préfèrerais que tout s'arrange à l'amiable.
-Maintenant, je sais que ce n'est plus possible.
-Tu as dit que tu étais dans la salle d'interrogatoire ?
-Oui.
-Je vais voir si on peut avoir une copie de votre discussion, il y a toujours une caméra de surveillance dans cette salle.
-J'ai déjà une copie de l'enregistrement avec moi. Le policier m'en a fait une de lui même.
-Bien, ça va nous aider. Viens à mon bureau lundi et on va faire les papiers pour la demande de divorce et la garde complète de Carlie.
-Tu crois que ça va nous aider ?
-Bien sûr. C'est une preuve irréfutable et ça va nous permettre d'obtenir plus facilement l'approbation du juge. Ça va aussi te laisser du temps pour respirer avant qu'elle n'obtienne son congé de l'hôpital dans quelques semaines. Essaie de profiter de ta fille et de ta Bella durant ce temps, je m'occupe du reste. On se voit lundi.
-Oui, c'est bon, à lundi.
Je retournai à ma voiture, et je me dirigeai vers l'appartement de Bella. Lorsque j'arrivai devant la porte, elle s'ouvrit sur Alice. Elle m'attendait. Je n'étais pas surpris, elle devait être inquiète de ce qui se passait avec Tanya, comme moi, elle la savait capable de tout.
-Tu n'aurais pas dû m'attendre, soupirais-je mais j'étais tout de même heureux qu'elle soit là.
J'entrai et elle nous dirigea vers le salon. Elle prit place sur le canapé à côté de Jasper qui dormait en ronflant discrètement. Elle se lova contre lui et il leva la main pour la serrer contre lui. Enfin c'est ce que je crus.
-Hummm… Alice... murmura-t-il en la renversant sur le canapé, pour la surplomber. Je vis ses hanches frictionner sur le corps de ma sœur. Il se mit à l'embrasser et à lever sa nuisette, dévoilant son sein, pour l'empaumer habilement. Il grogna en descendant son visage vers la poitrine de ma sœur.
Hey ben, faut pas se gêner ! Il prend des stéroïdes pour le sexe ce con ?
Je me raclai la gorge et Alice éclata de rire.
Jasper leva la tête et quand il me vit, il écarquilla les yeux.
-Désolé Edward... elle a accroché mon sexe en s'installant et... bafouilla-t-il en replaçant la nuisette d'Alice pour la couvrir.
-C'est bon Jasper... pas besoin de détail... j'en ai vu amplement… dis-je en grimaçant.
-Et merde, je ne marquerai pas de point encore cette fois ci... dit-il en se redressant tout en bougonnant.
Alice continuait de rire et je ne pus que me joindre à elle, devant la mine déconfite de Jasper.
-En plus... tu l'as refroidi Edward... rigola-t-elle de plus belle.
-Alice! grogna Jasper.
-Où sont les deux femmes de ma vie ? demandais-je changeant de sujet.
-Elles dorment dans la chambre de Bella, répondit Jasper.
-Carlie s'est réveillée, et elle voulait savoir où tu étais, dit Alice.
-Tu as été capable de la rassurer ? demandais-je me sentant coupable d'avoir laissé ma fille sans l'avoir avertie.
-Non, en fait c'est Bella qui l'a fait, répondit-elle.
-Bella ?
-Oui. Carlie s'est levée et dans le salon elle a trouvé Bella. Quand je suis arrivée, elle la consolait. Avec Rosalie on a pris un lait au chocolat toutes les quatre et Bella est allée la border. La porte de la salle de bain était ouverte, on a entendu, Jasper et moi, Carlie lui demander de dormir avec elle jusqu'à ce que tu reviennes, dit Alice.
-Carlie lui a demandé de dormir avec elle ?
-Oui. Je viens d'aller voir et elles dorment profondément.
Je souris.
-Jasper pense que Carlie voit Bella comme une figure maternelle, qu'elle s'y accroche et qu'il ne faudrait pas lui faire croire en Bella si ce n'est pas sérieux entre vous, dit-elle.
Il tient ça d'où lui ses théories ? Il a des tonnes d'enfants sur tous les coins de rue avec chacun une maman différente ? De quoi tu te mêles Don Juan ?
-Alice ! gronda Don Juan.
-Jasper est psychologue, il ne voulait pas en parler devant toi, il voulait en glisser un mot à Bella, mais là voilà, tu es au courant toi aussi, dit-elle sans porter la moindre attention à Jasper.
Psychologue en plus ! Il veut peut-être que je me couche sur la table pour qu'il puisse m'analyser !
-Je ne veux pas m'immiscer dans l'éducation de ta fille, je ne voulais pas qu'Alice t'en parle, je voulais juste en glisser un mot à Bella pour qu'elle fasse attention à ce qu'elle fait avec Carlie, qu'elle soit toujours capable de répondre à ce qu'elle lui dit. Ta fille cherche une présence féminine et je crois qu'elle adore Bella, ça se voit. Je ne voudrais pas que vous ayez une chose de plus à gérer, il faut juste être prudent, s'expliqua Jasper mal à l'aise.
-J'imagine que tu as raison, mais je ne peux pas m'empêcher d'être heureux que ma fille et ma petite amie s'entendent bien, dis-je sur la défensive.
-Je ne dis pas le contraire, tu peux être heureux de ça, je dis juste qu'il ne faut pas créer d'illusion à Carlie. Enfin bref... tu as réussi jusqu'à maintenant avec elle et comme je dis toujours à mes patients, vous les parents êtes les meilleurs juges pour vos enfants, termina-t-il.
Continue comme ça Don Juan, et occupe-toi de ce qui te regarde, Bella c'est mon affaire maintenant plus la tienne, COMPRIS !
-Merci, je vais y penser, dis-je poliment pas du tout sincère.
-Désolée Edward, je voulais juste que tu sois au courant, je sais que tu fais tout ce qu'il faut pour Carlie.
-C'est bon Alice, répondis-je énervé.
-Comment ça s'est passé ? demanda-t-elle.
-Mal. Je l'ai laissé là-bas, elle a piqué une crise, enfin bref... ils l'ont emmenée à l'aile psychiatrique de l'hôpital, elle ne pourra pas sortir tout de suite, donc pour Carlie, Tanya est partie en voyage quelques semaines.
-Génial ! On va enfin avoir la paix, plus d'emmerdes pendant quelques temps.
-Comme tu dis. Bon, je vais aller dormir un peu. Bonne nuit vous deux et ne me réveillez pas avec vos cochonneries, dis-je en me levant.
-Bonne nuit Edward, dit Alice malicieuse.
Foutue Alice !
-T'en fait pas, on va dormir nous aussi, dit Don Juan toujours mal à l'aise.
Je trouvais ça génial qu'il puisse être mal à l'aise devant moi, ça lui permettrait de comprendre que je ne partageais pas et qu'en plus il ne devait pas faire l'idiot avec ma sœur. S'il lui faisait de la peine, je lui règlerais son compte. Je souris en prenant la direction de la chambre de ma Bella.
J'ouvris la porte doucement et ce que je vis me serra la gorge tellement j'étais ému. Ma fille était collée contre Bella et cette dernière avait passé son bras autour de son petit corps. Je restai debout, ébahidevant le spectacle qui s'offrait à moi. La faible lumière de la veilleuse me faisait voir leurs visages endormis. Ma fille dormait paisiblement et Bella, comme à son habitude, chuchotait quelques mots dans son sommeil, en souriant. Mon nom sortait souvent de ses lèvres et ça me faisait toujours sourire. Mais là, je ne pouvais pas déceler le juste mot, c'était tellement faible comme murmure.
J'enlevai mes vêtements et j'entendis Alice aguicher Jasper. Je secouai la tête et retins mon rire quand Jasper refusa difficilement ses avances, prétextant ma présence à deux pas de leur chambre. Alice se leva et vint fermer la porte de la salle de bain. Elle me fit une grimace avec son pouce sur son nez et ses doigts en l'air qui bougeaient avant de disparaître en courant.
Foutue Alice !
Jasper rendit les armes peu de temps après, j'entendais les «chut» qu'il faisait à Alice. Qui pouvait résister à Alice ? J'étais bien plus occupé par mes deux princesses pour me soucier du pied qu'ils pouvaient prendre en ce moment. Tant mieux pour eux.
Je me glissai sous la couette, contre le dos de Bella. Je voulais l'embrasser et la serrer contre moi, lui dire combien je l'aimais et combien j'étais heureux de l'avoir dans ma vie. Elle me faisait beaucoup de bien, j'étais mieux depuis qu'elle était là, surtout quand elle était là. Jasper pouvait penser ce qu'il voulait, Bella et moi c'était du sérieux et ma fille pouvait s'attacher à elle si elle en avait besoin. Ce n'était pas moi qui allais l'en empêcher.
-Bella…
Elle bougea un peu. Je ne voulais pas la réveiller, mais c'était plus fort que moi, je voulais lui dire tout ce que je ressentais en ce moment. Toute ma vie j'avais rêvé de ça. Durant les deux années où j'avais essayé de fonder une famille avec Tanya, jamais elle n'avait voulu que Carlie dorme avec nous. Elle me voulait pour elle toute seule, elle ne voulait pas que Carlie soit dans notre lit si l'envie lui prenait de se faire baiser.
Comment j'ai pu vouloir faire ma vie avec elle ? Pour Carlie assurément.
-Bella…
Elle ouvrit les yeux et regarda Carlie toujours blottie dans ses bras, dormant paisiblement. Je me collai un peu plus dans son dos. Elle se retourna vers moitranquillement pour ne pas réveiller Carlie.
-Tu me fais du bien, dis-je en déposant un baiser sur son front, lorsqu'elle fut face à moi. Je la rapprochai de moi en tirant sur sa taille avec ma main.
Elle ferma les yeux. Je voulais lui dire combien j'étais heureux de la voir ainsi blottie avec ma fille dans un grand lit. Nous trois avions l'air d'une vraie famille. Plus que Tanya, Carlie et moi. En un mois, Carlie était beaucoup plus proche de Bella, qu'elle avait pu l'être avec sa mère en 7 ans. Jamais Tanya n'avait pris le temps de dormir avec sa fille et surtout de la consoler et la rassurer.
-C'est toi, qui aurait dû être la mère de Carlie… tu es douce, aimante, attentionnée et c'est une mère comme toi que ma fille mériterait d'avoir. Tanya n'a jamais dormi avec sa fille. Elle avait toujours hâte de se lever quand Carlie était endormie. Elle aime sa fille, mais n'est aucunement démonstrative et affectueuse avec elle.
Je continuai mon monologue ça me faisait du bien de pouvoir le dire à voix haute. J'avais toujours gardé pour moi le fait que Tanya n'était pas maternelle, même lorsqu'elle était seule avec Carlie. Mes parents pensaient que Tanya n'était pas démonstrative devant les autres, mais que seule avec Carlie elle pouvait l'être. Une mère était normalement démonstrative avec son enfant, mais encore une fois, c'est une chose que Tanya n'avait pas.
-Carlie comble son besoin d'affection avec moi et avec Alice. Tanya lui a toujours donné le strict minimum, j'aurais tellement voulu plus pour elle, je m'en veux de ne pas lui avoir donné la mère qu'elle mérite, terminais-je en soupirant.
Elle se recula un peu et me regarda. Elle ne dit rien, mais caressa ma joue avec sa main. Heureux de ce contact, je pressai mon visage contre sa main en l'embrassant.
-Je viens d'avoir la plus belle vision de toute ma vie… ma fille, dormant sereinement, blottie dans les bras de la femme que j'aime, murmurais-je.
Je la regardai droit dans les yeux, je voulais qu'elle comprenne la sincérité de mes paroles.
-Bella, toute ma vie j'ai rêvé de voir ce tableau… Je te promets, mon amour, de régler cette histoire de divorce et de me battre pour toi…
Il n'y avait plus rien d'important à part faire de Bella une femme heureuse et de Carlie une fillette épanouie. Mettre les problèmes de côté, avancer vers un monde meilleur.
Des larmes roulaient sur nos joues et nos lèvres se soudèrent ensemble pour échanger un baiser douloureux, fiévreux, scellant la promesse que je venais de lui faire. Je voulais me battre pour elle, pour ma fille, pour notre futur à tous les trois. Je voulais être avec elle et je voyais en elle, la mère que Carlie aurait dû avoir, peut-être même la mère qu'elle pourrait devenir. Avoir un bébé à nous, à Bella et à moi, vivre une grossesse heureuse et un accouchement où je pourrais être présent et surtout être utile. Donner un frère ou une sœur à ma fille pour qu'elle voie ce qu'était une vraie famille.
Après quelques baisers, Bella reprit sa place près de Carlie, et je me collai dans son dos, le plus près possible et le sommeil nous gagna. Demain je lui parlerai de ma visite au poste de police.
J'entendais des bruits de vaisselle et de casserole venant de la cuisine. Réalisant que j'étais seul dans le lit, je m'étirai faisant fuir le pauvre Mojito, qui miaula après moi, fâché d'être dérangé. Il me regarda avant de se sauver vers la porte donnant sur la salle de bain. Je me levai et après avoir enfilé un jeans, je me dirigeai vers la cuisine où je trouvai ma Bella et ma fille. Elles étaient attablées devant des œufs brouillés avec du fromage et des rôties. Elles discutaient et ne m'avaient pas vu. J'embrassai ma fille avant de déposer un baiser sur les lèvres de la magnifique femme qui partageait maintenant ma vie.
-Ça a l'air bon, dis-je en m'asseyant.
Bella me servit une assiette. Elle termina rapidement son plat et elle s'adressa à Carlie.
-Tu te rappelles de quoi on a parlé cette nuit toutes les deux ?
Ma fille hocha la tête. Je me demandais bien de quoi elle pouvait avoir discuté et pourquoi en pleine nuit.
-Je vais prendre une douche, tu vas pouvoir parler à ton papa. Tu crois que tu peux le faire toute seule, comme une grande ?
Carlie hocha la tête une nouvelle fois. Bella se tourna vers moi, j'espérais qu'elle m'explique un peu. Elle l'avait rassurée et consolée, mais de quoi est-ce que Carlie devait me parler ? De plus, ça avait l'air important.
-Edward, tu dois écouter Carlie, sans dire un mot et je lui ai fait la promesse que tu ne te fâcherais pas et qu'elle ne serait pas punie. C'est d'accord ? me demanda-t-elle sérieusement.
Je hochai la tête à mon tour, mais je n'étais pas rassuré du tout, j'étais à la limite de prendre panique.
-Ça va bien aller ma belle, dit-elle à Carlie en déposant un baiser sur son front, et elle se dirigea vers la salle de bain.
Carlie me regarda tristement. Avec le même visage qu'elle avait depuis le dernier mois, surtout lorsque je devais m'absenter pour quelques jours.
-Qu'est-ce qu'il y a Carlie ?
-Je... j'ai fait un mensonge.
Un mensonge ? Bizarre.
-Tu veux me dire la vérité ?
-Oui.
Je la regardai et attendis qu'elle s'explique. Carlie n'avait pas l'habitude de mentir et je me demandais bien pourquoi elle l'avait fait.
-Maman, elle est malade… Elle prend des médicaments avec une piqûre dans son bras… Je l'ai vu l'autre jour quand je suis rentrée tout de suite après l'école. Elle avait des yeux bizarres et elle m'a demandé d'aller mettre la télé, le temps qu'elle se repose.
PUTAIN DE MERDE ! ELLE S'EST DROGUÉE DEVANT MA FILLE ! JE VAIS LA LAISSER CREVER EN PRISON !
-En quoi est-ce que ça fait un mensonge, demandais-je en essayant de rester calme.
-C'est pour ça que je t'ai demandé d'aller au service de garde, dit-elle doucement.
-C'est ça ton mensonge ?
-Oui, c'est maman qui m'a dit de mentir, elle voulait se reposer parce qu'elle était malade, mais ne voulait pas que je te dise qu'elle était malade, qu'elle se donnait des piqûres. C'est pour ça que j'ai dit que je voulais aller au service de garde, ce n'est pas pour me faire des nouvelles amies ou pour aller au cours de piano, dit-elle au bord des larmes.
Je l'attirai à moi et la serrai dans mes bras, l'installant sur mes cuisses. Je pris une longue inspiration dans ses cheveux, qui sentaient bon. Ma fille, ma petite fille qui vivait des épreuves beaucoup trop difficiles pour son âge. Elle s'accrocha à mon cou et se mit à pleurer. J'en voulais à Tanya de lui faire subir toutes ses choses, mais je m'en voulais encore plus de lui avoir donné une mère pareille.
-Je suis désolée papa... je ne... voulais pas... mentir, dit-elle à travers ses sanglots.
-Je ne suis pas fâché ma princesse, je veux toujours savoir la vérité. C'est important de toujours dire la vérité, lui dis-je.
-Je sais... je ne voulais pas... c'est maman... qui a dit que... c'était obligé...
-Calme-toi maintenant.
-Bella a dit que tu ne serais pas fâché, c'est vrai ?
-C'est vrai.
-Pourquoi ? J'ai fait un mensonge.
-Parce que tu m'as dit la vérité. Je veux que tu me dises toujours la vérité même si les gens disent que je vais être fâché, je ne serai pas fâché si c'est la vérité. Même si c'est maman qui te demande de faire un mensonge, je veux que tu me dises la vérité.
-D'accord, dit-elle en reniflant.
C'était d'autant plus important qu'elle me dise la vérité, surtout si ça impliquait un mensonge de Tanya. Je séchai ses larmes et elle reprit son petit déjeuner. On parla un peu de ce qu'elle préférait au service de garde et bientôt nous avions terminé. Je lui mis des dessins animés, en l'installant avec ses livres et ses crayons sur la table basse du salon et je me dirigeai vers la salle de bain de Bella où je n'entendais plus l'eau de la douche. Signe qu'elle était sortie et qu'elle devait être à moitié nue.
On avait eu un moment d'intimité hier en après-midi, mais comme à chaque fois qu'elle était près de moi, j'avais envie de lui faire du bien.
J'entrai dans la salle de bain, alors que ma belle était encore en serviette. Elle appliquait une crème hydratante sur ses jambes. Je lui souris et m'approchai d'elle après avoir fermé et verrouillé la porte. Je m'emparai du pot de crème et terminai ce qu'elle avait si bien commencé. Je ne dis pas un mot et caressai chacune de ses jambes en exerçant des petites pressions, y faisant pénétrer la crème, laissant des baisers ici et là sur son corps. Je voulais plus, je voulais voir plus, je voulais goûter plus de peau et caresser tout son corps. Je dénouai la serviette autour d'elle et la laissai tomber sur le sol.
Du calme mon vieux, Carlie est juste à quelques pas d'ici ! Tu ne voudrais pas qu'elle te voie en action, n'est-ce pas ? Moi je t'assure mon vieux que je ne veux pas qu'elle voie ce qu'on peut faire à Bella dans cette salle de bain ô combien inspirante avec cette odeur de fraise !
Je continuai de mettre de la crème sur son corps et mes gestes devenaient de plus en plus sensuels, la faute à mon sexe, qui dictait le mouvement de mes mains sur sa peau, qui se gorgeait de sang à chaque fois que je touchais une nouvelle partie de son corps. Je terminai par ses fesses en la collant contre moi, le bout durci de ses seins frottant sur mon buste, divine sensation, afin de déposer mes lèvres sur les siennes. J'en léchai le contour pour demander l'accès à sa bouche gourmande. Elle l'ouvrit instinctivement et je l'emmenai dans un baiser chaud, humide et langoureux. J'aurais pu la prendre là, maintenant, sans cérémonie juste pour la sentir sous moi, juste pour la voir jouir, lui donner un orgasme intense, nous faire du bien.
On ne peut pas mon vieux, c'est trop risqué…
Lorsque je brisai le baiser, je me penchai pour remettre la serviette autour de son corps en la nouant sur le devant. Elle était encore plus sexy.
Je m'occuperai de toi tout à l'heure… avec cette vue, moi aussi j'ai de la difficulté à me contenir…
Le nœud faisait que la serviette s'ouvrait sur son ventre et je pouvais voir son intimité luisante dans l'interstice du drap de bain. Je m'en voulais de la laisser dans cet état, mais je devais être fort, ce serait trop sauvage entre nous, si je me laissais aller et ma fille pouvait nous entendre, même nous voir. Je pris son visage en coupe dans mes mains et je la regardai sincèrement. Depuis qu'elle était dans ma vie, j'avais retrouvé le goût de me battre. Il fallait que je revienne à la raison première de ma présence dans cette salle de bain.
-Merci Bella, tu es merveilleuse… grâce à toi, j'ai su ce qui rongeait ma fille depuis plus d'un mois.
Je me déshabillai lui laissant apercevoir mon érection qui était tellement tendue que maintenant s'en était douloureux. J'embarquai sous la douche et Bella sortit de la pièce. Avec le regard qu'elle avait eu sur mon sexe, elle s'était dépêchée de partir pour ne pas se laisser aller à son désir sauvage elle aussi.
À peine entré sous le jet d'eau, j'enroulai ma main autour de ma dureté et je m'activai à faire des mouvements libérateurs. Trop vite, trop seul, je jouis sur ma main et je me lavai. J'avais fait tomber la pression sans pour autant être assouvi.
Après ma douche, Carlie prit son bain avec plein de mousse que je lui avais préparé en utilisant le gel douche aux fraises de Bella, tandis que cette dernière préparait un pique-nique pour la promenade que j'avais prévu afin de nous changer les idées. Nous roulâmes vers le mont Pioneer près de la sortie de la ville. Il y avait une aire de pique-nique et des balançoires pour les enfants. Carlie partit en courant pour aller jouer sur les filets d'escalade alors que Bella et moi prenions place sous un arbre.
J'installai la grosse couverture qu'on avait pris chez Bella et nous nous laissâmes tomber sur le dos regardant le ciel. Nos mains s'entrelacèrent et nous soupirâmes. J'imaginais que Bella se posait des questions sur ma visite au poste pour Tanya. Je me tournai et m'installai sur mon flanc. Je relevai la tête pour vérifier Carlie qui jouait toujours.
Je posai mon regard sur Bella et je lui souris. Mes yeux étaient plongés dans les siens et nous nous regardions en silence, silence que ma belle brisa.
-Tes yeux sont toujours aussi exceptionnels… souffla-t-elle.
Je ris avant de l'embrasser. Si elle savait combien je trouvais les siens beaucoup plus exceptionnels. Si elle savait combien elle, elle était exceptionnelle, bien plus que mes yeux.
-J'étais sérieux Bella cette nuit et je le pense encore… je vais faire tout ce que je peux pour pouvoir refaire ma vie et vivre avec toi… je vais me battre et donner une vie heureuse à ma fille avec toi.
-Rien ne me ferait plus plaisir que de passer ma vie avec toi. Carlie met du bonheur dans mon cœur à chaque fois que je la vois, j'aime bien quand elle est là, je m'attache à elle de plus en plus.
-Merci Bella… comment est-ce que j'ai fait pour vivre sans toi avant ? Tu me rends tellement heureux, tu me fais du bien.
-C'est pareil pour moi… Edward, je… je t'aime, dit-elle en me regardant droit dans les yeux.
-Je t'aime aussi, répondis-je avant de l'embrasser langoureusement.
Elle m'aime ! Elle vient de me dire qu'elle m'aimait. Elle m'avait dit être amoureuse de moi, mais là elle venait vraiment de me dire qu'elle m'aimait.
Je brisai notre baiser avant de perdre mon contrôle. Elle se colla sur moi en posant sa tête sur mon torse et ferma les yeux. J'imaginais trop bien comment sa nuit avait été courte puisqu'elle s'endormit presque instantanément
Carlie vint me rejoindre après avoir essayé tous les jeux à sa disposition. Elle s'assit face à moi et sourit quand elle vit que Bella dormait. Je l'avais allongée sur la couverture et sa tête reposait sur ma cuisse.
-Papa, j'aime bien quand on est avec Bella…
-Ah oui et pourquoi ça ? Je sais que tu la trouves gentille, que tu adores ses gâteaux et que tu trouves qu'elle sent bon les fraises, mais encore…
Bella se réveillait, mais je ne voulais pas qu'elle se manifeste, je voulais en savoir plus sur ce que Carlie ressentait pour Bella. Même si je croyais que Jasper n'y connaissait rien, j'étais tout de même curieux de découvrir l'intensité de l'amour que ma fille portait à Bella.
Je posai un doigt sur sa bouche, espérant qu'elle comprenne ce que je voulais faire.
-Elle est douce… et cette nuit… reprit-elle.
Elle hésitait, mais je ne dis rien, lui laissant le temps de me dire comment ça c'était passé cette nuit.
-Je pleurais… elle m'a prise dans ses bras pour me consoler… et c'était comme avec toi… elle m'a laissé pleurer en me disant de belles choses… et j'étais bien… je savais… qu'elle voulait m'aider… s'occuper de moi… j'étais importante… juste ma peine… était importante… pas d'autre chose… tu comprends ?
Je frottai doucement l'épaule de Bella en faisant des mouvements de haut en bas descendant sur son bras, pour la réconforter. Elle était émue par les propos de ma fille, j'en étais certain.
-Je comprends très bien et je suis content que tu l'apprécies parce que j'ai envie qu'elle soit plus souvent avec nous, dis-je.
-Ça veut dire que je ne verrai plus maman ? s'inquiéta-t-elle.
-Non, tu la verras encore, c'est ta maman… tentais-je de la rassurer.
-Elle est où, maman?
Bella se tendit un peu à l'entente de la question. Je continuai de l'apaiser avec la paume de ma main sur son bras.
-Elle est partie en voyage pour quelques semaines… Elle va nous appeler pour nous dire quand elle va rentrer, expliquais-je.
C'était la raison la plus plausible.
-Oh… tu crois qu'elle est… fâchée… contre moi ? me demanda-t-elle.
-Pourquoi ?
-Parce que j'aime Bella.
-Bien sûr que non ! m'étranglais-je.
-Pourquoi elle est partie ?
Ça commençait à devenir un peu plus complexe comme explication. Je trouvais qu'elle en savait assez maintenant. Une autre fois, je lui en dirai plus.
-Elle n'est pas fâchée, ne pense pas à ça… on réveille Bella ?
-Oui… j'ai faim… et je suis certaine qu'elle a apporté des gâteaux, s'excita-t-elle.
Carlie s'approcha de Bella et lui caressa les cheveux.
-Bella, réveille-toi, chantonna-t-elle doucement.
Bella bougea un peu et ouvrit les yeux en tournant sa tête vers sa voix. Carlie lui souriait. Bella se tourna sur le dos et ouvrit les bras.
-Viens là toi, dit-elle à Carlie, qui se précipita sur elle en l'étreignant très fort. Bella embrassa le haut de sa tête avant de la lâcher. Elle se releva pour s'asseoir et je lui offris mon plus beau sourire.
-Bella, y'a quoi dans ton panier ? demanda Carlie.
-Humm… voyons voir… des sandwichs… du fromage… une salade de pâtes… et surprise… des croustilles…
-Supeeerrr génialllll… s'écria-t-elle.
Ma fille était en admiration devant Bella. J'étais heureux de le constater, mais ce que Jasper avait dit cette nuit me trottait tout de même dans la tête. Je ne voulais pas y prêter attention, mais c'était plus fort que moi. S'il disait vrai et que Carlie finisse par en souffrir, je ne serais pas très fier de ne pas avoir écouté ses conseils.
Bella sortit les choses une à une et chacun prit ce qu'il voulait. Le temps avait passé très vite et l'après-midi s'achevait. Carlie dévora tout ce qu'il y avait devant elle. Quand elle eut terminé, elle s'approcha de Bella.
-Bella… euh… tu as apporté des gâteaux ? demanda-t-elle timidement.
-Non, parce qu'on va faire manger une glace deux boules fraise et chocolat à Edward, dit-elle en souriant. Je ne pus que me joindre à leur sourire.
-Oh merci, merci, merci, dit-elle en lui faisant un câlin.
-Laisse-nous terminer ma princesse et ensuite on ira chez le marchand de glace, dis-je à ma fille
-D'accord, je retourne dans les jeux, dit-elle en faisant la moue.
Et elle partit en direction des activités en courant. Je changeai de position pour me retrouver face à Bella. Je pris sa main dans la mienne.
-Je sais que tu ne me demanderas rien, alors, je voulais te parler de Tanya, dis--je.
-Oh…
Elle me regardait, attendant que je lui raconte ma nuit.
-Elle s'est fait arrêter par la police hier soir, pour possession et vente de drogue. Elle m'accuse d'être responsable qu'elle vende de la drogue parce que je ne lui donnais pas assez d'argent, c'est n'importe quoi... Elle m'a appelé, parce que les policiers lui ont dit qu'elle pouvait sortir vite moyennant une caution, vu que c'était une première arrestation.
-Et tu as payé la caution pour la faire sortir ?
-NON… J'ai appelé mon avocat et il m'a suggéré de la laisser là, le temps qu'elle passe devant le juge pour les accusations de vente de drogue, ce qui veut dire un jour ou deux.
-Ensuite, il va se passer quoi ? demanda-t-elle.
-Quand je lui ai dit qu'elle resterait là et que je ne l'aiderais pas cette fois, elle a complètement disjonctée. Elle m'a crié dessus, m'a refait le même manège qu'elle me fait depuis les 8 dernières années. Tu ne m'aimes pas, tu m'as sauté et si Carlie n'était pas née de cette baise, tu aurais disparu et bla bla bla.
-Elle ne lâche pas le morceau…
-Mais ce n'est pas ça qui est important. Nous étions dans la salle d'interrogatoire et toute la scène a été filmée.
-T'es sérieux ? demanda-t-elle avec une voix excitée.
-Oui… et avant que je sorte de la pièce, elle m'a, une fois de plus, menacé de prendre Carlie et de se sauver à l'autre bout du pays. C'est pour ça qu'elle sera partie en voyage plusieurs semaines.
-Elle est où ?
-Quand ils ont vu et entendu ce qu'elle me disait et qu'elle frappait partout, sur moi, sur les murs et qu'elle lançait des objets à travers la pièce, la rage qu'elle avait, elle était incontrôlable. Ils ont fait venir le psy de garde et il l'a hospitalisée. Sur l'aile psychiatrique de l'hôpital de Phoenix. Ils l'ont en quelque sorte internée afin de lui faire passer des tests, et elle est toujours en état d'arrestation, donc il y a toujours un gardien devant sa porte.
-C'est bien ou pas ce que tu me racontes là Edward ?
-Ça dépend de quel point de vue on se place. Le mien, le sien, le tien, celui de Carlie, de mon avocat.
-Commence par le tien, suggéra-t-elle.
Je lui souris et m'approchai un peu plus d'elle. Je levai ma main et caressai sa joue.
-De mon point de vue et celui de mon avocat, c'est bien, même très bien… enfin pour l'instant. Je n'aurai pas affaire à elle avant qu'elle n'obtienne son congé de l'hôpital, c'est-à-dire, pas avant noël. De plus, le policier, m'a remis une copie de l'entretien. Je vois mon avocat lundi pour déposer la demande de divorce et de la garde permanente et complète de Carlie. En plus de ce que Carlie m'a dit ce matin, je crois que tout va bien aller.
-Je ne sais pas quoi dire. C'est vraiment tentant de s'accrocher à l'idée que tout va se régler aussi vite et sans le moindre problème, mais je doute qu'elle se laisse faire.
-Oh, je ne pense pas qu'elle va se laisser faire. Elle va certainement demander une énorme pension et un énorme montant d'argent, mais je m'en fous, tout ce que je veux, c'est que Carlie reste avec moi. Mais rassure-toi, je vais vendre ma maison à Seattle, ça devrait suffire.
-J'espère sincèrement que tout va s'arranger. Tu viens, on a une glace à manger, dit-elle en rangeant les restes du pique-nique dans son panier. Elle cachait son visage avec ses cheveux en s'afférant à sa tâche.
J'attrapai son poignet et la fis tourner vers moi l'asseyant à califourchon sur mes cuisses. Je caressai sa joue avec mon nez, mes lèvres effleurant son visage, en y déposant de petits baisers.
Je pris ses lèvres dans un baiser tendre. Elle passa ses mains derrière ma nuque, s'accrochant à mes cheveux et elle approfondit le baiser avec force. Elle se mit à rouler des hanches et à gémir dans ma bouche, je sentais que son besoin n'était pas que physique, qu'elle voulait se convaincre que notre amour et notre relation étaient plus forts que toutes les emmerdes que Tanya nous faisait vivre. Au bout de quelques minutes, je posai mes mains sur ses hanches pour les arrêter de bouger, la ramenant à la réalité.
-J'en ai très envie moi aussi Bella, mais je ne crois pas que ce soit l'endroit, dis-je avec amusement.
-Tu as raison… c'est juste… je me suis emballée…
Je l'embrassai une dernière fois, avant d'appeler Carlie. Nous rentrâmes chez Bella et nous repartîmes à pied pour nous rendre au marchand de glace du parc près de chez elle. L'endroit même où elle s'était rendue avec Carlie quelques semaines plus tôt. Je ne pus que me résigner à prendre les mêmes parfums qu'elles, malgré le fait que je sois plus vanille et caramel, que fraise et chocolat. Carlie était fière de voir son papa se prêter au jeu. Après la glace, je raccompagnai ma belle chez elle et je rentrai chez moi avec Carlie qui avait école demain. Juste pour une nuit, puisque le lendemain je reviendrai avec nos bagages dormir ici pour notre soirée pyjama télé.
Je couchai Carlie et appelai mes parents pour leur raconter encore une fois ce qui était arrivé avec Tanya. Ma mère avait éclaté en sanglot et m'avait tout de suite passé mon père. Elle était encore une fois déçue du comportement de Tanya. Le pire, c'est qu'elle se sentait coupable. Elle avait longtemps essayé de faire de Tanya sa fille, comme elle s'occupait d'Alice, de Carlie et de moi, mais ça n'avait jamais fonctionné.
Tanya l'avait toujours rembarrée chaque fois que ma mère essayait de se rapprocher d'elle. Elle aurait aimé pouvoir l'aider et avait essayé fort, surtout lorsque je lui avais dit que Tanya et moi étions ensemble et qu'elle n'était plus seulement ma femme et la mère de ma fille, mais aussi celle qui partageait mon lit, mes peurs, mon futur. Je l'avais fait pour donner une VRAIE famille unie à Carlie, mais au bout de deux ans, il n'y avait plus rien à faire.
Notre complicité s'arrêtait au sexe et s'était- aussi arrêtée suite au sexe. Tanya voulait toujours plus et je compris qu'elle ne changerait jamais ni pour moi, ni pour ma fille, lorsqu'elle nous avait emmené à une soirée où on faisait des échanges de couple et ou tous les modes de vie sexuelle étaient permis, là aussi où l'on pouvait choisir une fille ou un mec pour faire un trio. Pour ne pas faire de scène, et parce que l'occasion ne se représenterait plus, j'avais fait l'expérience de la chose la plus soft qui s'offrait à nous, laissant Tanya choisir une fille. Quand nous étions rentrés à la maison par la suite, je lui avais dit que notre «vraie famille unie» venait de prendre fin. Le lendemain j'avais fait aménager une chambre pour elle dans le sous-sol de notre maison à Seattle et j'avais instauré des règles quant au fonctionnement de notre mariage et pour Carlie. Mis à part les quelques fois où nous avions laissé le besoin de sexe nous envahir après avoir passé une journée spéciale avec Carlie, nous n'avions pas de relation physique et c'était mieux ainsi. Chacun menait sa vie de son côté et Tanya restait centrée sur son nombril ne donnant à Carlie que le strict minimum et ça avait pris de l'ampleur avec les années, nous menant à aujourd'hui. J'en avais assez d'être déçu à chaque nouvelle frasque de Tanya. J'étais épuisé d'espérer un lendemain meilleur.
J'appelai James également, pour lui donner des nouvelles et, lui dire, que Bella était maintenant dans ma vie et que Carlie l'avait rencontrée et acceptée. Je passai un moment à lui parler de Tanya et de tout ce qui lui arrivait. Il me donna des nouvelles de Victoria qui venait de perdre le bébé après 8 semaines de grossesse. J'étais triste pour eux.
Je m'endormis tard cette nuit là, je retournai chaque moment de ma vie avec Carlie, les moments heureux, les moins heureux, ceux où Tanya, nous faisait la vie dure et bien d'autres. Je pensais une fois de plus à ce que Jasper m'avait dit. Je n'arrivais pas à savoir s'il avait raison sur ses mises en garde sur la relation que Bella et Carlie développaient.
-Papa, papa ?
-Hummm….
-Faut se lever, je dois faire mon sac pour aller chez Bella ce soir.
-Hummm, Carlie, laisse-moi dormir, c'est seulement ce soir, on le fera en revenant de l'école.
-Paaaapaaaa ! Il faut se lever, il est déjà 07h15 et je vais rater mon autobus.
J'ouvris les yeux que je posai sur mon réveil. Il était 07h17. Je n'avais pas entendu la sonnerie. Je regardai ma fille. Elle était habillée d'une robe polo turquoise lignée blanche à manches courtes, elle portait des sandales sport et ses cheveux étaient attachés en une queue de cheval qu'elle avait probablement eu de la difficulté à faire.
-Bonjour ma princesse, tu es très belle.
-Merci papa, mais j'ai eu de la difficulté avec ma queue de cheval, tu vas pouvoir me la refaire et y mettre ce ruban ? dit-elle en me tendant un ruban blanc.
-Bien sûr que je vais t'aider, mais avant, je veux un gros câlin.
Elle me sourit et me fit un gros câlin qui ne s'éternisa pas.
-Tu piques papa, dit-elle en frottant sa joue. Évidemment c'était encore une fois une réplique d'Alice.
Foutue Alice !
Elle me tendit à nouveau le ruban, ainsi qu'une brosse à cheveux et je m'assis dans mon lit derrière elle qui s'était déjà mis debout dos à moi. Je défis l'élastique et je brossai ses cheveux avant de refaire la queue de cheval et d'y mettre le ruban que je nouai en une boucle laissant un bout plus long d'un côté, comme Alice me l'avait enseigné il y a près de 5 ans.
Foutue Alice !
J'avais passé des heures et des heures sur une tête de mannequin aux cheveux longs à faire des queues de cheval, des tresses, à nouer des rubans, à poser des barrettes, et des pinces sous ses ordres pour devenir le meilleur papa coiffeur de tout Seattle. Une petite fille ne pouvait pas se présenter au parc avec les cheveux en bataille comme ceux de son père, c'était inacceptable.
Foutue Alice !
Mais au final, j'étais heureux d'avoir appris. De cette façon, ma fille était toujours bien coiffée et je n'étais pas obligé de réveiller Tanya chaque matin pour qu'elle lui attache les cheveux. Elle avait même encouragé Carlie à faire la même chose, mais dans mes cheveux à moi. J'avais vécu une torture à chaque fois et Alice me traitait de mauviette, parce que je disais que ça me faisait mal.
Foutue Alice !
-J'ai terminé, tu peux te faire un bol de céréales, je vais prendre ma douche et me raser ?
-D'accord, dit-elle.
-J'irai te reconduire à l'école, tu arriveras à l'heure.
-Merci.
La journée passa lentement et lorsque je repris Carlie au service de garde elle était aussi survoltée qu'Alice à l'approche de noël.
J'arrivai chez Bella et lorsque j'entrai dans l'appartement, je la vis, encore plus belle que dans mon souvenir. Je l'avais vu hier et elle m'avait manqué comme si je l'avais laissée il y a plus d'une semaine. Elle était là dans un pyjama bleu poudre, les cheveux attachés en un chignon lâche, quelques mèches tombantes, révélant son cou à ma bouche qui ne voulait que le couvrir de baiser.
Carlie s'élança vers elle.
-Bella, Bella, à quelle heure on regarde le film ? s'écria-t-elle en lui sautant au cou.
-Bonjour Carlie… dit ma belle en embrassant le haut de sa tête.
-Bonjour Bella… alors ?
-On va d'abord faire les pizzas et ensuite, on va mettre le film et manger devant la télé, il y aura aussi, des croustilles, des jujubes, du popcorn, du chocolat et des réglisses. Mais d'abord, va mettre ton pyjama, c'est un pyjama télé alors, il te faut un pyjama.
Elle se tourna vers moi, qui étais resté à l'écart savourant la scène devant mes yeux.
-Il est où mon sac ?
-Minute jeune fille, j'ai déniché le plus beau pyjama des États-Unis juste pour toi, tu veux le voir ? dit Alice en entrant dans la cuisine.
Carlie suivit sa marraine et je m'approchai pour nicher mon nez dans le cou de la magnifique jeune femme devant moi. Elle sentait bon les fraises, j'en déduisis qu'elle sortait de la douche.
-Bonjour, tu aurais pu m'attendre pour prendre ta douche… dis-je en embrassant sensuellement son cou la faisant frissonner.
-Peut-être, mais avec Emmett aucune chance de pouvoir rester plus de 5 minutes tous les deux sous la douche.
Je tirai un peu sur l'encolure de son pyjama, la faisant descendre sur une de ses épaules. Je laissai glisser ma langue sur sa peau et je me figeai, lorsque je vis qu'elle ne portait pas de soutien-gorge.
Oh putain, relaxe mon vieux, faut tenir jusqu'à la fin de la soirée. On ne peut tout de même pas la prendre là direct sur la table de la cuisine juste à côté des pizzas.
-Tu n'as pas de soutien-gorge ? dis-je d'une voix rauque.
-Non, et… pas de petite culotte non plus, souffla-t-elle avant de m'embrasser une dernière fois.
Je déglutis. J'étais dur comme le roc et elle, elle s'éloignait de moi pour finir ses pizzas. En plus, elle avait un sourire diabolique.
-Je vais faire comment moi pour être attentif au film en sachant ça ?
-La même chose que moi, en faisant de gros efforts… Allez va prendre ta douche et ton pyjama neuf, qu'Alice a acheté pour fêter notre premier pyjama télé, doit être sur mon lit.
Foutue Alice !
-Toutes les idées sont bonnes pour faire des achats, dis-je en secouant sa tête.
Tout le monde était douché et vêtu d'un pyjama, Carlie était assise sur son nouveau lit gonflable, que Jasper avait préparé à l'aide d'une pompe, dans son pyjama d'Hannah Montana, avec tout plein d'articles d'Hannah Montana qu'Alice avait achetés, soit, du parfum, du maquillage, un service vaisselle 3 pièces, un sac à dos, une veilleuse déjà branchée dans le mur près de l'endroit où elle dormirait pour cette nuit, une montre, des crayons de couleurs et un livre à colorier, un parapluie, et finalement, une brosse à dents musicale et un ensemble de serviette de douche qui eux étaient déjà à un endroit spécifique dans la salle de bain qu'Alice lui avait indiqué. Je réprimandai Alice parce qu'elle avait trop gâtée sa filleule une fois de plus.
Bella se dirigea vers la cuisine pour sortir les pizzas du four et Jasper l'y accompagna. Encore une fois, je dus faire confiance à leur amitié et ne pas m'interposer entre eux. Je les entendais parler, mais je ne pouvais pas suivre correctement la conversation. Au bout de quelques minutes, ça devenait long de sortir des pizzas, je me levai pour aller voir s'ils avaient besoin d'aide. Alice me regarda me lever, mais je l'ignorai.
Me dirigeant vers la cuisine, j'entendis Jasper réconforter Bella.
-Ça va aller Bella… chut… Edward tient à toi… ça va s'arranger… ça s'annonce plutôt bien… chut…
J'entrai dans la cuisine, en demandant s'ils avaient besoin d'aide et mon cœur me fit mal. Elle pleurait blottie dans les bras de Jasper. Ce dernier leva les yeux vers moi. Une fois de plus il avait l'air mal à l'aise que je le trouve aussi près de ma Bella.
Je ne lui portai pas plus d'attention et je pris sa place, MA place. Il se saisit des pizzas et se dirigea vers le salon, nous laissant seuls. Elle s'accrocha plus fort à moi. Je ne savais pas quoi faire de plus que de la serrer contre moi, répondant à son besoin d'être rassurée.
Putain de Tanya !
Je me doutais bien que les derniers évènements étaient la source de sa peine. Elle n'avait pas eu d'autre réaction que de se jeter sur moi pour se prouver que j'étais toujours avec elle et que je ne retournerais pas avec Tanya.
-Bella… je sais que c'est difficile… je suis désolé…
-Edward… je voudrais juste que ce soit plus facile… excuse-moi… je suis… un bébé…
-Non, tu n'es pas un bébé… tu es la femme la plus compréhensive qui puisse exister et je suis heureux de t'avoir rencontrée. Tu crois qu'une autre accepterait tout ce que je te fais endurer ? Tu ne te fâches jamais, tu acceptes qu'on ne se voie que quelques heures par semaine et en plus tu adores ma fille.
-Ce n'est pas difficile, elle est aussi attachante que toi, dit-elle en souriant à travers ses larmes.
-Je t'aime Bella, tu vaux la peine que je me batte et tu dois me croire quand je te dis que je ne laisserai plus Tanya interférer entre nous.
Je l'embrassai tendrement sur la tempe et la serrai une fois de plus contre mon torse. Je ne voulais pas qu'elle pense que j'allais baisser les bras.
-Il va falloir aller retrouver les autres, soufflais-je.
-Ouais… t'as raison…
-C'est fini… ça va aller mon amour ?
-Oui, merci.
Nous retournâmes dans le salon et tout le monde se tourna vers nous, l'ayant probablement entendu pleurer depuis la cuisine. Carlie tendit ses deux bras vers Bella et je compris qu'elle voulait, à sa façon, la réconforter. Elles se blottirent ensemble, s'installant confortablement sur le matelas. Je pris place à côté de Bella, par terre et passai mon bras autour d'elles. C'est ainsi que nous passâmes le reste de la soirée à regarder le film de Carlie, sur lequel elles s'endormirent toutes les deux en écoutant la dernière chanson du DVD.
Les autres décidèrent de se retirer dans leurs chambres et je restai avec mes deux amours à les regarder dormir paisiblement. Je ne me lasserai jamais de poser mes yeux sur elles. Je n'étais pas très confortablement installé mais j'étais près d'elles et je ne voulais pas bouger, même pas pour tout l'or du monde. Je voulais avancer, me construire une vraie famille, peut-être même faire un autre bébé, connaître les joies de la maternité avec ma belle. C'est ce qui m'avait le plus manqué lors de la naissance de Carlie. Les deux mois de grossesse que nous avions passés ensemble avaient été tellement pénibles et j'étais tellement en colère que même lorsque Tanya voulait me faire toucher ma fille en mettant ma main sur son ventre je refusais obstinément.
J'avais vécu beaucoup de choses déplaisantes dans ma vie et je voulais maintenant accéder au bonheur et il passait par ma fille assurément, mais, il était encore plus palpable à présent grâce à la femme qui m'avait dit «je t'aime» hier après-midi, Bella. Je fermai les yeux, longtemps après les avoir regardées encore et encore.
Voilà..
Comme je l'ai dit avec la publication du chapitre 14 de FMFRMV je pars pour quelques jours pour l'anniversaire de mon fils, donc, je ne prendrai pas mes messages avant dimanche soir tard.
Mettez-moi vos commentaires.
A+
isa
