Elle s'était endormie sur le canapé, la tête posée sur l'épaule de Fred. Il avait laché son livre, en avait profité pour la regarder.
Il la trouvait magnifique. Quelques mèches de cheveux venaient se placer sur ses yeux fermés, la rendant encore plus adorable. Il la contempla pendant presque une heure, incapable de lui trouver un défaut. Pour lui chaque petit épis, chaque petite imperfection, tout lui paraissait magnifique sur cette jeune femme.
Il commençait à s'endormir lorsque George rentra.
Fred se tourna doucement vers son jumeau, avant qu'il ne dise quoi que se soit, et lui intima de se taire, en posant son index sur ses lèvres. Il ne voulait pas réveiller Hermione.
George observa alors le spectacle qui s'offrait à lui. Hermione était appuyée sur son jumeau, qui, lui, n'arrêtait pas de tourner les yeux vers elle, cherchant à savoir si elle allait bien ou non.
Un sourire se dessina sur les lèvres du dernier venu. Il trouvait ce spectacle à la fois surprenant, mais aussi plutôt... Mignon. Il ne savait pas comment il pouvait trouver le fait que son frère soit avec une fille mignon. Mais il le trouvait. Peut-être parce que la fille était Hermione. Et peut-être parce que Fred la regardait avec beaucoup d'interet. Pas de la façon dont il avait l'habitude de regarder les filles.
Non, en géneral, Fred regardait les filles pour leur physique. Tout comme George. Il fallait bien avouer que les deux frères étaient plus des tombeurs que des hommes à marier sur le champs, que le genre d'homme qui s'attache à leurs conquètes. Non. Fred et George étaient dragueurs. Ils avaient brisé le coeur de bien des filles, ils le savaient.
Mais que pouvaient-ils y faire? Les filles les aimaient, pas eux. Enfin, ils aimaient juste le physique.
Fred, tout comme George, regardait plus les filles pour leur physique, avec un regard de dragueur.
Mais à ce moment, George pouvait voir que son jumeau ne regardait pas la jeune brune de cette façon. Il la regardait d'un air tendre, protecteur.
Et ça fit "tilt" dans son cerveau. Comme si les lumières venaient de s'allumer. Il n'en revenait pas de ce qu'il pensait. Ni de savoir qu'il avait raison.
Par Merlin! Son frère était amoureux. Et pas de n'importe qui, non. De Hermione Granger. La meilleure amie de leur frère. La miss je-sais-tout de Poudlard, La disparue, Leur colocataire, Leur employée.
Sous cette révélation, ses yeux s'ouvrirent plus qu'ils ne l'étaient, prenant la taille de chaudrons, et il dû s'asseoir. Non pas qu'il soit choqué par le fait que son jumeau était interessé par la Hermione. Non. Plutôt le fait qu'il en soit amoureux. Il n'avait jamais pensé qu'un jour, son frère, ou même lui, pourrait tomber amoureux de qui que ce soit.
Pourquoi? Il n'en avait aucune idée.
Voyant son frère s'asseoir sur une chaise, les yeux ecarquillés, Fred se demanda ce qu'il pouvait bien se passer dans cette tête identique à la sienne. Il se serait bien levé, pour aller lui demander, mais s'il se levait, il réveillerait Hermione. Et il ne voulait pas la déranger, alors il ne bougea pas, faisant passer son regard de son jumeau à la brune appuyée sur lui. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que George mit fin au silence.
«Elle dort depuis longtemps? Demanda-t-il, d'une voix basse.
- Je ne sais pas, je n'y ai pas fait attention. Répondit l'autre rouquin.
- Ah. Fit seulement George.»
Le silence reprit place. Fred avait recommencé à regarder Hermione, et George à regarder le petit couple.
«Qu'est ce qu'ils ont dit? Demanda Fred.
- Qui?
- Les autres.
- Ah. He bien... Ron a commencé à crier quand tu es parti. Avoua George. Mais on l'a remit à sa place. Sourit-il.
- Comment ça? Se renseigna le deuxième rouquin.
- Bah, Harry lui a demandé pourquoi il s'était énervé, et il a commencé à s'énerver une fois de plus. Cet imbécile. Rigola George. En fait, je crois qu'il n'a toujours pas pardonné à Hermione d'être partie sans rien nous dire. Expliqua-t-il. Et aussi d'être revenu sans nous expliquer. Ajouta-t-il. On a essayé de lui expliquer en gros, mais je sais pas si il a comprit.
- C'est Ron quoi. Fit Fred en rigolant un peu.
- Ouais. Soupira son jumeau. Hum... Et vous? Elle n'a rien dit Hermione?
- Que veux tu qu'elle dise? Lui demanda Fred. On est simplement rentrés. Elle est allée prendre une douche et je lui ai préparé un chocolat chaud. Fit il.
- Un chocolat chaud? S'étonna George.
- Bah oui. Répondit Fred.
- Tu ne fais jamais de chocolat chaud à personne, Fred. A part à moi. Et seulement quand je suis malade. Donc à peine une fois par an. Remarqua George.
- Où tu veux en venir?
- Je... Rien. Oublies. Une minute passa, et George se reprit. Tu l'aimes bien, Hermione, hein? Demanda-t-il.
- Je... Fred rougit. Bah... Bien sur. Elle est... Comme une sœur, comme Ginny quoi. Répondit-il. »
George allait répliquer, lorsque la concernée bougea, se collant encore plus contre Fred, laissant échapper un petit gémissement. Il se retint donc, sous le regard assassin de son jumeau, et se leva.
« On en reparlera. Lui apprit-il. Mais tu ne vas peut-être pas rester là toute la nuit. Ajouta-t-il.
- Ça ne me gène pas. Répondit Fred.
- Dans ce cas là, Forge, bonne nuit. »
Il se tourna, et se rendit dans sa chambre, non sans jeter un dernier coup d'œil à son jumeau, qui avait reprit son activité. C'est à dire, observer la brune.
Lorsqu'elle se réveilla, elle se rendit compte qu'elle n'avait pas dormis dans son lit, et qu'elle était allongée sur quelqu'un. Elle releva doucement la tête, et observa la personne.
Une touffe rousse. Fred. Elle s'était endormie à côté de lui la veille. Mince. Elle soupira devant sa bêtise, mais n'eût pas le courage de se lever et laissa retomber sa tête.
Au bout de quelques minutes, elle avait rassemblé le plus de courage possible, et elle commença à se lever. Un truc bloquait. Elle se rendit alors compte de la position dans laquelle ils étaient. Fred étaient allongé sur le dos, et elle sur lui. Il avait une main sur sa hanche, et l'autre était entremêlée avec la sienne. Hermione avait son autre main sur le torse du roux. Leurs jambes étaient entremêlés dans un sacré fouillis, l'empêchant d'enlever sa jambe droite.
Elle poussa un peu plus fort. Lorsqu'elle réussit enfin à se défaire de ce fouillis, elle tomba fesses contre terre. Elle vérifia qu'elle n'avait pas réveillé le rouquin, et se défit doucement de l'étreinte de sa main. Elle poussa un soupire lorsqu'elle arriva enfin devant la table de la cuisine.
Elle serait bien resté un peu plus longtemps avec Fred, dans ses bras, mais elle ne pouvait pas. La seule bonne raison qu'elle avait trouvé était qu'ils allaient devoir aller travailler. Autrement, elle aurait pu rester des heures dans ses bras.
Elle se dirigea vers l'un des placards, et en sortit un verre. Elle saisit la bouteille de jus de citrouille dans un placard – bah oui, y'a pas d'électricité chez les sorciers, donc pas de frigo! - . Elle se servit, remit la bouteille, et saisit le verre. Elle but une gorgée, reposa le verre et mit son cerveau en marche.
Fred devait encore être en train de dormir. Il était adorable avec elle. Elle fixait le mur en face d'elle, lorsqu'elle sentit un souffle chaud dans son cou, lui procurant des frissons.
« Bien dormi?»
Fred. C'était Fred. Il avait passé une main sur sa hanche, et posé l'autre sur le plan de travail. Il lui avait demandé ça d'une voix... Miam.
« Quelle question. Je sais très bien que tu as bien dormis... Ajouta-t-il, d'une voix séductrice.
- Que... Commença Hermione, perdue.
- Je suis plutôt confortable, n'est ce pas? Ajouta le rouquin, ne bougeant pas. Vu le nombre de fois ou tu as prononcé mon prénom dans la nuit, ça ne peut être que ça. Continua-t-il.
- Je... Elle rougit.
- Remarque, tu n'es pas inconfortable non plus... Ajouta-t-il, déposant un baiser dans le cou de la brune.»
Elle ne savait comment réagir. Il... Elle rougit un peu plus, cherchant ce qu'elle pourrait dire.
« Fred, Hermione! Il est neuf heures et demi!»
C'était George qui criait ça d'en bas. Encore une fois, il les avait coupé au bon moment, pensa Hermione. Elle posa sa main sur le bras que Fred avait posé sur sa hanche, et le poussa.
« On est en retard Fred. Fit elle.
- C'est pas bien grave. Répondit Fred, dégageant les cheveux de sur sa nuque.
- Un peu que si. Elle se retourna. Je crois que c'est aujourd'hui que Rita Skeeter vient. Lui apprit-elle.
- Aujourd'hui? Se lamenta-t-il.»
Elle acquiesça d'un hochement de tête, poussa un peu Fred, et se dirigea vers sa chambre. Elle prit des affaires propres, et alla prendre une douche. Une fois propre, elle se dirigea vers sa chambre, à la recherche de ses chaussures. Elle n'en trouva qu'une, et commença à chercher l'autre. Pas dans sa chambre. Lorsqu'elle arriva dans le couloir, elle tomba sur Fred, et éclata de rire.
« Heu... Pourquoi tu rigoles? Demanda Fred.
- Tu comptes vraiment descendre comme ça? Réussit-elle à prononcer malgré son hilarité.
- Bah, oui. Je vois pas... Commença-t-il.
- C'est grave. Dit Hermione, reprenant son sérieux. Viens, je vais te donner de quoi être présentable. »
C'était hilarant, la façon dont Fred s'était habillé. Un pantalon troué aux genoux et de couleur vert anis, un tee-shirt orange pétant. Si ça aurait été pour traîner dans l'appartement, encore, Hermione aurait simplement sourit, mais là, ils allaient travailler, et si elle se souvenait bien, c'était réellement aujourd'hui que Skeeter venait.
Elle prit le bras de Fred, et le tira jusque dans la chambre du roux.
En ouvrant la porte, elle faillit faire demi tour.
« Heu, ouais, je sais. Je ne suis pas vraiment rangement. S'excusa Fred.»
Des tonnes et des tonnes de vêtements traînaient par terre. Hermione prit son courage à deux mains, et réussit à se frayer un chemin dans ce bazar, pour arriver jusqu'à l'armoire du rouquin, qu'elle ouvrit d'un coup de baguette. A son plus grand étonnement, l'armoire était rangée superbement bien. Les affaires pliées correctement, les chemises accrochées aux portes manteaux, les pantalons pliés, les tee-shirts à côté, comme si Molly était passée par là.
Bon. Elle prit une inspiration, se retourna, observa Fred, et se mit à la recherche de quelque chose de potable dans l'armoire. Elle trouva un tee-shirt bleu, le lança au rouquin. Celui-ci ne retorqua pas, et se défit du tee-shirt qu'il portait déjà. Hermione lui lança alors un pantalon. Il enleva alors le sien, et se retrouva en caleçon.
La brune se retourna, pensant qu'il était habillé, et découvrit Fred debout, en caleçon, en train de commencer à enfiler le pantalon qu'elle lui avait lancé. Elle rougit, et remit le nez dans l'armoire. Elle attendit quelques minutes avant de se retourner.
Fred avait enfin enfilé les vêtements qu'elle lui avait passé. Les jeans étaient bien. Mais pas le tee-shirt. Elle fit une grimace de mécontentement, fit signe à Fred d'enlever le tee-shirt, et reprit sa recherche.
Elle regardait dans les chemises, lorsqu'elle sentit deux mains se poser sur ses hanches, et un souffle lui caresser la nuque.
« Tu sais, ma proposition tiens toujours... Chuchota le rouquin dans son oreille.
- Je... Qu-quelle proposition? Demanda-t-elle en bégayant.
- On est déjà dans ma chambre là... Ajouta Fred.
- Cette proposition là... Souffla Hermione.
- Oui. Acceptes, tu ne perdras rien.
- Et je gagne quoi si j'accepte? Demanda la brune.
- Tu veux que je te montre? Fred répondit par une question, poussant les cheveux de la nuque de la brune.
- J'ai simplement demandé. Répondit Hermione.
- Je vais te montrer.»
Il se rapprocha alors encore d'Hermione, qui le sentait désormais collé contre elle. Elle frissonna lorsqu'il commença à déposer quelques baisers dans sa nuque. Elle pencha alors la tête vers la gauche, laissant Fred libre de venir déposer quelques autres baisers sur la droite. Elle sentit alors les mains du rouquin bouger, l'enfermant entre ses deux bras et son corps.
Son souffle se fit de plus en plus court lorsqu'il passa ses mains sous le chemisier blanc qu'elle avait mis. Il commença à la caresser, et fit monter ses mains au fur et à mesure, déclenchant des soupirs de bien être chez la brune. Lorsqu'il arriva au niveau de la poitrine, il fit passer ses mains dans le dos de la brune, et arriva à l'agraffe du soutien-gorge. Il avait lui aussi le souffle court.
Elle ne devrait pas se laisser faire, elle ne devrait pas le laisser la toucher ainsi. Mais elle n'arrivait pas à le stopper. Ça faisait plus de deux mois qu'un garçon ne l'avait pas touché, et, c'était tout de même Fred qui faisait glisser ses mains sur son corps, et tout ça lui empêchait d'en demander la fin.
Elle sentait ses mains dans son dos, commencer à dégrafer son soutien-gorge, lorsqu'elle entendit George. George les appelaient. Mince. Cet appel la fit revenir sur terre, reprendre ses esprits, et elle se retourna, faisant face à Fred.
« Que... Demanda-t-il, surprit.
- Ton frère nous appelle. Lui apprit-elle.
- Il pourra bien attendre. »
Il commença à déposer de nouveaux baisers dans son cou, descendant sur son décolleté, mais elle l'arrêta en se reculant un peu.
« Fred, arrêtes. Lui fit elle, ni convaincante, ni convaincue.»
Elle enleva les mains du rouquin de sous son chemisier, et se retourna vers l'armoire, dans laquelle elle attrapa une chemise.
« Tu seras mieux avec ça. Dit elle, en lui tendant la chemise.
- C'est tout? Demanda-t-il avec un sourire charmant.
- Tu sais, je n'ai jamais dit que j'accepterais. Je t'ai simplement demandé ce que je gagnerais. C'est toi qui a insisté pour me montrer. Rigola-t-elle doucement.
- Crois moi, tu vas changer d'avis très vite.
- Je n'ai jamais dit que je ne changerais pas d'avis. Mais je n'ai jamais dit non plus que j'accepterais. Lui apprit elle.»
Elle lui fit un petit clin d'œil, et sortit de la chambre. Elle n'avait toujours pas trouvé sa chaussure.
Mais qu'est ce qu'ils faisaient? Il les avait laissé dormir un peu plus longemps. Quand il était passé dans la pièce pour prendre son petit déjeuné, il avait vu Hermione allongée sur Fred, leurs mains enlacées. Un vrai petit couple! Il n'avait pas voulu les réveiller.
Ça faisait environ dix minutes qu'il les avait appelé pour qu'ils descendent, mais ils ne descendaient pas, et ils ne lui avaient pas répondu non plus. Il espérait que Fred n'avait pas oublié que c'était aujourd'hui que cet espèce de scarabée venait.
Le magasin était vide. Ce n'était pas souvent, mais, en général, vers neuf heure, et le lundi matin, qui plus est, il n'y avait pas grand monde. Tant mieux, parce que ça permettait aux jumeaux de travailler un peu sur leurs nouvelles inventions, de faire un peu de rangement.
George était plongé dans ses pensées, accoudé au contour, le regard dans le vague, quand la porte s'ouvrit. Il leva la tête, et découvrit devant lui, une femme aux cheveux blonds accrochés en un chignon strict, aux lunettes cernées de (fausses) pierres précieuses, au tailleur trop serré vert anis.
Rita Skeeter et son air de hyène affamée. Il sourit malgré lui et tendit la main.
« Madame Skeeter. Fit il, d'une voix qu'il voulait enjouée.
- Monsieur Weasley. Répondit-elle, serrant la main de George. Je ne suis pas en avance?
- Non. Mon frère est là-haut. Je vais l'appeler. Lui apprit-il. »
Il se dirigea vers l'escalier du fond de la boutique, et appela Fred, puis Hermione. Une fois fait, il fit demi-tour, et observa la hyène. Il remarqua qu'une plume à papote avait été sortie, et se tenait à côté de la journaliste, attendant avec impatiente de pouvoir noter ses moindres paroles sur le carnet prévu à cet effet.
« Ça fait combien de temps déjà, que vous êtes installés? La journaliste coupa le silence.
- Environ trois, quatre ans, je crois. Répondit George. Venez, si vous voulez, je vais vous faire visiter la boutique. Ajouta-t-il, un sourire aux lèvres.»
Elle acquiesça, et le rouquin lui fit signe de le suivre. Durant leur petite visite, George remarqua que la plume à papote n'arrêtait pas de bouger. Y avait-il tant de choses à dire sur leur boutique? Il faisait quelques remarques par rapport aux produits qu'ils voyaient, faisant sourire, des fois rougir la journaliste. Jusqu'à ce qu'il n'ai plus rien à dire.
Le silence commençait à être pesant, et effrayant, pour George. En effet, il ne trouvait pas ça normal que Skeeter ne dise rien. Elle était plutôt du genre à ne jamais s'arrêter de parler. Et pour lui, quand les moulin à parole ne parlaient pas, c'était mauvais signe.
Ils étaient revenus au comptoir, lorsque Hermione descendit enfin.
« George tu n'aurais pas vu ma...»
Hermione avait commencé sa phrase bien avant d'être arrivée en bas. Lorsqu'elle vit Skeeter, elle se stoppa net. Elle n'avait jamais aimé cette journaliste. Enfin, surtout depuis qu'elle avait semé la zizanie à Poudlard durant sa quatrième année, et aussi parce que ce qu'elle écrivait n'avait en général aucun rapport avec la réalité.
Hermione s'était donc stoppée, descendant la dernière marche sans finir sa phrase.
« Par la plume à papotte de Barnabas Cuffe! Fit Skeeter. Serait-ce la grande Hermione Granger? L'héroïne de guerre, la fugitive? Ajouta-t-elle d'un ton théâtrale.»
Hermione n'aimait pas, mais alors vraiment pas la façon dont commençait la conversation. Elle se ressaisit tout de même, et tendit une main vers le journaliste, répondant avec le plus d'indifférence possible.
« C'est moi.
- Puis-je vous demander ce que vous faites ici? Se précipita la journaliste.
- Je... Commença la brune.
- Vous êtes surement revenue pour retrouver Monsieur Potter, n'est ce pas? Après tout, votre amour n'a pas pu être vécu au grand jour, que pensez vous donc de le vivre enfin au grand jour? Répondit Skeeter à sa place.
- Quoi? Non, je...
- Très bien. Et là raison de votre présence ici, chez Messieurs Weasley? Redemanda la blonde.
- Et bien je...
- A cause de vos relations avec Monsieur Potter, n'est ce pas? Il ne voulez plus de vous, trop intéressé par la jeune Weasley. Fit Skeeter.»
Hermione fulminait. Elle remarqua que la plume à papote ne s'arrêtait pas d'écrire. George vit bien que Hermione commençait à s'énerver. Mais comme elle, il n'arrivait pas à en placer une.
« Et vous êtes ici car, comme votre ami Ronald Weasley ne voulait pas de vous non plus, vous en êtes réduite à ses deux frères. Ils sont tellement généreux qu'ils vous on offert un toit. En échange, vous faites le ménage, n'est ce pas?
- Non, je ne...
- Ha! Madame Skeeter! Déjà ici? Je crois que je suis un peu en retard. J'en suis désolé, une belle jeune femme comme vous ne devrait pas attendre. »
Fred venait d'arriver derrière Hermione et son jumeau. Il avait entendu la fin de la conversation, et, sachant déjà la façon dont cette journaliste travaillait, avait préféré jouer la carte de la séduction. Il posa sa main gauche sur l'épaule de Hermione, un geste tout à fait amicale, et avança sa droite entre ses deux colocataires, n'oubliant pas de lancer à la journaliste un regard séducteur.
« Monsieur Weasley! Répondit la blonde. Ne vous inquiétez pas, votre jumeau m'a fait patienter. Et je dois avouer que je suis un peu surprise.
- Pourquoi donc? Demanda George.
- Mademoiselle Granger, voyons! Répondit-elle, d'un ton évident. Je ne m'attendais pas à voir une personne telle que celle-ci ici. D'ailleurs, que faisiez vous, Miss Granger, là haut, avec le deuxième jumeau Weasley?
- Je...
- Cela reprends l'histoire. Ni le petit Weasley, ni Potter ne veulent de vous, vous vous rabattez sur l'un des jumeaux. Après vos tentatives de suicides, ceux ci, contrairement à vos camarades de combats, ont été présents. Quelle triste his-
- Excusez moi de vous couper. La coupa en effet Fred. Mais rien de ce que vous dites n'est vrai. Expliqua-t-il.
- Non, Hermione est toujours en bonne relation avec Harry et Ron. Expliqua George.
- Et elle et Harry n'ont jamais eut de relation amoureuse. Continua son jumeau.
- Et si je suis ici c'est parce que...
- Vous n'avez nul part où aller! Madame Weasley ne vous accepte plus après votre départ, et, malgré vos bonnes relations avec ceux-ci, vos ex-camarades ne veulent pas de vous chez eux. Répliqua Skeeter.
- Je vous stoppe là. Vous n'êtes pas ici pour moi, mais pour les jumeaux. Vous feriez mieux de les suivre dans leur bureau, et de les interroger eux. La coupa Hermione, énervée.
- Hermione a raison. Ajouta Fred.
- Suivez moi. George se retourna vers l'escalier, et Skeeter le suivit.
- Et, madame Skeeter, malgré mon respect, je dois vous informer que si jamais une seule des choses que vous venez de dire apparaît dans l'un de vos articles, ou n'importe où ailleurs, je ne répondrais plus de moi. Et lorsque je m'énerve, je peux devenir dangereuse. Surtout que je n'ai pas oublié ce que vous nous avez fait. Lui dit alors Hermione.»
La journaliste blanchit, et un sourire apparut sur les lèvres des jumeaux. Hermione ne voyait plus que les jambes de George, le reste caché par le plafond. La tête de la journaliste était cachée aussi, mais elle voyait toujours Fred, qui suivait les deux autres. Il lui offrit un grand sourire et clin d'œil avant de se diriger vers l'étage.
