Hello Everybody !

Et oui, je suis de retour avec un nouveau chapitre de cette fiction...

Bon et bien, de plus en plus de lecteurs...Que dire ? Merci beaucoup ! Vraiment c'est le génial de savoir que ce que j'essais de faire passer vous touche ! Vous êtes géniales !

A toutes les alertes, merci à vous aussi. J'espère que la suite vous plaira... N'hésitez pas à me laisser un commentaire ! ;-)

Evidemment, un IMMENSE merci à Scarlette (merci beaucoup pour ta proposition de relecture, mais j'ai trouvé ma Rhea d'amour ! lol En tout cas, ravie que ça te plaise ! J'espère que ce chapitre te donnera moins de chaleur !x)), Pat. Pat. Pat... Quand vas-tu te décider à t'inscrire que je puisse te remercier de ton soutient sur chacune de mes fics comme il se doit ! Merci encore !

Evidemment, je ne vais pas oublier mes trois accolytes du moment ! D'abord Caro... (Ne fatigue pas trop ma biquette ce soir ! lol), puis ma Delph d'amour (Collaboratrice de choc ! Tous contre la Team Jay ! HIHIHI), et enfin, le meilleur pour la fin... Rhea ... A ma Rhea ! Que ferai-je sans toi ? Je me le demande tout les jours ! Merci mille fois encore ! T'as encore fait un boulot super ! Et les filles, hors de question qu'on me pique ma Beta compris ?! C'est ma mienne !;-)

Voilà, ça c'est fait ! Ensuite ? Ha oui le chapitre !

Bon et bien trêve de plaisanteries et place au chapitre 10 !


POVB

- Alice ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Ma voix était quelque peu hésitante. La panique me gagna alors que je me retournais d'un coup sec dans la direction où se trouver Edward il y a de cela à peine cinq secondes. Personne...

- Je vois que tu es ravie de me voir ! Dit mon amie avec une pointe d'ironie dans la voix. Je me contentais de continuer à fixer l'endroit où était Edward. Je ne cessais de me demander comment il avait fait pour se cacher. Peut-être était-il encore dans la pièce. De toute façon, je ne pouvais rien faire d'autre que d'entraîner Alice ailleurs que dans ces vestiaires un peu trop habités à mon goût.

- Tu comptes fixer cette douche encore longtemps ? Continua-t-elle voyant que je ne réagissais pas à sa première remarque.

- Heu oui pardon, tu disais ? Repris-je rapidement en lui souriant comme si de rien n'était.

- A qui est-ce que tu parlais tout à l'heure ? Ses yeux se plissaient alors qu'elle fronçait les sourcils.

- Personne ! Répondis-je en la contournant et en mettant rapidement mes affaires dans mon sac.

- Mouais. Une mine douteuse prit le dessus de ses expressions. Elle finit par hausser les épaules et enfin elle me sourît. C'était moins une !

Une fois que mes habits furent tous mis dans mon sac, Alice m'attrapa par le bras et nous guida vers la sortie de l'établissement. Je jetais de temps à autres des petits coups d'œil dans la direction des vestiaires pour voir si Edward sortait, mais personne ne vint. Il n'y avait plus qu'Alice et moi. Elle me racontait des choses insignifiantes comme à son habitude alors que je me demandais comment il avait pu faire pour sortir de l'école sans se faire remarquer. C'est dingue quand même ! Il est quoi un vampire ou quelque chose comme ça ? Non parce que pour disparaître comme ça, il n'est pas humain ! Même si sur ce coup, il nous a sauvés la vie !

- Au fait Alice, pourquoi t'es là ? Lui ais-je dis en remarquant le panier qu'elle tenait entre ses mains.

- Bein, tu travailles beaucoup ces derniers temps et avec ce temps radieux je me suis dis qu'un pique-nique au parc serait le bienvenu. Elle leva son panier devant mon nez puis continua. - J'ai amené tout ce qu'il faut !

( Radiohead- No suprise)

Un quart d'heure plus tard, nous étions toutes les deux installées sur une couverture que ma meilleure amie avait pensé à emmener, dans le parc en face de chez nous.

La tête d'Alice reposait sur mes cuisses, alors qu'elle me racontait comment s'était passé sa journée tout en mangeant des grains de raisin. Je l'écoutais souriante. Alice était tellement pleine d'enthousiasme, de vitalité, de bonne humeur. C'était presque communicatif !

Elle me tendit un grain de raisin que je fourrais dans ma bouche appréciant le goût sucré sur ma langue.

- On devrait faire ça plus souvent ! Ça me manque terriblement de ne plus te voir Bella. Oui je sais qu'on vit ensemble et tout ça. Mais ces dernières semaines, tu travaillais beaucoup et j'avoue que je m'inquiète un peu pour toi. Tu vas bien ?

Sa voix empreinte d'inquiétude me fit sourire à nouveau.

-Tu as raison Alice. On devrait faire ça plus souvent. Et oui je vais bien, ne t'en fais pas.

- Tu me le dirais pas vrai ?

- Quoi ?

- Si ça n'allait pas. S'il y avait du changement dans ta vie. Si tu finissais par voir quelqu'un.

- Bien sur ! M'offusquais-je. Pourtant, une pointe de culpabilité me prit soudainement. Je mentais un peu à Alice. Oui je voyais quelqu'un, si on pouvait dire. Mais il n'y avait rien entre Edward et moi à part un début d'amitié et quelques parties de jambes en l'air.

Elle finit par hausser les épaules en signe d'abandon et continua de me parler de tout et de rien.

Ma tête était un peu ailleurs, je repensais à cette chose qu'il y avait avec Edward et je devais avouer que je me posais beaucoup de questions.

Le soleil était encore bien haut malgré les heures qui s'écoulaient. J'étais bien, souriante.

Je pensais que rien ne pouvait venir parfaire ce moment génial en compagnie de ma meilleure amie.

Pourtant...

- Hey les filles ! Jasper balançait ses bras dans notre direction. Il était au niveau de l'entrée. Une paire de lunette de soleil sur le nez, un short en jean accompagné d'un tee-shirt gris, il avait un grand sourire sur le visage.

Le visage d'Alice s'illumina alors. Elle se releva de mes cuisses rapidement et chercha la source de la voix qui la faisait tant vibrer. Lorsqu'elle l'aperçut, des petites rougeurs au niveau de ses pommettes apparurent puis elle lui rendit un sourire éblouissant.

- Regardez qui j'amène ! Nous dit Jasper de loin en faisant un geste vague vers la petite troupe.

Rosalie et Emmett apparurent devant nos yeux. Ils se tenaient la main et commençaient à s'avancer vers nous.

Rosalie portait une petite robe rouge à fine bretelle. Elle était très sexy et je ne pouvais m'empêcher de me dire que c'était une femme trop belle pour être vraie Je suis si banale à ses côtés.

Emmett quand à lui, portait un short bleu et une chemise blanche ouverte sur le haut. Un grand sourire joueur naissait sur ses lèvres.

Puis une autre personne entra dans mon champ de vision et là mon cœur rata un battement.

Edward. Encore plus beau qu'il ne l'était déjà. Un pantacourt blanc faisait ressortir divinement le léger bronzage qui commençait à envahir son corps. Un tee-shirt de couleur gris foncé lui donnait un côté tellement sexy. Les mains dans les poches, une démarche nonchalante, un sourire en coin, des cheveux décoiffés et une paire de lunette de soleil sur le nez. Il était tout simplement divin.

Jasper se tint à ses côtés et tout deux nous rejoignirent en compagnie de Rose et Emmett.

Mon amie et moi nous levâmes pour accueillir tout le monde. J'étais entrain de me frotter les fesses, enlevant les quelques petites brindilles d'herbes gênantes, quand Alice se mit à courir en direction de son amant. Elle se jeta dans ses bras, en enfouissant sa tête dans son cou. Je ne pouvais m'empêcher de sourire devant autant d'amour et de complicité. Jasper lui releva la tête et tout deux se regardèrent amoureusement alors qu'Emmett se manifestait bruyamment à mes côtés détournant mon attention de nos tourtereaux.

- Ho ouais les filles ! Vous avez pensé à tout ! a-t-il dit en se jetant sur le panier pour attraper le pâté et le pain.

- Nounours ! Rosalie leva les yeux au ciel. Puis elle s'avança vers moi et me prit dans ses bras. C'était bizarre de voir à quel point elle nous avait adoptés et de voir la vitesse à laquelle nous l'avions acceptée. On s'était tous rapproché naturellement. Comme si tout ça était dans l'ordre des choses.- Contente de te voir ma Belle.

- Moi aussi Rose. Lui ais-je dis en lui rendant son étreinte.- Et ravie de te revoir aussi Em' ! Repris-je moqueuse.

- Ho excuse moi Bell's ! Il se leva puis vint me prendre également dans ses bras. Toutes ces attentions me déstabilisaient un peu. Mais j'aimais ça. J'avais l'impression d'être avec ma famille. C'était simple. C'était facile.

Emmett me reposa puis se dirigea à nouveau vers la nourriture sous l'œil amusé de sa compagne. Je n'en revenais pas de l'allure à laquelle à évoluer leur relation. A les regarder, tout paraissait si juste, si normal. Un peu comme Alice et Jasper. Cette impression qu'ils sont fais l'un pour l'autre.

J'aimerais ressentir ça à nouveau. Cette sensation d'avoir la bonne personne à ses côtés. Pourtant je l'ai eu. Je l'ai touchée du bout des doigts. Cette relation parfaite a été mienne pendant six mois et puis, tout est noir, un maillon manque et la chaine se brise. C'est comme une œuvre inachevée.

Est-ce qu'un jour, je trouverai quelqu'un comme eux ? Ma moitié ? Je pensais pourtant l'avoir trouvé. Mais elle est morte...

- Salut.

Cessant tout mouvement, je me suis retournée pour le regarder enfin dans les yeux. Un petit sourire s'étalait sur ses lèvres. Sourire que je lui rendis volontiers.

Puis, je me souvins de quelque chose qui me trottait dans la tête depuis que j'ai quitté l'école en compagnie d'Alice.

Je me suis rapproché de lui, et j'ai posé mes lèvres sur sa joue, faisant croire ainsi aux autres que l'on se disait bonjour. Mes lèvres se sont attardées sur sa joue alors que je lui ai chuchoté dans le creux de son cou.

- Comment tu as fais ?

Son sourire s'est élargit alors qu'il s'est approché à son tour de ma joue, répondant à ma question tout aussi discrètement.

- La porte de derrière. La chaleur de son souffle se répercutant dans mon cou me provoqua de nombreux frissons alors que mon cœur commençait à s'accélérer.

Chassant la sensation d'humidité dans mon pantalon, je me reculais un instant réfléchissant à ce qu'il venait de me dire.

Soudain un éclair de lucidité me traversa. Evidemment ! Dans les vestiaires, il y avait une petite porte dérobée pour permettre ainsi d'arriver directement sur le parking prévu pour le personnel de l'école. Je ne l'empruntais jamais, je n'aimais pas spécialement les privilèges et préférais me mettre au niveau de tout le monde. Ce qui faisait que finalement, cette porte ne m'avait jamais vraiment marqué.

Soulagée qu'Alice ne l'ai pas vu, je lui ai souris de nouveau puis je me suis assise à ma place, rejoignant Rosalie et Emmett sur la couverture.

Edward vint se mettre à mes côtés, faisant ainsi se toucher nos bras et nos jambes à chaque mouvement.

J'étais un peu déstabilisée mais je fis comme si de rien était. Préférant ignorés les petits picotements au niveau de mon bas ventre.

- Emmett chéri, tu es entrain de manger tout le repas de ta soeur et Bella.

- Non t'en fais pas ! On avait plus faim de toute façon. J'évitais soigneusement de regarder dans la direction d'Edward. Mais chaque fois qu'il voulait attraper la bouteille d'eau posée devant nous, sa cuisse caressait la mienne et son bras effleurait ma poitrine. Chaque fois qu'il riait d'une blague vaseuse d'Emmett, son rire emplissait mes oreilles et le son suave et feutré de sa voix s'envolait jusqu'à mes oreilles, accélérant d'avantage les palpitations de mon cœur et faisant indéniablement monter la chaleur au niveau de mes joues.

Alice et Jasper nous avaient rejoint, et c'est tout naturellement que nous nous retrouvions à rire de l'humour d'Emmett, de l'enthousiasme d'Alice, de la nonchalance de Jasper, de l'assurance d'Edward et de mes foutus rougeurs sur mes joues qui apparaissaient chaque fois qu'Emmett décidait de me mettre dans l'embarras.

Le soleil commençait à se coucher. La douceur du début de soirée nous entourait. Je n'avais même pas vu le temps passé. Appréciant tout simplement la présence de mes amis autour de moi.

Je me sentais à l'aise et à ma place.

- Bon qu'est-ce qu'on fait ?

Alice venait de poser cette question, sautant sur ses pieds et bousculant son petit ami par la même occasion.

- Qu'est-ce que tu veux faire bébé ?

Évidemment, Jasper était à ses pieds et prêt à tout pour assouvir ses moindres désirs. Je levais les yeux au ciel, sachant pertinemment qu'Alice avait déjà une idée en tête quand au déroulement de notre soirée.

- Et si on allait en boite ce soir ?

Qu'est-ce que je disais ? Toujours une idée en tête !

- Ce sera sans moi, désolée... Je commençais à me lever, ramassant mon gilet sur le sol. Je travaille tôt demain matin et je dois être en forme. Ce sera pour une autre fois.

- Bien sur ! Il fallait se douter que Miss Rabat-joie ne serait pas de la partie !

Je souris amusée par la répartie d'Alice et enfilais mon gilet.

- Miss Rabat-joie, comme tu dis, à travailler toute la journée et en plus se lève tôt demain ! Lui répondis-je amusée. Je me dirigeais ensuite vers Rose, me baissant à son niveau, je lui fis une bise sur la joue tout en lui chuchotant à l'oreille. Vous êtes très mignon tout les deux. Ça fait plaisir à voir. Puis un peu plus fort j'ajoute. Bon courage avec l'autre énergumène que tu as choisi comme petit ami. Je souris à Emmett de toutes mes dents, alors que lui avait le morceau de pain qu'il allait manger près de sa bouche, qui elle même était ouverte. Il me regarda ensuite en souriant et sans rien dire de plus il se leva. Le sourire sadique qui apparut soudainement ne me disait rien qui vaille.

Il s'avança jusqu'à moi, tenant le morceau de pain plein de pâté sur le bout des doigts. Je reculais à mesure qu'il avançait voyant clair dans son jeu.

Il se mit à courir dans ma direction alors qu'en même temps je me mettais à courir aussi, m'éloignant le plus possible de cet ours.

Son morceau de pain vola dans les airs pour atterrir à quelques centimètres du visage d'une femme qui profitait des derniers rayons de soleil de la journée.

Cette dernière se releva et toisa durement dans notre direction. Emmett confus l'espace de deux secondes la regarda avec une moue d'excuse, puis il se retourna vers moi. Son sourire mauvais réapparu alors qu'il m'attrapa sans que je ne puisse faire quoique ce soit. Il me déposa sur son épaule comme une vulgaire chose. Je battais des pieds, tapais des poings contre son fessier mais rien n'y fit. Il me transporta jusqu'au petit lac et dans un dernier geste, il me jeta dans l'eau. Me trempant entièrement jusqu'à la racine des cheveux.

J'avais la bouche grande ouverte, les cheveux dégoulinant d'eau. Mes habits collaient contre mon corps, les yeux ébahis par l'audace qu'il avait eu de me faire ça.

Quand il a vu ma tête, il a éclaté de rire. Tout le monde le suivit alors que ce dernier était plus qu'hilare, se tenant les côtes tellement il riait de son geste.

- Ne jamais... S'attaquer … à un Cullen Bella ! Me disait-il difficilement entre deux fous rires.

J'étais médusée, j'étais énervée, mais j'étais surtout amusée... Voir toutes ces personnes rirent autour de moi, me donna envie de profiter aussi du moment. Ne dit-on pas que le ridicule ne tue pas ?

Mes épaules se mirent à tressauter alors que la joie ambiante me gagna. Je me suis mise à rigoler également, suivant ce que mon cœur me disait. Le fou rire me submergea tandis que j'essayais de sortir de l'eau comme je le pouvais. Ça faisait un bien fou !

Essorant un minimum mes vêtements, je me suis tournée vers la petite troupe qui rigolait toujours.

Tous avaient le regard braqué sur moi, et c'est sans surprise que je découvrais sous mes yeux heureux, un Emmett qui me regardait, souriant et fier. Une Rosalie, pleine de douceur et d'attention. Un Jasper amusé et serein.

Alice, quand à elle, me regardait avec une lueur de joie. Je savais qu'elle pensait à la même chose que moi. Je n'avais pas ris réellement depuis que Jacob m'avait quitté. Elle le savait, et de me voir si tranquille et libérée devait certainement la réconforter. Je lui souris comme pour lui assurer que j'allais bien et que j'étais fière moi aussi de ce qui venait de se passer. Ça ne paraît peut-être rien pour certaines personnes mais pour moi. Un rire, si infime soit-il, est un nouveau pas vers la guérison. Vers ma guérison...

Mes yeux s'attardèrent quelques secondes sur le visage reconnaissant de ma meilleure amie puis dérivèrent vers la personne à ses côtés.

Edward me regardait d'une drôle de façon. A la fois envieux et intrigué. Venait-il de voir l'échange entre Alice et moi ?

Ses yeux fixaient mon corps. Ils étaient un peu plus sombres qu'à l'habitude. Je me sentis nue sous son regard mais excitée aussi. L'humidité qui commençait à envahir mon pantalon n'était plus due à ma chute dans le lac. La vraie raison était devant mes yeux. Je voyais qu'il se posait beaucoup de questions sur moi. Je savais également qu'il était au courant de ce qu'il m'était arrivé. Mais cette lueur dans ses yeux verts était autre que ces seules raisons. Certes, cette interrogation dans son regard demeurait mais la luxure de ses prunelles prit le pas sur les questions tandis qu'il continuait de regarder mon corps. Sa mâchoire se contracta alors qu'une brise de vent secoua ses cheveux tandis qu'elle me fit trembler légèrement. Était-ce vraiment le froid ? Je ne crois pas...

- Bon et bien, je crois que je vais rentrer maintenant ! Ma voix était un peu moins assurée que tout à l'heure.

Edward se leva. -Attends je t'accompagne.

Je ne savais pas quoi dire. Partait-il parce que je m'en allais aussi, ou parce qu'il avait autre chose à faire ? J'espérais juste qu'ils n'allaient pas s'imaginer des choses ! Parce qu'il n'y avait rien... Rien de plus qu'un début d'amitié en tout cas.

Lorsqu'il arriva à ma hauteur, un léger sourire en coin me fit comprendre ses intentions. Je lui souris également et me balançant sur un pied, pour pouvoir voir les autres derrière son buste. Je leur fis un signe de main. Rien de plus...

- A bientôt tout le monde.

Il se retourna également et leur fit un léger signe de main. Puis il me contourna et commença à avancer jusqu'à l'entré du parc alors que je me plaçais à ces côtés.

( The Frame- Falling Slowly)

Ni lui, ni moi ne parlions. Ses mains étaient dans ses poches comme à son habitude. Son regard un peu perdu dans ses pensées. Je ne pouvais m'empêcher de le regarder du coin de l'œil. La couleur cuivrée de ses cheveux reflétaient des reflets presque dorés. Il avait la tête bien haute, et paraissait tellement irréel. Tellement beau... Ses lunettes étaient placées sur son tee-shirt et je remarquais comme ce dernier glissait sur le galbe de ses muscles.

I don't know you (Je ne te connais pas)

But I want you (Mais je te veux)

La chaleur envahit mes joues alors que je reportais mon attention sur notre route.

All the more for that (Le meilleur pour ce que ça représente)

- Tu n'étais pas obligé, tu sais.

- J'en avais envie Juste sur ces quelques paroles et mon cœur rata un battement.

Words fall through me (Les mots me traversent)

- Merci. Il se contenta de me regarder et de me sourire. Lorsque nous fûmes hors de portée des autres, il attrapa ma main et la garda dans la sienne. Croisant nos doigts ensemble, son pouce caressait le dessus de ma main en un geste rassurant et plein de douceur.

And always fool me (Et toujours aussi stupide que je sois)

And I can't react (Et je ne peux pas réagir)

Ce geste fut simple, ce geste fut léger, ce geste fut tendre. Un sourire gagna mes lèvres de nouveau.

And games that never amount (et les jeux qui ne valent jamais)

To more than they're meant (plus que ce qu'ils signifient)

Will play themselves out (Vont jouer avec d'eux mêmes)

Il se mit à accélérer nos pas, nous faisant sautiller en même temps. Je riais aux éclats, me sentant stupidement légère, ridiculement humaine et horriblement bien.

Aucune gêne, aucune appréhension face aux regards des passants. Je me sentais comme une gamine appréciant son premier rendez-vous.

Take this sinking boat and point it home (Prend la barre de ce navire qui sombre et ramène le à la maison)

We've still got time (il est encore temps)

Ma main se mit à balancer nos doigts entremêlés. Je sautillais et souriais. Ne parlant toujours pas. Nous nous contentions d'apprécier la légèreté du moment.

Raise your hopefull voice you have a choice (fais entendre ta voix pleine d'espoir, tu avais une décision à prendre)

You'll make it now (et tu l'as prise)

Sa paume était chaude et son sourire tellement beau. La rue autour avait une autre couleur, les personnes passant à nos côtés paraissaient tous aussi joyeux et amusés que nous. Chaque fois que je croisais le regard de l'un d'eux, un sourire éblouissant l'animait. J'avais l'impression d'être dans un rêve ou personne ne pouvait m'atteindre. Ou le rose serait ma couleur préférée et où l'homme à mes côtés pourrait être la personne la plus importante de ma vie. Pourtant ce rêve cachait sa part d'ombre...

Failling slowly, eyes that know me (tomber lentement, des yeux qui me connaissent)

And I can't go back (et je ne peux pas revenir en arrière)

Moods that take me and erase me (les humeurs qui me prennent et m'éffacent)

Continuant à rire plus doucement cette fois, nous ralentissions notre marche et c'est toujours en silence qu'il me ramena à lui et entoura mes épaules de son bras.

And I'm painted Black (et je suis peint en noir)

You have suffered enough (tu as assez souffert)

And warred with yourself (et en conflit avec toi-même)

It's time that you won (Il est temps que tu gagnes)

Je reportais mon regard sur son visage. Il souriait, toujours le regard fier et droit devant lui. Tout lui paraissait tellement simple. J'étais fasciné par ses mimiques qui le rendaient si vrai. Ses petites pattes d'oies qui apparaissaient chaque fois qu'il souriait, le léger creux dans le coin de ses lèvres lorsque ses dernières s'étiraient. La petite plissure sur ses joues lorsque le son mélodieux de son rire envahissait l'espace. Oui, j'étais fascinée. Fascinée par la facilité qu'il avait à se montrer prévenant et doux. Fascinée par la gentillesse et le naturel dont il faisait preuve, fascinée par la patience qu'il avait en ma présence.

That this sinking boat and point it home (Prend la barre de ce navire qui sombre et ramène le à la maison)

We've still got time (Il est encore temps)

Raise your hopeful voice you had a choice (Fais entendre ta voix pleine d'espoir, tu avais une décision à prendre)

L'arrivée à mon appartement se fit plus calmement. Nous montions les marches les unes après les autres, toujours nos mains liés, nos regards se cherchant de temps à autre.

You've made it now (Et tu l'as prise)

La porte de chez moi face à nous, je réfléchissais à un moyen de le garder encore un peu plus près de moi. Un moyen de conserver encore quelques heures ce bien être et cette insouciance nouvelle. J'avais besoin d'un ami. Je ne voulais pas me retrouver seule. Pas une nouvelle fois.

Parce que oui, peut-être que j'avais Alice qui était toujours là pour ma petite personne, mais je ne savais pas, avec lui c'était différent. J'avais l'impression de ne pas avoir besoin de parler, ni de toujours avoir à me justifier. J'avais ce sentiment d'être moi même quoiqu'il arrive sans avoir à me forcer.

Pourquoi ? Je ne savais pas... Il y avait un truc. Ce truc. Mais je n'arrivais pas à mettre la main dessus.

- Je n'ai pas envie de te quitter. Il a chuchoté ces paroles tellement doucement que j'ai cru ne pas avoir bien entendu.

Falling slowly sing your melody (Tomber lentement, chante ta mélodie)

- Moi non plus. Ma tête s'est baissée devant ma révélation alors que lui affichait un sourire satisfaisant. Il attrapa les clés que je tournais inlassablement dans ma main et les glissa dans la serrure.

I'll sing along (Je continuerais à chanter)

- Qu'est-ce que tu fais ? Ma voix était emprunte de surprise, tandis qu'il nous faisait pénétrer dans mon appartement.

- On ne va pas rester sur le pas de la porte indéfiniment non ? Sa voix était légèrement moqueuse. Il nous guida jusqu'au salon, nous assis dans le canapé.

Il y avait un peu de distance entre nous. J'étais assise d'un côté du sofa, lui de l'autre. Nos bras se touchaient et nos cuisses aussi, mais personne n'osait bouger.

Je regardais mes mains se tortiller entre elle, alors que je remarquais comme sa jambe tressautait de temps à autres en un tic nerveux.

Il souffla et finit par se rapprocher de moi. Il écarta ses jambes et m'assis entre ses cuisses. Mon dos contre son torse, son menton sur mon épaule, je sentais sa chaleur tout autour de moi.

Ses bras se sont noués autour de mon corps, tandis que je les enfermais dans l'étau des miens.

- C'est mieux. Il semblait satisfait de la situation, se détendant peu à peu alors que je souriais bêtement.

- On croirait presque qu'on est un...

- Un couple ?

A cette révélation, je me tendis alors que la vérité se manifesta d'elle même. Il avait raison on avait trop l'air d'être un couple. Je ne pouvais pas ! Non ! C'était trop tôt !

La panique me gagna tandis que je me relevais de ses bras. Je me tournais face à lui avec un regard désemparé et certainement douloureux. Il ne pouvait pas me demander ça !

Il resta assis mais s'approcha de mon corps. Plaçant ses mains sur mes hanches, il m'obligea à me rassoir à ses côtés.

- Hey Bella... C'est bon. Ne t'inquiète pas. Sa voix était pleine d'inquiétude alors que je me fustigeais de lui infliger ça. Il n'avait pas à supporter mon refus de bonheur et d'amour. Regarde-moi. Toujours aussi doux et attention, il essayait tant bien que mal de capter mon regard qui fuyait inlassablement dans le néant. Ses doigts attrapèrent mon menton.- J'ai dit regarde moi, Bella. Son ton plus ferme me convainquit et je finis par le regarder les yeux pleins de larmes et la bouche tremblante.- Hey ! Ne pleure pas. Il m'attira à lui posant ma tête sur son torse, me caressant les cheveux d'une main et nous balançant simplement afin de m'apaiser.-Shuutt... Ses lèvres se posèrent sur ma tête, alors que quelques larmes coulaient le long de mes joues.

- Arrête de pleurer ma belle. Ce n'est rien... Je comprends.

- Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu veux tant être avec moi... Ma voix dérailla sur mes derniers mots tandis que mes larmes se calmaient peu à peu.- Je ne suis personne pourtant. Je n'ai rien à t'offrir. Je ne suis même pas jolie et je n'ai plus confiance en l'amour. Tu n'as qu'une fille brisée dans tes bras. Alors pourquoi tu t'accroches ?

Il se contenta de sourire et de me serrer plus fortement.

- Tu ne te vois pas très clairement je pense.

Ce n'était qu'un chuchotement mais je sus que j'avais entendu une pointe de tristesse dans sa voix.

Comme si le simple fait de me voir souffrir le faisait souffrir également.

Ressuyant mes joues humides, je me suis redressée de ses bras. Je l'ai regardé et je lui ai rendu un léger sourire.

- Merci. Encore ce mot si simple qui pourtant voulait dire tellement de chose.

Avec un nouveau sourire et une moue craquante, il se redressa un peu et posant son coude sur le dossier du canapé, la tête contre sa paume de la main, il me regarda avec des yeux attendris.

- Parles moi de toi.

Je suis un peu surprise, mais finit par mieux me placer dans mon canapé. Plaçant mes genoux dessous mes fesses et ma tête contre le dossier, je finis par lui répondre.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ?

- Je ne sais pas. Tout. Des choses insignifiantes aux choses importantes. Raconte-moi qui est Isabella Swan.

Rougissante, je baissais mes yeux sur mes genoux une nouvelle fois.

( Damien Rice- Cold water)

- Ma vie est loin d'être intéressante tu sais ?

- Tout ce qui te touche de près ou de loin ne sera jamais inintéressant. Ses doigts glissaient le long du canapé pour caresser le revers de ma main. Je rougis une nouvelle fois.

- Je suis née à Forks. Petite ville de l'Etat du Washington il y a vingt cinq ans de cela. Ma mère a eu un gros coup de cœur pour mon père alors qu'il était à l'école ensemble. Ils se sont mariés quelques mois plus tard et j'ai tout de suite suivis cet événement.

Ma voix se fit lointaine à mesure que je repartais dans mes souvenirs. - A cette époque, tout souriait à notre famille. Mon père avait un boulot qui lui plaisait, ma mère profitait de son extravagance et de ses amies entre deux biberons. J'étais une petite fille sage et discrète. Et, j'étais heureuse de notre vie. Enfin... Jusqu'à ce que ma mère rencontre Phil.

Je ne sais pas comment on peut appeler ça. Un amour fulgurant, un coup de foudre peut-être. Ceci-étant dit, six mois plus tard, elle quittait mon père, moi dans ses bras.

Bizarrement, je n'en ai jamais voulu à ma mère. Toute ma peine reportait contre mon père. Pour moi, il aurait du la retenir. Lui prouver son amour et tout faire pour pouvoir finir ces jours avec la femme qu'il aimait. Tout en parlant, je me disais que c'était ce que Jacob aurait du faire. Il aurait du se battre pour nous. Il aurait du essayer de ne pas fermer ses yeux. Il aurait du éviter cette homme et partir loin de tout danger. Mais il ne l'a pas fait. Parlais-je toujours de mon père ? - J'ai refusé le moindre contact avec lui. Durant des mois, je me suis terrée dans un silence. Hurlant mon désarroi dans la musique. Ma mère voulant me faire ressortir toute ma colère m'avait inscrite dans des cours de boxe. Mais je m'enfermais dans mon mutisme et ne participais pas au cours. Préférant prendre ma guitare et gratter les quelques notes que j'avais apprise seule. Au bout de quelques mois, elle m'a inscrite à des cours de solfège. Ça a été le déclic. Je me suis mise à composer mes propres morceaux, traduisant ma haine envers mon père à travers la musique. C'était mon échappatoire...

Un soir, je devais avoir six ou sept ans, j'étais dans ma chambre et je me laissais guider une nouvelle fois par les mélodies. Les paroles d'une chanson sont apparues dans ma tête de petite fille à cette époque, et je me suis mise à la chanter simplement. Tout le long de ma chanson, les visages de mon père et ma mère sont apparues. Une fois heureux, puis malheureux, puis encore le visage heureux de ma mère, mais pas celui de mon père. Il n'apparaissait plus. Il commençait à s'effacer de mes souvenirs. C'est là que j'ai réalisé que je ne pouvais plus le fuir. Il me manquait et j'étais trop stupide pour m'en apercevoir.

- Tu étais loin d'être stupide Bella. Tu étais une enfant. C'était ta façon à toi de réagir et je suis sûr que ton père ne t'en a jamais voulu.

- Peut-être. Mais je ne pourrais jamais oublier le regard qu'il a eu lorsqu'il m'a vu pour la première fois depuis que l'on s'était quitté. Son regard étincelait et il était fier. Il était heureux de me revoir alors que moi, je n'arrivais même pas à lui montrer ne serait-ce qu'un semblant d'amour. Il avait roulé toute la nuit pour venir me chercher. Ma mère nous avait emmenés à Phoenix. A l'autre bout du pays. Mais ça ne l'a pas arrêté. Il était si content de me voir.

Un sourire s'installa sur mes lèvres. J'avais accepté mon père depuis ce jour. Je lui en voulais toujours certes, mais j'étais heureuse d'être avec lui.

- Les mois sont passés et à chaque vacance je partais chez mon père. J'étais heureuse mais je me refusais à lui montrer. Je n'étais pas une petite fille très ouverte. Je dirais même que j'étais plutôt renfermée sur moi même et franchement je n'avais pas beaucoup d'amis.

Mais, un jour, Jacob est arrivé. Mon sourire s'est agrandit alors que je me rappelais ce passage de ma vie. Il m'a libéré de mon mutisme. Il m'a rendu meilleure. Il m'a aidé à avancer et à pardonner à mon père. Il m'a aidé à sourire, il m'a fait vivre ma vie d'enfant. C'était un rayon de soleil à lui tout seul. Sa simple présence était bénéfique pour ma santé mentale. Je me mis à rire légèrement me souvenant de chaque moment passé ensemble.

Toutes ces années à être mon meilleur ami, évoluant ensemble, main dans la main, sans jamais se poser de question. Tout était simple à ce moment là. Puis j'ai déménagé chez mon père à l'âge de dix sept ans. Je voulais me rapprocher de lui et je voulais profiter de mon meilleur ami. Mon esprit était nostalgique alors que des yeux marrons m'apparurent comme un mirage. J'étais heureuse. J'étais une adolescente enfin libérée de cette timidité et je profitais pleinement de ma vie d'adolescente. Mes journées se résumaient à Jake et à mon petit ami du moment Mike Newton. Une grimace me gagna alors que je repensais à la tête de ce type dégoutant. Je n'avais jamais vu Jacob comme autre chose qu'un ami. Jusqu'à ce que... Je rougis alors que je me souvenais parfaitement du moment. Je relevais les yeux vers Edward, qui semblait amusé par mes rougeurs et captivait par mes paroles.

- Enfin bref. Hum... J'ai d'abord fuit cette chose entre nous. Et puis, je ne pouvais pas m'éloigner de lui. Il m'était devenu indispensable. J'ai... Je lui ai dit que je l'aimais. Ma phrase est sortie de mes lèvres comme une chose importante mais gênante. Edward se contentait de me regarder. Attendant certainement que je continue. On s'est mis ensemble. Tout était beau, tout brillé. Il avait trouvé un job dans la ville ou je faisais mes études. Nous étions inséparables. Mais les bonnes choses ont une fin... Ma voix s'est baissée alors que les larmes perlèrent au coin de mes yeux. Et quand cette fin arrive on ne s'y attend pas toujours... J'ai tourné ma tête, cachant mes larmes puis je me suis levée et me suis placée devant la baie vitrée du salon. Le regard dans le vide, le visage de Jacob mourant apparut devant mes yeux. J'ai fermé fortement ceux-ci, essayant d'oublier la douleur qui réapparaissait chaque fois que je laissais mon esprit dériver vers lui...

Posant ma tête contre le verre froid de la vitre, je laissais couler les quelques larmes qui ne s'assècheraient probablement jamais.

Les mains d'Edward se posèrent sur mes épaules. Il les glissa sur mes bras et me serra contre lui. La chaleur de son torse contre mon dos m'apaisa immédiatement.

Il te faisait tellement de bien... Cette homme était si gentil, si parfait...

- Excuse-moi. Je n'aurais pas du te demander de me parler de tout ça.

- Non Edward, ce n'est pas... Je... Ça m'a fait du bien d'en parler.

Je me suis retournée dans ses bras et je l'ai embrassé sur le bout des lèvres. Il s'est contenté de me serrer dans ses bras.

C'est ainsi que nous avions fini notre soirée. Alice n'était pas rentrée de la nuit alors j'avais proposé à Edward de rester un peu plus à mes côtés.

J'avais ouvert une bouteille de vin et ensemble, nous avions parlé de tout et de rien pendant des heures et des heures. Jusqu'à ce que la nuit nous emporte, nous faisant nous endormir dans les bras l'un de l'autre allongé sur le canapé.

… Fin du Flash-back... (Retour au présent, lorsqu'elle quitte Edward et qu'elle sort de l'ascenceur)

L'après midi était bien entamée. Je regarde ma montre, vérifiant l'heure.

- Merde ! J'étais en retard d'une heure déjà. Alice m'attendait à la maison depuis environs quarante cinq minutes. Elle devait nous préparer un repas afin de nous retrouver un peu toutes les deux comme elle se plaisait à le dire. Depuis le jour de ce fameux pique nique, elle essayait par tout les moyens de nous faire passer plus de temps ensemble. Jusqu'à maintenant sans réel succès.

J'avais ce maudit spectacle où la mise en scène devait être finie d'ici la semaine prochaine, en plus de mon solo. Autant dire que j'étais un peu surmenée.

Je l'évitais un peu aussi, je devais l'avouer. Je me sentais assez mal de lui mentir au sujet de ce qui se passait avec son frère. Mais chaque fois qu'elle se tenait dans la même pièce que moi, j'avais cette impression horrible qu'elle savait quelque chose. Et ça me mettait en colère parce que je ne voulais pas qu'elle soit au courant. Je n'avais pas envie qu'elle pense qu'il y ait une possible histoire entre son frère et moi. On était amis. Rien de plus !

Lorsque j'arrivais dans notre appartement, Alice tenait dans ses mains un plat qu'elle venait sortir du four, à la vue des gants en silicone qui camouflaient ses ongles manucurés. Elle me regarda un peu sévèrement. Une pointe de curiosité pointa dans son regard.

- Je croyais que tu devais rentrer, il y a une heure. Mais t'étais ou bon sang ! J'étais inquiète !

- J'étais au conservatoire.

- J'ai appelé là-bas et non tu n'y étais pas. Arrête de me mentir Bella ! Qu'est-ce que tu me caches ?

- Alice ! Arrête ! Je ne te cache rien d'accord ! J'avais envie de me balader, tu n'as pas à connaître toujours mes moindre faits et gestes ! Je commençais à être en colère. Contre elle, parce qu'elle était toujours entrain de me surprotéger, entrain de vouloir diriger ma vie et faire de moi sa petite poupée favorite. Mais j'étais surtout en colère contre moi. Parce qu'elle m'obligeait à lui mentir. Je n'aimais pas ça. C'était une sorte de trahison et si j'avais vraiment le choix je lui expliquerais volontiers cette amitié spéciale entre son frère et moi. Mais, je n'étais pas sûre qu'elle comprenne. Elle voudrait s'immiscer dans ma vie. Et je n'avais pas besoin de ça.

- Bien sur ! Te balader ! Tu en as d'autre comme ça ?

- Mais fous-moi la paix à la fin !

- Comment veux-tu que je te foute la paix si tu n'es même pas capable de prendre soin de toi ne serait-ce que cinq minutes. Tu t'épuises dans le travail et tu ne manges pas beaucoup. Tu te lève tôt, tu rentres tard. Mais merde quoi ! Et toi dans tout ça ? Tu y penses ?

- Alice ! Je te rappelle que j'ai un spectacle à préparer si tu te rappelles bien !

Je savais que cette discussion n'aboutirait à rien. Nos esprits s'échauffaient mutuellement et je risquais de dire des choses que je regretterais sûrement.

Secouant la tête, j'attrapais ma veste que je venais à peine de poser sur le comptoir de la cuisine et commençais à rebrousser chemin vers la porte.

- Ou est-ce que tu vas ? Elle semblait un peu déroutée mais je ne l'écoutais plus, ouvrant la porte et partant juste en lui lançant un ''prendre l'air''.

Puis je claquais la porte derrière moi et montais dans ma voiture.

Roulant sans vraiment savoir ou j'allais, ma voiture m'amena jusqu'au conservatoire.

Je me garais sur le parking, sortant de ma voiture dans la nuit à peine tombée. Je me précipitais sur la porte de l'établissement. J'entrais dans le bâtiment vide.

Mes nerfs commençaient à me lâcher. Je voulais me défouler... J'avais besoin de danser.

Je pénétrais dans ma salle de danse habituelle et choisit une musique dans ma liste de CD.

Lorsque les premiers accords de ''All the Time'' de Christian Linke envahirent la pièce, mes pas se mirent en mouvement d'eux même. Me libérant de la colère, de la détresse de ces derniers jours.

Je refoulais à travers mes pas toutes les peines que j'ai emmagasinées...

D'abord Jacob qui me quitte, brisant mon cœur au passage, ne laissant qu'une carapace inerte et morne. Puis ma vie reprend doucement. Mon cœur se cicatrise un peu mais les plaies sont toujours là. Alice m'aide mais ce n'est jamais suffisant.

Jusqu'à ce qu'Edward traverse ma planète. Il l'illumine doucement. Faisant briller les zones d'ombre. Toute l'insouciance que j'avais autrefois revenait à chaque moment passé avec lui.

J'étais en colère contre ça. Il devenait indispensable à ma personne. Je ressentais le manque de son corps, de son être tous les jours. Pourquoi était-ce si difficile ?

Mes larmes inondèrent mes joues alors que mes jambes me lâchaient, m'échouant sur le sol. Je me pris la tête entre mes mains, pleurant dans les paumes de ces dernières.

Désemparée, perdue, en colère, frustrée, fatiguée, vidée, triste. Tous ces adjectifs me définissaient à l'heure qu'il était.

Je perdais pied, me sentant submergée par la douleur de mes pleurs lorsque deux bras m'entourèrent. Alice ? Non ce n'était pas Alice... Edward...

Son parfum m'enivra, ses bras me serrèrent, son corps m'entoura. Je me sentais plus apaisée, plus calme tout à coup.

Mes larmes se tarirent, mes muscles se détendirent. Je respirais plus calmement.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Je secouais tête ne voulant pas l'embêter avec mes problèmes si futiles.

Relevant les yeux vers son regard inquiet, je lui ai souris timidement et posais ma main sur sa joue.

Ne voulant pas parler d'avantage, j'ai avancé ma tête dans sa direction.

Mes lèvres touchèrent enfin les siennes. Le baiser était doux, sans urgence. Néanmoins, mes lèvres devinrent avides des siennes, quémandant l'accès à son palais. Voulant batailler avec sa langue sucrée. Mes bras crochetèrent son cou, rapprochant mon corps du sien. Nos langues ne se détachaient plus.

Je me laissais envahir par la sensation de bien être qui me gagnait à chaque coup de langue. Mes gémissements se répercutaient sur ses cavités buccales alors que je n'en demandais que plus.

Il finit par rompre le baiser. A bout de souffle tout les deux, son front se posa sur le mien.

- Je te ramène.

- Pas... Je ne veux pas rentrer à la maison... Pas maintenant... Pas... Pas ce soir... Rouvrant les yeux sur les siens, je chuchotais. – Amène-moi chez toi... Ma bouche se posa sur la sienne.- S'il te plaît.

- D'accord. Il se leva ensuite, tendant sa main dans ma direction, il m'aida à me relever.

A cet instant, je me souvins de la première fois où il avait effectué ce même geste. Déjà à cette époque, il m'avait chamboulé.

Je me blottis contre son torse tandis que son bras se plaça autour de mes épaules. Nous avancions dans la nuit qui était bien présente cette fois en silence. J'avais laissé ma voiture au conservatoire, préférant me rafraichir les idées. L'air extérieur me fit du bien.

Arrivé chez lui, il n'y avait personne dans l'appartement. Je regardais Edward alors qu'il comprend tout de suite ma question silencieuse.

- Chez Rosalie.

Je lui souris une nouvelle fois. Me plaçant face à lui, j'entourais mes bras autour de son corps et me rapprochais un maximum de son corps.

Je me mis sur la pointe des pieds et l'embrassais d'abord tendrement puis plus avidement.

Il se laissa faire mais finit par se reculer. Me regardant toujours dans les yeux, son front se reposa contre le miens.

- Pas ce soir. Tu es épuisée.

Ses mains prirent les miennes et il me guida jusqu'à sa chambre. Il ouvrit les couvertures, m'invitant à me déshabiller. J'enlevais mes vêtements les uns après les autres. Le regardant, faisant durer mes gestes alors que ses yeux me détaillaient littéralement.

Il en avait envie autant que moi...

Je me suis approchée une nouvelle fois de lui alors que j'étais nue. Ma main se posa sur son cœur qui battait frénétiquement à travers ses vêtements.

- Embrasse-moi. Ces mots firent leur chemin jusqu'à son cerveau. Un sourire se dessina sur ses lèvres puis il finit par m'embrasser. Ses lèvres bougeaient en synchronisation avec les miennes. Tantôt douces, tantôt rapides. Quelques bribes de grognements sortaient de sa gorge, mais il ne fit aucun geste de plus que nos baisers passionnés.

Il arrêta une nouvelle fois le baiser, et me poussa dans le lit. Je pensais avoir gagné jusqu'à ce qu'il se glisse dans mon dos et se colle contre mon corps.

Sa respiration se répercutait sur mes cheveux et mon cou, ses bras m'entouraient divinement. Je me sentais en sécurité et apaisée.

Mes yeux commencèrent à clignoter, jusqu'à se fermer.

La nuit m'emportait alors que j'entendais une douce mélodie dans mes oreilles.

Avant de sombrer définitivement dans le sommeil, je pus entendre qu'un '' Bonne nuit Bella'' suivit d'un bisous sur ma clavicule.

...

Il faisait noir dans la chambre. Mes jambes n'étaient plus découvertes par la couverture. Ma tête était nichée dans l'oreiller qui avait cette odeur si agréable.

Je regardais à mes côtés, pensant trouver Edward, pourtant il n'y avait personne.

Je me suis levée du lit, grimaçant légèrement à la sensation de froid qui m'envahie.

Je récupérais la couverture et la posait sur mes épaules.

Prenant mon oreiller sous le bras, je me dirigeais à pas de souris dans l'appartement. Touchant à tatillons les murs alentours, afin d'éviter de me casser la figure, je cherchais la silhouette d'Edward dans le noir de la pièce.

Il était allongé sur le canapé. Recroquevillé sur son flanc et dormant paisiblement. Sa bouche était entrouverte et ses cheveux en bataille.

Souriante devant la vision de cet homme, j'ai avancé jusqu'à lui. Le poussant un peu sans toutefois le réveiller, j'ai placé la couverture sur nos deux corps.

Mes mains ont attrapés ses bras et je les ai enroulées autour de moi. Je me suis blottie contre lui et enfin je me suis endormie. Définitivement et pour toute la nuit cette fois...


Bon évidemment c'est là ou vous me tuez, n'est-ce pas ?

Rhooo ! Qui trouves quand même que notre Eddy est trop chou de réagir comme ça ?...

Et qui a envie de Baffer Bella ?

Ha je vous vois toutes arrivées pour faire péter ma boite mail ! Et bien soit ! C'est partie !

A Mardi prochain !

Bisous bisous, et en attendant prenez soin de vous...

Rhea & Luna