Ahhhh ! Les vacances ! J'adore! Le soleil, la chaleur, la grasse matinée, la piscine, les cocktails, les ami(e)s.. Se lever le matin et écrire quelques heures avant d'aller s'étendre au soleil et rien faire de son corps toute la journée.. Excepté se baigner et bronzer. Le paradis, quoi! ... Eh bah, non. On dirait que les journées passent trop vite, ou c'est seulement moi qui a cette impression là ?
M'enfin.. J'vous est pas abandonné, ne vous inquiétez-pas.. J'étais juste partie deux semaines en vacances avec ma mère et ma marraine. J'avais commencé le chapitre avant de partir, mais n'avait eu malheureusement pas le temps de le finir avant le grand départ.. Je m'étais apporté un cahier pour la continuer dans l'avion ou les soirs en revenant dans notre hôtel/appartement.. mais impossible, j'étais crevée le soir x) Donc, pas pu le continuer..
Je reviens et qu'est-ce que je vois? Des reviews qui m'reboostent pour la suite de l'écriture du chapitre, alors; MERCI :D et aussi certaines qui m'mettent la pression pour la suite (Je ne nommerais pas de nom, mais peut-être qu'elle va se reconnaître :) ;)) Remerciez aussi le décalage horaire qui me fait lever à 7 heures moins quart et qui m'fait écrire pendant des heures et des heures.. ^^"
Twii : Ohh, chère Twii de mon coeur ! :) xD Merci de me laisser plein de review pour donner ton opinion.. Tu réussis toujours à m'faire sourire ; Merci :) J'ai presque entendu les applaudissements, mais ils étaient pas assez fort =) Plus fort la prochaine fois ? *-* xD Qu'est-ce qui veut Charlie? Eh ben.. T'a qu'a lire pour le savoir ! ;) J'vais répondre a une autre de tes questions, celle-là à propos de l'ordi : Ouais, il va être un élément TRÈS IMPORTANT dans leur plan... =) L'directeur tu peux pas l'sentir ? C'est voulu ..^^ C'qu'il fait avec l'ordinateur Dieu seul le sait et moi :) Secret, tu ne le sauras pas.. ^^ Ou en tout cas, pas tout de suite ! ;) Comment Bella a ouvert la boîte.. Bah voyons.. Encore une fois, Dieu le sait et moi 8D Tu veux de la rapidité ? .. Moi j'veux de la qualité, j'veux un bon chapitre =) J'me dépêcherais pas de faire un chapitre, que ce soit de la merde, juste pour l'avoir plus vite.. De un, ça serait nulle à lire et et de deux j'aurais l'impression de bâcler le travail ^^ Alors.. sorry, mais faut attendre parfois =) J'espère que tu m'en voudras pas de te faire attendre :) ^^ ?
Jennifer : Merci beaucoup, c'est très gentil :) J'espère que tu vas continuer d'aimer la suite.. :)
malula : Merci à toi aussi :) J'ai essayé de faire différent des autres fanfictions, car malheureusement des fois, elles se ressemblent toutes.. Ce qui est dommage, car il y a tant de possibilités ( Ça n'empêche pas que certaines sont super bonnes :) ) Voila, le prochain chapitre que tu attendais !
* Je remercierai jamais assez celles qui me mettent en favoris/alertes à chaque fois, c'est super de savoir que votre fanfiction plaît au monde, assez pour qu'ils veulent continuer de la suivre de publication en publication.. ^^
J'vous retrouve en bas.. ! =)
» MamzelleCaro
Chapitre 11- La Rencontre
(*)
La tension de Bella était tout de suite retombée lorsqu'elle avait reconnu son père qui s'avançait dans le bureau d'Aro Volturi.
Il n'avait toujours pas changé. Aussi mal à l'aise lorsqu'il s'agissait d'effusions affectives. Il se contenta donc de serrer quelques secondes fortement sa fille avant de là lâcher et de la regarder en souriant légèrement. Les mots n'étaient pas nécessaires. Bella voyait dans ses yeux que malgré le fait qu'il ne le formule pas en mots, il était content de la voir. Ça faisait un bon bout de temps qu'ils ne s'étaient pas vus. Depuis qu'elle était partie en Arizona, il y a quelques années, elle n'avait eu que quelques contacts avec lui lors des vacances scolaires. Trop peu de contacts, à son avis. Bien sur, elle l'appelait de temps en temps pour savoir comment il allait, mais ça n'allait jamais plus loin qu'une courte conversation, les deux étant handicapés des sentiments.
- Alors, dit-il en s'éclaircissant la gorge. Comment ça va, Bells ?
- J'imagine qu'on peut dire que ça va, répondit-elle doucement.
Ils se regardèrent, ne sachant pas trop quoi dire. Aro, semblant fasciné, les observait alors qu'ils se tenaient devant lui, silencieux. Semblant se reprendre, il se secoua mentalement et s'exclama d'une voix embarrassé :
- Pardonnez-moi ! J'en perds tout mes moyens !
Ils tournèrent leurs regards vers lui, interrogateurs.
- Il y a une pièce à côté où vous pourrez être plus à l'aise pour discuter. Ça sera déjà moins stressant pour vous que d'avoir un spectateur, s'expliqua Aro en souriant. Elle est très confortable. Je l'utilise comme mon petit salon personnel habituellement, mais je peux bien vous le prêter. Ça me ferait plaisir, vraiment.
- Je ne voudrais pas abuser.., commença Charlie.
- Oh non ! Ce n'est rien, je vous assure ! contra Aro en secouant la tête, souriant encore plus. Vous pourrez vous mettre à l'aise. Allez ! Profitez-en.
- Si vous insistez, accepta Charlie, gêné de cette bonté de la part du directeur.
- C'est la porte juste à côté en sortant du bureau, indiqua Aro, content qu'ils acceptent.
Il se rassit à sa place, plaça quelques feuilles devant lui et continua son sourire toujours en place :
- Il est temps que je me remette au travail. J'ai une prison à diriger.
C'était une façon de leur dire que l'entrevue était finie et qu'ils pouvaient partir. Ils se dirigèrent donc vers la porte. Charlie l'ouvrit et passa le premier, sa fille à la suite. Alors qu'elle s'apprêtait à franchir le seuil, le directeur l'interpella.
- Isabella ? lança-t-il d'une voix distraite.
Elle se figea immédiatement. Se tournant lentement, elle regarda le directeur qui écrivait quelque chose sur un dossier.
- Oui ? demanda-t-elle, nerveuse.
- J'ai eu vent de votre travail à la bibliothèque, dit-il en levant les yeux. Madame Cope se dit très satisfaite de votre travail. J'espère que vous allez continuer sur cette voie. C'est beau de voir des détenus qui suivent les règles à la lettre. Ça donne envie de croire que la réhabilitation est possible.
Il la fixa en souriant. Cette façon qu'il avait de sourire donnait des frissons à la jeune femme.
- Merci, monsieur le directeur, remercia Bella, rassurée.
Vous pouvez refermer la porte lorsque vous sortirez, conclut-il en se replongeant dans ses dossiers.
Fermant la porte avec soin, elle se dirigea vers la pièce que le directeur avait désignée comme son salon personnel. Son père l'attendait, debout près d'une fenêtre, regardant à l'extérieur, l'esprit à deux milles lieux de la prison.
- Tu te souviens lorsque je t'avais amenée à la pêche lorsque tu avais environ six, sept ans ? Tu t'étais levé à l'aurore, bien longtemps avant moi et tu avais tout sorti l'équipement de pêche et tu l'avais installé dans la voiture. Tu avais préparé le déjeuner et en étais tellement fière. Lorsque j'étais descendu dans la cuisine, tu étais là, assise sur le tabouret, les pieds balançant dans le vide et tu mangeais tes céréales. Je n'ai eu que le temps de prendre un café et tu me tirais par le bras pour qu'on y aille. Dans la voiture, tu t'étais endormie pendant le trajet. Je t'avais réveillée une fois arrivé et tu avais pratiquement couru jusqu'au bateau qui était amarré. On avait embarqué et on était parti en plein milieu du lac. Je me souviens que ce jour-là, tu m'as dit quelque chose qui m'a marqué, raconta-t-il, toujours tourné vers la fenêtre en l'entendant entrer dans la pièce.
Bella alla s'asseoir sur un des canapés, écoutant son père pendant qu'il racontait son histoire. C'était une des rare fois où elle l'entendait prononcer plus de deux phrases. Se rappelant vaguement de cette journée, elle attendit qu'il continue.
- Tu te souviens ce que tu m'as dit, Bells, demanda-t-il en se tournant vers elle.
Elle secoua la tête légèrement. Il se retourna vers la fenêtre, son regard au loin.
- Tu m'as regardé dans les yeux directement et tu m'as dit : La pêche c'est comme attraper des méchants, papa. Il faut savoir attendre avant de pouvoir en attraper un dans ses filets. Lorsqu'on l'a attrapé, il ne peut plus s'en aller et on le remonte dans le bateau. Plus tard, quand je serais grande, je vais faire comme toi. Je vais attraper des méchants poissons.
Il se tourna enfin vers elle. Ses yeux étaient nostalgiques et il affichait un sourire triste. S'approchant, il alla s'asseoir près d'elle avant de reprendre d'une voix vacillante, où elle put noter une certaine note de fierté :
- J'imagine que c'est ce que tu as fait. Tu as attrapé des vilains poissons.
Elle sourit imperceptiblement. Ça lui revenait enfin en mémoire.
- L'instant d'après j'attrapais un poisson de vingt livres. J'ai failli partir avec le poisson tellement il était costaud, se remémora-t-elle en riant.
Il eut un petit rire à l'évocation du souvenir. Ils avaient bataillé pendant près de quarante minutes pour remonter ce fichu poisson dans le bateau. Il redevint sérieux et lui demanda simplement :
- Pourquoi, Bella ? Pourquoi tu as fait ça ?
Après un temps de réflexion, elle prit la parole :
- Depuis aussi loin que je me souvienne, je t'ai toujours admiré. Lorsqu'on me demandait ce que mon père faisait pour gagner sa vie, j'étais celle qui répondait fièrement : mon papa, il est policier. Il attrape des méchants. C'était normal, je crois, que je veuille faire la même chose que toi. En grandissant, j'ai compris une chose. Malgré tout le respect que je te dois, la justice c'est de la merde. Un jour, alors que je revenais de mon travail, j'ai entendu aux nouvelles qu'une personne était morte d'une overdose de drogue. C'était la première fois qu'elle en prenait. Ses amis l'avaient convaincu d'essayer. La police n'a rien fait pour attraper ceux qui lui avaient vendu cette merde. Absolument rien. Ils les ont laissés filer. Le lendemain, en lisant le journal, j'ai vu qu'une jeune fille avait été tué dans un tir croisé entre deux gangs. Elle s'est fait tiré dessus une dizaine de fois et encore une fois, la police n'a absolument rien fait. Ça été le déclic, je crois.
Charlie écoutait attentivement ce que sa fille lui disait. Il n'avait jamais pensé qu'elle l'avait admiré au point de le prendre comme un modèle.
- Tu m'as déjà dit, quand j'avais neuf ans que tout le monde mérite qu'on lui fasse justice. Je me souviens plus trop pourquoi tu m'avais dit ça, mais je m'en suis souvenue, continua-t-elle, les yeux rivés sur lui. C'est tout ce que j'ai fait. J'ai rendu justice à tous ceux qui sont victimes des marchands d'armes et de drogues.
Il laissa passer un moment de silence, le temps d'assimiler ce que Bella lui avait dit.
- J'imagine que d'une certaine façon, c'est brave ce que tu as fait Bell, dit-il, incertain. J'aurais mieux aimé que tu restes du bon côté de la ligne de la justice au lieu de faire tout exploser, mais bon. Je ne peux pas t'en vouloir. Tu as fais ce que tu croyais être juste pour leur rendre justice, ajouta-t-il, ragaillardi.
Même s'il ne le disait pas clairement, Bella pouvait voir qu'il était fier d'elle. Un peu sous le choc que sa fille ait fait tout ça, mais il n'en restait pas moins fier d'elle. La jeune femme sourit légèrement et demanda soudainement :
- Papa ?
- Oui, Bella, répondit Charlie.
- Pourquoi tu es venu ici ?
Il baissa les yeux et regarda ses mains pendant un instant. Se méprenant sur son silence, Bella se dépêcha de dire :
- Ce n'est pas que je ne suis pas contente de te voir… C'est juste que je me demande pourquoi tu es venu seulement aujourd'hui… Ça fait plusieurs mois maintenant que je suis ici et tu n'es pas encore venu une seule fois…
Elle s'interrompit, remarquant que sa dernière phrase avant une allure accusatrice. Elle baissa les yeux à son tour, jouant nerveusement avec ses doigts. Charlie prit une grande inspiration et laissa échapper à voix basse :
- J'avais besoin de temps, Bells. Je ne pouvais pas venir plus tôt. Crois-moi, plusieurs fois je me suis rendu jusqu'au portail de la prison, mais je... ne pouvais pas.
Il passa une main sur son visage et continua :
- J'essayais à toutes les semaines, mais… jusqu'à aujourd'hui, je ne suis jamais entré dans le périmètre de la prison. De plus, j'ai été mis au courant de certaines nouvelles et je voulais venir te voir en personne pour t'avertir.
Elle releva la tête, interrogatrice. Ses yeux se troublèrent.
- Maman va bien ? Elle a eu un accident ? Ne me dis pas qu'elle est à l'hôpital, questionna Bella, inquiète.
- Quoi, s'exclama Charlie. Non, non, s'empressa –t-il d'ajouter. Ce n'est pas ça. Elle va très bien. Ce n'est pas de ça que je veux te parler.
Rassurée, Bella s'autorisa à respirer de nouveau, calmement.
- Je ne sais pas si tu te souviens...Surement pas, ça fait si longtemps…À Forks, il y avait ce groupe de garçons connus pour leur violence et leurs activités illégales...
Elle s'en rappelait parfaitement.
Un jour, alors qu'elle était jeune et jouait dans la cour, elle avait entendue des moteurs de motos vrombir en avant de la maison. Curieuse, elle avait été voir et avait été étonnée de voir une dizaine de motos stationnées à trois maisons de chez elle. Se rapprochant timidement, elle s'était cachée derrière un buisson et avait observé les jeunes garçons aux muscles impressionnants et tatoués qui se tenaient appuyés sur les bolides imposants. Pendant près d'une demi-heure, elle les avait observés, cachée derrière le buisson jusqu'à temps qu'un jeune homme se tourne dans sa direction et la remarque. Il avait dit quelques mots à un des copains et s'était approchée d'elle, en souriant. Se tassant sur elle-même, elle l'avait regardée s'avancer et s'accroupir à deux pas d'elle. Une odeur de cuir se dégageait de lui alors qu'il lui demanda qu'elle était son nom. Elle lui répondit craintivement, impressionnée. Il la complimenta sur son nom et lui demanda ensuite ce qu'elle faisait cachée là. Ne voulant pas lui avouer qu'elle les espionnait, elle répondit qu'elle jouait avec son ami. Regardant autour de lui, à la recherche de l'ami, il lui demanda si elle voulait venir avec son ami faire un tour de moto. Avant qu'elle ne puisse répondre, la porte de sa maison s'ouvrit avec fracas et elle vit apparaître son père en tenue de shérif, rouge de colère. Il ordonna au jeune homme de laisser sa fille immédiatement et de s'en aller de son terrain. Le jeune homme se releva lentement, souriant d'une manière effrayante et dit d'une voix calme qu'il ne devrait pas laisser une si jolie petite fille toute seule. Après tout, on ne savait pas qu'est-ce qui pouvait arriver..
- Je m'en souviens.
- Eh bien. J'ai appris que certains de ces garçons devraient arriver dans les jours qui suivent pour un séjour à Washington Jail. Avec le temps, on ne peut pas dire que leurs comportements se sont améliorés. Si c'est possible, certains sont encore plus dangereux qu'a l'époque où tu étais jeune. Et comme activités illégales, il faut que ce soit tombé dans le domaine où tu as agi… Ils ont perdus beaucoup d'argent à cause de toi. Il ne faudrait pas qu'ils sachent que c'est toi ou sinon ils risqueraient de te faire passer un mauvais quart d'heure…
Digérant les informations que Charlie lui donnait, elle acquiesça distraitement.
- Tu me promets que tu vas faire attention, Bella ? demanda-t-il, soucieux.
- Charlie, ça fait maintenant 2 mois que je suis ici. A date personne n'a tenté de me tuer. Je ne vois pas pourquoi soudainement je risque plus avec leur arrivée. Ne t'inquiète pas pour moi. Ça va bien aller.
- Bella…, tenta-t-il.
- J'ai Jasper, Emmett et Edward qui sont toujours près de moi. Avec eux je ne risque rien. Si ça peut te rassurer, je te promets que je vais faire attention.
Plus ou moins satisfait, il hocha la tête. Soudain, on cogna à la porte. La tête d'Aro apparut dans le cadre, un sourire aux lèvres.
- Voulez-vous qu'on vous amène quelque chose ? Quelque chose à boire, à manger ?
Charlie se leva rapidement et avec un sourire poli refusa.
- Je dois y aller. C'est gentil.
Se tournant vers Bella qui s'était levé à son tour, il lui prit la main, la serra doucement et lui dit :
- J'ai été content de te voir, Bells. Souviens-toi ce que je t'ai dit. Fais attention à toi.
Il l'embrassa rapidement sur la joue, lâcha sa main et se dirigea vers la porte. Il s'arrêta sur le cadre de porte et se tourna une dernière fois vers elle :
- A plus, Bella. Je vais essayer de revenir te voir bientôt.
Après le départ de son père, la jeune femme sortit à son tour du salon personnel du directeur et se dirigea vers la cafétéria.
Faire attention, vraiment… Secouant la tête, elle continua son chemin. Je ne vois pas en quoi ils sont plus dangereux que tous les autres…
L'heure du souper avait commencé depuis quelques minutes, alors qu'elle ouvrait la porte et qu'elle se dirigeait vers le comptoir où elle remplit son cabaret avant de se diriger vers sa table. Les autres étaient déjà assis, la suivant des yeux alors qu'elle s'avançait vers eux.
Ils affichaient tous un air inquiet. Elle les rassura d'un sourire qu'elle espérait convainquant et s'assis en face d'Edward qui la regardait intensément.
- Ça va Izzie, questionna Jasper, inquiet. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi le directeur t'a fait appeler ?
- Ça va. Arrêter d'avoir l'air aussi inquiet, répondit Bella en souriant plus franchement. J'ai reçu une visite, c'est tout…
- Une visite de qui ? demanda Alice.
- De mon père.
- Ohh…
- Et… il voulait quoi ? interrogea Edward.
- Voir sa fille.
- Et ? encouragea Jasper.
- Et rien, répliqua Bella.
- Prends moi pas pour un con, Bella, dit Jasper en fronçant les sourcils. Je te connais. S'il y avait rien, tu n'aurais pas cet air là.
Elle soupira en levant les yeux au ciel et de mauvaise grâce, laissa échapper :
- Il voulait m'avertir.
- Il voulait t'avertir de quoi, continua-t-il, inflexible.
- C'est rien. Il a eu vent de rumeurs comme quoi des nouveaux arrivants devraient bientôt arriver ici et il voulait m'avertir d'être prudente. Avant que tu me demandes pourquoi il est venu m'avertir spécialement pour eux, je te réponds que c'est des membres violents d'un gang de Forks… que tu as connu toi aussi quand tu étais jeune.
Jasper écarquilla les yeux.
- Je crois qu'il a bien fait de venir t'avertir, Izzie, commenta-t-il.
Il échangea un regard avec Emmett et Edward qui affichaient tous les deux une mine contrarié. La protection autour de Bella allait devoir être renforcé. Ils en étaient conscient tout les trois.
(…)
Trois jours plus tard, Washington Jail, Seattle, État du Washington
Replaçant une mèche qui tombait devant ses yeux, Bella soupira d'exaspération.
- Tu peux décoller, Jasper. J'ai besoin de respirer un peu.
Le jeune homme recula de quelques pas, alors qu'elle plaçait un livre sur l'étagère.
Depuis trois jours, elle avait droit à une protection rapprochée des garçons. C'en était ridicule. A chaque pas qu'elle faisait, elle avait quelqu'un qui la suivait près d'elle. Trop près souvent. Son espace vital en souffrait d'ailleurs. Elle n'avait rien contre le fait qu'Edward empiète sur son espace vital, mais avec Emmett et Jasper s'en en devenait étrange. Ne pouvaient-ils pas comprendre qu'elle pouvait survivre même s'ils étaient à plus de cinq mètres d'elle ?
- Tu peux t'en aller, Jazz, si tu veux, dit Bella en se retournant vers lui. Je ne crois pas que quelqu'un va m'attaquer dans la bibliothèque.
- Pas question, Bell', répliqua-t-il en croisant les bras.
Elle soupira à nouveau ostensiblement et reprit son travail.
- Tu sais quoi Jasper ? Vous êtes vraiment ridicules. Je n'ai pas besoin d'une baby-sitter. Je suis capable de me surveiller moi-même, continua Bella, excédée. C'est quand même pas comme si j'allais aller me foutre devant eux et gueuler : « Hé ho ! C'est moi qui vous ai fait perdre tout votre pognon ! » . Je ne suis pas si stupide que ça ! J'ai réussi à survivre jusqu'à maintenant et ça sans que aucun de vous ne me suive à la trace comme un chien.
- Bella, commença Jasper.
- Non, arrête Ja', j'ai pas fini ! l'interrompit Bella, mécontente, en se retournant vers lui de nouveau.
Il se tut, ahuri de la voir de si mauvaise humeur.
- Vous allez vous rentrer dans la tête que je suis capable de me débrouiller toute seule. Je. Ne. Veux. Pas. De. Votre. Protection, dit-elle en détachant soigneusement les mots. Tu vas aller dire à Emmett et à Edward d'arrêter tout ce cirque, ok ? Si vous continuez, je sens que je vais commettre un meurtre. Je te jure si..
- Bella, l'interrompit Jasper, tu ne comprends donc pas ?
- Comprendre quoi ? demanda-t-elle, exaspérée.
- Si on fait tout ça, c'est parce qu'on t'aime ! Je n'accepterai pas que ma meilleure amie coure le risque de se faire tuer par une gang de brutes, d'accord ? Que tu sois contente ou pas qu'on veuille juste t'empêcher qu'il t'arrive malheur, je m'en fous. Va falloir t'habituer, Izzie. Aussi longtemps qu'on va être vivant, tu nous auras sur le dos, déclara-t-il, d'une voix sérieuse en la regardant intensément.
- Mais laissez-moi respirer ! C'est tout ce que je demande, s'exclama Bella. Arrêter d'être perpétuellement sur mes talons…
- D'accord, accepta le jeune homme. On a peut-être un peu exagéré, je te l'accorde, consentit-il. On va te laisser respirer un peu plus... Mais n'empêche que quelqu'un sera toujours près de toi. Faut t'y faire.
- J'imagine que c'est mieux que rien, maugréa-t-elle.
Il s'approcha d'elle, la prit par les épaules et la força à le regarder.
- Tu sais, t'es vraiment têtue, dit-il en secouant la tête. Tu me fais penser à Edward par moment. Aussi têtu que lui. Ça doit être pour ça qu'il t'aime bien.
Sans lui laisser le temps de répondre, il déclara :
- Bon, je vais faire un tour. Je te laisse respirer un peu !
Se reprenant, Bella s'écria :
- Ja ' ! Reviens ici ! De quoi tu parle ? Jazz ? Reviens iciiii !
Il se retourna vers elle, lui fit un clin d'œil et partit en sifflotant.
- A plus, Bella !
- Jaaaa '!
Se remettant au travail, elle grommela :
- Je le déteste, ce garçon… Et puis, de quoi il parle ? Pfft...
(…)
La pluie tombait doucement à l'extérieur. Le ciel gris et nuageux ne semblait pas vouloir s'en aller. Une autre journée parfaitement normale dans l'état du Washington. Malgré le fait qu'il pleuve, Bella et les autres se promenaient sous la pluie fine, appréciant la fraîcheur apportée par la pluie. Les garçons discutaient un peu plus loin en avant alors que les filles marchaient en silence, profitant tout simplement de l'air frais de l'extérieur. Étonnant de la part d'Alice qui ne pouvait pas passer plus de cinq minutes sans parler. De temps en temps, un des garçons se retournaient pour jeter un coup d'œil aux filles en arrière d'eux. Un sourire et hop ! Ils se retournaient et recommençaient leur conversation.
- Vous pensez qu'ils parlent de quoi, demanda finalement Rosalie au bout de quelques temps.
- Ils sont surement en train d'échafauder un autre plan pour ma protection, répondit Bella en haussant les épaules, une note d'agacement dans la voix.
- Tu sais, Bella, ils ne font pas ça dans le but de t'exaspérer, malgré ce que tu crois, fit remarquer Alice. Tu es la meilleure amie de Jasper, c'est normal qu'il veule te préserver. Emmett te considère presque comme sa petite sœur. Il te protège comme un grand frère. Et puis, Edward…Il t'aime bien. Il ne veut pas qu'il t'arrive quoi que ce soit.
Bella s'arrêta brusquement, faisant retourner Alice et Rosalie qui avait continué leur chemin. Elles revinrent sur leur pas et fixèrent Bella qui ne bougeait plus.
- Qu'est-ce qui a Bell', demanda Rosalie, inquiète de voir son amie immobile.
- C'est la deuxième fois que je me fais dire ça, constata la jeune femme. Tout d'abord, ce matin avec Jasper et maintenant, toi, Alice.
- De quoi tu parles, questionna Alice, un peu perdue.
- Edward. Qu'est-ce que tu veux dire par « il m'aime bien » ?
- Oh ! Ça !
- Oui, ça, Alice ! répondit-elle impatiemment.
- Ben, je veux dire... Ça crève les yeux qu'il t'aime bien.., commença Alice, hésitante.
- Comment ça, crever les yeux, interrompit Bella, interloquée.
- T'as pas vu comment il te regarde lorsque tu regardes ailleurs, la façon dont il sourit lorsqu'il te voit arriver, continua Rosalie. Si ce garçon ne t'aime pas, je ne m'appelle pas Rosalie Hale.
- De plus, Jasper m'a dit que c'est lui qui a eu l'idée du plan de ta ''Protection Rapprochée'' parce qu'il s'inquiétait pour toi, poursuivit Alice, triomphalement. S'il y a rien dans l'air…
Bella fronça les sourcils.
Alors c'était lui qui était à l'origine de tout ça ? C'était lui qui lui avait collé sur le dos une ''protection'' ?
Je suis capable de me défendre, bordel ! dit sa petite voix intérieure.
D'un autre côté, s'il a fait ça, c'est surement parce qu'il tient à moi, non ? contra-t-elle.
Malgré le fait que ce soit exaspérant de la part d'Edward, Bella ne put s'empêcher d'être contente de savoir qu'il avait fait ça pour elle.
- Ça ne veut rien dire, s'obstina Bella.
Rosalie et Alice levèrent les yeux au ciel. Avant qu'une des deux aient pu dire quoi que ce soit, un bruit de moteur assourdissant envahi la cour de la prison.
La nouvelle cargaison de détenus fraîchement condamnés arrivait.
Comme un seul homme, tous les détenus se tournèrent vers l'autobus qui avançait lentement sur le chemin menant à l'aire de descente. Les garçons se rapprochèrent rapidement des filles et observèrent eux aussi l'avancée du véhicule. L'autobus alla se stationner et bientôt des détenus en descendirent. Contrairement à son habitude, il contenait hommes et femmes en même temps. Bella les vit descendre un par un, inspectant chacun pour voir lesquels semblaient les plus dangereux.
Elle remarqua une dizaine de garçons qui lui rappelaient vaguement quelque chose. Un souvenir enfoui dans sa mémoire probablement… Ils étaient étonnamment musclés et tatoués. Certains plus que d'autres. Ils avaient tous ce même teint légèrement hâlé. Un des garçons attira plus spécialement son regard. Il était plus grand que la plupart de ses copains, ne portait qu'un seul tattoo sur l'épaule droite et était musclé de façon considérable. Elle avait l'impression de l'avoir déjà vu. Mais où ?
- Les voila, dit Jasper dans son dos. Voila, les copains qui arrivent.
Elle nota le sarcasme bien évident dans sa phrase, mais aussi, plus cachée, l'appréhension. Le garçon au tatoo tourna alors son regard vers elle. Un souvenir revint en force. Elle l'avait eu pas plus tôt qu'il y a trois jours. La copie conforme, ou presque, de son souvenir la fixait.
(*)
À l'origine dans ce chapitre, il devait y avoir beaucoup plus de chose.. Cependant, alors que je l'écrivais je me suis rendue compte qu'il faudrait que je le sépare en deux pour pouvoir tout mettre dans ce chapitre là.. Il en aurait été beaucoup trop long sinon.. Après réfléxion, j'ai décidé de le séparer et en faire deux chapitres, pour mon bien et le vôtre ^^
Je sens que j'avais autre chose à vous dire, mais je m'en souviens plus, alors x)
On se revoit au prochain chapitre! =)
