Romano préparait son sauté de légumes, tout en surveillant d'un œil très attentif Stella. Sa nièce courrait autour de la table et, malheureusement, avait hérité de la célèbre maladresse italienne. D'ici peu de temps, elle allait tomber par terre et pleurer.

Romano n'avait aucune autorité sur elle. Il essayait pourtant. Etant privé d'insultes en sa présence, c'était plus difficile que prévu de se faire respecter par le petit bout de choux. En fait, il fallait vraiment qu'elle le pousse dans ses derniers retranchements pour qu'il se mette vraiment en colère, la gronde et la punisse. Et puis, Romano était faible face à sa nièce. Des yeux grands et clairs, une bouille d'ange, de jolis cheveux bouclés et châtains, ce ne devrait pas être possible d'être aussi adorable pour une petite fille.

Quand elle serait adolescente, Romano ferait des cauchemars dès qu'elle rencontrerait des garçons.

Stella était tellement mignonne en plus, qu'on lui donnerait le bon Dieu sans confession comme à son père. Alors quand elle pleurait, elle pourrait lui arracher un bras, il ne sentirait rien.

Qu'est-ce qu'il le comprenait ce bastardo espagnol maintenant ! Depuis qu'il avait dû ramasser toute la porcelaine du salon en criant après la petite, il se maudissait pour avoir fait exprès de faire tomber tout le mobilier de cet abruti dans ces excès de rage infantile !

Cet abruti, il ne l'avait pas vu depuis quelques temps. Trop occupé entre les réunions et les semaines de garde avec Stella, Romano n'avait pas mis les pieds chez Antonio depuis un mois entier, peut-être deux. En réfléchissant bien, trois mois. Le dernier coup de téléphone était bien la semaine dernière ? Ou la semaine d'avant ?

A une certaine époque, Antonio et Romano pouvaient ne pas se voir pendant des années. Antonio ne devrait pas être vexé. Tout le monde savait qui était parti jouer les conquistadors en l'abandonnant à son triste sort. Romano avait une meilleure raison de tenir ses distances. Il essayait de s'en persuader.

Ce serait un mauvais exemple pour l'enfant de voir ses « oncles » entretenir une relation passionnelle. Antonio et Romano n'étaient pas vraiment « frères » puisque Rome avait adopté à tout va les enfants qui lui ressemblaient de près ou de très loin. Seuls Feliciano et Romano étaient ses véritables enfants à cet idiot antique. Seulement, tout le monde voyait Antonio et Romano comme des frères, l'un ayant élevé l'autre, ce n'était pas un modèle très sain pour une petite fille.

De plus, Antonio ne devrait pas être tenu au courant. Il serait capable de raconter partout à quel point sa « nièce » était adorable. Trop bavard et vantard ! Idiota !

Romano n'avait pas très confiance en Antonio pour s'occuper d'un enfant. Non, il n'était pas jaloux. Il avait juste peur que l'autre bastardo ne fasse le même coup avec elle qu'avec lui.

Jamais, il ne lui mettrait la main dessus. Oh, ça, non ! Maintenant qu'il avait plus de recul sur la situation en devenant un oncle responsable, il ne comprenait pas comment Antonio avait pu succomber à la tentation qu'il était devenu en grandissant. Lui, à l'époque, n'avait vu aucun inconvénient, bien sûr. Trop jeune et naïf, Romano était bien trop content de tomber dans les bras de son tuteur. Antonio, non plus, sale pervers !

Romano, ça ne lui viendrait pas à l'idée quand la petite serait plus grande !

Le fumier !

Un pleur se fit entendre.

Et voilà, c'était gagné d'avance.

Romano prit Stella dans les bras, histoire de la réconforter, il lui sécha ses larmes et il lui dit qu'elle devrait faire plus attention.

« Quand est-ce qu'on mange ?

- Bientôt, mon cœur. »

La porte de l'entrée claqua, ce qui figea Romano.

Il cacha Stella sous la table en lui chuchotant de ne pas faire de bruit et que ce n'était pas une punition. Non, non, non, ce n'était pas une punition ! Ne pleure pas !

« Mi corazon !

- Putanna de merda !

- C'est un gros mot, dit une toute petite voix que Romano couvrit avec un nouveau juron.

- Ça sent bon, dis-moi !

- Qu'est-ce que tu fous là, bordel ! »

Antonio prit une pose aguicheuse contre la porte de la cuisine. Oh, non, Antonio était en mode séduction. Mauvais plan avec la petite sous la table avec ce qu'il voudrait faire sur la table !

« Comme je n'ai pas de nouvelles de toi, je viens à toi. »

Romano allait devoir faire preuve de tout son self control pour gérer Antonio et Stella en même temps, sans qu'Antonio voie l'enfant, sans briser l'innocence de la petite et le cœur de son amoureux. Mission impossible.

« Je ne t'ai pas invité. Tu n'es pas le bienvenue ici, idiota ! »

Là, Romano vint à maudire sa mauvaise foi légendaire. Antonio prenait ce refus pour un oui, bordel de merde ! Quand on dit non, c'est non ! Romano aurait dû faire plus attention auparavant.

Antonio s'approcha de lui de manière féline. Romano choisit ce moment pour tester le sadomasochisme en brûlant Antonio avec sa palette en bois plein de légumes chaud bouillant.

« Putain, Romano ! ça fait mal !

- Va te soigner dans la salle de bain. Du balai.

- Toi, tu me caches quelque chose. Je vais découvrir quoi ! », tonna Antonio avant de partir de la salle.

Pourquoi Antonio le connaissait-il aussi bien ? Romano se baissa sous la table pour sortir Stella de là-dessous et l'enfermer dans sa chambre.

« Lovi d'amour ! »

Romano se releva très vite en lâchant la main de Stella. Il se prit le coin de la table sur le crâne. Il jura un bon coup contre Antonio en se prenant la tête entre ses mains.

« Je suis désolé, Lovi ! »

Antonio le prit dans ses bras. Mauvais plan ! Après autant d'abstinence, mauvais plan !

« Je pense que je saigne, il faut désinfecter. Viens avec moi !

- Il faut surveiller le dîner, mi corazon. Je me propose.

- Pas question ! Je vais éteindre le gaz. Tu viens avec moi ! »

Des étoiles encore dans les yeux, il vit avec effroi Antonio ouvrir en grand le placard de la cuisine.

« Pas là ! »

Oh, putain ! Il se doutait de quelque chose !

« Je ne sais pas à quoi tu joues, Antonio ! J'ai juste atrocement mal à la tête par ta faute !

- Si tu crois que je suis un imbécile, détrompe-toi ! Feliciano est en déplacement, tu fais à manger pour deux et tu ne viens plus me voir depuis trois mois ! »

Romano se traita mentalement de triple idiot. Son amoureux était jaloux. Un espagnol jaloux, c'était un très mauvais plan. En plus, Stella lui ressemblait puisqu'elle ressemblait à Feliciano. Tout était contre lui, aujourd'hui ! Antonio allait le haïr ! Il était fait comme un rat !

« Ah, j'avais raison !

- Non ! Ce n'est pas ce que tu crois !

- Où est ton amant que je lui en colle une ? Je suis prêt à retourner toute la maison pour le trouver et pour le tabasser ! Il va passer un mauvais quart d'heure ce salopard si je le chope ! Je vais lui déchausser les dents, lui exploser le foie et le castrer ! »

Romano compta mentalement (un, deux, trois) avant d'entendre Stella, si attachée à la non-violence, se mettre à pleurer. Il était foutu !

Etonné, Antonio se baissa vers la table et fut surpris de se recevoir un coup de pied dans le tibia. Oh, non ! Où avait-t-elle appris cela ? Il avait pourtant fait attention pour qu'elle ne prenne pas ses mauvaises habitudes.

Romano poussa doucement les chaises pour accueillir sa nièce contre lui.

Surpris au possible, Antonio ouvrit grand la bouche en voyant Stella pleurer dans les bras de Romano. Il n'était pas idiot, il avait vu la ressemblance. Le regard blessé et jaloux d'Antonio était insupportable.

« Ce n'est pas ma fille.

- Oui, bien sûr, Romano. Ce n'est pas ta fille. Prends-moi pour un idiot. », ironisa Antonio.

Stella, à travers ses larmes, fusilla Antonio du regard. Oh, ce n'est pas vrai ! Pourquoi lui ressemblait-elle autant à ce moment précis ? Etait-ce parce qu'elle le représentait d'une certaine manière ?

« Pars, espèce d'enflure ! Tu ne toucheras pas à mon tonton, fullanculo !

- Stella, ton langage ! A quoi ça sert que je fasse attention ! Ce n'est pas vrai ! Ton papa ne va pas être content du tout ! »

Antonio fit de gros yeux en comprenant que Stella était la fille de Feliciano et que Romano la gardait de temps à autre. Il en avait finalement un peu dans la caboche, ce bastardo !

« Tu es trop adorable. Viens dans mes bras !

- Tu as voulu massacrer je ne sais pas qui, je ne vais pas dans tes bras, répondit Stella.

- Oh, elle a un sacré caractère.

- Heureusement, je m'en occupe. Elle a déjà tendance à pleurer quand il ne le faut pas. Il fallait rester cachée tout à l'heure, Stella. J'en serais venu à bout d'Antonio.

- Est-ce que c'est l'un des vilains messieurs que je ne dois pas approcher ? », demanda innocemment Stella avec curiosité.

Romano toussa pour reprendre contenance avant d'opter pour la diplomatie.

« Stella, je te présente Espagne : Antonio Fernandez Carriedo.

- Ah, c'est l'un des vilains messieurs. Je comprends mieux pourquoi.

- Chigi ! »

Stella avait encore tendance à mettre les deux pieds dans le plat et à ne rien comprendre à la subtilité. Pour une enfant de cinq ans, c'était normal, mais c'était embarrassant. Antonio rit de bon cœur avant de la prendre dans ses bras. Stella cria et se débattit. Apparemment, Antonio avait l'habitude d'éviter les coups des enfants turbulents. Il réussit à la calmer en lui parlant joyeusement de tout et de rien. Stella finit même par lui répondre en espagnol, alors qu'elle n'avait jamais appris cette fichue langue !

Les nations n'avaient pas besoin d'apprendre leurs langues officielles ou majoritaires, ça leur venait tout seul. Dans le cas de Stella, les langues de ses états membres lui venaient naturellement et facilement, même pour celles des états ne lui étant pas encore rattachés. Ce bastardo allait un jour ou l'autre devenir l'un des leurs. Oh, misère !

A la fin du repas, agrémenté de pâtes dans le but de nourrir trois personnes, Romano mit Stella à la sieste.

L'Italien plaqua Antonio contre le mur pour le confronter entre quatre yeux. Antonio eut un sourire ravi avant de lui attraper les hanches et de commencer son petit numéro de séduction et de persuasion.

« Petit un : son existence doit rester secrète le plus longtemps. Petit deux : tu peux toujours rêver bastardo pour le faire alors qu'elle est juste à côté.

- Tu n'en fais pas un peu trop pour protéger une partie Italienne. Je peux comprendre que dans la familia, on soit hyper-protecteur. Tout de même, il faut la laisser un peu vivre et gambader dans les champs.

- A ta place, je me ferais du souci, idiota, si elle parle ta langue.

- Euh… C'était une menace déguisée ? »

Antonio eut une expression un peu plus sérieuse. Comme le craignait Romano, son instinct de survie pourrait être plus fort que son respect pour Stella et pourrait le pousser à révéler l'existence de l'enfant aux autres pays. Il valait mieux le tester de suite pour savoir à quoi s'attendre. Tous les membres de la CEE savaient qu'ils devaient lâcher du lest sur certaines questions qui relevaient auparavant des prérogatives nationales.

Certains politiques alertaient leurs nations sur le fait qu'elles pourraient disparaître peu à peu. S'ils savaient que la CEE avait un représentant, ils pourraient être plus agressifs et faire échouer tous leurs efforts. Romano le vivait autrement. Il avait l'habitude de partager l'Italie avec Feliciano. Leur complicité faisait que l'un ne s'effaçait pas au profit de l'autre. A six, ce n'était pas plus compliqué. Il avait l'impression de se rapprocher des autres, de vivre de plus en plus ensemble et en paix et d'être protégé par l'amour de Stella pour tous ses membres. C'était agréable. Leurs espoirs se concrétisaient et ils construisaient un espace de paix ensemble.

« Pas le moins du monde. Au contraire.

- Je n'ai pas tout suivi.

- Tant mieux, idiota. Enfin, non ! Tu serais capable de gaffer et de révéler son existence !

- Si elle menace la mienne, ça pourrait m'échapper, dit avec sincérité Antonio. Je tiens beaucoup à ma misérable existence passée à tes côtés.

- Stella est la CEE, une organisation supranationale. Arrête de me draguer, bastardo.

- Ce n'est pas une nation ! Comment votre CEE peut se retrouver avec un représentant ? Je t'aime, mi corazon. Allons prendre une douche ensemble, elle n'entendra rien.

- La question se pose très souvent depuis sa naissance concernant une nationalité commune. Arrête, je t'ai dit !

- J'y crois pas ! Mais c'est bizarre !

- Tu n'as pas intérêt à cafter sur son existence ou à lui dire qu'elle est bizarre. Je n'aurai aucun remord à te castrer.

- Lovi ne dit pas des choses que tu ne penses pas, dit Antonio avant de l'embrasser.

- J'étais très sérieux. Stella compte plus que tout pour moi.

- J'ai bien compris. Je ne dirais rien. C'est promis. »

Romano n'avait pas très confiance en Antonio sur ce point-là. En fait, il n'avait plus très confiance en Antonio tout court. Depuis qu'il s'occupait de Stella, il y avait un certain malaise entre eux et il grandissait. Romano n'arrivait toujours pas à comprendre comment Antonio avait pu un jour le regarder autrement que comme l'enfant qu'il avait élevé. Ça lui donnait des frissons désagréables.

« Lovi, qu'est-ce qu'il se passe ? », demanda Antonio en l'embrassant dans le cou.

Romano se détacha d'Antonio en cherchant ces mots. Il ne savait pas comment dire les choses. Il ne voulait pas perdre l'affection d'Antonio, surtout que maintenant qu'il connaissait l'existence de Stella, tout se compliquait.

« J'ai besoin qu'on fasse une pause.

- De quoi ? Tu as eu trois mois. C'est une trop grosse pause. Ton amoureux caliente va te faire une piqûre de rappel.

- J'en ai vraiment besoin pour réfléchir. Arrête, je t'ai dit !

- Mon lovino. L'amour, c'est passionnel, pas besoin de réfléchir.

- Bastardo. L'amour, c'est aussi faire attention à l'autre et à ses sentiments. J'ai besoin qu'on arrête quelques temps. Je n'irai voir personne d'autres, c'est promis.

- Heureusement, je sais maintenant que tu passes tes week-ends à t'occuper de ta nièce et la semaine à défendre ses intérêts, » soupira Antonio.

Antonio était très contrarié, mais Romano ne se sentait pas de faire semblant que tout allait bien entre eux. Même le fait qu'Antonio le touche était difficile, alors que cela avait été tellement facile et agréable avant. Il était partagé entre l'idée de continuer cette relation que les autres nations dévalorisaient et désapprouvaient ou d'arrêter les frais pour lui et Antonio.

« C'est à cause de Stella ? »

Percé à jour, Romano se renfrogna. Antonio agita ses bras, avant de lâcher un très long soupir.

« Je me dois d'être un exemple irréprochable pour elle. Et toi aussi, affirma Romano. Notre relation est loin d'être convenable. Ce n'est pas parce qu'on est deux hommes. Tu as très bien compris de quoi je parle.

- Je pensais qu'on n'aurait jamais le malheur d'avoir cette conversation. Je suis loin d'être idiot. J'ai tout à fait compris ce qui te gêne. Viens par-là que je te fasse oublier toutes réticences.

- J'ai comme la désagréable impression que tu as profité de ma naïveté.

- Comment ? Tu t'es vu à l'époque ? Tu m'aguichais tout le temps !

- Ça, c'est une vue de ton esprit. Je n'avais aucune idée de mon potentiel : séduction. Aucune idée !

- Ah, bon ? »

Voilà, il venait de mettre Antonio mal à l'aise lui aussi. Il est vrai que Romano avait été le premier à l'embrasser. C'était trop tentant. Seulement, Antonio était la seule nation de son entourage alors qu'il découvrait l'amour. Puis l'habitude avait scellé leur couple. Il avait toujours aimé Antonio. A cette époque, ça n'avait même pas effleuré l'esprit de Romano que ce n'était pas normal de faire l'amour avec son tuteur adoré.

« J'ai besoin de réfléchir à nous, avoua Romano.

- Quand on commence à réfléchir et à tourner en rond, c'est mauvais. Il vaut mieux qu'on en discute une bonne fois pour toute. Je me sens coupable à chaque fois que je t'embrasse, mais je ne peux pas m'arrêter de le faire. Alors ne pars pas. Je suis capable de tout porter de notre relation maudite. Absolument tout.

- Je veux être tout à fait sûr. J'ai besoin du temps qu'on ne s'est pas donné.

- N'hésite pas alors à m'appeler et à en discuter. J'en ai toujours voulu à Roderich d'avoir préféré Feliciano. Encore plus, aujourd'hui.

- Tu ne voulais pas de moi quand j'étais gosse !, siffla Romano. Je le savais !

- C'est que je préfèrerais que notre relation amoureuse soit plus saine.

- Tu veux dire que tu m'aurais dragué quand même ?

- J'adore ton sale caractère. J'aurais eu la joie d'entendre Roderich se plaindre de toi tout le temps…

- … et celle d'élever ce petit ange de Feliciano.

- … et celle de ne pas culpabiliser à chaque fois que je te donne du plaisir. »

Antonio baissa le regard assez gêné par sa confession. Romano n'avait jamais su qu'Antonio n'arrêtait pas de s'en vouloir de l'aimer parce qu'il l'avait élevé. Enfin, élevé, un bien grand mot. Disons que comme toutes les nations, il avait ses devoirs qui le tenaient éloigné de sa maison. De pauvres nourrices et précepteurs s'occupaient de Romano quand il n'était pas là. Romano pouvait le voir, parfois certains soirs, parfois certains week-ends. En fait, Antonio n'était véritablement présent avec lui que lors de ses vacances. Quand il partait en expédition sur les mers, il pouvait ne pas être là pendant de longues années.

« T'as de la chance d'avoir été un très mauvais tuteur. Jamais là. Tu n'as pas à culpabiliser d'être tombé amoureux de l'homme que je suis devenu sans toi.

- Lovi !, s'en offusqua Antonio.

- Pourquoi crois-tu que je cassais tout quand t'étais là, idiota ? T'es qu'un bastardo ! Pourquoi ai-je appris toutes les insultes possibles et inimaginables en espagnol ?

- Dire que je t'ai cherché partout quand tu as fugué !

- Je n'aurais pas fugué si t'avais été plus présent. J'ai toujours voulu attirer ton attention ! Quel que soit le moyen !

- M'embrasser en fait partie ? »

Romano se tut et se posa sérieusement la question. Antonio était définitivement un amoureux plus attentionné qu'un tuteur préoccupé.

« Je ne sais plus. J'ai besoin de temps. »

Antonio avait les larmes aux yeux.

« J'aurais préféré que tu te sois lassé de moi et que tu te sois trouvé quelqu'un d'autre. J'aurais sûrement eu plus de chances de te récupérer dans un tel cas.

- Avec toutes tes méthodes sournoises et sexuelles, idiota.

- Je te laisse du temps. Ne tardes pas trop, sinon je te saute dessus !

- Bastardo ! »

XXXX

Un peu plus tard dans la semaine.

"Je me suis fait largué, amigo, soupira Antonio.

- Ah, c'est une bonne nouvelle, ironisa Francis. On est tous les deux célibataires ! On va pouvoir s'amuser ensemble ! Il y a des tas de trucs qu'on n'a pas testé !

- N'y penses même pas ! Non, Francis ! Romano ne nous le pardonnerai jamais ! Ne gâche pas toutes mes chances !"

Francis soupira de dépit. Le célibat ne lui allait vraiment pas.

Voilà, j'ai imaginé : Et si Antonio découvrait Stella chez Romano ? Ce chapitre n'était pas prévu.

Reviews ?

Tapez 1, pour le Spamano (ne me tapez pas). Tapez 2 pour le Espagne/France (et je caserai Romano avec quelqu'un d'autre, j'ai un candidat).

Mon histoire s'appelle réconciliation européenne. Pour l'instant, j'ai plus l'impression de briser des couples. Ne vous inquiétez pas ! Dans les prochains chapitres, je repars sur le GerIta. Je donnerai des nouvelles des autres, mais ce ne sera plus centré sur eux.