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La blessure de Kili s'était arrêtée de saigner grâce au bandage qui avait aspiré tout son sang. Son hypoderme avait largement été atteint, mais elle n'était que minime, la lame n'avait pas atteinte sa veine jugulaire. Bien qu'il ne le montrait et ne le disait pas, Kili avait eu peur de mourir, comme tout être vivants se rapprochant de la mort. Sa vie n'avait pas défilé devant lui comme disait les rumeurs, ce qui avait signifié que ce n'était pas son heure, mais il avait eu peur, et sans Gloin, il ne serait d'ors et déjà plus de ce monde. Tout ce qu'il aurait apporté de plus aurait été du chagrin, et il ne fallait pas que celui-ci montre le bout de son nez pour aucun des nains. Il n'aurait pas pu continuer sa quête et son devoir, celui de retrouver son grand frère. Oin s'arrêta à sa hauteur et regarda son cou.
- Je vais t'enlever ton bandage. Il est plein de sang et il risque de s'infecter si je ne le remplace pas, commença-t-il. Mmh... il ne t'a pas loupé, dit-il en inspectant la blessure.
- Oui... mais ça va. Je survivrai.
- J'espère bien ! Thorin nous en voudra toute sa vie sinon, alors oui, reste en vie, glissa Gloin.
- Et tu n'as plus intérêt à nous faire ce coup-là, rajouta platement Nori.
- Non, ne vous inquiétez pas.
- Combattons tous ensemble, sinon nous n'allons pas nous en sortir, souligna Oin en rangeant le bandage plein de sang dans son sac pour que les orques ne soient pas attirés par l'odeur.
- Oui, surtout qu'ils nous arrivent que des ennuis ! Jamais on n'aurait dû continuer ! rouspéta Gloin.
- Désolé, mais maintenant on ne peut plus faire marche arrière. Merci Oin...
- Tout ce que j'espère c'est que ces satanés gobelins ne nous retomberont pas dessus.
- Est-ce que vous pensez que les autres ont déjà trouvé un chemin pour nous rejoindre ?
- Ils ne peuvent plus nous rejoindre Ori, fit remarquer son frère.
- Oui, mais est-ce qu'ils en ont tout de même trouvé un, je sais bien qu'ils ne nous trouveront pas pour l'instant... dit-il avec une légère tristesse.
- Aucune idée, mais je me demande bien comment Thorin va réagir quand il verra que nous ne sommes plus là...
- C'est pour ça que nous n'aurions pas dû partir.
- C'est trop tard maintenant. Et je vous signale, qu'on était tous d'accord pour le faire, rectifia Kili. Et je ne vois pas pourquoi il serait en colère, il sait que tout peut arriver ici, qu'il peut y avoir n'importe quel imprévu. C'est trop tard.
- Oui oui, mais quand même...
- Et s'ils n'ont toujours pas trouvé de chemin ? reprit Ori.
- Eh bien, ils vont mettre plus de temps pour nous rejoindre ! Si on se rejoint ! Parce que c'est pas dit qu'on se rejoigne, dit Gloin en s'emportant.
- Mais si, ça va aller, ne soyons pas défaitiste, on va y arriver et nous franchirons tous les obstacles qui se mettront en travers de notre route ! Comme nous l'avons toujours fait ! rappela Kili.
- Oui ! approuvèrent ses amis.
- Il vaudrait mieux se remettre en route, sinon nous allons perdre du temps, les coupa Oin.
Ils se remirent en route et marchèrent un long moment sans qu'il ne se passe quoique se soit et sans dire un mot, comme si quelqu'un leur avait interdit de parler. Toutefois, leurs pensées étaient pratiquement identiques, les unes que les autres, relatant sur un seul et unique sujet : la grotte. « est-ce que les autres vont bien ? » « comment va-t-on sortir de là ? » « j'espère que personne n'est blessé » « comment va-t-on retrouver notre chemin ? » « on est perdus » « est-ce qu'on va les retrouver ? » « on va surement retomber sur des gobelins ou sur des orques » « qu'est-ce que Thorin va dire ? » ces multiples questions passaient en boucle dans leur esprit comme un disque et il fallait que celui-ci cesse rapidement.
- Qu'est-ce qu'on fera si nous nous retrouvons coincés ? entama Ori en coupant le silence gêné qui s'était installé entre eux.
- Ne demande pas ça, sinon ça va arriver, rétorqua Gloin.
- Si, il faut en parler. Comment feras-t-ont ? demanda Nori.
- On sera coincés.
- Coincés, comme tu dis ! On ne pourra même pas faire marche arrière, on ne pourra plus remonter, on...
- Stop ! Arrêtons de penser à ça, cela n'arrivera pas, nous allons retrouver un chemin et nous allons retrouver les autres un point c'est tout, rétorqua Kili à voix haute.
- Il a raison, ne partons pas négatifs, nous allons trouver une sortie, répéta Oin
- Un jour viendra où... nous trouverons une sortie.
- Pas un jour non, dans quelques minutes.
- Non, je ne pense pas, rigola Kili.
- Hé ! On ne sait jamais ! Il y en a peut-être une dans 10 mètres, à 100 mètres, à 1 km !
- Tant qu'il y en a une c'est bon, mais s'il y en a pas, je ne sais pas ce qu'on fera... souffla Nori.
- J'espère que Fili et Dwalin vont bien... se rabâcha Kili à lui-même qui ne pouvait décidément pas faire disparaitre cette question de sa tête.
- Ne t'inquiètes pas, ils vont bien. Et les autres aussi d'ailleurs... et nous aussi ! Tout le monde va bien ! clama Oin. Nous sommes juste... juste séparés.
- Pour combien de temps... soupira Ori.
- Ça va venir, ça va venir, on va vite se retrouver, nous n'allons pas passer notre vie dans cette fichue grotte, en plus il fait froid ! Heureusement que nous sommes habillés chaudement.
- L'air passe tout de même sous les habits...
- Dites... pourquoi on marche ? interrogea Nori.
- Hein ?
- Pourquoi on marche ? redemanda-t-il.
- Euh... c'est vrai... mais oui ! Pourquoi on marche ? Pourquoi nous sommes ici comme de vieux nains qui n'arrivent plus à courir ?
- On y a pas pensé parce qu'on a failli se faire avoir... répondit tout simplement Oin.
- C'est bon maintenant, nous ne craignons rien, du moins, pour le moment. On peut courir. Quelle idée de ne pas l'avoir fait plus tôt ! On perd du temps !
- Il a raison, on est vraiment nul, souligna Kili.
- Oui... c'est bien malheureux...
Ils se mirent à courir, voire trottiner pour rester les uns à côtés des autres pour ne pas se perdre de vue, ni trop se fatiguer. Après tout, il fallait qu'ils gardent des forces si quoi que ce soit arrivait.
Eux n'avaient pas d'impasse pour le moment, ils suivaient la route sans trop se brusquer, ils longèrent parfois quelques crevasses, comme ils avaient rencontré auparavant, mais en beaucoup plus grande et plus spacieuse, contournèrent des trous qui se mettaient en travers de leur passage, puis ils se mirent à un moment à se faufiler à quatre pattes pour pouvoir passer dans une sorte de tunnel nauséabond, qui fit presque vomir Ori. Impossible d'identifier et de déterminer d'où l'odeur provenait et rajouter à cela, le fait d'être dans le noir presque total. Gloin était le dernier de la file car celui-ci avait peur de rester coincé, comme quoi, le petit trou de souris était vraiment très petit. Un peu plus, il se serait mis à ramper contrairement aux quatre autres. Nori était le premier et mettait du temps à avancer, car il n'avait pas envie de se trouver nez à nez avec une bestiole hideuse et visqueuse, avec tout ce qu'ils avaient traversé, Monsieur se faisait parfois des films, ce qu'on pouvait comprendre vu les circonstances. Kili le suivait d'un peu trop près et se cognait souvent la tête contre ses fesses, car par moments, Nori s'arrêtait au moindre bruit suspect.
Les toiles d'araignées gênaient le passage et ce fut bien entendu Nori qui se prenait tout dans la figure, jamais il n'aurait dû dire qu'il voulait passer le premier se disait-il, il le saurait pour la prochaine fois et son petit frère ne sera bien évidemment pas le premier non plus, étant trop protecteur avec lui, même si cela se voyait beaucoup moins que Dori. Le tunnel se rapetissa, le nain se cogna la tête, grogna une injure qui fit savoir à ses compagnons l'ampleur de sa douleur, continua, puis s'arrêta net quand il vit le peu de places qu'il y avait ou du moins, le supposa.
- C'est trop petit ! On ne passera pas !
- Qu'est-ce que tu dis ? Comment ça, c'est trop petit ? Tu veux dire qu'on ne va pas passer ? s'exclama Gloin.
- Non !
- Comment est-ce que tu le sais ? Tu vois bien ?
- Nous sommes peut-être dans le noir, mais je vois tout de même ce qu'il y a devant moi. Enfin... un peu.
- C'est ce que je dis, tu ne vois rien.
- Bien sûr que si !
- On va passer Nori, on n'est pas si gros que ça, fit Kili en essayant de regarder devant son ami.
- Non non non, je vous dis qu'on ne passera pas.
- Et moi je te dis qu'on passera ! insista Kili.
- Non !
- Ah non, vous n'allez pas commencer à vous chamailler ! rouspéta le plus vieux. Ce n'est pas le moment ! Vas-y Nori, va voir si on peut passer.
- Je dis que non, ce n'est pas la peine que j'y aille.
- Mais si, ça va aller.
- Et si je reste coincé ?
- Tu ne vas pas rester coincé !
- Si c'est le cas ?
- Ça ne sera pas le cas !
- C'est plutôt à moi de dire ça Nori, dit Gloin.
- On va revenir en arrière ? demanda Ori.
- Non, pas pour le moment. Nori doit aller voir.
- Pourquoi c'est à moi de le faire ?
A cette question un petit peu idiote, aucun des nains ne prit la parole, se demandant qu'est-ce que voulait insinuer Nori.
- Tu es le premier, lâcha Kili.
- Je sais. Et si je ne reviens pas ? Que je reste coincé tout seul ? redit-il angoissé.
- Je viendrai te chercher répondit Kili. De toute façon, nous n'avons pas vu d'autre chemin, il n'y a que ça. Allez-vas-y.
- D'accord d'accord, j'y vais, rechigna le nain.
Nori partit seul, tandis que ses compagnons l'attendaient sagement. En effet, son appréhension le fit rester coincé, non pas qu'il était enrobé, mais que son habit s'était tout simplement pris sur la pointe d'un rocher. Il commença à s'affoler, puis redevenu calme lorsqu'il vit son vêtement coincé. Il passait largement et Gloin passerait aussi, si Bombur aurait été là, ce n'était pas dit qu'il passerait. Puis il continuait et continuait et encore et encore, jusqu'à ce qu'il arrive à la sortie. Il se leva et soupira un grand coup, regarda les alentours et vit qu'ils pouvaient continuer. Les quatre nains, eux se posaient des questions car Nori mettait un sacré moment pour revenir.
- Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il s'est perdu ? C'est pas possible qu'il mette autant de temps, dit Kili en s'impatientant.
- Il s'est peut-être endormi, plaisanta le dernier nain.
- C'est pas drôle.
- Il lui est arrivé quelque chose ? demanda Ori en s'inquiétant.
- On l'aurait entendu crier, ou on aurait entendu du bruit. Ça résonne, le rassura Kili.
- Et si on l'a empêché de respirer ? Empêcher de parler ? reprit Ori dans son élan.
- Mais non.
- Qu'est-ce que tu en sais ?
- Il nous a oubliés, indiqua Gloin.
- Il ne peut pas nous oublier. Quand même pas... le contredit son frère.
- Bon ben dans ce cas, on avance, je n'ai pas envie de rester planter là comme un navet
- Non, comme un poireau, souligna Kili.
- C'est pareil.
- Nori, murmura Ori, Nori !
- Chut, il ne faut pas qu'on nous entende ! rouspéta Gloin.
- C'est mon frère.
- Oui, mais il ne faut pas qu'on nous entende, redit ce dernier.
- Avec Ori, ça ne risque pas.
- Nori ! essaya également Kili, qui n'eut pas de réponse.
- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda le plus jeune.
- Il faut avancer, nous n'avons pas le choix.
Les nains se mirent à avancer au grand bonheur de Gloin qui constata qu'il passait. Nori, lui avait déjà fait demi-tour et revenait plus vite qu'à l'aller. Kili s'arrêta dû à un craquement d'os qui n'était qu'autre celui du nain.
- Nori ? Nori, c'est toi ?
- Oui !
- Ah, enfin ! On a cru qu'on t'avais perdu !
- Non non, je suis allez voir tout au bout, on peut sortir.
- Quoi ? Tu es aller voir tout au bout ? demanda Oin.
- On avait dit qu'il fallait que tu ailles voir jusqu'où nous pouvions passer, dit Kili.
- C'est ce que j'ai fait ! C'est comme ça jusqu'à la sortie.
- C'est pas vrai... souffla Gloin. Et c'est loin ?
- Mais on peut passer, ne vous inquiétez pas.
- Je vous l'avais dit, déclara Kili en souriant, ce qui était bien la première fois depuis qu'ils avaient perdu Fili et Dwalin.
Ils continuèrent leur chemin doucement car Nori était maintenant à contresens et comme dit l'expression, nous n'avons pas des yeux derrière la tête. Arrivés à la sortie, Gloin prit une bonne bouffée d'air frais. Rester enfermé comme ça, lui avait donné la sensation d'être claustrophobe.
- Je n'aurais jamais pensé qu'il y avait ce genre de tunnel ici. C'est impossible que les orques puissent passer ici.
- Les gobelins ? tenta Ori.
- Tu parles, on a déjà eu du mal nous... et je ne crois pas qu'ils s'amuseraient à avancer à quatre pattes et à se compliquer la vie ! Ce n'est pas du tout leur genre.
- Et pourtant c'est le seul chemin qu'il y a, c'est bizarre...
- C'est peut-être pour ça que l'escalier était en ruine, plus personne ne l'utilisait, parce qu'il n'y a rien à faire ici.
- Peu importe, ne réfléchissons pas à ça. Il faut se dépêcher et continuer, termina Oin.
Ils continuèrent leur "marche rapide" jusqu'à ce que deux possibilités s'offrent à eux. Le chemin principal continuait toujours tout droit. Mais ! Un autre chemin menait au-delà des hauteurs, cependant, il fallait escalader les rochers, et ceux-ci n'étaient vraiment pas stables.
- Il y a un chemin là-haut ! s'exclama Kili en le pointant du doigt.
- Où ça, où ça ?
- Là !
- Ah... là... et ? Qu'est-ce que tu veux faire ? On ne va pas passer par là, si on veut y accéder il faut escalader.
- Ce n'est pas la peine d'insister je n'irai pas, protesta Gloin.
- Pareil pour moi, on continue dans notre lancée, rajouta Oin.
- Oui, mais on pourrait revenir à la surface, insista Kili.
- L'autre aussi ! rétorqua à nouveau Gloin.
- Nous n'en savons rien.
- Eh bien justement, il faut continuer.
- C'est une opportunité que nous avons de remonter à la surface. Qui dit qu'il y en a une si on continue ?
- Personne, mais l'endroit est déjà meilleur que celui-là.
- On pourrait atteindre le chemin si l'on passe par là.
- Non non non, il est hors de question d'aller là, je n'ai pas envie de tomber !
- On ne va pas tomber.
- On pourrait.
- Possible, mais il ne faut pas y penser c'est tout.
- Trop tard, j'y ai déjà pensé.
- Moi aussi.
- Si l'on continue, on ne tombera peut-être plus sur une occasion pareille. Il faut qu'on remonte à la surface pour retrouver Thorin ! On ne peut pas rester ici.
- Kili... c'est pas que je ne veux pas, mais je ne veux pas. Je n'ai pas envie qu'on tombe, regarde comme c'est haut ! Ce n'est pas le moment qu'ils nous arrivent encore un pépin.
- Pourtant c'est une bonne occasion... je suis sûr qu'on peut y arriver, on peut monter.
- Peut-être, mais c'est trop dangereux.
- Il faut essayer.
- C'est trop haut !
- Tu amplifies un petit peu la chose.
- Peut-être, mais nous somme chargés, nous n'y arriverons pas.
- Nous avons fait pire.
- Certes mais... tu veux vraiment y aller toi, dit-il en regardant Kili qui le regardait avec un air de chien battu.
- Il n'a pas tort... changea Nori.
- Il n'y a que moi qui suis le méchant du groupe ?
- Non, moi aussi, le rejoignit son frère.
- Ah ! Merci. Et toi Ori ? Qu'en penses-tu ?
- Euh... je... peu importe la décision que vous prendrez, je vous suivrai.
- C'est une très bonne réponse qui n'aide en rien.
- On peut essayer, qui ne tente rien à rien comme on dit.
Il y eut un petit moment de silence où tous les nains réfléchirent, puis Gloin donna son accord ainsi que son frère.
- Bon... d'accord, on essaye, mais si on voit qu'on dérape ou je ne sais quoi d'autre, on arrête tout.
- Oui.
- Ce n'est pas le moment que l'un d'entre nous meurt aujourd'hui.
Ils essayèrent de grimper les parois, doucement mais surement, toutefois, cela glissait trop, l'humidité les faisait déraper, les prises étaient petites et leurs pieds avaient très peu d'appuis, de plus, leurs bagages et leurs armes alourdissaient leurs corps et les faisaient basculer en arrière. Ils rendirent leurs tabliers...
- Je crois qu'il nous reste qu'une solution maintenant. Continuer.
Ils marchèrent cette fois-ci près de 5 minutes le temps de récupérer un peu et ces 5 minutes n'allaient pas les décevoir. Une lumière de crépuscule jaillissait sur le côté de la grotte... une sortie s'y trouvait.
- Non ! C'est pas vrai ! Une... une sortie ! Il y a une sortie ! s'écria Gloin.
- Oh merci mon Dieu !
- Enfin ! Pince-moi Ori, je ne rêve pas, c'est bien une sortie ? Ori pinça son frère. C'est bien une sortie...
Ils accoururent vers elle en se précipitant, tel un troupeau de taureaux. Gloin sortit et la lumière du soleil lui fit mal aux yeux tant elle était éblouissante. Tous les autres s'y hâtèrent également pour respirer cet air si frais que la nature leur offrait avec bonté.
- Comme quoi, nous avons bien fait de continuer par ici ! On ne l'aurait jamais trouvé ! reprit Gloin.
- Oui ! On a eu du flair !
- Oui, mais il faut quand même continuer, il faut retrouver tout le monde, poursuit Kili.
- Oui.
- Est-ce qu'on saura la retrouver ? questionna Ori.
- Je l'espère, au moins on sait qu'elle est dans les fins fonds de la grotte. Enfin, je pense...
- Dans les fins fonds... c'est bien notre veine. Si c'est le cas et qu'on remonte à la surface, nous allons mettre un long moment avant d'y revenir.
- A moins qu'on en trouve une autre.
- On verra bien. Continuons... et mémorisons bien où elle se trouve.
- Pres d'un énorme rocher et en face d'un gros tas de cailloux, pas compliqué à se rappeler, termina Nori.
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Dwalin était de plus en plus mal en points, il commença à avoir des vertiges et sa blessure au ventre saignait à nouveau, il avait parcouru pas mal de chemins depuis qu'il s'était engouffré dans celui-ci, mais il faiblissait de secondes en seconde. Ses jambes commencèrent à trembler et son cœur s'emballait. Il s'adossa et se laissa glisser contre le mur d'un mouvement las, sa vue se troubla et ses paupières papillonnèrent légèrement, il était prêt à lâcher prise pour s'endormir dans les bras de Morphée, or avant cela, une voix lointaine l'appelait, et une lumière blanche apparaissait, d'où sortait-elle ? Un ange ? Dieu ? On l'appelait pour passer dans l'au-delà ? Il ne savait pas, mais il entendait son nom. Il résonnait dans ses oreilles qui bourdonnaient. Ses yeux se firent à demi clos, tandis que la voix s'approchait et se multipliait...
Voilà ! Hé oui, je sais je sais, je vous laisse sur une fin comme ça. Le "sort" de Dwalin est terminé au prochain chapitre, vous connaitrez enfin ce qui va lui arriver et ce qui va se passer !
En espérant aussi que vous vous y retrouvez toujours dans ce méli-mélo de chemins XD, ainsi que dans les différents groupes et que ce chapitre vous a plu !
A bientôt !
