merci à tous pour vos encouragements et vos gentils mots
Le voyage commence
Dis les fit asseoir. Kili savait ce que sa mère mijotait. Elle essayait de convaincre Fili de les rejoindre. Elle espérait découvrir les différents aspects de la personnalité et de la vie de son fils aîné.
Il savait qu'elle espérait également combler des lacunes dans son éducation si besoin. Elle voulait le connaître quoi.
Elle était à peine seule avec eux qu'elle ira droit au but :
- Fili, j'aimerais savoir quelle sera ta décision ? Viendras-tu avec nous ?
- Je ne sais pas, ma femme et moi avons évoqué cette possibilité mais rien n'a été graver dans le marbre. On ne savait pas tout ce qu'on sait maintenant. Je ne veux pas vous laisser seuls face à ce fléau qu'est Smaug. Cependant, je ne veux pas abandonner ma famille ici.
Dis comprit cette inquiétude. C'était le même sentiment qui l'avait envahi lorsque son frère avait décidé de se lancer dans cette aventure. Elle devrait l'empêcher de venir cependant, elle savait aussi que ce serait la seule occasion pour elle de récupérer ces années perdues, surtout s'ils mouraient tous à l'arrivée.
Sa femme Elspeth les interrompit quelques instants plus tard. Elle les informa que Bilbon avait décidé de ne pas y aller au départ mais après avoir entendu qu'ils étaient de la famille à Fili, il avait cédé. Il voulait les aider à acquérir leur royaume perdu.
Fili qui entendit cela, échangea avec sa femme un regard très profond. Il était le signe d'une discussion cachée qu'eux seuls comprenaient.
Il acquiesça à la fin de l'échange alors qu'elle alla finalement coucher les enfants dans leur chambre. Ils dormiraient dans la même pièce ce soir afin de permettre aux nains d'avoir autant de confort que possible.
Elle les rejoignit quelques instants plus tard devant la cheminée. Ils avaient pour la plupart, tous leurs pipes à la main et fumaient allègrement ce qui explique la quantité de fumée qui avait envahi la pièce. D'autres avaient également des chopes de bière et les levaient de temps en temps afin de boire leur contenu. Certains avaient des instruments à leur ceinture. Alors qu'elle les rejoint, elle vit Thorin entamer une chanson sur un ton grave. Les autres joignirent leur voix à la sienne.
Au-delà des montagnes embrumées
Non loin des sombres cavernes du passé
Dans l'aube bleutée
Il faut aller
En quête de l'or
Pâle et enchanté
Les pins rugissaient
Hauts et fiers
Les vents gémissaient
Dans la nuit d'hiver
Rouge le feu
Sur mille lieues
Flambaient les arbres
Torches de lumière
On ressentait les émotions que ces nains mettaient dans leur voix. La tristesse, la nostalgie pour les plus anciens, ils y avaient certainement vécu pensa Elspeth. Elle essayait de s'imaginer ce que cela pouvait représenter, de tout perdre de cette manière aussi brutale : sa famille, sa maison et ses amis.
Elle garda le silence ainsi que Fili qui s'était rapproché d'elle et avaient ses mains sur les hanches de sa femme.
Ils finirent par se coucher, tard dans la nuit. Il faudrait que Fili se lève tôt afin de préparer ce dont il avait besoin pour ce long périple. Il pensait aussi contrôler ce que Bilbon emmènerait.
Le lendemain matin arriva vite. Il se leva aux premières lueurs de l'aube en essayant de ne pas réveiller son épouse. Il quitta la pièce en silence avant de rejoindre son oncle hobbit qui était debout et était déjà habillé.
Il avait gardé quelques habits ici mais ils étaient un peu vieux maintenant pour la route cela ferait l'affaire. Ses armes par contre...
Il évoqua rapidement avec son oncle les choses qu'il devait absolument emmener y compris des mouchoirs. Fili connaissait l'importance de ces petits carrés de tissus pour le hobbit.
Il le laissa et se dépêcha de sortir et de traverser les quelques ares qui les séparaient de son propre domicile. Il entra dans sa maison et se dirigea vers la chambre parentale ou il sortit un gros baluchon.
Il prit deux chemises blanches, et un manteau plus chaud qu'il mit à côté de son sac. Il prépara ses armes qu'il gardait sous clé dans une armoire. On ne sait jamais, avec ses fils... Il valait mieux être prudent. Avec un peu de réflexion, il prit également des petits couteaux. Il se dirigea vers le débarras où il entassait des affaires. Il prit une gourde qu'il avait acheté à un autre hobbit.
Il prit également de l'herbe à fumer et glissa sa pipe dans le sac. Finalement, Fili sortit de sa maison en l'espace d'une quarantaine de minutes. Cela était relativement rapide considérant tout ce qu'il avait encore à faire. Il voulait laisser un message à ses amis hobbits mais en y réfléchissant. Elspeth pourrait tout leur expliquer. Cela rendait les choses plus faciles dans un sens.
Il se retrouva ainsi devant Cul-de-Sac. Il vit que les autres nains étaient déjà dehors et se réunissaient lentement. Ils avaient déjà mangé quelque chose. Fili vit Elspeth habillée, lavée comme tous les matins, elle parlait avec sa mère Dis. Elle s'arrêta quand elle le vit arriver. Elle se dirigea vers lui et fit signe à leur fils Vili, de lui amener une part de pain et un gros morceau de fromage. Il sourit en les prenant en main alors que sa femme l'encouragea à les manger. Douce Elspeth, elle le connaissait si bien, elle savait qu'il n'avait rien pris.
Il vit aussi que sa femme avait les cheveux habituellement courts. Il passa les mains à travers ses boucles et vit qu'ils avaient été coupés aux plus courts. Elle tendit la main et lui donna une petite natte qu'elle avait faite avec ses propres cheveux. Il la fixa sans comprendre. Chez les nains, se couper les cheveux était un événement exceptionnel. Il était synonyme de deuil, de chagrin ou alors de honte quand celle-ci était arraché suite à un méfait.
- J'ai pensé que tu pourrais l'emmener. Cela te portera chance. Ainsi, tu retrouveras le chemin de la maison. Tu auras quelque chose de nous avec toi et ou que tes pas te mènent.
Fili sourit avant de prendre la natte et de l'attacher à sa ceinture à côté de la gourde. Il portait dans son dos, les épées que l'oncle de Bilbon lui avait offertes.
- Je t'aime, prends soin de toi. Si les Valars le veulent, je te reviendrai et nous élèverons notre famille ensemble. Les garçons, je compte sur vous. Ne faites pas d'ennuis à votre mère. Obéissez-lui d'accord
Les deux petits garçons se tenaient là, silencieux. Ils étaient conscients évidemment que leur père partait pour un certain temps. On avait évité de leur dire qu'il pourrait bien ne pas revenir.
Sa fille souriante était quant à elle, dans les bras d'un nain. De façon surprenante, Kili avait entre ses mains sa nièce. Il la passa à son frère pour qu'il puisse embrasser sa petite fille. Après l'avoir fait, il rendit l'enfin à sa mère. Ils échangèrent à leur tour un baiser langoureux.
Bilbon arriva vers elle et lui donna plusieurs enveloppes à transmettre au Thain, son voisin Hamfast et un autre nain du clan Baggins. Mais dans les faits, Cul-de-Sac était à sa charge. Elle le savait.
- Je ne serai pas seule. Tout sera comme si vous n'étiez jamais partis. J'essayerai de tenir Lobelia à l'écart de vos petites cuillères.
- Merci beaucoup Elspeth, je crains que tu ne sois occupé avec ses petites fripouilles.
Dori qui était au bout du chemin fit un signe, une dizaine de poneys avaient été regroupés près du Dragon Vert.
- Soyez prêt, nous allons partir dans quelques instants. Nori Bofur et Bifur reviennent avec les poneys.
Quelques minutes plus tard, les nains étaient devant leurs montures. Thorin venait de se mettre en selle et fit signe à Kili d'aider Bilbon à faire de même car elle était bien plus grande que le hobbit.
- Allons mon oncle, tu sais qu'on ne peut aller jusqu'à Erebor à pied. Je sais que vous êtes de bons marcheurs mais là, tu n'as pas le choix.
Le propriétaire de Cul-de-Sac lui fit une grimace avant d'oser s'approcher de l'animal qu'on lui avait attribué. Il lui murmura quelques mots. Fili prit le cheval que sa mère lui tendit. Ce dernier avait été acheté à la dernière minute par Bifur à un habitant de la Comté. Car Fili n'était pas censé faire partie du voyage.
Ils entamèrent leur périple en espérant sortir du quartier ouest rapidement. Fili vit que les habitants étaient encore pour la plupart endormis et d'autres étaient en train de partir pour faire leurs emplettes. Certains étaient dans le jardin avec leurs outils et déracinaient des mauvaises herbes.
Dwalin, Dis, Balin et Thorin étaient en tête de la rangée. Gandalf fermait la marche avec lui et Bilbon. Kili Bofur Bifur et Bombur étaient juste devant eux. Oin et Gloin étaient à la suite de Balin, ensuite suivaient les trois frères Ori Dori et Nori. Bofur était jovial et échangeait régulièrement avec le Hobbit en lui racontant quelques anecdotes. Apparemment, c'était un mineur reconverti en marchand de jouets. Fili lui avait senti le courant passé entre eux ainsi qu'avec Ori qui était une crème et un intellectuel. Il aimait découvrir de nouvelles cultures, il écoutait attentivement ce que Fili lui racontait sur la vie dans la Comté. Il partagea notamment l'histoire sur le célèbre hobbit Taureau Rugissant qui avait tué le roi gobelin à la bataille des Champs Verts.
Dis finit par les rejoindre et se tint à côté de Bilbon mais dans un premier temps, aucun ne parla et se toisaient du coin de l'œil. La naine s'interrogeait sur cet étranger qui avait dû élever son fils à sa place. Bilbon cherchait également à se faire une opinion sur elle. Thorin se méfiait d'elle et de son caractère, Bilbon l'avait déviné sans difficulté. Kili également évitait de trop fanfaronner en présence de sa mère. Après une journée entière passée sur le poney, l'arrêt de la nuit fut accueilli par Bilbon avec soulagement. Il fut chargé d'aller chercher du bois pour faire le feu alors que Gloin était chargé de l'allumer. Thorin, Dwalin et Balin étaient dans un coin du campement provisoire en train de mettre en place un tour de garde. Bombur et Bofur préparaient le repas. Finalement Fili installa sa paillasse près de celle de son oncle d'adoption. Les autres nains l'avaient imité excepté Dis et Kili qui avaient mis les leurs près de celle de Fili. Ils discutaient de plusieurs choses en khuzdul et bien entendu, le jeune nain blond n'y comprenait rien. Alors que tous les nains finissaient, ils finirent par se réunirent autour du feu. Finalement, un bol contenant du bouillon avec des morceaux de légumes et de viande fut donné à chaque membre de la Compagnie. Au bout de quelques instants, certains nains sortirent des instruments de musique et entamèrent une mélodie calme et triste. Aucune parole ne fut chantée. Dis et Fili étaient assis côte à côte d'ailleurs Thorin s'était débrouillé pour que la mère et le fils aient le même tour de garde. Elle ne savait pas comment aborder le sujet, Thorin le savait, elle avait envie de se rapprocher de lui. Comment parler ce nain qui avait grandi au milieu des Hobbits, qui n'avait pas les mêmes valeurs que lui, ne connaissait pas leur histoire ni celle de ses ancêtres ? Ils se retrouvèrent donc en tête à tête plus tard dans la soirée, bien que Thorin ait des doutes sur le fait que Kili dorme. Il était d'un naturel très curieux et il était épaté par son frère. Dis donna un coup de coude à son frère ne sachant pas si lui-même voulait commencer la conversation.
- Mon fils, je souhaiterais profiter de cette occasion où nous sommes tous les trois... plutôt tous les quatre. Tu peux te lever Kili, je sais que tu ne dors pas.
Kili finit par se relever et les rejoindre. Il savait qu'il ne servait à rien de mentir surtout à sa mère. Il se rappelait encore de la dernière fois qu'il l'avait fait. Il en frissonna rien que d'y penser.
- On voudrait en savoir plus sur toi, sur Bilbon. Je voudrais que nous profitions pour nous découvrir.
Fili regarda Thorin, faire parti de cette famille était important pour lui. Il semblait vraiment intéressé par ce qu'il allait dire.
- Je ne sais pas par où commencer ni quoi dire. Je veux dire les épreuves que j'ai traversées ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui malgré. Je ne me rappelle pas de ce qui se passait avant cet événement qu'a été la mort de mon père. Je me souvenais à peine de vos visages mais je n'arrivai pas à y mettre un nom. J'étais un des plus jeunes esclaves de cet homme. Bilbon a fait tout ce qu'il a pour essayer de me remettre sur pied. Il m'a aimé, protégé comme il l'aurait fait pour un membre de sa famille. Il m'a montré comment vivre à nouveau.
- Il aurait pu pousser les recherches. Il aurait pu te rendre à ta famille reprocha Thorin. Il n'a pas vraiment l'air d'un guerrier.
- Thorin, on devrait attendre avant de juger. Nous savons que les choses sont parfois plus compliqués que prévu.
Fili commença alors son récit
- J'ai été emmené dans une ville après la mort de Vili. Là, l'homme a cherché à me faire obéir. Pour cela, il m'a fouetté. Au bout de plusieurs jours, j'ai fini par céder. J'étais jeune et on me faisait dormir dans une petite cellule avec une cruche d'eau mais la nourriture servie était irrégulière. Il s'en est servi comme d'une récompense pour avoir fait ce qu'on m'ordonnait. Après quelques mois d'apprentissage et de cours, j'ai été proposé à la vente mais comme je n'avais pas d'expérience. J'ai été vendu pour quelques pièces. Mon premier maître était un homme gentil. Il habitait au Gondor, j'ai dû aller vivre chez lui. Il avait une famille et il était tailleur. J'ai passé de nombreuses soirées et de journées à couper des morceaux de tissu et le regarder coudre des chemises et faire des vestes, des pantalons. Lui et sa femme ont fini par avoir trop de difficultés financières. Leur fille aînée était tombé malade, une maladie incurable. Quand elle est morte, ils était anéantis. L'homme a quitté son emploi de tailleur. Ils avaient décidé de démarrer une nouvelle vie ailleurs. Ils avaient donc emménagé dans une nouvelle vie. Ils m'ont ainsi revendu pour se faire de l'argent. Mon deuxième maitre était un forgeron. Il m'a appris beaucoup même s'il n'était pas attentif à mon bien-être. J'ai appris à faire du feu, à forger quelques objets. J'étais chargé de faire la nuit et le jour j'étais coursier. Je suis resté avec lui plusieurs années. Il a fini par boire à cause des difficultés financières. Il n'était pas un bon forgeron et les clients ne revenaient plus. Il devenait violent pour un rien. Un matin, il ne s'est plus levé. D'après le guérisseur, il s'est étouffé dans son vomi. Mon troisième maître m'a gardé jusqu'à ce que Bilbon m'achète à Bree. Mon dernier maître était une femme. Je faisais plusieurs travaux pour elle. Cette dame avait des enfants mais ils habitaient loin d'elle. Je lui coupais son bois et je faisais des travaux d'entretien pour sa maison. Je lui tenais compagnie. Elle n'était pas méchante, c'était la façon dont les autres hommes me voyaient. Il m'est arrivé de recevoir quelques brimades pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Néanmoins elle était cultivée et apprend à lire et écrire en westron. Je pratiquais quand elle avait besoin qu'on lui fasse la lecture le soir. Après sa mort, son fils aîné s'est décidé à me vendre. C'est à ce moment que j'ai croisé Bilbon.
Je suppose que vous le savez mais quand on est esclave, on vous coupe régulièrement les cheveux afin de vous distinguer des autres, si on a une barbe le même traitement est appliqué. J'étais entravé de telle manière qu'une fuite était impossible sauf par une issue mortelle. Je ne sais pas ce qui a poussé Bilbon à me prendre mais je lui en suis reconnaissant.
Il leva les yeux vers les membres de sa famille, il vit les larmes aux yeux de sa mère. Son frère était partagé entre indignation et colère. Quant à Thorin, il affichait un visage impassible. Il était donc impossible de savoir ce qu'il pensait de tout cela.
- Couper les cheveux d'un nain est un acte ignoble. Dans notre culture, la seule occasion de se couper la barbe se fait à cause d'un chagrin ou d'un acte honteux voire de trahison. Je regrette que tu aies été obligé de traverser tout cela. Maintenant si Thrain était là... mon père te dirait que toutes ces épreuves nous renforcent et forgent notre caractère. Essayons de rattraper le temps perdu même si les circonstances sont loin d'être idéales.
Dis acquiesça silencieusement aux paroles de son frère. Fili pensait que la discussion allait s'arrêter là. Ce fut le cas. La seconde équipe allait bientôt prendre la relève. Après cela, ils restèrent silencieux. Personne n'osait interrompre cette ambiance étrange. Il caressait du bout des doigts et de façon très discrète, la natte coupée de sa femme. Il essayait souvent de penser à ce qu'elle faisait, seule avec les enfants même si sa famille et ses amis étaient là. C'était sur elle que tout reposait. Il pria silencieusement pour que tout se passe bien.
Il dut finir par fermer les yeux, car il émergea du sommeil alors que tout le monde se préparait pour partir. Bombur préparait un léger repas. Fili vit sa mère se diriger vers lui et Kili. Elle avait son sac de voyage à la main et l'avait fouillé avant de sortir de la viande séchée. Bilbon était encore allongé dans un coin et Fili se chargea donc de le réveiller une fois que le petit bout de gibier fut avalé. Bombur vint leur donner un bol de bouillon avec quelques patates.
Il était pressé de repartir et se dépêcher de les encourager. Dori insista pour qu'il fasse un arrêt dans la ville humaine de Bree afin de faire des achats de dernières minutes.
Fili en profitera pour acheter pour lui et son oncle adoptif, des manteaux chauds. De toute façon, sa barbe et ses cheveux avaient repoussé et personne ne se rappelait plus de lui.
Dis avait écarté le nain de la foule avant de regarder les vêtements de rechange qu'il avait emportés. Elle avait grimacé et l'avait encouragé à acheter des manteaux plus chauds. Les températures seraient plus froides à l'approche de la montagne.
Fili n'était pas tellement inquiet à l'idée d'aller à Bree, la seule petite peur qui lui restait était la crainte de croiser un esclavagiste ou un esclave qu'il connaissait.
Dis trouva finalement l'occasion de pouvoir parler avec le hobbit qui avait sauvé son fils. En effet, elle se débrouilla pour qu'ils se retrouvent côte à côte. Contrairement à la fois précédente, elle prit son courage à deux mains et prit la parole :
- Monsieur Sacquet, je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avait fait pour mon fils. Je sais que mon frère partage mon sentiment, il n'est simplement pas très diplomate. Il est devenu méfiant. Moi je suis rassurée de savoir que c'est vous qui l'avez élevé plutôt qu'un autre. Le simple fait de penser qu'il aurait pu être esclave toute sa vie me fait frémir. Il nous a relaté hier les épreuves auxquelles il avait fait face. Est-ce que ce serait trop vous demander de vous demander certaines anecdotes sur le temps qu'il est passé chez vous ?
- Oh, je peux effectivement vous raconter certaines choses. Le village de Bree n'a pas une bonne image dans mon esprit. Les derniers événements y sont encore bien ancrés. J'avais évité d'y remettre les pieds.
FIN
