Petit blabla : Bonjouur ! Alors, d'abord, les personnages ne m'appartiennent pas, seul l'histoire sort de mon petit crâne. Ensuite, je voudrais encore remercier et remercier et remercier tout ceux qui lisent cette fiction, vous me donnez des ailes ! Alors encore merci. Merci, merci, merci. Dans ce chapitre, j'espère répondre à votre curiosité sur ma version de l'omegaverse ! J'espère juste qu'elle n'est pas trop tirée par les cheveux... enfin, je vous laisse juger !

Ah, et quelques réponses de reviews, d'abord :

Marvolo Dominos : Aww merci tellement x3

mamy 83 : Et bien, non, il ne va pas faire de bêtise x)


Assis dans la salle de réunion, je me massai les tempes en poussant un inaudible soupir de désespoir, un mal de crâne ayant pointé le bout de son nez. Comme si cela ne suffisait pas, j'avais la désagréable impression d'être un gamin pris en faute, et par Salazar, je détestais cela. L'envie de distribuer quelques Doloris me taquina un long moment, mais cela allait être plus contre productif qu'autre chose. Après tout, la curiosité de mes Mangemorts me semblait être, d'une certaine manière… légitime, même si cela ne me plaisait pas le moindre du monde. Non, décidément, cela ne m'agaçait, mais je savais bien que entre mes Mangemorts et moi, il y avait un échange de confiance. Mais il n'empêchait que je n'aimais pas devoir m'expliquer. J'étais un Mage Noir, après tout, ou du moins, c'était comme cela que l'on m'appelait, et suivant les croyances populaires, un Mage Noir n'avait à rendre de compte à personne.

Enfin, ce n'était pas vraiment le cas en pratique… Je relevai la tête, fixant tour à tour chacun de mes compagnons qui étaient assis à cette table. Aucun ne baissa le regard, et j'en eus un sourire intérieur satisfait. Lorsqu'ils étaient comme ça, la détermination faisait briller leurs magies de l'intérieur – en ratant une potion, j'avais obtenu cette capacité étrange, mais qui me servait énormément. C'était notamment très pratique pour savoir si l'on me mentait sans avoir recours à ma Légilimancie. Les magies de mes Mangemorts du premier Cercle vibraient donc de curiosité et d'interrogation, bien que celles-ci soient plus ou moins bien intentionné, ce qui me fit imperceptiblement froncer les sourcils.

-Bon. Je suppose que vous avez beaucoup de questions à me poser, auxquelles je dois avoir les réponses, du moins, pour la plupart. Qui veut commencer ? Demandais-je en soutenant ma tête douloureuse mais en affichant une mine légèrement ennuyée – il ne fallait jamais montrer ses faiblesses, même à ses alliés.

La seule personne à qui j'accepterais éventuellement de me dévoiler un petit peu était mon Oméga, et je l'avais sûrement déjà fait sans m'en rendre compte. Malheureusement, notre lien était de ces choses qui rendaient les mensonges ou la dissimulation beaucoup plus difficile, puisque, dans une certaine mesure, nous pouvions ressentir les émotions de l'autre.

Mais là n'était pas vraiment le sujet – ou peut-être un peu. Ma tête commençait à me faire légèrement moins mal, mais quand même. Mes Mangemorts restèrent silencieux un instant et échangèrent un regard. La curiosité sembla se battre un instant avec l'impression de marcher sur un terrain de Gobelin, ce qui, lorsque que l'on était un sorcier, n'était pas quelque chose de très recommandable, puis finalement, ce fut Severus qui se lança :

-Hum, Tom… Est-ce que nous avons bien vu… ce que nous avons vu ?
-Oui, soupirais-je.
-Mais que faisait bébé Potter dans vos appartements ? Qu'est ce que faisait tout simplement ce morveux autre part que dans sa cellule ?

Oui, mes Mangemorts m'appelaient Tom et me vouvoyaient, bien que je n'avais jamais vraiment compris pourquoi. Cela devait être une marque de respect, qui, pour le coup, me passait à trois cent balais au dessus de la tête. Comme au début, mes premiers Mangemorts étaient des camarades de cours, ils m'appelaient par mon nom et me tutoyaient, et les générations suivantes avaient gardé cette première habitude.

Mais il se trouvait que Bellatrix venait de crier en crachant presque le « Potter », ce qui me fis grogner méchamment, et elle sembla se faire toute petite sur sa chaise. Azkaban avait laissé des séquelles sur sa santé mentale, et je devais malheureusement avouer que moi-même n'avait pu y remédier, pas plus que Severus et son don pourtant impressionnant avec les potions.

Mais actuellement, ce n'était pas l'état de Bellatrix qui m'avait interpellé, mais bel et bien ma réaction qui m'étonna moi même un instant. Cependant, je ne m'attardai pas dessus. S'il y avais bien une chose que je ne supportais pas, c'était que l'on me mettre en faute alors que je n'étais pas coupable – enfin, cela dépendait du point de vue, mais passons. En insultant mon Oméga, c'était moi que ma Mangemorte atteignait. Sa conception des risques avait elle aussi été légèrement… déréglée. Je sortis ma baguette pour la poser devant moi, faisant déglutir la sorcière. Personne n'insultait mon Oméga devant moi, je ne l'autoriserais pas.

-Bella, fais attention à ce que tu dis. Je ne -

Le claquement de la porte m'interrompit, et immédiatement, toutes les baguettes de mes Mangemorts se pointèrent sur le nouvel arrivant. De mon côté, je déglutis plutôt difficilement.
Harry venait d'entrer, et il se dégageait de lui une aura à la fois sauvage, douce et sensuelle, un mélange qui ne me laissait pas de marbre. Ses cheveux anormalement long flottaient au-dessus de ses épaules, et ses oreilles de chat, dégagées, étaient pleinement visibles et pointées vers l'avant. Ses vêtements, particulièrement bien choisis, épousaient son corps fin à la perfection, et mon Oméga, ne faisant aucunement attention aux sorciers présents, se dirigea vers moi d'une démarche féline, une queue de chat ondulant derrière lui.
J'aurais pu rire de la tête ébahie qu'avaient mes Mangemorts, mais j'eus tout simplement un léger hoquet de stupeur quand Harry monta sur mes genoux et s'installa confortablement, prenant ses aises.

Un bâillement lui échappa alors qu'il entourait une de mes jambes de sa queue de chat qui dépassait de la cape que je lui avais donné un peu plus tôt. Un bref bruit de contentement sortit de sa bouche alors qu'il enfouissait sa tête contre mon torse, se collant à moi sans même jeter un regard à mes Mangemorts. Pourtant, je savais bien qu'il les avait vu, puisqu'une petite tension restait dans son corps, bien que plus détendu à mon contact. Mais mon Oméga ne me laissa pas le temps de m'appesantir là dessus puisqu'il prit la parole presque immédiatement.

- Toi, tu vas devoir m'expliquer pourquoi je suis devenu un homme chat et pas autre chose. Et saches que je suis parfaitement capable de traverser un manoir sans me faire repérer, merci. Mais maintenant, laisse moi faire une mini-sieste, j'ai mal à la tête.

Je n'eus pas le temps de prononcer le moindre mot que Harry était déjà endormi, ses petits bras noués fortement à ma taille.

Est-ce que mon Oméga était sérieux ?
J'avais définitivement l'impression d'avoir retrouvé le Potter agaçant que je m'attendais à trouver dans mes cachots il y a maintenant un jour et quelques heures de cela. Je ne savais pas si je devais être en colère qu'il n'ait pas suivit mes recommandations, ou satisfait qu'il m'ait retrouvé. Machinalement, je passai une main dans son dos, le faisant se pelotonner un peu plus contre moi, et je sentis une vague de contentement me traverser. Peut-être était-ce de l'attendrissement, je n'en savais rien, je n'étais franchement pas habitué à ressentir cela, et ça continuait de me déranger. Cependant, l'idée même de virer Harry de mes genoux ne me traversa même pas, et je repris d'une voix plus douce, ne voulant pas réveiller mon Oméga – cela devait être mon instinct d'Alpha.

-Harry, dis-je en appuyant sur son prénom en regardant Bellatrix qui fit une moue insatisfaite qui disparu sous mon regard noir, restera désormais avec moi.

Un léger silence rempli de malaise suivit ma phrase, avant que Lucius ne glisse quelque peu fébrilement une mèche de cheveux blonds derrière son oreille.

-Mais… Pourquoi ce brusque revirement de situation ? Auparavant, vous ne souhaitiez que sa mort. Alors pourquoi cette soudaine envie de le garder à vos côtés ? J'avoue ne pas bien comprendre, dis Lucius.

Cela me fis légèrement oublier l'irrespect de Bellatrix, et j'appréciai un instant la tournure des phrases du blond. Lucius était un maître dans l'art de manipuler les mots pour en pas me mettre en colère, et je devais bien avouer que c'était toujours agréable de discuter avec lui. Il parvenait toujours à pointer du doigt certains défauts de mes plans, mais s'assurait de ne jamais le faire en face des autres Mangemorts, et j'appréciais cette délicatesse bienvenue.

-Et bien… nous avons eu quelques, hum, révélations, expliquais-je avec un léger sourire en coin en baissant le regard vers le garçon endormi.

Je caressai doucement les cheveux de mon chaton, et dans son sommeil, il remua en s'appuyant un peu plus sur moi, avant de se mettre à ronronner, surprenant ainsi les membres du Premier Cercle assis avec nous. Là, dans son sommeil, toute trace de rébellion semblait avoir disparût, et je trouvais cela satisfaisant. Sa magie n'était pas agitée mais se lovait entièrement contre la mienne, s'offrant sans complexe à moi. Potter n'en était sûrement pas conscient, mais comme cela, il était extrêmement désirable et en même temps, j'avais l'impression d'avoir un ange contre moi. Le contraste était saisissant, et je restai un instant silencieux avant de reprendre mes esprits.

-Comment dire simplement… soupirais-je. Avez vous déjà entendu parler des Alphas et Omégas ?
-Hum… Ce ne sont pas les sorciers des légendes qui vivaient bien avant l'époque des fondateurs ? Demanda Rodulphus.
-Oui. A ce moment là, tous les êtres dotés de magie, qu'ils soient des vampires ou des sorciers, des elfes ou des loups-garous, enfin, tous le monde qui possédaient même la plus petite étincelle de magie en eux étaient des Alphas, Bêtas, ou Omégas. Cependant, il semblerait que les Alphas et Omégas soient bien plus puissants envers les sorciers qu'envers les créatures magiques. Les Omégas et les Alphas étaient les plus rares, le reste de la population étant des Bêtas. D'après les légendes, sur cents enfant qui naissaient, seulement un était un Oméga et un un Alpha. Qu'ils soient hommes ou femmes, cela ne changeait rien. L'Oméga portait les enfants, même s'il était un homme, son corps se transformait toujours pour cela, fusionnant, la plupart du temps, avec une race animale, ce qui leur permettait de lieu supporter la grossesse. Ces deux catégories étaient destinés à être ensemble, mais si un Alpha ou un Oméga ne trouvait pas son lié, alors il pouvait être avec un Bêta, bien que les deux devenaient alors infertiles. Cependant, si un Alpha et un Oméga s'unissaient, alors leurs puissances magiques augmentaient drastiquement.

- Enfin, dis-je après un bref silence, c'était pour ça que la plupart du temps, chez les sorciers, lorsque les non-Bêtas étaient découverts, ils étaient presque immédiatement vendu aux familles les plus riches, car même s'il ne trouvaient pas leur liés, ils étaient plus puissant que la moyenne, et apportaient une grande renommé à la famille. Les descendants des couples Alphas – Omégas étaient également bien supérieur magiquement même à leur parents, et peu à peu, une politique… d'élimination fut mise en place, mais que, encore une fois, chez les sorciers. Les Alphas et Omégas furent mis à morts s'ils refusaient de coopérer, ce qu'ils faisaient, de toute façon, la plupart du temps, ne souhaitant pas être enfermés comme des bêtes dans des cages ou ne voulant pas voir leurs enfants transformés en machine de guerre. Ce fut comme cela qu'il ne resta que les Bêtas, les Alphas et Omégas ayant totalement disparus. Il n'en naissait plus, mais les gènes étaient toujours présentes, bien qu'endormies.
Au fur et à mesure, ils furent totalement oubliés. Il ne restait dans le monde que des Bêtas, alors il n'était plus utile de parler des Omégas ou des Alphas, puisque leur puissance soit disant dangereuse n'existait plus. De la même façon, les sorciers oublièrent progressivement leur statut de Bêtas : s'ils en étaient tous, pourquoi chercher à se souvenir de cette particularité qui leur était devenue commune ? Alors c'est pour cela que actuellement, tous les sorciers sont des Bêtas, mais ce n'est pas le cas chez les créatures magiques. N'est-ce pas, Fenrir ?

En relevant mes yeux que j'avais baissé sans m'en rendre compte sur mon Oméga, je rencontrai une douzaine de paires de regard éberlués avant que le loup garou hocha la tête en grognant.

- C'est cela. Mais c'est demeuré un secret chez nos espèces. Nous étions déjà… peu, voir pas du tout appréciés chez les sorciers, s'ils se rappelaient que certains de nos individus étaient plus puissants qu'eux, nous risquions nous aussi l'extermination. Alors, comment est-ce que vous êtes au courant ?

Les sourcils fournis de l'homme-loup se froncèrent, et je haussai simplement les épaules, faisant fit du mélange d'inquiétude et de respect que sa magie renvoyait.

- Je suis un Fourchelangue. Salazar Serpentard s'était intéressé à cela, alors en lisant ses écrits, j'en ai appris beaucoup, et -

- Enfin, tout ce point d'histoire, c'était juste pour dire qu'il était mon Alpha. D'ailleurs, dit mon Oméga en fronçant les sourcils et papillonnant un bref instant des yeux, n'essaye même pas de me mettre enceint, je suis trop jeune pour ça, conclut-t-il en fronçant les sourcils.