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(C'était le code international du langage morse. Vous n'aviez jamais vu un disclaimer aussi cool, hein ?)
Rin aimait cuisiner. Il avait toujours aimé ça. Une des choses qui faisaient qu'il aimait autant la cuisine, c'était que c'était un incroyable moyen de d'évacuer le stress. Et Rin avait beaucoup de raisons de stresser, ces temps-ci.
Il aurait voulu emporter le secret de cette nuit jusque dans sa tombe. Mais ses amis et son frère (Satan et ses rejetons ne comptaient pas) ne lui avaient pas laissé le choix.
Il se demandait ce que ses camarades pensaient en ce moment. Auraient-ils à nouveau peur de lui ? Le blâmeraient-ils, de la même manière dont il se blâmait lui-même ? Qu'ils puissent à nouveau le haïr, juste après leur réconciliation, était une pensée insupportable pour Rin. Il voulait à tout prix oublier cette douleur. Mais ils étaient sans doute sur le point de lui cracher leur mépris à la figure.
Yukio n'avait qu'une vague idée de ce qui s'était passé cette nuit là. Il avait été présent le lendemain, après tout. Même s'il n'avait jamais su ce qui s'était passé avec la porte de la Géhenne. Il se rappela brièvement de sa dispute avec son frère lors de son premier cours d'exorcisme. Elle, il le réalisait maintenant, avait probablement fait beaucoup plus de mal à Rin qu'il ne le pensait. Bien sûr qu'il n'avait jamais voulu dire toutes ces choses. Il était bouleversé, et avait injustement déversé toute sa colère sur son frère. En ce moment, il voyait bien que ce n'était pas la meilleure chose qu'il avait fait. La seule raison qui avait poussé Yukio à devenir exorciste, c'était pouvoir protéger son frère. Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait fait. Il se demanda si Rin croyait toujours ce qu'il lui avait dit à ce moment là. Le Culpa lui avait certainement rappelé ses mots. Mais Yukio n'avait jamais voulu dire cela. Il réalisa qu'il fallait qu'il le dise à Rin. Ils étaient frères, après tout. Quelqu'un avait juste besoin de le lui rappeler.
Ryûji se rappelait de tout ce qu'il avait crié à Okumura, quand il était furieux contre lui, qui gardait tant de secrets. Certaines de ses phrases lui revenaient encore et encore.
"Ces flammes sont mortelles !"
Il l'avait dit dans le bus, à Kyoto. Il réalisait maintenant que Rin le savait bien mieux que lui.
"C'est clair et net, t'es plus mon père et tu cesses d'exister pour moi !"
Celle-ci avait été dirigée vers son père, mais Rin était intervenu. Il lui avait ordonné de s'excuser, sans quoi il le regretterai plus tard. Ryûji n'avait pas pensé que Rin savait de quoi il parlait. À présent, il était clair que si, il savait exactement ce qu'il disait. C'était la dernière chose qu'il avait vraiment dite à son père.
Ryûji n'avait jamais aimé les secrets. Il n'avait jamais aimé voir quelqu'un essayer de porter seul son fardeau, et se renfermer sur lui-même. Il détestait ça plus que tout. Et Rin avait tout gardé pour lui durant tout ce temps.
"Essaie pas de toujours tout résoudre tout seul. Oublie pas que t'as des alliés !"
C'était ce qu'il avait dit à Rin durant le camp d'entraînement, juste avant de découvrir qu'il était le fils de Satan. Rin avait clairement oublié qu'il avait des amis. Ryûji décida qu'il était temps de le lui rappeler.
Shiemi se souvenait du jour où elle avait rencontré Rin pour la première fois. Leur toute première conversation avait commencé avec elle le traitant de démon. Elle savait maintenant qu'elle avait dû le blesser à ce moment là. Elle se souvenait également de la façon dont il l'avait aidée à ne plus se sentir coupable de la mort de sa grand-mère. Il avait toujours eu l'air si fort. Cette façade s'effritait, et les rôles s'inversaient. Il était en position de faiblesse, victime de quelque chose hors de son contrôle. Alors maintenant, elle devait être la plus forte des deux, et lui rappeler qu'il n'était pas coupable. Tout comme il l'avait fait pour elle.
Renzô ne se rappelait pas d'un événement ou d'une conversation spécifique. Il pensait simplement à ce que l'amour était ; la plus grande faiblesse de Rin. C'était ce qui lui donnait le plus la trouille. Il avait aimé son père, et à présent il n'était plus là. Il se blâmait, et le père qu'il avait aimé lui manquait. Et si l'amour était sa plus grande faiblesse, c'était aussi sa plus grande force. Il aimait, se souciait de chacun d'entre eux, ses amis. À l'heure actuelle, ce qu'il lui fallait, c'était recevoir la réciproque. Ses amis devaient lui montrer qu'il était aimé en retour. Ils avaient besoin de lui rappeler qu'ils se souciaient de lui.
Konekomaru repensait à combien Rin le terrifiait, avant. Il était effrayé par les flammes qui avaient tué ses parents. Les flammes qui avaient détruit son temple. Les flammes d'un meurtrier. Les flammes qui résidaient en son ami. Il avait pensé que Rin ne réalisait pas leur puissance, leur terreur. Il n'avait pas pensé qu'il puisse connaître les dommages et la souffrances qu'elles pouvaient causer. Ce qu'il ne savait pas, c'était que Rin l'avait vécu, et aux premières loges. Konekomaru ne se souvenait pas de ce qui s'était passé, étant encore un bébé, à l'époque. Rin avait vu son père mourir sous ses yeux il y avait quelques mois seulement. Konekomaru se rendit compte que sa peur de Rin avait été très injustifiée. Rin était son ami. Rin est son ami. Et son ami était en difficulté. Il était temps qu'on lui rappelle qu'il y avait des personnes qui comprenaient sa douleur. Qu'on lui rappelle qu'il n'avait pas à souffrir seul.
Izumo pensait que Rin était un idiot. Comment ce qui était arrivé aurait-il pu être de sa faute ? Idiot, idiot, idiot. Il était probablement dans la cuisine en train de ce morfondre, cet idiot. Il était évident que ce n'était pas la faute de Rin. Rin n'avait pas tué Shiro, c'était Satan qui l'avait fait. Rin n'avait-il pas juré de détruire Satan ? Il était vraiment stupide et englué dans sa culpabilité pour l'avoir oublié. Quelqu'un devait devait lui rappeler que ce n'était pas de sa faute, mais celle de Satan. Quelqu'un devait lui rappeler qu'il était supposé venger son père. Quelqu'un devait lui rappeler qu'il était supposer botter les fesses de Satan.
Les aspirants étaient parvenus à un accord tacite : Rin avait oublié beaucoup de choses. Après avoir échangé quelques regards, il sortirent de la pièce, se dirigeant vers la cuisine. Il y avait beaucoup de choses qu'il avait oublié. Et qu'ils allaient se faire un devoir de lui rappeler.
Nda : Okay, laissez-moi juste dire que CE CHAPITRE ÉTAIT DUR À ÉCRIRE. Désolée si je n'ai pas bien retranscrit les caractères. J'ai eu beaucoup de mal pour Shima et Izumo. Pour Shima, j'ai utilisé la conversation qu'il a avec Lucifer dans le chapitre 56. Pour Izumo, j'ai dû envoyer un texto à une amie pour lui demander de l'aide. En tout cas, j'espère vraiment avoir réussi ! Dites-moi ce que vous en avez pensé, d'accord :3 ?
Ndt : Pour Ryûji, j'ai hésité à traduire littéralement anglais-français ou à piocher les livres dans ma bibliothèque pour recopier les phrases auxquelles il pense... finalement, j'ai fait un mix des deux !
