Réponse à clemence (Clémence j'imagine?): Je suis très heureuse que cette histoire te plaise et j'espère qu'elle le continuera! ^^ (oui Peter est un petit peu... Fermé d'esprit en se qui concerne le thé? %D)
Réponse à Anymimosa: PARDON PARDON MONSIEUR, je suis extrêment désolée mais comme je l'ai dit dans le chapitre d'avant (donc celui d'il y a deux chapitres) j'ai aussi les exa' de français à réviser donc parfois je dois faire l'impasse ;-; mais je suis ravie que tu aies aimé ce chapitre ~ Oui Ivan-chou est nardorableuh ! Je le verrais beaucoup faire ce genre de mimique! Et je suis ABSOLUMENT d'accord avec toi en se qui concerne l'Ukraine (même si le perso est choupi tout plein, c'est pas vraiment très représentative de la population... Et puis même, c'est malheureux de voir qu'une partie du fandom la résume juste à "BOOBS" et vont jusque la détester à cause de ça! MAIS OU VA LE MONDE ZUT) mais on peut la faire rentrer dans le "droit chemin" à coup de headcanon °^° La mienne est qu'elle ne se comporte comme une pleurnicheuse qu'en privé mais lorsqu'elle est face à des étrangers/ une situation grave elle va se montrer très drastique dans ses choix. Elle a une petite graine de meneuse au fond et c'est elle qui guide au final Ruru/Biélo comme la bonne grande soeur qu'elle est UwU
La forteresse
Vash resta longtemps face à la forteresse. Il était anéanti. Il ne comprenait pas le choix de Michelle. Qu'elle soit contre la décision de son père, il pouvait comprendre. Mais qu'elle se suicide en allant vers cet homme... Qu'elle refuse cette main qu'il lui avait tendue... Que souhaitait donc tellement prouver en se donnant la mort?
A pas lourd, il fit demi-tour, écrasant les cendres sur son chemin. Qu'allait-il pouvoir annoncer au roi à présent? Qu'allait-il devoir dire à Lili...?
Alors qu'il était perdu dans ses sinistres pensées, Romano vient le narguer.
Oh oui, Michelle avait réussi à rentrer.
Oh oui, il ne l'attraperait plus à présent.
Oh oui, elle avait montré ce qu'elle « avait dans le ventre ».
Oh oui…
La colère s'empara de lui et le coup parti tout seul. Le jeune homme aux cheveux auburn tomba à terre. Son nez commença à saigner abondamment.
- Il s'agissait de la princesse, sombre abruti! Et à l'heure qui l'est, elle doit-être morte!
Il n'avait pas voulu prononcer ses mots. Il avait souhaité d'autant moins que la foule l'entendit et poussa un cri d'effroi en entendant ceci. Les yeux du blessé s'ouvrirent d'effroi et une négation plaintive sortie de sa bouche. Des messes-basses se firent entendre.
Vash préféra fuir du regard de tous.
Michelle était transportée par la grandeur de la forteresse. Les mécanismes étaient d'une complexité et d'une finesse remarquable. Il lui semblait qu'elle avait vécu toute sa vie dans un monde arriéré et qu'elle découvrait enfin les véritables ressources dont ils pourraient tous disposer. Se procurer toute cette technologie serait un bon formidable pour le pays! Il lui fallait comprendre comment capter ces énergies qui ne dépendaient pas des Hommes ou des animaux! Il lui fallait apprendre comment pouvoir utiliser cette "électricité" dont il ne cessait de parler!
Les étoiles encore plein les yeux, ils arrivèrent dans la plus grande bibliothèque que la princesse n'ait jamais vu.
- ... Comme vous pouvez le voir, il s'agit de la bibliothèque de la forteresse. Elle existait déjà lors des prémices de ce lieu et elle a été transmise et agrandie de génération en génération...
- Depuis combien de temps exactement?
- Une petite centaine d'années tout au plus.
Elle contempla les manuscrits. Certains étaient couverts de poussières et elle dut passer sa main dessus pour pouvoir lire les tranches.
Ivan lui apprit que ces livres venaient d'un peu partout aux quatre coins du pays - et de plus loin encore. Effectivement, la princesse reconnut des écritures qui lui avaient été enseigné autrefois par ses professeurs de littératures étrangères. Elle fut prise d'une vague nostalgie qu'elle chassa de toutes ses forces. Ce n'était absolument pas le moment.
- Vous êtes l'héritier d'un très grand patrimoine, dit-elle doucement en levant les yeux jusqu'aux sommets des étagères, votre père doit-être très fier de vous.
Il afficha une expression surprise et parut gêné. Ses joues se rougissent.
- Je... Je n'en suis pas certain. Mon père n'a toujours exprimé qu'un profond dédain pour moi et mes sœurs...
- Vraiment? Il ne devrait pas. Vous avez réussi à défendre à vous seul cet endroit contre tous…
Il parut encore plus embarassé qu'il ne le fût déjà. Il murmura un humble remerciement.
Ciel. Pourquoi devait-il agir de manière si adorable ? Et pourquoi pensait-elle à ceci ? Ne devrait-elle pas simplement se contenter d'admirer la demeure plutôt que d'observer les réactions de son hôte ?
Pour vu qu'il ne remarque rien… Cela serait extrêmement gênant… Pensa la princesse.
Alors qu'elle se promenait entre les rangées d'étagères, elle tomba nez-à-nez avec un imposant tableau. Il représentait un homme au teint olivâtre, portant une tenue extravagante d'un beau pourpre qui lui rappela les terres du Sud. Un loup blanc était placé entre ses mains.
- Ah… C'est un portrait de mon maître. Il l'a fait il y a très longtemps, avant même que je ne sois ici. C'était… Un homme très… Particulier. Il était assez… Excentrique. Mais c'était un homme bon. Son nom était Sadiq Adnan.
La jeune femme hocha la tête.
- Vous avez été adopté par cet homme ?
- En quelque sorte. Vous savez, autrefois ce lieu était une école.
Sa voix semblait s'éclaircir, visiblement heureux de parler de son passé.
- Il y avait beaucoup de monde ! Il y avait mes sœurs bien sûr, mais il y avait aussi le petit Raivis, Eduard… Toris…
Sa voix baissa d'un coup quand il prononça le nom de cette personne. Mais il reprit bien vite :
- Et tout un tas d'autres personnes ! Ensemble, nous apprenions les mathématiques, la science, la philosophie, les langues, l'art du combat… Nous faisions aussi des exercices pratiques sur lequel nous devions inventer de nouveaux mécanismes afin de rendre cette forteresse plus imprenable qu'elle ne l'était déjà ! Par exemple, c'est moi qui ai eu l'idée de faire des tuyaux qui sortent du mur en cas d'incendie !
Bon… Il est vrai que je n'étais pas l'élève modèle… J'étais plutôt le tire-au-flanc qui dormait à côté du poêle et de la fenêtre et j'étais souvent puni…
Il eut un sourire embarrassé.
- Oui, je n'ai pas été très futé et travailleur durant mon enfance… Le maître me faisait souvent les gros yeux et j'étais presque toujours convoqué pour aller les « tâches ménagères » du château… Mais dire que je ne le méritais pas serait mentir Votre Altesse.
- Ne vous blâmez pas ainsi. Vous avez muri depuis, j'en suis certaine ! Et vous êtes devenu le maître de cet endroit! N'est-ce pas une preuve de votre mérite?
- …Oui !
Mais il ne parut qu'à moitié convaincu.
Il changea de sujet aussitôt:
- A côté de la bibliothèque, il y a l'atelier avec tous les plans des installations...Voulez-Vous le voir ?
- J'aimerai beaucoup, mais ne pourrions-nous pas aller saluer votre sœur d'abord ?
Il continuait de sourire mais elle sentit que quelque chose avait changé. Peut-être dans sa posture ou dans son regard.
- Vos désirs sont des ordres, murmura-t-il, si Vous voulez bien me suivre…
Ils commencèrent une longue descente, d'abord par des escaliers on ne peut plus classique, puis parce qu'Ivan appelait un « ascenseur ». C'était une sorte de petite cage qui descendait elle-même aux étages inférieurs. C'était très reposant, bien qu'un peu stressant : il n'y avait qu'une lampe à huile pour les illuminer lors de leur court « voyage » à ce qu'il lui sembla être le centre de la Terre.
Une fois arrivés, Michelle fut interloquée de voir que malgré le fait qu'ils paraissaient être six pieds sous terre, il y avait un très bon éclairage. Et mieux encore, cet endroit était un gigantesque jardin souterrain !
- La lumière est fournit de l'extérieur par un effet de jeu de miroir, expliqua Ivan, ce n'est pas toujours parfait et tout dépend aussi de la météo extérieur… Mais c'est suffisant pour faire pousser certaines plantes médicinales, des légumes et un peu de culture. Il y a aussi quelques arbres et des fleurs, mais je reconnais qu'ils sont là plus pour le confort que pour leurs utilités…
Ils marchèrent sur un sentier de sable. Des herbes folles d'un beau vert printemps les côtoyaient, immobiles à cause de l'absence de vent. La princesse entendit au loin des bruits d'eau et en regardant sur le côté, elle vit une rivière d'un bleu outremer qui s'écoulait paisiblement. En dehors de ceux-ci et du bruit de leurs pas, il y régnait un silence qui imprégnait tout ce lieu.
A un moment, Ivan allât dans un petit champs de tournesols et en ceuillit quelques uns.
Naïvement, la princesse crut qu'il s'agissa d'un présent pour elle et elle tendit les bras dans le vide, avant que le châtelain ne lui passa devant sans lui addresser le moindre regard.
Ah! Le rejet est douloureux et amer, surtout pour une membre de la famille royale. Elle toussota bruyament pour dissiper sa gêne, se gourmandant intérieurement pour sa stupidité.
Ils continuèrent encore un peu. Mais alors qu'ils étaient arrivés à leur destination, Michelle s'arrêta net, laissant son hôte continuer seul, comme en trance.
Il se pencha et s'agenouilla devant un grand saule pleureur et, à l'ombre de ce dernier, il y déposa le bouquet de fleurs jaunes.
- Bonjour grande-soeur. Comment vas-tu?
Devant lui, la pierre tombale en granite ne lui répondit rien.
- Vous pouvez venir, continua-t-il à l'intentio de la princesse, ma soeur n'a jamais fait le moins de mal à personne.
Elle eut une pensée amère pour lui et elle s'approcha. Elle s'assit à côté de lui, lui prenant doucement la main. Il frémit mais il ne la repoussa pas.
Ils restèrent tous deux en silence. Puis, la jeune femme demanda d'une voix triste :
-Pourquoi ne l'avez-vous pas dit ?
-Je ne souhaitais pas vous le cacher… Mais cela fait moins mal de parler d'elle comme-ci elle était encore en vie.
Elle hocha brièvement la tête. Son père aussi avait eu des réactions semblables à la sienne.
-Je suis désolée pour votre sœur. Que lui est-il arrivé ?
-Elle est tombée malade. Je n'ai pas réussi à trouver ce qu'elle avait avant qu'il ne soit trop tard… Je n'ai jamais été très bon en médecine… Je suis plus doué pour tout ce qui est mécanique. Eduard était le meilleur d'entre nous dans ce domaine… Mais il est parti peu avant qu'elle ne soit infectée. Je n'ai rien pu faire…
Ils restèrent silencieux.
-Que sont devenues les autres personnes qui vivaient ici ? Votre maître, Sadiq ? Et votre père?
-Mon père m'a abandonné moi et mes soeurs, il y longtemps de cela, mon maître est parti en voyage afin de retrouver son fils, Héraklès … Quant aux autres, ce sont surtout… A cause de désaccords. Certains pensaient que je n'étais pas apte à diriger cet endroit et sont partis assez rapidement. D'autres (Il se crispa)… Pour des raisons plus personnelles.
-Alors, vous vivez seul depuis…
-Oui. Trois ans déjà… Soupira-t-il avec lassitude.
Le ruissellement du cours d'eau lui parut être les pleurs qui ne voulaient pas montrer.
-J'ai perdu des proches moi aussi.
Il échangea un regard compatissant et fit timidement « oui » de la tête. Il savait déjà.
-Comment… Etait Votre frère ?
-Matthew était quelqu'un de très gentil. Il lui arrivait d'être timide mais il avait beaucoup de cœur.
-Il aurait fait un bon roi.
-Vous n'êtes pas le seul à le penser.
Pourquoi fallait-il que ce jardin si beau soit aussi figé et calme ?
-J'aurais souhaité qu'il soit là aujourd'hui. Je suis sûre qu'il aurait été ravi de vous rencontrer… Et peut-être que tous les désagréments qui vont ont été causé n'aurait pas eu lieu.
-Ma sœur aussi aurait été enchantée de Vous rencontrer.
Ils eurent tous deux un sourire triste qui exprima une mélancolie identique. Un peu timidement, Ivan posa sa tête au creux de son épaule et ne bougea plus. Michelle fut un peu surprise mais bien vite, elle l'enlaça en retour.
Ils restèrent tous deux un long moment dans cette torpeur, où de leur calme apparent, hurlait des pleurs pour leur frère et sœur disparus.
