Et voila le grand combat tant attendu ! J'espere ne pas vous decevoir avec ca, c'est une chose super importante, lol !

Aller, je blablate pas plus longtemps, je vous laisse decouvrir


Chapitre 11

- Harry, tu es là ?

Hermione souleva la bâche qui fermait l'entrée d'une des vastes tente des garçons et pénétra à l'intérieur après avoir vérifié qu'aucun spécimen mâle n'était en petite tenue à son arrivée.

- Il n'est pas ici, miss Granger, dit Rogue en s'approchant, zigzaguant parmi les sacs de couchage disposés en vrac ici et là. Il est levé depuis déjà deux bonnes heures, il doit être avec monsieur Malefoy, dans le parc.

- Ok, dit Hermione en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, vers le parc où de nombreux Dragons dormaient encore. Merci, professeur.

Hermione se détourna et Rogue la regarda s'éloigner. Il retint le battant de la tente puis le laissa retomber et retourna à son petit-déjeuner dans le fond de la tente.

Le jour se levait à peine et pourtant, de nombreux élèves étaient déjà levés. Certains n'avaient pas dormi de la nuit et allaient se reposer dans leurs tentes respectives, d'autres se levaient et gagnaient l'enclos tout en mangeant un toast ou une cuisse de poulet, suivant sa faim.

Hermione passa sous la corde qui faisait office d'enclos et elle navigua au milieu des immenses corps blancs et marrons de nombreux Dragons épuisés.

Il faisait frais ce matin et Hermione frotta ses mains l'une contre l'autre en soufflant dans l'air un nuage de vapeur tout en regardant autour d'elle. Enfin, elle repéra Harry, assit à même le sol, devant un Dragon couché sur le ventre qui semblait l'écouter attentivement.

- Bonjour Harry, dit-elle en lui donnant une tape sur l'épaule. Salut, Malefoy, ajouta-t-elle en posant sa main sur le museau du Dragon blanc.

- Salut Granger, répondit-il. Bien dormi ?

- Pas beaucoup, dit la brunette en posant ses mains sur ses hanches. Je viens de laisser mon Dragon pour qu'il se repose, je me suis entraînée contre Rogue une grande partie de la nuit.

Elle se frotta un œil pour confirmer son manque de sommeil puis elle dit :

- Tu as dormi, Harry ?

- Oui, oui, dit le Gryffondor en hochant la tête. Drago était fatigué hier, je l'ai laissé se reposer cette nuit mais aujourd'hui, on va reprendre le vol, ok ?

Le Dragon blanc hocha la tête. A ce moment même, une ombre passa en sifflant au-dessus d'eux et tous trois levèrent la tête pour voir le ventre brillant d'un Dragon marron filer à toute allure.

- Certains se débrouillent très bien, dit Dragon-Malefoy en regardant Harry. Nous ne sommes pourtant ici que depuis une dizaine d'heures, et la plupart est déjà prête à se battre.

- Oui, dit Harry. Mais pas suffisamment pour affronter un Magyar à Pointes. Nous avons encore deux jours et deux nuits si tout se passe bien pour continuer les entraînements.

Hermione hocha la tête puis elle regarda son ami se lever et grimper sur le dos de son Dragon en disant :

- Je veux que ce soir, le plus grand nombre de Dragons sachent parfaitement voler. A la nuit, nous attaquerons le combat en vol, Mione. Dis-le à ton groupe.

- Oui, Harry, dit la brunette en hochant la tête. Mon groupe a conjuré des arcs pour la plupart, ajouta-t-elle. Si tu n'y vois pas d'inconvénients, nous allons commencer à nous entraîner au tir à l'arc en vol.

Harry hocha la tête puis il dirigea Dragon-Malefoy vers la sortie de l'enclos d'un claquement de langue et le reptile blanc marcha paisiblement jusqu'à la corde.

- Potter, dit Rogue en sortant de la tente des garçons où il séjournait avec Hagrid et une dizaine d'autres garçons.

- Oui, professeur ? demanda Harry.

Rogue calqua son pas sur celui de Dragon-Malefoy puis il dit :

- Je viens de recevoir une lettre du Château. Le professeur Dumbledore nous fait dire que des espions ont étés neutralisés par les Centaures dans la Forêt Interdite, tôt ce matin. Il craint que Voldemort n'attaque plus tôt que prévu…

- Les Portoloin sont-ils prêts ? demanda Harry.

- Oui, ils sont dans la tente, miniaturisés, déjà invoqués, dit Rogue en hochant la tête.

- Bien, dit Harry. Gardons-les à proximité, et faites passer une note dans l'ensemble du camp pour annoncer un futur départ en catastrophe.

Rogue hocha la tête. Il s'arrêta ensuite de marcher, essoufflé, puis il regarda Harry et son Dragon se diriger vers un coin libre de la lande et siffle entre ses doigts à la recherche d'un adversaire.

Le professeur de Potions retourna sous la tente des garçons, prit de quoi écrire puis gagna la tente où se déroulaient la plupart des activités autres que dormir et s'entraîner. Il y trouva le professeur Sinistra qui se reposait deux minutes, et il lui dit :

- Regardez ce que je viens de recevoir de Poudlard, Sinistra. Dumbledore vient de m'informer que des espions avaient étés pris dans la Forêt Interdite, tôt ce matin. Il redoute une attaque, je crois.

- Severus, dit Sinistra en se redressant. C'est atroce… Nous devons redoubler d'efforts alors… Le groupe que je dirige est prêt, mais le combat en vol est encore limite… Nous nous sommes entraînés toute la nuit sans faire une seule pause. Ils sont épuisés…

- Je sais, dit Rogue.

Il pinça ensuite les lèvres puis claqua des doigts et disparu dans le fond de la tente, là où tous les sacs étaient posés. Il fouilla dans le sien et en revint avec une fiole contenant un liquide bleu violacé.

- Je me sers de ceci pour combattre la fatigue, dit-il. Peut-être puis-je en préparer suffisamment pour tout le monde.

- Ce serait super, Severus ! dit Sinistra, retrouvant le sourire. Allez, au travail ! Moi je retourne à l'entraînement.

Rogue hocha la tête puis Sinistra se leva et tous deux quittèrent la tente dans des directions opposées.

A la nuit, comme prévu, Harry annonça qu'il était temps de s'envoler et de commencer à apprendre à maîtriser ses armes en vol. Hermione, dont le groupe s'était entraîné à tirer à l'arc en plein vol, fut transformé en Dirigeants et les groupes furent refaits.

La nuit durant, le camp fut survolé des nombreux Dragons et de flèches et de lances qui fusaient ici et là, frôlant de justesse le museau d'un Dragon ou effleurant une jambe ou un bras.

- On va faire une pause, Dray, dit Harry en intimant à son Dragon de descendre vers le sol.

Le reptile piqua du nez puis se posa lourdement sur l'herbe rousse. Harry sauta de son dos et lui flatta le cou en disant :

- Vivement que cette guère soit terminée…

- Je ne te le fais pas dire, repondit le Dragon blanc. Je commence à en avoir plein les pattes.

- Je ne parlais pas de cela, dit Harry avec un sourire en coin.

- Oh ! fit le Dragon. Harry, je t'en prie… Tu es vraiment obsédé ma parole…

- Non, dit Harry. Juste raide amoureux.

Il déposa ensuite un baiser sur le museau de son compagnon puis l'animal soupira et se dirigea vers un immense abreuvoir où se rafraîchissaient deux autres Dragons. Harry, lui, gagna la tente des garçons où il créchait et, au moment d'entrer dans ladite tente, il entendit une voix bien connue.

- Allons, miss Granger…

- Non, professeur, je suis désolée, mais c'est non, repondit Hermione.

Intrigué mais pas curieux, Harry haussa les épaules. Peut-être Rogue demandait-il un service à la jeune fille ? Après tout, ce n'était pas son problème, aussi rentra-t-il dans la tente où il n'entendit plus rien.

- Miss Granger… dit Rogue sur un ton presque suppliant.

- Mais quoi à la fin ? demanda Hermione en faisant face à l'homme. Vous voulez quoi concrètement ? Que je devienne votre maîtresse ? Il en est hors de question. Je risque d'être expulsée du collège si jamais cela se sait !

- Je n'ai jamais dit cela ! répliqua Rogue. Vous m'offensez en pensant cela. Je ne voyais en ma demande aucun sentiment pervers et…

- Mais bien sûr ! coupa Hermione. Écoutez, professeur, je suis épuisée, j'ai les nerfs à fleur de peau alors allez-vous-en et ne revenez pas m'embêter avec cette histoire sans quoi je risque de vous voler dans les plumes, tout professeur que vous êtes.

- Miss Granger, vous…

- Ca suffit à présent, dit Hermione en pointant un index furieux sous le nez de son professeur qui recula d'un pas. Qu'est-ce que vous avez à la fin, vous êtes tombé amoureux de moi, ou quoi ?

- Mais, je…

- Professeur Rogue, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne pourrais pas vous tenir compagnie plus que ce que je fais déjà en acceptant de m'entraîner avec vous au combat à pieds. Trouvez-vous une femme de votre âge, bon sang, je ne suis même pas encore majeure !

Rogue regarda la brunette, comme peiné. Jamais Hermione ne l'avait vu ainsi, aussi empressé. D'habitude, cet homme était si froid, si distant… le voilà qu'à présent, en plein milieu d'une menace de guerre, il voulait qu'elle devienne sa compagne.

- Franchement, professeur, dit la Gryffondor. Loin de moi l'idée de vous envoyer sur les roses, mais je ne peux pas accepter votre demande. Allez vois le professeur Sinistra, elle a votre âge, non ? Je suis bien trop jeune pour supporter une telle chose, monsieur… Vous avez presque vingt ans de plus que moi, vous pourriez être mon père ! Votre demande est tout ce qu'il y a de plus inconvenant, non seulement envers les bonnes manières mais en plus en ce qui concerne les évènements présents.

- Très bien, dit alors Rogue. J'ai compris. Je viens de me prendre une veste par une gamine de dix-sept ans qui me disait, pas plus tard que la semaine dernière, qu'un homme de mon âge la regardait ne lui faisait rien ! Vous savez ce que vous êtes, miss je-sais-tout ? Une allumeuse, voilà tout !

- Moi ? Une allumeuse ? répliqua Hermione d'une voix aiguë. Non mais vous vous prenez pour qui ? Je ne suis pas une allumeuse, ce n'est pas du tout mon style !

- On dit ça, on dit ça, dit Rogue sur un ton vague, les sourcils froncés. Il n'empêche que vous ne vous êtes pas défilée hier soir, avec ce garçon, lors de votre pause.

- Quel… Mais ! Professeur, vous m'avez espionnée ! s'exclama Hermione, furieuse. Vous n'êtes qu'une espèce de sans-gêne, un voyeur ! Un…. Mhmhmhm….

Hermione ne put finir sa phrase. Rogue venait de la saisir par le cou et il l'embrassait avec force en lui tenant la nuque d'une main.

Comprenant, la jeune fille se débattit et se détourna pour s'enfuir mais Rogue ne l'entendait pas de cette façon. Saisissant la brunette par les épaules, il la bloqua de ses bras et la serra contre lui en disant :

- Miss Granger, vous m'obsédez… Vous me rendez fou d'amour à chaque fois que je vous vois… quand je vous croise sur le camp, j'ai envie de vous saisir par la taille et de vous embrasser passionnément… Ne me repoussez pas, je vous en conjure…

Hermione, la tête baissée, incapable de bouger à cause des grands bras passés autour des siens, soupira. Elle se tortilla légèrement et Rogue relâcha son étreinte en reculant.

- Écoutez, professeur, dit la brunette sans se retourner. Je suis touchée et flattée que vous éprouviez autant de sentiments à mon égard, mais vous et moi, cela ne marchera jamais. Nous avons des caractères trop différents, jamais ils ne s'accorderont… C'est un combat perdu d'avance. Renoncez et oubliez-moi, je vous en supplie. Il est inutile que vous souffriez par ma faute.

- Acceptez mes sentiments et je ne souffrirais plus, miss Granger, dit alors Rogue. Depuis ce soir où je vous ai conduite chez moi pour vous donner ce remède contre les maux de ventre, je n'ai de cesse de penser à vous… Vous m'avez séduit, vous étiez tellement différente de celle que vous êtes le jour… Je vous en supplie…

Un froissement de tissu se fit alors entendre et Hermione se retourna. Elle eut un choc en voyant l'homme en noir à genoux dans l'herbe, les bras ballant et la tête basse.

- Re… Relevez-vous, professeur, dit Hermione en faisant un pas vers lui. Ne vous humiliez pas ainsi devant moi, je n'en vaux pas la peine…

Elle lui prit les bras et tout à coup, Rogue la saisit par la taille et appuya son front contre le ventre de la jeune fille. Il resserra son étreinte et Hermione se sentit perdre la partie. Les mains tremblantes, elles les posa sur les épaules de l'homme puis elle en déplaça une sous le menton et Rogue releva la tête. Leurs regards se croisèrent, et Hermione eut soudain pitié de cet homme d'ordinaire si cœur de pierre, si fragile.

- Professeur… dit-elle en fermant les yeux, sentant qu'elle lâchait prise. Professeur, je vous en supplie…

Rogue se releva alors et Hermione se suspendit à son cou alors qu'il reprenait pied sur l'herbe rousse. L'homme la serra contre lui, le visage dans son cou, puis Hermione recula et elle dit :

- Je suis trop faible, il m'est impossible de résister à une telle déclaration…

- Vous êtes une femme, miss Granger, dit Rogue en lui caressant tendrement le visage. Toutes les femmes ne peuvent pas tenir tête à une homme.

Hermione ferma les yeux sous la caresse puis Rogue se pencha vers elle et l'embrassa doucement. Hermione repondit au baiser puis elle le brisa et s'éloigna d'un pas en disant :

- Personne ne doit savoir. Pas même le professeur Sinistra ou Hagrid.

- Ni Potter, ni Weasley, ni Malefoy, également, dit Rogue. Vous avez raison, ce n'est pas le moment pour cela, mais…

- Chut… dit Hermione en posant son index sur les lèvres de l'homme en face d'elle. Tout le monde à besoin d'une bouée à laquelle se raccrocher, en ces temps de guerre. Harry à Malefoy et moi…

- Vous m'avez, acheva Rogue avec un léger sourire qui ravit Hermione.

La jeune fille hocha la tête puis les deux nouveaux amants se séparèrent, l'un partant vers l'enclos et l'autre vers son Dragon qui attendait un peu plus loin, profitant de la discussion de son dresseur pour piquer un petit roupillon.

Les heures s'égrenèrent ensuite, bien remplies pour chaque dresseur et chaque Dragon. Une nuit passa, puis un nouveau et encore une nuit. L'heure du combat approchait et Harry avait de plus en plus un mauvais pressentiment.

- Je crois que nous devrions prendre le chemin du Château, dit-il alors qu'il déjeunait en compagnie de Rogue et Sinistra

- Maintenant ? dit Rogue en posant sa tranche de viande froide. Mais Voldemort n'est censé attaquer que demain…

- Je sais, dit Harry. Mais j'ai un très mauvais pressentiment depuis ce matin… Drago est agité, et les autres Dragons aussi, c'est comme s'ils ressentaient que quelques chose va se passer…

- Harry ! s'exclama soudain Hermione en déboulant dans la tente, faisant sursauter ses occupants. Un hibou blessé vient d'arriver ! Regardez ce qu'il apporte !

Elle trébucha sur un pied de chaise et Harry se leva pour la réceptionner. Il la fit ensuite asseoir sur sa chaise et prit le pli carbonisé qu'elle secouait. Il le déplia et son visage se liquéfia.

- C'est le Directeur, dit-il. Voldemort a attaqué plus tôt que prévu. Les Mangemorts se comptent par milliers, et les Dragons ont déjà incendié et détruit une grande partie de la Forêt Interdite… Il n'y a pas une minute à perdre ! s'exclama-t-il ensuite.

Il se saisit de sa baguette magique et quitta la tente à toute vitesse. Il siffla violemment Dragon-Malefoy et sauta sur son dos tout en enfonçant sa baguette magique dans sa gorge. Il hurla ensuite :

- Avis à tous les Dragons et leurs dresseurs ! Rassemblez vos affaires ! Nous partons sur-le-champ ! Nous venons de recevoir une missive de Poudlard, Voldemort a attaqué plus tôt que prévu et les Magyars sont déjà à l'œuvre ! Nous devons retourner au château le plus vite possible ! Rassemblez-vous près des Portoloins, nous partons sur-le-champ !

Il répéta ensuite tandis que Dragon-Malefoy faisait le tour du campement dont les tentes se pliaient à la vitesse de l'éclair.

Les feux s'éteignaient comme des bougies et les dresseurs sautaient sur le dos de leurs Dragons en vérifiant leurs armes. Bientôt, tous furent prêts à partir et Rogue rendit leur forme originelle à une bonne dizaine de Portoloins faits de grosses pierres, des troncs d'arbres ou de petits objets agrandis par la magie.

- Aller, aller ! s'époumona Harry. Il n'y a pas une minute à perdre ! Nous devons aller défendre notre « chez nous » !

Cependant, à Poudlard, du haut des tours du Château, élèves et professeurs faisaient de leur possible pour repousser les Mangemorts et les Dragons qui survolaient l'école. De longs jets de flammes léchaient les pierres, les carbonisant, et des griffes acérées saisissaient ce qui passait à portée.

Des nombreux sortilèges fusaient et, si certains touchaient leur cible, la plupart la manquait de peu.

Dumbledore était au milieu de ses élèves. Il avait généré un maigre bouclier pour empêcher les Mangemorts de franchir le portail du domaine, mais le bouclier n'était pas suffisant pour empêcher les Dragons de passer, et chaque passage affaiblissait un peu plus le maigre rempart.

Soudain, des cris retentirent. Dumbledore pivota et vit avec effroi un Magyar posé sur le toit le plus proche, sans cavalier. L'animal avait la gueule grande ouverte, et un flot de bave s'en écoulait. Ses yeux exorbités et ses griffes plantées dans les tuiles lui donnaient un air fou particulièrement troublant. Tout à coup, un sortilège le frappa en pleine épaule, lui déchirant l'aile droite, puis une flèche siffla et lui transperça la tête en pénétrant par l'œil gauche. Le reptile hurla de douleur puis se redressa et bascula en arrière, sur le toit. Il débaroula ensuite dans le vide et son corps s'écrasa une centaine de mètres plus bas, démantibulé.

- Les Dragons ! s'exclama-t-on soudain.

- Harry, dit Dumbledore en levant les yeux vers le ciel.

Il vit alors avec joie de dizaines de petits Dragons blancs et marrons, chevauchés par d'étranges chevaliers armés jusqu'au dent, plonger en piqué sur les immenses Magyars à Pointe qui eurent un temps d'hésitation.

En bas, tentant par tous les moyens de passer le bouclier, Voldemort enrageait. Il lança un puissant sortilège sur la grille en fer quand soudain, une lance se planta devant lui, dans le sol, après être passée dans l'étroit interstice qui se trouvait entre son torse et la grille.

Levant les yeux, le vilain Lord vit alors les dizaines de Dragons s'en prendre, telle une nuée de mouches sur des vaches, à ses précieux reptiles.

- Non, non, non et non ! hurla-t-il en martelant les barreaux de ses poings. Non, non, non, non ! Ce n'est pas possible ! Mais d'où sortent tous ces moustiques ! Ce n'était pas prévu !

Des bruits sourds se firent alors entendre derrière lui et cris retentirent. Il se retourna et vit avec effroi des Dragons marron plonger parmi les rangs de ses fidèles, les décimer puis remonter avec des poignées d'hommes hurlants dans les pattes.

- Aller ! hurla Ramons. Décimez-moi toute cette vermine ! Tuez-les, broyez-les ! Faites-en de la chair à saucisse, il ne doit plus en rester un seul de vivant !

Voldemort, furieux, ordonna alors à ses hommes de descendre ces punaises volantes et les sortilèges verts fusèrent. Certains Dragons furent touchés et s'écrasaient ensuite au sol faisant encore plus de victimes parmi les Mangemorts, mais leur cavalier avait eut le temps de sauter sur un autre Dragon ou de transplaner.

Cramponné à Ramons, son Dragon venant d'être abattu, Ron lançait des sortilèges sur tout ce qui bougeait et qui portait une cagoule noire. Il abattit plusieurs Mangemorts, poussant un cri de joie à chaque fois, Ramons ne s'occupant que de diriger Dragon-Montor.

- Pique dedans ! s'exclama-t-il soudain.

Dragon-Montor replia ses ailes et étendit ses pattes. Il fit du rase-mottes dans les rangs de Mangemorts et en saisit plusieurs entre ses griffes. Le sang gicla puis les cadavres retombèrent sur le sol, disloqués, provoquant la panique parmi les Mangemorts qui se mirent à courir dans tous les sens, ne sachant plus ou donner de la tête avec ces dix Dragons qui ne cessaient de plonger parmi eux en écrasant tout sur leur passage.

Voldemort était furieux. Conscient du raffut derrière lui, il continua de détruite la grille à coup de sortilèges et soudain, un éclair blanc l'aveugla : le bouclier venait de céder.

Aussitôt, les Mangemorts encore vivants se ruèrent dans le parc, à la suite de leur maître, et se mirent à bombarder le château de sortilèges.

Arrivé en dernier avec le dernier Portoloin, Harry déposa rapidement Hagrid sur la tour, près de Dumbledore. Hermione déposa Rogue et un autre Dragon déposa Sinistra puis les trois Dragons repartirent.

- Là, Dray ! s'exclama Harry en se penchant en avant. Voilà Voldemort ! Fonce dans le tas !

- Avec plaisir ! s'exclama le Dragon blanc.

Harry conjura alors sur le nez de son compagnon, une longue corne noire et Dragon-Malefoy poussa un rugissement surpuissant qui fit lever la tête aux Mangemorts.

- C'est Potter ! s'écria Voldemort. Abattez-le ! Non ! s'écria-t-il ensuite. Abattez son Dragon, je le veux vivant !

Dragon-Malefoy, peu enclin à se laisser descendre par une bande de vautours, plongea dans le tas et en embrocha une bonne dizaine d'affilée dont il se débarrassa d'un vigoureux coup de tête, les envoyant valser un peu partout.

- Pense-moi à prendre un bon bain après ça, dit le Dragon blanc, le museau plein de sang. C'est répugnant.

- Promis, dit Harry. Aller, encore un passage puis tu chopes Voldemort et on s'en va.

- Ok capitaine ! dit Dragon-Malefoy.

Le Dragon blanc piqua ensuite et refit un passage, décimant un peu plus les rangs des Mangemorts. Harry en embrocha plusieurs avec sa lance et Dragon-Malefoy remonta ensuite en chandelle puis piqua sur Voldemort qui se protégea de ses bras.

- Nooooon ! hurla-t-il en se débattant. Lâche-moi, saleté de créature !

- Tu va te taire ! rugit Dragon-Malefoy, le Lord entre ses pattes avant.

Il le secoua ensuite et Harry dit :

- Vas-y doucement quand même, faudrait qu'il soit en état pour m'affronter…

Le Dragon blanc cessa de secouer le Lord puis Harry lui indiqua un îlot au milieu du Lac Noir, juste en dessous d'eux. Dragon-Malefoy s'y dirigea quand soudain, Harry sentit un choc. Le Dragon blanc hurla et lâcha sa prise qui fit un spectaculaire plongeon dans le Lac.

- Drago ! s'exclama Harry, mécontent. Pourquoi tu l'a lâché ?

- Il m'a blessé, Harry… dit le Dragon blanc en perdant brusquement l'altitude.

- Quoi ? Drago ! Non, redresse-toi ! Redresse Dray !

Le Dragon blanc se mit à tournoyer en cercles concentriques, se dirigea à toute vitesse vers l'îlot où il s'écrasa violemment dans une gerbe de terre, envoyant valser Harry à plusieurs mètres de là.

Le Gryffondor fit de nombreux tonneaux avant de finir sa course dans un bosquet d'épines. Il se releva ensuite en gémissant et, sonné, il se précipita sur son compagnon qui gisait le flanc gauche.

- Drago… Drago, non…

- Drago ? dit alors une voix sifflante. Bien sûr… J'aurais dû m'en douter…

Harry se retourna brusquement pour Voldemort se relever sur la berge du lac. Dégoulinant d'eau, il semblait encore plus vieux que d'habitude mais son regard flamboyant lui donnait un air tellement furieux que Harry eut un moment de panique. Il sentit alors dans son dos une brusque prise de respiration et un râle sortit de la gorge du Dragon blanc.

- Drago, dit Harry en enjambant le long cou maculé de terre. Drago, tu m'entends ?

- Harry, j'ai mal… dit le Dragon blanc, les yeux fermés. Qu'est-ce qu'il m'a fait…

- Un simple poignard, Drago, siffla alors le Lord. Un simple poignard glissé entre les plaques de ton astucieuse armure et c'est bon. Tu va mourir, sale petit cafard puant…

Il partit ensuite d'un atroce rire qui résonna jusqu'au château où, malgré de nombreux Dragons morts, ennemis comme amis, les élèves continuaient de bombarder les Magyars à Pointes, à présent pour la plupart sans dresseurs, des diverses choses, cailloux, flèches, sortilèges.

Hermione, son Dragon blessé posé sur le sommet de la Tour d'Astronomie, regardait vers le Lac. Elle vit alors la forme blanche, gisant sur le flanc, et soudain, un éclair vert traversa l'îlot en direction de la forme.

- Harry… Harry ! hurla-t-elle. Non !

Elle se tourna vers son Dragon et demanda:

- Tu peux te lever, Flysse ?

- Je ne sais pas… repondit le reptile. Je crois que je vais mourir…

- Non, je t'interdis de dire ça ! répliqua Hermione.

- Je ne suis qu'une copie de Dragon-Malefoy, maîtresse… Je peux mourir, ce ne sera pas grave… soupira l'imposant animal blanc, couché sur le flanc, la respiration sifflante.

- Une copie de…

Hermione eut soudain une idée et elle s'exclama :

- Mais bien sûr ! C'est ça !

- Quoi donc, maîtresse ? demanda Flysse.

- Tu es la copie de Dragon-Malefoy… si je te soigne, il sera soigné lui aussi normalement…

- Mais je suis indépendant de lui, maîtresse… dit le Dragon en tournant la tête pour qu'elle repose à plat. Et tu ne sais pas où il est blessé...

- Je sais, mais tu es quand même lié à lui, quelque part, dit Hermione. Il me suffit d'inventer un sortilège ou une potion qui te connectera à lui, ainsi, en te soignant, je pourrais soigner Dragon-Malefoy et il pourra aider Harry à vaincre Voldemort… Essaie de te lever, Flysse, je t'en supplie, tu ne va pas me lâcher maintenant alors qu'il reste tant de Mangemorts vivants…

Le Dragon soupira puis il roula sur le ventre en gémissant et appuya sur les trois pattes valides qu'il lui restait, la quatrième, l'avant droite, étant perforée par une des griffes d'un des Magyars.

- Montre-voir, dit alors Hermione en s'approchant. Bien… Je vais déjà retirer la griffe, après, je vais essayer de faire quelque chose avec ma baguette mais tu risque de souffrir.

- Ce n'est pas grave, c'est pour la bonne cause, dit Flysse.

Sur son poitrail, il portait les couleurs de Gryffondor mais le blason s'était brisé après une collision avec un Mangemort faisant un vol plané imprévu.

Prenant la griffe à deux mains, Hermione ferma les yeux puis elle souffla et tira un grand coup dessus. Un bruit de succion lui retourna l'estomac puis la griffe vint sans problèmes et la jeune fille trébucha. Elle tomba sur le derrière et se frotta les reins en marmonnant.

- Ca va ? demanda-t-elle ensuite à son Dragon en se relevant, la grosse griffe à la main.

- Je souffre le martyr mais ça ira, dit Flysse en hochant la tête.

Hermione lui fit un signe de tête puis elle posa la griffe sur le sol et s'approcha du Dragon. Elle effleura la blessure sanglante et prit un peu de sang sur sa main. Elle l'appliqua ensuite sur sa baguette magique et se concentra. Elle se mit à marmonner puis une bulle pâle se forma autour d'elle, comme si des volutes de fumée l'entouraient, avant que ces volutes ne se précipitent sur le sang de la baguette et sur la main d'Hermione.

Rouvrant les yeux, Hermione retourna vers le Dragon blanc juché sur ses trois pattes tremblantes, et elle appliqua la pâte grise obtenue. La plaie, pourtant très moche et empoisonnée, se cicatrisa alors aussitôt et Flysse reposa doucement sa patte au sol. Il s'appuya dessus puis se mit à ronronner et il fourragea son museau dans le giron d'Hermione qui s'agrippa à lui, contente qu'il aille mieux.

- Tu es vraiment douée, maîtresse, dit-il en ronronnant tel un gros chat. Je n'ai plus mal du tout. On peut retourner au combat si tu veux.

- Et comment ! dit la jeune fille.

- Alors en selle, mademoiselle !

Hermione sourit puis elle se redressa et saisit la corne de la selle. Elle posa un pied sur le bras du Dragon puis enfourcha l'épais tapis de cuir. Elle chaussa les étriers puis soudain, on l'interpella.

- Miss Granger ?

Reconnaissant la voix, Hermione se tourna pour découvrir son professeur de Potion debout à la porte de la tour, un bras en écharpe et un pansement taché de sang lui entourant la tête, lui masquant l'œil droit.

- Professeur… dit la jeune fille. Vous êtes blessé…

- Ca ira, assura l'homme en s'approchant. J'ai vu votre Dragon s'écraser ici tout à l'heure… Il n'a rien ?

- Il était blessé, dit Hermione en flattant le cou de l'animal. Mais je l'ai soigné. Maintenant, je dois m'occuper de Malefoy, il est blessé lui aussi…

- Je sais, je l'ai vu, dit Rogue en regardant vers l'îlot. Je voudrais vous accompagner, miss.

- Hors de question, dit Hermione. Vous restez ici. Dans l'état où vous êtes, vous ne m'êtes d'aucune utilité.

Rogue regarda son bras bandé puis il hocha la tête et Hermione s'excusa :

- Pardon, professeur, mais je ne veux pas qu'il vous arrive quoi que ce soit de plus grave… Retournez dans le château, c'est bientôt finit, je le sens.

- Si vous le dites…

Hermione regarda l'homme devant puis elle se pencha et l'embrassa doucement sur le front en disant :

- Je vous promets que je vais revenir, et avec Flysse. Nous serons entiers, je ne laisserais pas ce vieux serpent me toucher. Je vous laisse ce privilège… ajouta-t-elle avec un sourire.

L'homme haussa un sourcil puis Hermione talonna son Dragon qui déploya ses ailes puis se jeta de la tour. Rogue regarda l'animal blanc emporter la femme de son cœur, puis, dans un soupir, il retourna dans le château et gagna le hall d'un pas lent.

Sur l'îlot, cependant, Voldemort et Harry se faisaient face. Ils avaient tous deux leur baguette magique à la main et Voldemort avait déjà attaqué le Gryffondor de plusieurs Avada Kedavra qui avaient ricoché sur son armure en peau de troll.

- Cette armure est démoniaque ! ragea le Lord en trépignant. Aucun habit de peu renvoyer un sortilège de mort ! C'est impossible !

Harry sourit. Voir le méchant de service trépigner comme un enfant lui donnait envie de rire, mais les râles de son petit-ami dans son dos lui rappelèrent l'enjeu de ce combat et, rajustant sa prise sur sa baguette magique, il conjure un poignard et se précipita sur le Lord qui, furieux, ne le fit pas venir, mais sentit clairement la lame lui rentrer dans le ventre.

- Sale vermine ! hurla-t-il en envoyant bouler le Gryffondor jusqu'au bord de l'eau. Tu va me le payer ! C'est la dernière fois que tu m'approche de si près, je te l'assure !

Il lança ensuite un sortilège inconnu de Harry et soudain, deux pattes griffues blanches le mirent à terre. Un Dragon blanc se posa ensuite près de Dragon-Malefoy qui peinait à rester conscient, la flaque de sang rouge foncé s'étendant de minute en minute autour de lui.

- Malefoy… dit Hermione en sautant de Flysse qui s'approcha de Voldemort, toutes dents en avant, afin de le tenir à distance.

- Encore un lézard ! hurla le Lord. Je ne supporte plus ces bestioles !

Il hurla alors un sortilège en direction du Dragon mais l'animal replia ses ailes et le sortilège rebondi et fit exploser le seul arbre de l'îlot qui se mit à flamber comme une torche, éclairant les deux reptiles blancs et les trois sorciers.

Se relevant, Harry vit que le Lord avait sa main gauche qui tremblait. Un flot de sang noir coulait de son abdomen et visiblement, il perdait rapidement ses forces.

Flysse profita d'un moment d'inattention du Lord pour se retourner et donner un grand coup de queue. Le Lord fut balayé et il s'écrasa face contre terre en hurlant de rage et d'humiliation. Harry se jeta alors sur lui et Flysse se retourna vers sa maîtresse pour protéger sa copie de son corps.

Harry saisit le Lord par le col de sa tunique et abattit un grand coup de poing dans la mâchoire de l'homme qui riposta et envoya valser les lunettes du Gryffondor.

Un plouf se fit entendre mais Harry, furieux et aveuglé par la douleur de sa cicatrice, riposta à son tour. Il sentit les os éclater sous son coup de poing puis il roula avec le Lord et son bras droit plongea dans l'eau alors qu'il se retrouvait sous l'homme assit à califourchon sur son ventre.

- Et alors, Potter, on veut s'amuser ? demanda Voldemort avec un sourire vicieux.

Harry pinça les lèvres et plissa les yeux. A tâtons, il saisit une poignée de cailloux dans l'eau et d'un geste rapide, il les balança dans le visage du Lord qui hurla de douleur. Le Gryffondor en profita alors pour l'envoyer balader et prendre le dessus.

Il le frappa sans relâche et le sang de l'homme lui souilla les mains. Sa tête blanche valdinguait à droite et à gauche et, étrangement, l'homme ne réagissait plus. Soudain, une patte griffue saisit Harry par le torse et le souleva de terre.

- C'est finit… dit-on à son oreille. C'est finit, Harry…

Le Gryffondor regarda le sol flou s'éloigner puis il sombra dans le noir et s'évanoui.