Disclaimer :
Les personnages originaux appartiennent à JKR.
L'univers, l'histoire et la francisation des noms m'appartiennent.
Le non-respect de ces dispositions, notamment en matière de reproduction pourra entrainer de terribles représailles allant du coup de cuillère à l'écartèlement pur et simple.
Notes importantes :
La beta est assurée par l'inimitable Amy W. Key que vous devriez tous adorer bande de païens :D
Petite précision : sur une idée originale d'Amy, l'histoire se déroulant à Paris, tous les noms des personnages sont francisés (sauf Malefoy, considérant que son nom est déjà inspiré du français). Normalement, il ne devrait pas être trop compliqué de faire le rapprochement nom original / francisation, mais le cas échéant n'hésitez pas à me contacter =)
Je répondrais aux reviews anonymes en début de chapitre suivant.
Les Bavardages de Gis
Hello world !
Je poste rapidement le chapitre avant d'aller en cours :)
J'attends vos reviews avec BEAUCOUP d'impatience !
Chapter Soundtrack :
Bang Bang - Will I Am (BO Gatsby)
Chapitre 11
Clause inhérente pour la séparation des biens : fidélité des époux.
Clause inhérente pour la séparation des biens : fidélité des époux.
Les mots tournaient et retournaient dans l'esprit d'Hermione.
Clause inhérente pour la séparation des biens : fidélité des époux.
Les pièces du puzzle se remettaient en place une à une. À la lumière des récents évènements, d'autres se rajoutaient, complétaient cet étrange tableau.
Malefoy serrait sa main dans la sienne, la trainant littéralement au travers des couloirs du commissariat, en direction de la sortie. Ils n'avaient que peu de temps. Surement très peu de temps avant que toute la famille Potté ne se décide à prendre la poudre d'escampette et à quitter le territoire.
Vite, il fallait faire vite.
Cette fois ni taxi, ni chauffeur, ni baiser sur la banquette arrière n'étaient au programme. Drago se dirigea d'un pas rapide vers sa propre voiture qu'il déverrouilla. Une Audi aux lignes épurées, le genre de voiture hors de prix qu'on aurait pu facilement croiser dans un film d'action hollywoodien.
Hermione se retint de commenter ses préférences plutôt luxueuses en matière de moyen de locomotion.
- C'est notre nouveau QG ? demanda-t-elle en une tentative de plaisanterie.
Ni sourire, ni rire n'effleurèrent ses lèvres.
C'était le moment, elle le sentait. Le moment où l'intrigue était sur le point de se résoudre, celui où leurs esprits affutés par les années d'entrainement bouillonnaient sous le flux ininterrompu d'informations et de théories.
Hermione se lança.
- Rupture du contrat de mariage des Potté en cas d'adultère, commença-t-elle. Et donc du testament d'Henry !
- Ce testament est à l'origine de tout, commenta Drago.
Sa voix était rauque, tendue.
- Mathilda était au service de la famille depuis toujours. Elle devait être au courant de ce contrat. C'est pour cette raison qu'elle a été éliminée, poursuivit Hermione.
Il acquiesça.
- Et la relation de Jenny avec Blaise Zabini pourrait être prouvée par n'importe qui dans cette maison, poursuivit-elle. Ils étaient donc en danger.
- Faux.
Elle se tourna vers Malefoy en fronçant les sourcils.
- C'est faux, répéta-t-il. Jenny Potté est bien trop amoureuse pour se sentir en danger. Et Zabini ne doit même pas avoir connaissance du testament ou du contrat qui lie les époux.
- Donc quelqu'un d'autre devait être mis en danger par cette relation...
Le visage d'Hermione vira soudainement au blême.
- Grangier ?
Elle ne répondit pas.
- Grangier ? Hermione ? Qu'est ce qu'il se passe ?
- Je... Je dois vérifier quelque chose.
Fébrile elle tira son téléphone portable de sa poche arrière.
- Allo ? James ? C'est l'inspecteur Grangier ?
Les borborygmes étouffés qu'il percevait devaient donc provenir de l'affreux rejeton de la famille Potté.
- J'ai une question très importante à te poser. Il faut que tu me promettes de me dire la vérité.
Le gamin dut accepter car les traits d'Hermione semblèrent se dérider légèrement.
- Je dois savoir ce que ton oncle et ta tante t'ont offert pour Noël.
Malefoy crut halluciner. Pourtant, la conversation se poursuivit.
- Rien ? Pourquoi n'ont-ils rien offert ?
Un sourire de vainqueur étira alors les lèvres d'Hermione. Elle raccrocha.
- Quel est le rapport entre le Noel du gosse et nos meurtres ?
- James n'a jamais reçu le cadeau que sa chère tante Pansy lui avait promis, déclara Hermione.
- Qu'était-ce ?
- Un poignard ancien.
Pas de gyrophare sur le toit de leur voiture. Mieux valait ne pas attirer l'attention pour le moment. De plus, Malefoy ne semblait pas avoir besoin de ça pour exploser littéralement les limitations du code de la route. Les hauts immeubles parisiens défilaient à une vitesse frôlant l'absurde.
Mais aussi étrange que cela puisse paraitre, Hermione n'avait pas peur. Elle lui faisait confiance. Aveuglement.
Drago crispa ses mains gantées de cuir sur le volant de l'Audi et grilla un énième feu rouge.
Tout se jouait à la seconde près. Si les Belette étaient déjà partis de chez eux, ç'en était fini de leur enquête. Ce genre de personnes avait les moyens financiers de disparaître de la circulation de façon définitive. Quelques dizaines de milliers d'euros et une nouvelle identité, une nouvelle vie les attendraient.
Malefoy accéléra encore. Les klaxons ne semblaient pas l'atteindre.
Le téléphone d'Hermione sonna. Le labo. Elle mit le haut-parleur.
- Grangier, on a des correspondances génétiques entre vos suspects et le cheveu retrouvé sur la scène de cr…
- Pansy Belette ? questionna-t-elle sans le laisser finir.
- Comment s…
Elle ne lui laissa même pas le temps de finir sa phrase : elle avait déjà raccroché.
- Pourquoi le cheveu était-il blond ?
- Perruque au cas où, répondit Malefoy. Avec ça, on va même pouvoir rajouter une couche de préméditation au tribunal. On devrait même pouvoir trouver des gants en plastique dans son sac à main. Merci internet et les séries policières…
Tout s'emboîtait à la perfection.
Ils longeaient les quais en se faufilant dangereusement entre les autres automobilistes. Les sirènes hurlaient, la tour Eiffel se profilait à l'horizon, surplombant la Seine.
Le tableau était superbe.
Et l'adrénaline montait, montait, montait…
Un sac de voyage dans chaque main, Ronan Belette descendait à pas lourds les escaliers de l'immeuble. L'ascenseur était en panne. Encore. À croire que tout s'était lié contre lui pour lui compliquer la tâche.
Déjà que toute cette histoire le mettait dans des états de panique inédits...
Il arriva enfin en bas des marches en poussant un grognement de satisfaction. Ses cheveux roux trempés de sueur collaient à sa nuque moite. Il s'essuya le front du revers de la main. Quatre étages avec trois tonnes de fringues dans chaque main : Pansy avait de ces idées parfois...
Il sortit du hall de l'immeuble à reculons après avoir bataillé un bon moment avec la porte d'entrée.
Les cris de sa fille lui indiquèrent où retrouver sa femme. Rose hurlait à pleins poumons tandis que sa mère s'échinait à l'installer à l'arrière du monospace familial. Une vague histoire de dessins animés ratés qui la mettait dans tous ses états.
Il ouvrit le coffre de la voiture d'un cliquetis de clé.
Pansy sursauta, poussant un cri étranglé avant de lui lancer un regard noir. Ils étaient tous deux sur le qui-vive, ne sachant pas combien de temps il leur restait avant que ces satanés flics ne finissent par résoudre leur fichue enquête.
Quelle idée de merde quand même...
Pansy et ses glorieux projets finiraient par avoir raison de lui.
Il neigeait encore. Ce temps horrible commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Cette neige insupportable ne semblait pourtant pas disposée à s'arrêter de tomber continuellement.
- Ron ! glapit Pansy par-dessus les braillements de leur fille. Arrête de rêvasser et dépêche-toi !
Au loin, des sirènes de police répondirent à ses cris hystériques.
Le regard de Ron s'attarda sur sa fille. Puis sur sa femme. Puis sur sa fille.
- Ron... menaça Pansy en décelant l'enchainement des pensées dans l'esprit de son époux.
À nouveau sa femme, puis sa fille. Il ne lui fallut pas davantage de temps avant de se décider.
- Désolé ! lâcha-t-il avant de s'enfuir en courant.
Pansy hoquetait sous la colère.
- RON ! RONAN ! REVIENS ICI TOUT DE SUITE !
Drago se gara à moitié sur le trottoir en un crissement de pneus agonisants. Ils bondirent hors de la voiture d'un même mouvement.
- Tu les arrêtes, je les coince par derrière ! ordonna Hermione avant de le planter là.
Il n'avait pas vraiment la possibilité de discuter ses ordres.
Aussi, il s'élança en direction du domicile des Belette. Des cris d'enfants l'attirèrent dans le parking extérieur des locataires de l'immeuble. Pansy Parkinson l'attendait, bras croisés. Harnachée dans un siège-auto, sa fille se trouvait au beau milieu d'un caprice des plus bruyants.
Enfin. Enfin cette histoire prenait fin. Le visage de Pansy n'exprimait aucune surprise. Plutôt une sorte de résignation furieuse. Un genre de satisfaction malsaine qui la poussait à le toiser du haut de ses talons aiguilles.
Elle les attendait.
Drago se dirigea vers elle, menottes en main. Elle le fusilla du regard. Les pleurs de Rose accentuaient le tragique de la scène.
- Pansy Belette Parkinson, vous êtes en état d'arrestation, déclara-t-il d'une voix calme.
Hermione s'engagea à pas de loup derrière l'immeuble des Belette. Elle se glissa dans une ruelle étroite, son arme au poing. Elle avait l'habitude de ce genre d'arrestation. Et deux fois sur trois elle se retrouvait à courser un suspect paniqué qui s'imaginait capable de la semer.
Au moins était-elle préparée.
Et son instinct ne lui avait pas fait défaut.
Son attention fut attirée par des bruits de pas qui résonnaient lourdement sur sa droite. Quelqu'un courait, s'essoufflait rapidement au fur et à mesure de ses foulées pataudes. Elle ne mit pas longtemps avant de le rejoindre dans la venelle adjacente.
Le visage de Ronan Belette avait pris une teinte rougeaude sous l'effort.
Il l'aperçut et la reconnut instantanément.
Elle pouvait sentir la panique qui l'anima alors. Il repartit dans l'autre sens au pas de course. Quel idiot...
Hermione était formée pour être endurante, pour pouvoir supporter à peu près tout et n'importe quoi. Pensait-il sérieusement pouvoir la distancer ? De plus, fuir ne jouerait vraiment pas en sa faveur...
Il accéléra tant bien que mal mais elle le rejoignit en quelques pas.
Elle agrippa sa main et lui retourna l'épaule d'une clé de bras sauvage. Un coup derrière la jambe le mit à genoux.
Une première menotte se referma autour de son poignet droit.
- Ron Belette, vous êtes en état d'arrestation, clama-t-elle en refermant la seconde menotte.
Hermione arriva en trainant Ronan au moment où Drago maitrisait son épouse. Elle lui adressa un bref hochement de tête professionnel. À ses cheveux défaits, il devina sa précédente course-poursuite. L'embonpoint de Belette ne laissait pourtant pas supposer pareil effort comme imaginable.
Il se démenait contre Grangier. Peut-être pensait-il avoir la moindre chance de leur échapper. Surtout que le renfort rameuté par Malefoy venait d'arriver.
- Vous avez le droit de garder le silence.
Pansy cracha quelques phrases bien senties à l'égard de la fonction publique et des incapables qui en exerçaient les fonctions.
- Tout ce que vous direz pourra et sera utilisé contre vous devant un tribunal de droit.
Elle menaça, insensible aux avertissements proférés par Malefoy, clama posséder des avocats intraitables, des connaissances hauts-placées qui la tireraient de ce mauvais pas.
- Vous avez le droit d'avoir un avocat présent lors des interrogatoires. Si vous ne pouvez pas payer un avocat, celui-ci sera nommé pour vous.
D'une pression sur sa nuque, il força Pansy à s'asseoir à l'arrière d'une voiture d'un de ses nombreux collègues sur place.
Enfin, il respirait.
La neige tombait dru tandis que le brouillard se levait. Hermione s'approchait de lui. Les flocons teintés de rouge et de bleu par l'éclat des gyrophares s'écrasaient sur ses joues, sur son nez.
Ses yeux brillaient. Et elle sourit.
Encore un prologue et ce sera la fin ;)
Alors qui s'y attendait ?
