Salut les gens, pas de bavardages incessants aujourd'hui : une gastro se prépare à l'horizon ! Donc direct je vous laisse avec votre lecture, où rien ne m'appartiens comme toujours. Bon chapitre !

Chapitre 11 – Sirius Black

''Eh Black, sors de ta cachette ! Tu as de la visite de la part de Gringotts ! Allez, lève-toi sale mangemort !'' Hurle Merrick, l'un des rares responsables humains du pénitencier, frappant les barreaux de la porte avec sa matraque en bois de noyer.

Dans le coin sombre de sa cellule, Sirius se retransforme en homme, pour se diriger maladroitement vers la porte et se faire connaître auprès de son invité surprise – retenant de grogner contre le surveillant, qui s'amuse à essayer de frapper son foie avec sa matraque.

''Bonjour Lord Black, je suis Arthos Dents-Carriées. Le directeur Ragnok m'envoie au près de vous pour vous remettre cette missive. Elle concerne votre filleul Harry James Potter et l'état de votre coffre de confiance. Voulez-vous lire ce courrier ?'' Demande la petite créature d'une voix fluette et aux crocs dans un état déplaisant.

''Harry … pour sûr que j'accepte. Mais pourquoi maintenant ? Et pourquoi le directeur Ragnok veut t-il me parler de mon coffre, cela fait 7 ans que je suis incarcéré, au moins.'' Rétorque le forçat, d'une voix rauque et pas plus haute qu'un murmure.

''Pose pas de questions Black. Lis cette foutue lettre et sois sympa avec ton visiteur gobelin, je vous laisse avec notre tueur de moldus. Sonnez la petite clochette une fois terminé.'' Grogne le garde, balançant son objet de malheur dans un sens puis dans l'autre.

La petite créature invoque un tabouret devant la porte, puis il passe l'épaisse enveloppe à travers les barreaux. Le prisonnier la saisit d'une main tremblante avant de s'asseoir en face de son interlocuteur et d'ouvrir le papier kraft.

Arthos fait de même, sortant dans la foulée, quelques gourmandises gobelines pour patienter. Sirius se met à lire le courrier officiel avec une grande concentration, après s'être adossé près de la porte.

Mes salutations Lord Black,

Comme vous l'a dit mon émissaire, je souhaite intervenir dans votre vie carcérale, mais pas de la manière dont vous pensez … je ne vais point vous parler de votre filleul ou de quelconques sujets financiers ; pas dans cet endroit lugubre qu'est Azkaban.

J'en viens aux faits ! Dans les souterrains de Gringotts et dans les archive du Département de la Justice Magique, certains protagonistes savent quelques vérités à votre sujet : comme par exemple que vous n'avez jamais eu de procès avec de véritables preuves, ou le fait qu'être un mangemort ou un traître ne corresponde pas à votre profil.

Oui Lord Black, je pense – avec un petit groupe de personnes – que vous êtes innocent quant à la trahison envers les Potter, qui étaient vos amis – presque de la famille selon les racontars.

Ainsi, j'ai donc mené ma petite enquête de façon discrète et efficace, aidé par Amélia Bones (qui est maintenant la Directrice du Département de la Justice) et par le peu de documents de l'époque dont nous disposons dans les archives du service.

De fil en aiguille, nous avons découvert beaucoup d'irrégularités concernant cette sombre affaire : certaines personnes ont été soudoyées pour vous priver de votre liberté et de la garde de votre filleul, cette sinistre affaire touche entre autre certaines sphères politiques.

Comme vous vous en doutez, je vais tout faire pour vous sortir de là, mais d'abord lisez attentivement ce qui va suivre :

Je vais vous faire sortir de prison, sans que les détraqueurs ne soupçonnent votre évasion, pour cela j'ai ''fabriqué'' une poupée vaudou vous représentant ; elle est plus vraie que nature.

Mais pour activer sa fonction première, il faut que vous versiez dix gouttes de votre sang de votre sang sur sa tête en récitant les paroles écrites au Post-scriptum.

Oui, vous avez compris ce dont je parle … je vous prie de ne pas hurler d'indignation face à cette Magie très Noire, qui au demeurant vous permettra de sortir d'Azkaban pour pouvoir rejoindre votre filleul.

Mon émissaire vous assistera dans cette opération, la poupée sera nue et dormira pendant trois heures. Habillez-la et enfilez la robe que vous donnera Arthos.

Une fois cela accompli, une phrase d'activation de portoloin – située près de ma signature – vous amènera dans mon bureau où il y aura madame Bones. Les protections d'Azkaban ne peuvent rien contre la Magie Gobeline … les sorciers sont tellement arrogants !

Pas d'inquiétude ! Notre amie commune est convaincue (moyennant un témoignage) que vous avez était incarcéré à tort, elle a une fiole de Véritasérum et tout ce qu'il faut pour recueillir votre témoignage.

Pour répondre à votre question : oui vous serez officieusement libre, soigné dans un établissement partenaire avec la banque (sous un un faux-nom bien sur) dont les propriétaires vous aideront à redevenir un homme à part entière (l'une d'elles est médicomage).

Mais il va sans dire que vous devez respecter quelques règles, il vous faudra être discret Lord Black … j'imagine que vous savez pourquoi si je vous dis ''Albus Dumbledore'' et ''conspiration'', ou encore ''Ministère corrompu''.

Dans cette optique, il vous faudra être sous Glamour, avec un faux nom, une attitude différente et ne surtout pas fréquenter le Monde Magique Britannique – vous pouvez partir à l'étranger et y vivre sans faire de vagues dans le monde moldu.

Viens donc la question des soins, c'est une de mes conditions : je veux que vous obéissiez aux ordres médicaux de mademoiselle Crâne (la médicomage) en tous points … s'il faut vous mettre dans un court coma pour votre noyau magique vous acceptez, s'il faut voir un psychomage pareillement, ou si vous devez utiliser la médecine moldue également.

Quant à votre comportement à l'extérieur, je ne vous ferrais pas l'affront de vous dire que vous devez être irréprochable (cela est impossible au vu de votre vécu), mais courtois envers madame Bones, mademoiselle Crâne et la compagne de cette dernière (qui dirige l'établissement et est cracmole).

Enfin, viens le sujet du jeune Harry Potter … je vous parlerai de sa vie après l'interrogatoire de madame Bones, avec une potion de Sérénité : il y a de sombres secrets qui entoure cet enfant et je ne veux pas d'une explosion magique ou physique.

Pas de temps à perdre, cette missive est assez longue comme cela ! Exécutez mon plan pour être libre et élever Harry James Potter, ou restez dans la geôle crasseuse qui vous sert de domicile … vous devez décider maintenant.

Si vous refusez, déchirez le papier devant mon émissaire et il s'en ira, sinon demandez-lui le couteau. Faite semblant d'être en colère ou désespéré, lorsque vous lui parlerez ; il saura quoi faire pour éviter les soupçons.

À la fin de cette lecture, il vous reste une minute de réflexion, ensuite Arthos vous demandera votre décision.

Bonne chance Lord Black …

Ragnok Pattes-de-poules, Directeur de la banque Gringotts, 10e Commandant des Gobelins-Guerriers de la Légion Britannique et Seigneur des Anneaux dorés.

P.S 1 : ''Que cette chose inarticulée existe par des besoins primaires, de façon inoffensive et superficielle, qu'elle dépérisse dans le noir sans bruits quand s'écoulera sept ans, Magie je te le dis : que cette copie de Moi respire et se meut tel que moi.''

P.S 2: ''Désolé mon Harry, désolé James et Lily, j'ai encore échoué !''

La décision de Sirius est prise une fois sa lecture finie, il connaît bien Amélia dont il a confiance, il est connu que les gobelins méprisent les humains ne les respectant pas (lui il a toujours été aimable avec eux, au cas où) et il pourrait revoir Harry !

''Je refuse de lire ces inepties gobelin ! Si mon filleul peut être heureux sans moi, je refuse de lui céder les coffres de la famille Black !'' Dit Sirius en donnant la missive, qui est aussitôt remplacée par un tas de tissu contenant un coffret tout simple.

''Réfléchissez Lord Black ! Je vous en conjure, il en va de la vie d'un bébé humain !'' Réplique la créature, jouant le jeu à la perfection.

Sirius ouvre le coffret pour sortir la poupée et un couteau, il rouvre sa blessure à l'épaule – qui saigne gouttes par gouttes et appuie la tête de l'objet jusqu'à ce que cette dernière soit recouverte du liquide carmin.

Puis il récite les funestes paroles et voit, avec un mélange de dégoût et de fascination morbide, le petit objet de quelques centimètres devenir une copie exacte de lui-même au niveau physique. Pour ce qui est du reste … on aurait dit un légume avec son regard vide, son faciès inexpressif et son attitude relâchée.

Nul doute que son cerveau devait être aussi mort, si ce n'est plus, que ceux des autres détenus résidant dans ce formidable endroit.

Il habille l'autre ''lui'' avec ses vêtements de forçat, puis il revêt la grande robe noire avec une capuche et se fermant intégralement, il met son double sur le lit de fortune, se fait un brin de toilette tout en jetant le coffret par-dessus bord ; c'est-à-dire par la petite fenêtre de la cellule.

Le tout en marmonnant comme le dernier des dingos, tandis qu'Arthos use d'une fausse diplomatie pour calmer ses ardeurs. Ensuite, après une salutation polie, Sirius énonce les mots d'activation – avec un pincement au cœur lors de la prononciation.

Suite à un tourbillon de couleur, il atterrit dans le bureau du directeur de la banque, qui n'est pas seul évidemment, une femme se tient de façon rigide près de la cheminée.

Amélia Bones est une femme de 43 ans à la silhouette massive et athlétique, avec peu de courbes féminines, une peau claire et des ongles rongés par une impatience constante. Ses cheveux sont d'un brun clair coupés court avec des yeux verts foncés, un visage doux mal assorti à une mâchoire carrée.

C'est une femme intègre, tolérante et honnête (du moins envers ceux qui respectent la Loi), qui est aussi droite et incorruptible que la Justice, aussi forte qu'un auror, mais plus égalitaire vis à vis des créatures ou des moldus que certains.

Elle est habillée d'un manteau noir moldu, par-dessus une chemise et un pantalon couleur cuivre. Elle a aussi des bottines noires moldues également et un chapeau-feutre bleu-marine. La femme de loi porte une chevalière en cuivre et en obsidienne signifiant qu'elle dirige sa Maison …

Sirius incline poliment la tête, honteux de paraître ainsi devant une femme qu'il sait exceptionnelle : James lui a toujours parlé d'elle de façon élogieuse, disant qu'elle a rendu service à sa famille sans juger ou manquer à ses devoirs.

''Lady Bones, c'est un honneur de vous rencontrer enfin. James m'a toujours dit que vous êtes une alliée précieuse, compétente et droite.'' Salue Sirius, portant la main droite à son cœur en restant incliner.

''Bonjour à vous Lord Black, je suis enchantée de vous rencontrer également. James parlait de vous comme le frère qu'il aurait souhaité avoir. Je vous remercie pour ces compliments, sincères mais inutiles : je ne fais que mon travail en respectant les Droits Humains.'' Répond la directrice, un petit sourire aux lèvres.

''Quant à vous directeur Ragnok, je vous salue avec toute la sincérité qui s'impose, je vous remercie également de m'avoir sorti d'Azkaban. Je ferais en sorte que vous ne le regretterez pas.''

''Je l'espère bien Lord Black, le jeune Harry, Remus Lupin, ainsi que le monde sorcier ont besoin d'un individu aussi fort que vous. Commençons voulez-vous ? Plus vite ce sera fait, plus vite nous parlerons de votre filleul.''

Les trois protagonistes s'assoient, Amélia sort de quoi écrire et enregistrer, ainsi qu'une fiole remplie d'un liquide bleu visqueux – que Sirius sait être du Véritasérum – et lui demande de bien vouloir boire le contenu encore plus amer que du pamplemousse (Ndb : j'aime bien moi), si ce n'est plus.

Elle lui pose d'abord des questions basiques : son nom et prénom, sa date de naissance, le prénom de ses parents, sa qualification sociale et conjugale, son domicile et le métier qu'il exerçait avant sa condamnation ; c'est-à-dire une formation d'auror.

Ensuite, elle lui demande quelles sont ses compétences magiques (qu'elle fut sa surprise lorsqu'elle apprit son petit secret canin !), la relation avec les Potter et avec Peter Petitgrow : la surprise est totale pour la juge, lorsqu'elle apprend que trois des ''Maraudeurs'' sont des animagi, depuis leur 5e année, pour tenir compagnie à un loup-garou qui plus est !

Ainsi, elle écrit le signalement de Petitgrow sous sa forme animale, puis revient à son interrogatoire un peu déboussolée par la malice des anciens Griffondor – ils ne sont mêmes pas déclarés en plus, mais elle veillera à ce que l'ancien prisonnier se déclare – où elle apprit un autre détail encore plus troublant …

''Vous n'étiez pas le Gardien du Secret de la famille Potter ?! Mais comment cela se fait t-il ?!'' Demande Amélia, estomaquée par ce retournement de situation.

''Non, je voulais faire un coup de bluff : tout le monde penserait que ce serait moi leur Gardien, donc je serais la cible des mangemorts. Alors on a décidés de choisir Peter, qui ne s'est jamais battu et vivait chez sa mère, dans le monde moldu. Au début, on a pensés à Remus mais comme c'était presque mon compagnon, il n'était pas intouchable.''

La juge note soigneusement les aveux de Black : disant que ce plan aurait pu être parfait si Petitgrow n'avait pas trahi ses amis, et accessoirement tué des moldus avec une grande brutalité en accusant un homme qui aurait, selon ses dires ''préférait mourir que de trahir sa famille de cœur et son compagnon''.

''Merci beaucoup Lord Black, pour ce témoignage et le courage dont vous faites preuve depuis 7 ans. Vous avez enduré l'enfer à cause d'imbéciles corrompus et de gens crédules. Pouvez-vous me donner vos souvenirs confirmant ces affirmations ?''

L'ancien détenu, qui n'est plus sous l'emprise du sérum, accepte vivement avec un regard assez éteint, lorsque ces derniers sortent de sa tête pour se réfugier dans des fioles de verres, toutes numéroter et nommer au fur et à mesure que les filaments argentés défilent dans un halo bleu.

Puis après de rapides salutations, Lady Bones rentre chez elle dans une gerbe de flammes vertes, tandis que Ragnok commande un thé bien fort avec une potion calmante : il est l'heure d'aborder un sujet très lourd, assez long et compliqué comme une toile d'araignée.

Ainsi, Sirius apprend que son filleul a été traité comme un chien, dont l'oncle a souillé le corps et a voulu le tuer comme un vulgaire parasite. Mais son plan a échoué, car Harry a réussi à prendre contact avec les gobelins, qui lui a annoncé qu'il a été volé et la mort de ses parents.

Car oui ! Harry ne savait pas qui il était avant de rencontrer un certain Thomas Gaunt dans une librairie.

Les deux partagent une connexion épistolaire avec une amitié faite de papier et d'encre … celui-ci lui a expliqué le Monde Sorcier dans tout son ensemble, l'aidant comme un tuteur le ferait et étant un confident fiable.

Le petit garçon et Ragnok ont fait en sorte que l'argent volé revienne peu à peu dans les coffres, tout en endettant les responsables.

Ensuite, le directeur gobelin a envoyé le jeune Potter en Irlande, pour se faire soigner et avoir un toit stable, en attendant que Sirius soit libre, apte physiquement et mentalement à élever son filleul.

Mademoiselle Crâne lui expliquera quels sont les soins passés et ceux en cours, ses occupations actuelles, son caractère – assez renfermé, mais Sirius ne peut lui en vouloir – et ses amis qui sont Bathilda Tourdesac, Alastor Maugrey, le fameux Thomas Gaunt, Ragnok, la médicomage et sa compagne.

Cela rassure l'ancien prisonnier, de savoir que ce petit garçon battu n'est pas seul et qu'il est soutenu de toutes les manières possibles, il se doute bien que ces personnes veillent à ce qu'il ait une bonne éducation sorcière.

''Ne vous inquiétez pas pour ça Lord Black, le jeune Potter a bien rattrapé son retard : il sait parler deux langues dont la mienne, il connaît la théorie magique de A à Z, tout comme les bonnes manières qu'un jeune Lord doit avoir.''

Il finit par expliquer que le petit Harry a des blessures psychologiques, à cause de ses soi-disant ''tuteurs'' … donc Sirius devra y aller mollo avec lui : ne pas le couver ou être sévère comme un adulte responsable, mais ne pas être non plus un gamin joueur trop agité.

Il doit le traiter comme un garçon plus mâture que son âge, l'aider à dépasser ses démons en lui donnant de l'espace.

Sirius comprend, au regard de son interlocuteur, que son filleul a plus besoin de soutien que d'un tuteur avec un grand T, il se promet donc d'être à ses côtés en tant que bouclier et comme canne ; mauvais choix de mots pour cet objet-là …

Leur conversation fut interrompue par l'arrivée enflammée de Véra, dont l'ancien forçat aime bien le style vestimentaire très Irlandais, lui qui pourtant n'aime pas le vert – pas seulement parce que c'est un Griffondor, mais juste parce qu'il préfère les couleurs chaudes.

Comme l'ambre des yeux de Remus, les cheveux roux de Lily, le vif d'or de James, ou la carrosserie en cuivre de son Harley Davidson et les drapeaux multicolores de la Gay-Pride, où son compagnon et lui passaient un moment hors du temps.

Les trois protagonistes se déplacent dans une autre pièce, Ragnok prévint un elfe qu'il prend une pause en compagnie de deux clients importants, ils s'installent sur des fauteuils en velours prune avec une nouvelle tasse de thé dans les mains.

Il s'ébroue comme sa forme canine, et s'excuse devant les deux autres personnes de la pièce avec un regard contrit et perdu.

''Ce n'est pas grave Lord Black, c'est un effet secondaire d'une longue exposition aux détraqueurs. J'en ai profité pour vous lancer un sortilège de diagnostic en attendant votre atterrissage.'' déclare doucement la jeune femme albinos.

Le brun souffle de dépit, espérant que cet état ne dure pas et qu'il ne sera pas dangereux pour lui et les autres, manquerait plus qu'il soit aussi irresponsable que lors de sa sixième année ! Ce serait le pompon, tiens !

''Alors Sirius, je peux vous appeler Sirius ? Nous allons regarder cette liste incroyable de soins à faire dans mon bureau. Directeur Ragnok, au plaisir de vous revoir …''

Après quelques salutations, le jeune homme suit la femme aux cheveux de neige parsemé d'or dans le conduit, pour atterrir quelques secondes plus tard dans un bureau dont la vue est magnifique, du moins de son avis.

Il voit la médicomage invoquer une baignoire remplie d'eau bouillante, puis mettre des produits divers et variés dedans et finit par sortir des ciseaux.

Elle déplie également une robe d'hôpital et sortie une brosse Poli-dent avec du dentifrice ; qui est l'équivalent d'une fraise dans le Monde Magique, mais en deux fois plus fort.

Véra complète le tout par une serviette douce à vue d'œil, un produit de rasage pour faire disparaître tous les poils du visage et du corps, un autre pour nettoyer les ongles magiquement et des chaussons confortables.

''Asseyez-vous sur cette chaise Sirius, on va … débroussailler tout ça, surtout que vous avec des morsures de puces et des tiques incrustées dans les endroits pileux. Puis avec toute cette crasse je ne pourrais pas vous soigner correctement, en plus vos dents et vos ongles sont dans un état lamentable.''

''Les tiques et les puces, je m'y attendais un peu vu que je suis un animagus chien. Pareil pour les poils, ils repoussent vite. Mais franchement, je ne vois pas quel est le problème avec le reste !'' Plaisante le brun, de manière sardonique.

''Amusant Sirius, mais votre tête est capable de terrifier un aveugle ! Un animagus chien … ?''

Ainsi, l'ancien Griffondor raconte à la médicomage comment lui et ses amis sont devenus des animagi afin d'accompagner l'un des leurs lors de ses transformations lunaires.

Un ami que Sirius, à partir de 13 ans, a vite cessé de le considérer comme tel : au début il a essayé de renié ses sentiments en couchant avec des filles – car il avait un peu honte d'être homosexuel – où il a tenté tous les trucs possibles et inimaginables pour être ''normal''.

Mais à leur 16 ans, lors d'une grosse dispute à propos d'une connerie monumentale qu'il avait fait, Patmol a laissé ses sentiments plus qu'amicaux envers Lunard. Quant à Remus, il lui a confié que son loup l'avait désigné comme un compagnon potentiel de type Bêta, sa bête intérieure hurlait à chaque fois que Sirius revenait avec une fille.

Les deux jeunes hommes ont mis à plat leurs sentiments, l'Héritier Black a cessé de courir les demoiselles – il se trouve ridicule quand il y pense – et a commencé une relation avec son beau et tendre Remus ; qui bien qu'Oméga sait se faire entendre.

Bien sur, il y est allé étapes par étapes : quelques rendez-vous clandestins dans le château ou à Pré-au-Lard, là ils s'embrassent plus ou moins chastement, les étreintes bien serrées.

Lorsqu'ils se voient en été, ils sortent en ville pour faire des trucs moldus, comme des rencards variés ou s'embrasser dans une ruelle déserte.

Ensuite, leurs entrevue à deux se sont muées en quelque chose de plus concret : ils se sont mis à fréquenter des personnes du milieu homosexuel, certains lieux de rencontre comme des magasins ou des restaurants gay, sont allés à la Gay-Pride durant les jours d'été en fin de Juin et ils ont fait leur coming-out auprès de leurs amis.

Bien sur, ces derniers ont compris que les deux amoureux partagent une intimité plus amoureuse qu'amicale. Surtout Lily, qui a deviné dès le jour où elle et James se sont mis à se fréquenter de façon également amoureuse.

Le petit couple a emménagé dans le Devon, dans la maison de vacances des Maraudeurs (plus Lily et Marlène Mckinnon, la petite amie de Peter), Sirius a acheté une moto et des vêtements en cuir – embrassant son côté Marlon Brando – tandis que Remus avait un style ressemblant à celui d'un bûcheron, le couple participe à quelques soirées dans le quartier de Soho.

Puis Harry est né, apportant une vague de bonheur dans la bande, mais aussi de chagrin car Marlène a été tuée par des mangemorts à la sortie d'un bar moldu. Ce qui a fait que Sirius et Remus n'ont pas eu le cœur à s'unir de façon officieuse entre humain et créature, ne voulant pas rajouter une couche sur le chagrin de Peter.

Après avait eu lieu les événements que tout le monde connaît : la mort des Potter avec un fils orphelin caché chez les moldus, leur plus proche ami enfermé à Azkaban, un autre qui est ''mort'' et le dernier qui a quitté le pays, l'âme emplie de chagrin.

''Et voilà, on a fini la première phase de vos soins Sirius, vous pouvez aller dans le bain ! En tout cas c'est une bien belle histoire que vous m'avez racontée, sauf la fin bien sur. Mais ce Remus vous tient à cœur et ça se sent. J'espère que vous vous retrouverez.''

Sirius se lève en la remerciant, pour se réfugier dans cette eau chaude avec un râle de plaisir – un bain chaud lui a manqué autant qu'un bon repas ou les gens qu'il aime – et Véra lui explique qu'elle a mis des potions contre les parasites, pour réparer la peau, détendre les muscles et laver en profondeur ; cela en plus du savon à la lavande.

''Vous pouvez y rester longtemps, j'ai enchanté l'eau de façon à ce qu'elle se nettoie toute seule et qu'elle reste chaude. Moi en attendant, je vais préparer vos potions de nutrition, vous allez avoir droit à la totale, puis il vous faut des compléments alimentaires moldus et des potions pour le sommeil.''

Sur ce, elle sort du bureau afin que le Sinistros ait de l'intimité, ce qui le ravit car dans cette saleté de prison, les bains, dans la glaciale Mer du Nord, se font sous les yeux grivois des gardiens, donc ce moment de tranquillité est plus que bienvenu.

Comme l'a dit Véra, l'eau devenant noire redevient aussitôt transparente, les effluves des différentes potions ne sont pas si odorants que ça, le savon, par contre, peut se sentir à des kilomètres à la ronde, il sent les effets des mixtures sur sa peau endommagée par ce temps carcéral ; il est à la limite de s'endormir dans ce cocon de chaleur.

Soudain, la porte s'ouvre ce qui surprit Sirius, mais amuse la médicomage qui lui fait signe que la détente aquatique est finie, que maintenant il est temps de passer à des choses plus sérieuses. Elle le fait allonger sur le fameux divan servant pour les soins.

''Bon, premièrement je suppose que vous voulez retirer ces immondes tatouages de forçat. Ensuite, il va falloir que je vous répare les côtes en usant de la manière forte, pas le choix malheureusement. Il y a ces entailles à l'épaule, à la cuisse et sur le flanc qu'il faut soigner et pour finir, ce méchant abcès aux gencives du bas …''

(Nda : les tatouages dont je parle sont des moyens d'identification, cela remplace le badge chez les moldus)

Autant le tatouage et les grosses entailles ça va, autant pour l'abcès ça commence à faire mal – Sirius ne sut jamais combien de centilitres de sang il a perdu, mais il en a craché pas mal – et ressouder les côtes est tout bonnement abominable !

Le jeune homme essaie de contenir ses cris de douleur, espérant que personne ne l'entend depuis le couloir, non ! Du bâtiment plutôt … il sombre dans une quasi-inconscience et Véra lui donne une potion contre la douleur, la fièvre et pour guérir les gencives endommagées.

Pendant ce temps, elle fait une prise de sang et administre les vaccins moldus et magiques, puis elle le laisse reprendre son souffle et détendre ses muscles, Véra doit analyser le sang de l'ancien prisonnier, histoire de voir si le pauvre homme n'a pas d'infections ou de maladies qui couvent.

''Bon, vous avez des carences alimentaires incroyables, mais ça c'est évident. Pas de maladies quelconques. Voulez-vous une prescription pour des potions de Sommeil-sans-Rêves ? Savez-vous pratiquer l'Occlumencie ? Parce que vos barrières mentales sont dans un état médiocre …''

''Les potions ne seraient pas de refus, je connais les bases en Occlumencie, d'ailleurs je la pratique un peu à Azkaban. Mais je préfère utiliser ma forme de chien, car les détraqueurs ne savent pas faire la différence entre l'esprit humain et celui d'un chien.''

''C'est malin ! Et ça explique le fait que vous soyez assez sain d'esprit ...''

Quelqu'un toque à la porte, c'est Lyanna – avec un fin dossier et un collier dans les mains – qui regarde Sirius d'une manière neutre et légèrement méfiante.

Puis son regard pétille quand elle regarde son aimée, qui lui rend son attention avec un doux sourire, Sirius se fait donc petit devant cette interaction ; il ne veut pas s'attirer les foudres de l'autre femme.

''Bonjour monsieur Black, voici un dossier d'inscription : vous allez le remplir avec une fausse identité. Ensuite vous choisirez votre Glamour et Véra va ensorceler le collier qui le maintiendra.''

Elle tendit la feuille d'inscription à l'ancien prisonnier, qui après une minute de réflexion remplit le document de façon maladroite et lente, cela fait des années qu'il n'a pas tenu un stylo et ses doigts protestent vigoureusement contre ces mouvements étrangers.

Fiche d'inscription du (de la) résident.e –

Nom et prénom(s) : John Rodolphe Hevans.

Age, taille et poids : 21 ans, 1m80 et 55 kilos.

Couleurs des cheveux et des yeux : cheveux châtains et yeux verts avec des lunettes.

Nationalité Britannique (préciser ici …...), Américaine, ou Canadienne – barrer les mentions inutiles.

Date et lieux de naissance : 14 mars 1967 à Toronto.

Marié.e – Uni.e – – Célibataire (barrer la mention inutile)

Humain ou créature ? Si oui laquelle.

Pathologies d'admission/allergies/durée des soins estimée et prescriptions médicales (à remplir par médicomage traitant.e):

Signature de l'hébergement et du (de la) résident.e –

Il est dorénavant d'origine canadienne, veuf (histoire d'éviter les questions gênantes) et bien évidemment, il est humain. Il porte le prénom de John comme le second prénom de Remus, Rodolphe celui de James (après ''Charlus'') et Hevans est la contraction de Harry et du nom de jeune fille de Lily.

Le 14 mars est le jour où lui et Remus ont eut leur premier rendez-vous amoureux et Toronto car c'est la ville qu'ils ont visitée lors d'une mission pour l'Ordre – ils ont aimés cette escale et se sont dit qu'une fois la guerre terminée, ils viendront habiter là-bas.

Pour ce qui est de l'apparence, c'est la coiffe au couleur du chocolat de son Remus et les yeux verts de Lily (qu'il a aimé comme une sœur), il aura des lunettes et quelques traits du visage comme James.

Puis Véra inscrit toutes les casseroles que Sirius a accumulé ces dernières années, le jeune homme n'a aucunes allergies et la durée des soins est estimée à deux ans – comme Harry en fait – et les mêmes modalités que le petit garçon concernant les mixtures.

Il va de soi que lorsque Sirius se sentira mieux, il aura le devoir de voir un psychomage pour le Stress Post-Traumatique causé par Azkaban.

Une fois le papier rempli et le Glamour installer, Lyanna accompagne l'ancien prisonnier dans la chambre la plus reculée de la structure hospitalière.

La cracmole explique au dernier des Black que certains patients préfèrent des chambres éloignées des lieux de vie, pour des raisons d'intimité ou la gène de côtoyer des personnes leur paraissant inférieures.

''Vous, c'est pour des raisons de sécurité, puis je pense que du calme vous fera le plus grand bien. Surtout si Harry passe vous rendre visite ou si vous avez des cauchemars.''

Comme son filleul avant lui, Sirius est ébahi par la beauté du paysage et se sent aussitôt chez lui, même s'il aimerait deux ou trois choses qui lui rappellent ses amis et son compagnon.

Il est surpris lorsque son guide lui montre une armoire pleine de vêtements, avec des affaires de toilettes posées dans la salle de bain ...

Mais il l'est encore plus quand la cracmole lui tend un carton, quand il l'ouvre son cœur se met à danser un tango d'émotion : il y a une peluche en forme de loup de couleur ambrée, douce au toucher avec des yeux vert et le poil ébouriffés.

Quelques photos de ses défunts amis, quelques autres de lui et Remus, d'anciens camarades disparus au combat dont il regrette la mort, de quelques anciens amis moldus homosexuels et même une de son frère Regulus et de sa cousine Androméda.

Avec tout cela, la bague de Lord et la gourmette que Remus lui a offert lors de leur dernier rendez-vous accompagnent les images et la peluche, et pour finir, il y a une lettre ...

Sirius a du mal à retenir ses larmes, il se sent tomber, mais Lyanna l'aide à s'asseoir sur le lit – le regard plein de compassion – et l'ancien Griffondor peut à présent, faire ce qu'on ne lui a jamais permis de faire durant ces années … pleurer toutes les larmes de son corps et de son âme.

Et voilà l'arrivée officielle de notre Sirius ! Comment le trouvez-vous dans ce chapitre ? Canon ou OCC ? Répondez moi dans les reviews, je vous dis donc à Samedi prochain (si je le peux ...)