Ce chapitre est un moment-clé. C'est tout.
Dans l'ordre d'importance:
- Bravo à The Deadly Nadder, ce chapitre lui est dédicacé! Elle devient donc une auteure connue dont Ange est fan ;)
- J'ai posté un petit machin: Entre feu et glace. Je pense pas l'avoir déjà signalé, passez faire un tour ;)
- Le chabadabada continue! D'où vient la chanson d'Ange?
- Dernière chance pour ceux qui veulent trouver l'astuce des chapitres ;)
- Changement de règles dans les jeux: vous aurez droit à un chapitre dédicacé OU à une question!
- Deux vidéos à voir pour apprécier ce chapitre: watch?v=CKssHBkPt2U et watch?v=Xorsbt6hivo (en espérant que les liens passent!)
- Merci à The Deadly Nadder (Dragonne!), à Mr Insom (niaaah!), à Nyderania (Pitch poweeer), à Chaussange (j'attends ton avis), à CommuTBF (je ne suis pas en pause!) et au Dieu Fougère (Un dieu qui me lit! La classe quoi!), je vous aiiiiime!
- Et enfin, passez une bonne lecture!
Chapitre 10 : I think it's time for something different
Sandy ne savait pas vraiment comment réagir. Il sentait toute la confiance qu'Ange lui portait pour se confier ainsi. Alors il fit ce qu'il faisait depuis qu'il avait apprivoisé son mutisme. Il laissa parler ses mains à sa place.
Ange se retourna pour lui faire face mais elle ne rencontra pas de pitié dans les yeux dorés du jeune homme. Au contraire, il la regardait comme si elle était enfin un être complet à ses yeux, sans plus aucune zone d'ombre. Dans un sourire, elle observa ses mains qui s'agitaient devant ses yeux, signant une phrase avec douceur :
- Ferme les yeux.
Etonnée, elle s'exécuta quand même, faisant entièrement confiance au blond. Celui-ci l'admira dans la lumière grise du ciel. Elle était belle. Très belle. Il effleura ses paupières du bout des doigts, appréciant le tressaillement de ses cils. Puis ses mains voyagèrent sur ses joues, l'une d'elles descendant lentement le long de son flanc, sans se douter que c'était celui qui portait les cicatrices, pour tenir la main droite d'Ange. Son autre main se posa sur la joue balafrée de la jeune femme, délicatement. Il ne savait pas vraiment s'il faisait bien d'agir ainsi ou si elle le repousserait mais… Il y avait ses lèvres à quelques centimètres des siennes et…
Ange frissonna alors que les mains de Sandy parlaient à sa place. Elle sentait que c'était sa seule manière de s'exprimer, et elle ne trouvait pas cela désagréable… Il n'y avait pas d'hésitations déplacées ou gênantes dans le mouvement de ses mains alors qu'il les posait sur ses cicatrices. Elle devinait ses lèvres à quelques centimètres des siennes…
L'odeur du sable, de la mer et du vent se mélangeaient, douceurs subtiles. Cette même douceur envahit subitement Ange lorsque les lèvres de Sandy se posèrent sur les siennes. Le baiser ne dura que quelques secondes mais son cœur s'affola. Lorsque le contact entre eux cessa, Ange ouvrit les yeux avec étonnement. Sandy l'observait, comme s'il avait soudain perdu toute son assurance. En riant, elle planta un autre baiser au coin des lèvres du jeune homme qui se laissa aller à sourire à nouveau.
La sonnerie du portable d'Ange les sortit de cette bulle dans laquelle rien ne semblait pouvoir les atteindre. Elle décrocha sans se détacher de l'étreinte de Sandy.
- Oui Harold, qu'est-ce qu'il y a ?
- …
- Comment ça ? Attends parle moins vite, je comprends rien de ce que tu me dis… Quoi ? Qui ? Attends t'es sérieux ? Mais non je ne ris pas, affirma-t-elle alors qu'elle s'empêchait avec difficulté de glousser. J'arrive.
Le sourire qu'elle arborait rassura Sandy qui lui demanda de quoi il s'agissait. Elle lui expliqua brièvement que la grand-mère avait pété un câble et que Stoïck et Harold ne savaient absolument pas quoi faire. Quelques minutes plus tard, elle était donc perchée en équilibre sur le guidon de Sandy qui la ramenait chez elle. Il avait pensé qu'elle paniquerait un peu quand même, la grand-mère était un sujet délicat. Mais Ange paraissait très calme.
Et lorsqu'ils entrèrent dans la demeure de la jeune femme, il comprit pourquoi elle n'avait pu s'empêcher de céder à l'hilarité…
OoO
Harold raccrocha le téléphone fixe et se tourna vers son père. Désemparé, l'homme ne savait absolument pas quoi faire. Et lorsque Ange entra, avec Sandy, il ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement et se jeter comme un désespéré sur la jeune femme :
- Ange, c'est horrible ! Elle est devenue complètement folle !
- Elle est où ?
- Dans la cuisine mais…
Sans même attendre qu'il ait finit sa phrase, elle se dirigea vers la petite salle, pas inquiète pour deux sous. Et le spectacle qui s'offrait à elle valait vraiment un fou rire.
Harold, près de la porte, tentait en vain d'attirer l'attention de la vieille dame. Celle-ci, armée d'un couteau, menaçait un jeune homme plaqué contre le plan de travail qui louchait sur la lame. Et le fait que ce soit Jack Frost était véritablement l'élément le plus comique. Terrorisé, l'albinos essayait de raisonner la grand-mère au regard fou. Ange s'approcha en mettant ses mains bien en vue. Elle posa délicatement sa main sur celle de la grand-mère et croisa à cet instant son regard. Personne d'autre n'avait remarqué, surtout pas Jack en proie à la plus grande panique, mais c'est à partir de ce moment-là que tout dégénéra.
La grand-mère se jeta en avant, vers Jack, alors qu'Ange tentait de l'arrêter. La vieille femme commença à courir et sauter dans la cuisine, agitant son arme dans tous les sens en hurlant comme une bête sauvage. Stoïck et Harold, effarés, restaient sur le côté, observant avec des yeux ronds Ange qui se battait avec sa grand-mère. Sandy, lui, se sentait étrangement inutile tout en ne voulant pas intervenir. Finalement, Ange et la vieille femme basculèrent sur le carrelage et deux rires s'élevèrent des corps enchevêtrés.
Stoïck s'approcha lentement, suivi de près par son fils et Sandy, et regarda avec une curiosité non dissimulée les joues rouges d'Ange. Elle et la grand-mère se tordaient de rire. Jack, le cœur battant la chamade et encore plus pâle qu'à l'ordinaire après l'agression dont il avait été victime, se laissa tomber sur une chaise en soupirant. Ange se releva et donna sa main à la grand-mère qui se remit sur ses pieds en riant. Les yeux ronds des quatre hommes présents firent redoubler l'hilarité des deux femmes. Et le dialogue qui s'ensuivit ne fit rien pour atténuer leur perplexité :
- Tu es revenue ?
- Mais bien sûr petite, tu penses quand même pas que j'étais assez folle pour menacer un innocent ?
- Mais t'étais plus là, absente, impotente et…
- Ne m'insulte pas petite insolente !
- Insolente ? Je t'ai nourrie à la cuillère pendant plusieurs mois !
- Et à ton avis, qui changeait tes couches quand ta mère dormait ?
- Oh ! Tu n'as pas osé faire une comparaison de la sorte !
- Si, j'ai osé faire une comparaison de la sorte !
- Elle a osé faire une comparaison de la sorte !
Le regard outré d'Ange se posa sur Stoïck, le prenant à témoin alors qu'il ne savait absolument pas quoi penser de la situation. Victorieuse, la grand-mère leva les bras vers le ciel et lança un cri de joie :
- Gisèle is back ! Gare à vos fesses, je vais reprendre le pouvoir ! Et pour commencer, des crêpes pour tout le monde !
Sans plus se soucier des regards étonnés de l'assistance, Gisèle ramassa le couteau et le rangea soigneusement dans un tiroir. Puis elle sortit de quoi faire de la pate à crêpe et congédia tout le monde, estimant que sa recette méritait au moins le sceau de secret d'Etat.
Une fois dehors, Ange sembla rayonner d'une lumière nouvelle. Sa grand-mère délurée était de retour après tant d'années. Elle allait enfin connaître à nouveau celle qui avait fait d'Alice, la mère d'Harold, une femme d'exception et de Wendy, sa propre mère, une femme assez forte pour élever trois enfants en les préservant dans la mesure du possible. Elle avait déjà pu rencontrer sa véritable grand-mère, la femme qui délirait en anglais et nourrissait tout le monde de crêpes, lors de ses séjours chez Stoïck ou lorsque son père s'absentait, mais dès que l'homme était devenu violent, la vieille dame s'était repliée sur elle-même, plus assez forte pour se battre. Le décès de sa fille l'avait plongée dans une véritable folie…
OoO
Chantonnant en anglais, Gisèle faisait des crêpes à tour de bras lorsque Stoïck entra dans la pièce. Elle ne s'interrompit pas en voyant entrer le grand homme qui avait épousé sa fille. Celui-ci s'assit sur une chaise et regarda quelques instants la vieille femme. Il avait laissé les jeunes monter dans la chambre d'Harold, Ange se moquant de Jack alors qu'il avait vraiment eu peur de se faire écharper par une vieille femme, suivie de Sandy qui levait les yeux au ciel. A présent, en tête à tête avec la vieille femme, il estimait avoir le droit à certaines réponses.
- Alors Gisèle, que s'est-il passé ?
- Je me suis perdue, répondit la vieille femme sans se retourner. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais lorsque j'ai découvert Wendy étendue, morte… J'ai senti que j'aurais pu le tuer alors je me suis perdue. J'ai préféré me préserver, égoïstement, j'ai laissé cAnge s'occuper de moi. Je t'ai laissé la prendre en charge alors que j'aurais dû le faire. Et… Je me suis réveillée. Il y a eu une sorte de déclic, je me suis rendue compte qu'Harold et Ange avait toujours besoin de moi et que tu avais besoin de moi, que je n'avais pas été assez présente.
Les épaules de Gisèle tremblèrent et elle se retourna vers Stoïck. Son visage radieux affichait un sourire qu'elle n'avait plus eu depuis longtemps. Ses yeux noirs, hérités de sa mère et légués à ses filles, brillaient à nouveau et avaient perdu ce voile désagréable. Elle posa une main sur l'épaule de Stoïck, redevenu un petit garçon, qui lui murmura :
- Aide-moi. Je t'en supplie, je ne sais plus quoi faire avec Harold, je ne sais jamais comment réagir avec Ange. Aide-moi à les comprendre.
- Fils, tu peux compter sur moi à présent. Je suis de retour. Et je t'aiderais.
Les larmes qui brillaient dans les yeux de Stoïck, disparurent bientôt. Revigoré, le père d'Harold piqua une crêpe, s'attirant un coup de spatule en bois qui le rata de peu, et sortit de la cuisine.
OoO
Le lendemain, Ange se leva avec un sourire aux lèvres. La veille, Gisèle la fantastique avait décidé de goinfrer les jeunes de crêpes et elle avait passé un après-midi fabuleux en compagnie des trois garçons. En jetant un œil par la fenêtre, elle aperçut sa grand-mère dans le jardin. Elle se souvenait encore de ces années, elle ne devait pas avoir plus de six ou sept ans, quand la vieille femme la faisait sortir très tôt le matin pour marcher dans l'herbe humide de rosée.
- Après ça, tu auras des orteils de princesse.
- C'est vrai grand-mère ?
- Jamais je ne te mentirais à propos d'un sujet aussi important voyons !
Dans un sourire elle descendit pour rejoindre la vieille dame à la cuisine. Elles avaient déjà fait chauffer de l'eau pour le thé et Ange tenait une pomme entre ses dents lorsque Stoïck entra dans la petite pièce. Aussitôt, comme tous les matins, Ange se mit à faire cuire du bacon pendant que Gisèle soutenait à Stoïck que ce n'était vraiment pas équilibré. Le rire étouffé d'Ange empêcha l'homme de garder son sérieux et il entra dans une diatribe enflammée sur les bienfaits du lard et du cochon. L'arrivée d'Harold dans la petite pièce sembla donner un électrochoc aux deux femmes. Aussitôt, Gisèle lança un regard à sa petite fille et commença à chantonner, bientôt accompagnée de la voix d'Ange :
- If you were gay, that'd be okay…
- I mean cause, hey, I like you
- ANYWAY, hurlèrent-elles à l'unisson avant de continuer ensemble :
- Because you SEEEEEEEE, if it's were MEEEEEE, I would be free to say that I was gay,
- But I'm not gay, précisa Ange avec un sourire taquin pour son cousin.
Gisèle, totalement dans le jeu maintenant, prit son petit-fils par les épaules, qui n'avait jamais été aussi heureux que son père ne comprenne pas un mot d'anglais.
- Allez, chante Harold !
- Allez crever toutes les deux, je ne chanterais pas cette chanson stupide.
- Tant pis, on chantera sans toi.
Gisèle et Ange continuèrent ainsi de massacrer la chanson humoristique de l'avenue Q avant de passer à autre chose. Harold lança un regard à son père, exaspéré par l'attitude de gamines des deux femmes de la maison. Lorsqu'elles enchainèrent sur la chanson "The internet is for porn", des mêmes artistes, il ne put s'empêcher de rire en entendant sa grand-mère imiter Chucky, prononçant de sa voix lente :
- Hello Angel Monster.
Après avoir déliré toute la journée, le ventre plein de crêpes, Harold et Ange se retrouvèrent dans la même chambre, à discuter. Harold taquinait sa cousine, profitant de sa nouvelle relation avec Sandy pour la charrier. La jeune femme rougit, se demandant comment il avait fait pour lui faire lâcher le morceau aussi vite. Mais bon, le fait était là : elle sortait avec Sandy et cet imbécile était au courant.
- Je devrais peut-être aller jouer le rôle du grand frère effrayant non ? Histoire de le dissuader de te faire du mal…
- C'est ça, pouffa Ange, si tu crois que tu lui fais peur !
- Mais je suis très effrayant mademoiselle !
- Ah oui ? C'est pas à lire des livres sur des vikings qu'on en devient un, rétorqua la jeune femme en faisant allusion à tous les ouvrages de Cressida Cowell qui ornait la bibliothèque d'Harold, près desquels trônaient d'autres histoires vikings. Elle avisa aussi A comme Amour qui traînait à la place d'honneur : sur la table de chevet de son cousin. C'était un très bon livre, elle devait l'avouer et elle attrapa l'ouvrage pour le feuilleter. Elle tira ensuite la langue à son cousin pour le défier en lui affirmant que jamais il ne serait à la hauteur du héros du livre de Deadly Nadder.
- Toi… tu joues à un petit jeu dangereux chère amie : réprimer… cette sauvage… vikinitude… dans ce corps… ce sera pas sans conséquence !
- Je prends le risque.
Le sérieux qu'ils avaient réussi à maintenir éclata et ils s'écroulèrent de rire.
- Bon, plus sérieusement.
- C'est ça, fais genre tu veux parler de trucs sérieux, la taquina Harold
- Je plaisante pas petite tête ! Comment on s'organise pour Merida ?
- C'est que ça ? Ben c'est bon, on lui met un matelas dans ma chambre et basta.
Ange le regarda avec des yeux ronds et se demanda s'il plaisantait ou s'il ne se rendait tout simplement pas compte de ce qu'il disait.
- Un matelas ?
- Yep.
- Dans ta chambre ?
- Yep.
- Près de ton lit ?
- Yep.
- Y a rien qui te gêne ?
- Nope !
- Ok, et l'idée qu'elle puisse voir ça comme une invitation ça ne t'a pas effleuré ?
- Merida ?
- Yep.
- Merida ?!
- Yep.
- Maisenfinjenonpasdutoutenfinc'eststupideçameviendr aitjamaisàl'idéeet…
- Mais je sais voyons. Mais est-ce qu'elle sait que t'es gay ?
- Je suis pas gay, ronchonna le jeune homme
- Est-ce qu'elle sait que tu es déjà tombé amoureux d'un garçon et que tu ne la considèreras jamais plus que comme une amie ? reformula Ange en soupirant
- Je lui ai pas dit comme ça mais…
- Bon ben voilà, on a un problème du coup ! Surtout au niveau de ton père !
- Quoi mon père, s'étonna encore Harold
- Attends, déjà t'invites une fille à la maison : c'est louche. Mais en plus tu l'invites dans ta chambre pour dormir ? C'est doublement louche !
- Roh ça va, tu dramatises…
- C'est ça c'est ça.
Le silence s'installa quelques minutes alors qu'Ange regardait négligemment Harold. Celui-ci lui lança un regard mauvais, lui en voulant parce qu'elle avait lancé un problème auquel il n'avait absolument pas pensé. Il finit par la mettre dehors en riant, lui promettant de réfléchir.
Ange se retrouva donc seule dans sa chambre, à réfléchir. Bon, remettre les pieds sur terre à Harold et lui montrer que potentiellement Merida était intéressante et intéressée, c'était fait. Maintenant elle avait juste à s'arranger pour accueillir Merida dans sa chambre à elle histoire de voir sa réaction. Ce n'était pas parce que Gothel disait beaucoup de méchancetés qu'elle ne disait que des conneries. Et la possibilité selon laquelle Merida serait attirée par les filles était parvenu aux oreilles d'Ange. Qui s'en montrait curieuse.
Elle lança un dessin animé au hasard sur son ordi, pour le fond musical, et accompagna la chanson des héros en commençant le livre de Deadly Nadder :
L'Amour a des ailes
L'Amour monte en haut du ciel
Au paradis bleu brodé d'étoiles
Je serai tes ailes
Dans ce voyage éternel
Où le bonheur sans frontières étend son voile
Depuis des années lumière
Je n'attends que toi
A présent je quitte la terre
Et tu t'envoles avec moi
Stoïck passa devant sa chambre et frappa trois coups puissants contre le battant :
- Attention je vais appeler la police moi ! C'est quoi ce vacarme ?
Ange rit et hurla :
- Je suis parfaitement dans mes droits moi Monsieur !
Stoïck ouvrit la porte et la regarda droit dans les yeux. Elle le menaça de son livre :
- Attention, je suis armée d'une perle de la littérature ! C'est puissant les écritures d'une dragonne !
- Ah ouais ?
- Et ouais !
- C'est pas bientôt fini ce boucan là-haut ? Il y a des honnêtes gens qui essayent de dormir, se mit à beugler Gisèle depuis le rez-de-chaussée.
- J'approuve la vieille, laissez dormir les honnêtes gens, ajouta Harold depuis sa chambre respective.
- Qui tu traites de vieille, petit malappris ?
Ange laissa Harold profiter du langage fleuri de sa grand-mère et se coucha en soupirant. Jamais elle ne pourrait dormir après une journée pareille ! Elle étouffa un rire d'euphorie nerveuse dans son oreiller. Deux heures plus tard, elle ne dormait toujours pas, avait relu deux fois A comme Amour, avait pleuré des milliers de fois et rit tout autant, et se retourna avec mauvaise humeur : elle ne voulait pas avoir de cernes et c'est qui allait lui arriver si ça continuait comme ça. Bon, elle relisait juste une fois ce chapitre, le premier pour se remettre dans l'ambiance… Un bracelet ? Pas mal comme cadeau, pas mal… Elle se moquait d'Harold mais en fait ce héros lui ressemblait beaucoup : maladroit. Bon, peut-être le chapitre suivant non ? Elle ne pouvait pas rester comme ça de toute façon… Rah non ! Elle allait encore être frustrée par ce fichu bouquin et elle devrait le lire en entier ! Ange se rabattit sur un forum pour se tenir au courant des prochaines sorties et un petit cri extatique lui échappa lorsqu'elle apprit que Deadly Nadder allait bientôt sortir un nouveau livre. Elle était en train de faire des recherches lorsque son téléphone vibra. Un message.
Destinataire : Belle Ange
Tu dors ? Moi je vais essayer de me coucher. Bonne nuit ma belle.
Elle lui souhaita rapidement une bonne nuit et se précipita vers la chambre d'Harold, Rüle sur ses talons. Elle ouvrit sans délicatesse la porte de son cousin et sauta sur son lit. Celui-ci grogna et se retourna.
- Harold !
- Grmfl
- Harold, Deadly Nadder est dans ta chambre !
- QUOI ?
- Ah, t'es réveillé ! J'ai un truc à te dire !
- Quoi ?!
Ange ne tint pas compte de son air peu réveillé et de sa mauvaise humeur. Oui, il était deux heures du matin. Et alors ?
- Je suis amoureuse !
- Super, ça pouvait pas attendre demain matin ?
- Mais c'est super, tu te rends pas compte !
- Mais va te trouver une pote meuf pour la faire chier avec tes problèmes de meuf putain ! Et laisses-moi pioncer !
Ange ne se départit pas de sa bonne humeur et lui rétorqua :
- T'es gay, c'est le meilleur fantasme pour une meuf… Tu veux bien être mon meilleur ami, minauda-t-elle en battant des cils
- Je suis pas gay, contra Harold sans beaucoup d'entrain, maintenant laisse-moi dormir !
- C'est ça. Allez, bonne nuit !
- Dégages ! protesta Harold quand elle voulut lui faire un bisou atrocement baveux
En refermant la porte, Ange l'entendit grommeler et se rendormir aussitôt. Oui, il était temps pour quelque chose de différent. Enfin.
Aaaaah, le chapitre 10... Un bon chapitre pour s'embrasser nan?
Allez, laissez un mot si vous avez aimé (ou pas) et à bientôt pour le prochain chapitre qui est une rupture nette ;)
Biiiiiiiiiz
