Bon, alors, primo, lynchage en règle pour vous avoir fait attendre.
... Aîe.
Ca, c'est fait.
Ensuite, excuses de ma part pour vous avoir fait attendre.
... Euh... Désolé...
Ca, c'est fait.
Remerciement à ceux qui ont lu et commenté.
... Merci à vous.
Ca, c'est fait.
Rappeler que Harry Potter appartient à JKR.
... Harry Potter appartient à JKR.
Ca, c'est fait.
Vous souhaiter une bonne lecture.
... Bah... Bonne lecture.
Ca... C'est fait aussi ;)
Résumé du chapitre précédent : Alors en plein cauchemar, Haleigh se retrouve face à face à une mystérieuse entité qui lui prodigue d'étranges conseils. Elle réalise également qu'elle va devoir apprendre à s'adapter à sa nouvelle condition.
De son côté, Erasmus est tout proche. Et une fois encore, les fantômes du passé sont sur le point de ressurgir...
Chapitre dix
Le retour d'Erasmus.
Lorsqu'il s'était levé ce matin-là, Severus avait espéré que tout ce qu'il avait vécu et entendu ces trois derniers jours ne seraient qu'un rêve stupide. Malheureusement pour lui, la chambre dans laquelle il venait de se réveiller n'était ni celle de l'impasse des Tisseurs, ni celle de ses appartements à Poudlard.
Conclusion : il était au QG d'une organisation qui le gardait prisonnier (même si ce n'était pas vraiment présenté sous cette forme), son employeur était un mage noir qui cachait sa vraie nature en jouant les leaders de la Lumière, et le fils de son ennemi juré - qui était aussi le portrait craché, à une exception prêt, dudit ennemi juré - s'avérait être une fille, qui n'avait plus grand chose en commun, physiquement parlant, avec son arrogant géniteur.
Severus en avait mal à la tête, rien qu'à laisser ses pensées dériver de la sorte. Même ses boucliers d'occlumancie ne parvenait pas à lui épargner cette horrible migraine qui le tenaillait.
Fille ou garçon, Harry Potter semblait vraiment avoir pour seul but de lui pourrir la vie. Et en plus, à présent, Dumbledore s'y mettait aussi. Severus commençait à regretter sérieusement ses choix de carrière...
Mais il n'était pas du genre à se plaindre inutilement. Il savait bien que ça ne changerait rien à la situation. Alors, bon gré mal gré, il se leva, se prépara puis alla prendre son petit déjeuner. Et bien évidemment, outre la présence de l'insupportable Sirius Black, il y avait Potter. Et encore une fois, Severus ne savait pas quoi en penser.
Il savait que c'était toujours le fruit de l'union entre James Potter et Lily, SA Lily. Ce fruit qu'il s'était juré de haïr jusqu'à son dernier souffle, malgré les efforts d'Albus pour le convaincre que l'enfant n'était pas totalement comme son père. Tiens d'ailleurs, Severus se demandait sérieusement si le vieux fou citronné était sérieux à ce moment-là, ou bien s'il avait une idée particulière derrière la tête... Réflexion à approfondir...
Mais là, pour l'heure, il avait un double presque parfait de Lily. Et il se demandait si ce n'était pas pire qu'un mini-James avec des yeux émeraudes. Parce que s'il pouvait haïr et mépriser une réplique de James Potter sans le moindre remord, il ne pouvait en faire de même avec la copie quasi-conforme de Lily.
Perdu qu'il était dans ses réflexions pour savoir s'il pouvait, et devait, continuer de se comporter comme d'habitude avec Harry - ou Haleigh, puisque, d'après ce qu'il avait entendu, tel était son véritable prénom - il n'entendit pas l'elfe, la dryade et l'autre Mangemort entrer dans la pièce, pas plus qu'il n'entendit l'objet de ses pensées annoncer qu'elle avait envie de prendre l'air avant de les quitter.
S'il y avait une chose qui n'avait pas changé, c'était le plaisir que Haleigh prenait à voler sur son balai.
Lorsque les deux Maraudeurs et leur protégé(e) avaient mis au point leur petite évasion, Harry s'était résigné à abandonner son Éclair de Feu. Car après tout, comment justifier la disparition du balai volant ?
Mais Sirius lui avait apporté la solution lorsqu'il fut question de sa propre « mort » : laisser tout simplement les autres penser que le fugitif avait emporté avec lui des objets ayant une grande valeur sentimentale, tels que la cape d'invisibilité, la carte des Maraudeurs, et le fameux balai. Tout simplement.
Et puis, honnêtement, est-ce que les autres allaient se poser la question de savoir où étaient passés les objets disparus ? Peut-être. Mais pourraient-ils jamais y répondre ? Peu probable.
Il - enfin, elle - était donc là, dans les airs, à sentir les rayons du soleil sur son visage, et à laisser le vent faire voler ses cheveux devenus plus longs et plus lisses. C'était d'ailleurs un des premiers avantages qu'elle avait trouvé à sa transformation. Fini, la tignasse indomptable, qu'elle aurait passé des heures à tenter - en vain - de discipliner.
Autre point positif, sa vue devenue on ne peut plus correct. Fini, les lunettes gênantes mais indispensables. A présent, elle pouvait voir de loin sans le moindre problème.
Grâce à cette amélioration plus que bienvenue, Haleigh put observer plus en détail le domaine.
Il était assez vaste, entouré d'un petits bois feuillu, avec le lac en son centre et le manoir sur sa rive est. Le manoir était disposé en « U », la cour intérieur faisant face au point d'eau. D'un côté, au nord, se trouvait les dépendances, telles qu'une grange, une écurie et une bergerie, ainsi qu'une petite maison qui avait dut servir pour le personnel. Au sud se trouvait une petite chapelle en ruine. Et à l'orée du bois, de l'autre côté du petit lac, elle pouvait voir un petit pavillon de chasse.
Non loin de ce pavillon, Haleigh put voir Hedwige nichée sur une branche d'un arbre, ainsi que Buck et Dahakka qui somnolaient à l'ombre de ce même arbre.
Elle était d'ailleurs sur le point de les rejoindre lorsqu'elle ressentit comme une étrange sensation dans son dos. Comme une présence...
Elle se retourna et poussa un petit cri aiguë à la vue du spectre noir aux yeux mauves qui se trouvait là.
- Ah ! Désolé, s'excusa celui-ci. Je ne voulais pas te faire peur.
Haleigh, qui avait failli en tomber de son balai, se repositionna et posa une main sur son cœur dans l'espoir de le calmer. Puis elle jeta un regard noir au spectre, dont elle devina l'identité.
- Ne... Refaites... Jamais ça... Ah, j'ai cru que j'allais avoir une crise cardiaque...
Elle inspira et expira plusieurs fois profondément pour se calmer, sous le regard serein du spectre. Celui-ci la fixait, une lueur étrange dans les yeux.
- Tu ressembles à ton arrière grand-mère, finit-il par dire.
Haleigh eut un sursaut de surprise et l'observa, surprise.
- Quoi ? Fit-elle, incrédule. Que voulez-vous dire ?
- Dis-moi, « Harry Potter », que sais-tu vraiment de ta famille ?
La rousse allait répondre lorsque la voix de Miranda retentit juste en dessous d'eux.
- Je commençais à croire que tu t'étais perdu, Antares !
- J'ai été pris dans les embouteillages, répliqua le mort-vivant en descendant, suivi par la jeune fille.
Un instant après, ils furent tous deux au sol, et l'elfe ne put réprimer un petit rire.
- Je savais bien que ce détraqueur était fichu, finit-elle par dire, moqueuse. Par contre, je t'aurai cru plus rapide que ça.
- Aide-moi plutôt à retrouver un corps digne de ce nom, au lieu de faire ta maligne, maugréa Antares.
- Suis-moi ! J'ai déjà tout préparé.
Le trio se dirigea donc vers le manoir, Haleigh toujours sur son balai, et celle-ci se demandait ce que le fameux Erasmus avait bien voulu dire. Le spectre dut deviner ses pensées car il se tourna vers elle.
- Nous reprendrons cette conversation tout à l'heure, une fois que j'aurai repris forme humaine et qu'on aura rejoint ton frère. Ça le concerne aussi, après tout.
- … D'accord, fit-elle patiemment.
Mais intérieurement, elle bouillait d'en savoir plus. Elle ressemblait à son arrière grand-mère ? De quelle arrière grand-mère parlait-il ? Que savait-il, lui, de sa famille ?
Étrangement, Haleigh eut le sentiment que les heures qui allaient suivre se montreraient une fois encore riches en révélations.
Ils finirent par arriver à la cour intérieure, où les deux vampires étaient en train de se livrer à une petite séance d'escrime, armés de sabres comme on pouvait en voir dans les films de pirates. Les autres les regardaient faire. Ethan était adossé à un mur, aux côté de Hermann, Serena et Ema étaient assises à une table de jardin, Sirius et Remus sur un muret auquel était accoudé Goro, et Nathaniel et Severus se tenaient à l'écart.
- Aha ! S'exclama Velasquez. Si tu crois m'avoir ce coup-ci, Diego, tu te mets le doigt dans l'œil ! Cette fois, je vais gagner !
- Tu ne m'as jamais battu, Rodrigo, répliqua Cortes, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer !
- C'est ce que nous allons voir ! En garde !
Les deux vampires se jetèrent l'un sur l'autre, et échangèrent estocades et parades. A plusieurs reprises, Haleigh cru qu'ils allaient s'entre-tuer, mais à chaque fois, soit ils esquivaient le coup de l'adversaire, soit ils le paraient avant de contre-attaquer, le tout dans un mouvement fluide et gracieux qui ne laissait aucun doute sur leur nature vampirique.
Leur affrontement dura quelques minutes avant que Cortes, suite à une botte spéciale, ne parvienne à désarmer son adversaire, lequel recula en grognant.
- Je te l'avais bien dit, amigo, fit le chauve, un grand sourire aux lèvres.
- Oh, ça va, hein ? Répliqua Velasquez.
- T'arrives toujours pas à le battre ? Demanda Antares, moqueur. Comme c'est dommage...
Tous remarquèrent enfin la présence des trois nouveaux arrivants.
- Antares ? C'est toi ? Demanda le vampire à la queue de cheval.
- Nan, c'est la reine Victoria. Bien sûr, que c'est moi. Qui veux-tu que ce soit ? T'es toujours aussi bête, mon vieux.
- Toi, par contre, t'es encore plus moche et plus con qu'avant, contra le vampire, dont le grand sourire démentait la méchanceté des propos.
- C'est vrai que t'as une sale gueule, comme ça, ajouta Cortes en riant.
- Hé, on fait ce qu'on peut, ricana le spectre avec une parodie de révérence. Ema, Nott, ajouta-t-il en se redressant et en leur adressant un petit signe de tête.
- Salut, répondit la dryade.
Le Mangemort, quant à lui, se contenta de répondre par un signe de tête.
- Bon, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, voici Antares Arcturus Black, surnommé Erasmus, ancien homme de main de Dumbledore et Grindelwald. Antares, voici Serena, la fille aînée de Nathaniel...
- Bonjour à vous, fit la jeune sorcière en s'inclinant devant le spectre.
- Milady, répondit celui-ci en lui renvoyant son salut.
- Severus Rogue, qui enseigne les potions à Poudlard tout en jouant les agents doubles entre Jedusor et Dumbledore.
- Situation délicate, n'est-ce pas ? Questionna Antares.
- Encore plus à présent que je me retrouve mêlé à toute cette histoire... maugréa le sorcier aux cheveux graisseux.
- Tu connais déjà Sirius Black et Remus Lupin...
- Messieurs.
- Vous vous êtes bien moqué de nous, à Square Grimmaurd, fit Sirius, amusé.
- Sur le moment, mon esprit n'était pas encore pleinement éveillé. Par la suite, j'étais occupé à assimiler tous les souvenirs que tu m'as... transmis.
- Transmis ? Comment ça, transmis ?
- Lors du rituel pour créer vos clones, expliqua Erasmus, le sang que tu as utilisé sur la gemme spirituelle qui contenait mon âme m'as transmis une sorte de... mémoire génétique. Cela m'a permis d'obtenir tes souvenirs. Tous... tes souvenirs.
- Tous ? S'étonna Sirius.
- Oui. Tous.
- Y compris la fois où Marlène McKinnon l'a convaincu de se déguiser en femme ? Demanda Remus, moqueur.
- QUOI ? COMMENT TU SAIS CA ? Paniqua l'animagus.
- Black en femme ? Fit Severus, surpris mais grandement amusé. Et j'ai raté ça ?
- C... C'était pour échapper à des Mangemorts, se défendit le Maraudeur.
- Que ne donnerai-je pas pour voir ça, se lamenta son vieil ennemi.
- Marlène avait fait une photo, l'informa le lycan.
- Une photo ? Quand ? Comment ? Fit son ami, au bord de la crise d'apoplexie.
- Je te la montrerai, si tu veux, ajouta Remus.
- Que j'ai hâte, répondit Severus avec un rictus avide.
- Remus, je t'interdis de...
- Et voici les jumeaux Potter, le coupa Miranda en tenant les deux adolescents par l'épaule. Haleigh, que tu as déjà rencontré sous l'identité de Harry, le Survivant, et Ethan, que j'ai élevé depuis son plus jeune âge.
Les jumeaux et le spectre se fixèrent quelques instants dans un silence quasi religieux. Puis Antares rompit ce silence.
- Le sang des Black coule dans leurs veines.
- Oui, ils sont les petits-enfants de ta cousine Dorea.
- Et pas que, ajouta le spectre.
- Comment ça ? Interrogea l'elfe, surprise.
Antares lui adressa un regard curieux.
- Quoi ? Tu ne t'en étais pas rendu compte ?
- De quoi devrais-je être au courant ?
- Alors mon sort aurait réussi à t'abuser, toi aussi ? Marmonna le vieux Black, l'air pensif. C'est donc si puissant ?
Miranda lui jeta un regard soupçonneux. Et elle n'était pas la seule, loin de là.
- Antares... Qu'est-ce que tu as fabriqué ?
- C'est une longue histoire...
- J'ai tout mon temps, répliqua l'elfe sur un ton acide.
- Aide-moi à reprendre forme humaine et je vous raconterai tout.
- Je sens que ça va encore être un bon moyen de se choper une migraine carabinée, maugréa Haleigh en se pinçant l'arrête du nez.
- Si tu veux, il y a une réserve d'aspirine dans l'armoire à pharmacie, fit son frère avec un petit rire.
Miranda lâcha un soupir, avant de se détourner et de se diriger vers l'intérieur du manoir.
- Dans ce cas, viens. Plus vite on en aura fini, plus vite tu pourras nous expliquer quelles bêtises tu as encore fait.
- Je ne fais jamais de bêtises, se défendit Antares en la suivant.
- Sirius, si tu pouvais venir, ajouta l'elfe, on risque d'avoir besoin de toi.
- J'arrive, fit celui-ci en partant à leur suite. A toute à l'heure, ajouta-t-il à l'attention de son meilleur ami et de sa filleule.
- Surtout, prends ton temps, le cabot, marmonna le maître des potions.
Hélas, ou heureusement, suivant le point de vue, le principal intéressé ne l'entendit pas.
Quelques instants plus tard, l'elfe et les deux Black arrivèrent dans une petite salle de rituel, sur le sol de laquelle étaient tracées des runes antiques.
- Ces runes ne me disent absolument rien, murmura le Maraudeur.
- C'est parce qu'elles sont le fruit de mon peuple, lui expliqua Miranda. Et comme beaucoup de choses appartenant à ce temps, elles ont disparu des mémoires.
- Ce qui n'est pas forcément un mal, vue leur puissance, ajouta Antares. La preuve en est que même toi tu ne l'as pas vu.
- Qu'est-ce que je n'ai pas vu, Antares ? Interrogea Miranda, qui commençait à être inquiète. Qu'as-tu fait ?
- Et pourquoi j'ai l'impression que ça concerne les jeunes ? Enchérit Sirius.
- A la base, c'était pour la protéger, répondit rêveusement le spectre.
- Protéger qui ? Demanda Miranda.
- Cassiopée...
- Qu'est-ce que Cassiopée vient faire là-de...
Les yeux de l'elfe s'ouvrirent à tel point que Sirius cru qu'ils allèrent jaillir de leurs orbites.
- Attends... Tu n'es quand même pas en train d'insinuer que... que...
Le regard que lui renvoya Erasmus signifiait clairement qu'il n'insinuait rien du tout, mais qu'il l'affirmait haut et fort. Sirius, en revanche, était encore une fois à la ramasse, et exprimait son mécontentement.
- Vous pourriez m'expliquer ce qu'il se passe encore ?
En guise de réponse, Miranda se saisit de la main droite de l'animagus chien, dégaina un petit poignard avec lequel elle lui entailla brutalement la paume, puis elle lâcha l'humain pour aller planter son arme ensanglantée dans le corps spectral d'Antares, avant de le jeter au milieu du cercle runique et de frapper ce dernier de ses deux mains.
- Je vais te tuer, Antares, grogna-t-elle. Puis je vais te ressusciter pour ensuite te tuer à nouveau. Et après, je te ressusciterai encore pour te tuer une nouvelle fois...
- Si ça peut te défouler, ricana le mort-vivant. Mais tu ne m'ôteras pas de l'esprit que j'ai bien fait.
Et alors que les runes s'illuminèrent et que des arcs électriques frappèrent le corps d'Antares, celui-ci laissa échapper une dernière réplique.
- Ces gamins en sont la preuve vivante.
Puis ce fut le noir.
Haleigh observa la porte par laquelle les trois autres étaient partis. Elle était toujours aussi songeuse, sentant que ce que le spectre avait à dire était quelque chose de très sérieux.
Que savait-il de sa famille ? Tout ce qu'elle en savait, c'était que son grand-père, Charlus Potter, s'était marié à Dorea Black au début du siècle. Puis ils avaient eu James quelques décennies plus tard. Elle avait cru comprendre que la famille Potter était assez ancienne et assez aisée, même si elle ignorait encore à quel point.
Elle ne savait tout ça que parce que Sirius le lui avait expliqué alors qu'il lui montrait la tapisserie familiale, au début de leurs recherches pour trouver un moyen de disparaître au nez et à la barbe de Dumbledore. Malheureusement, l'animagus n'avait pas eu l'occasion de s'étendre sur le sujet, mais avait promis de rentrer dans les détails plus tard. Peut-être était-il temps pour lui de tout lui raconter...
- Je me demande bien ce que cet Antares a à dire sur notre famille, se demanda Ethan, auquel Haleigh avait rapidement raconté sa rencontre avec le mort-vivant.
- Il affirme connaître notre arrière-grand mère. Mais il n'a pas vraiment pris le temps d'en dire plus. Il attendait qu'on soit tous les deux réunis pour ça.
- Hey, les gars, vous en savez quelque chose ? Demanda l'adolescent aux vampires qui se tenaient à leurs côtés.
- Non, répondit Cortes, je dois t'avouer que j'en sais pas plus que toi. On sait pourquoi il s'est joint à nous, mais sans plus.
- Miranda aussi semble l'ignorer, ajouta Velasquez.
- Qu'est-ce que vous pouvez me dire à son sujet ? Demanda la jeune fille.
Ce fut le vieux Nott qui lui répondit.
- Né au début du vingtième siècle, fils aîné de Sagittarius Black et d'Andoria Pucey. Avait un frère, Alpharius, de deux ans son cadet, et une sœur, Caprica, de cinq ans plus jeune, mais morte à l'age de sept des suites d'une maladie. A fait ses études à Poudlard, au sein de la maison Serpentard. Sorti major de sa promotion, mais révéla à ce moment sa totale opposition aux idéaux sur la suprématie des sang-pur en vogue dans sa famille, ainsi que sa liaison avec Éléonore Wilson, une jeune née-moldue de son année qui était à Serdaigle. Fut alors considéré comme un paria par les siens, mais étrangement, il ne fut jamais officiellement renié, ni même simplement déshérité. Il épousa Éléonore et ils vécurent tranquille de leur côté, jusqu'à ce qu'Éléonore tombe enceinte. Lorsqu'il apprit la nouvelle, Alpharius eut un coup de folie et tua Éléonore et l'enfant qu'elle portait. Antares devint fou et tortura son frère, jusqu'à le laisser définitivement diminué.
- Diminué à quel point ? Demanda Haleigh, curieuse.
- Il est difficile d'avoir des héritiers quand on vous arrache le nécessaire pour les concevoir, répondit le vieux sorcier avec une grimace éloquente.
Tout le monde eut un frisson de dégoût et d'horreur. Même Severus ne put réprimer une grimace. Nott reprit.
- Après ça, Antares disparut pendant quelques années, jusqu'à ce qu'il réapparaissent aux côtés de Grindelwald, sous le pseudonyme d'Erasmus. Il était un de ses agents les plus redoutable et les plus zélés. Jusqu'à ce qu'ait lieu un incident qui m'est inconnu et qui le poussa à se joindre à Aube Révélatrice.
- Nous ne sommes que cinq à connaître les raisons de ce revirement, intervint alors Ema. Miranda, Cortes, Velasquez, Hermann et moi. Et je pense qu'il préférera vous l'expliquer lui-même. Enfin, en supposant qu'il en ait envie.
- Je crois que ça va s'imposer de toute façon, fit alors une nouvelle voix.
Tous se tournèrent vers la porte du manoir pour voir en sortir l'elfe, l'animagus, et un homme qui ressemblait légèrement à Sirius, hormis le fait qu'il était plus vieux, qu'il avait les yeux noirs et que ses cheveux grisonnants étaient courts. L'homme, que tout le monde comprit être Antares, inspira un grand coup avant d'expirer bruyamment.
- Ah, le bon air frais du Pays de Galle, fit-il, un grand sourire aux lèvres. Ça m'avait manqué.
Puis il se tourna vers le manoir.
- Je vois que tu en as pris soin, depuis que je te l'ai laissé, Miranda.
- Je prends toujours soin de ce qu'on me confie, Antares. Que ce soit ton manoir ou autre chose.
- Ah, parce que c'est chez vous ? S'étonna Sirius.
- Ce manoir appartient à la famille Black depuis des lustres, expliqua le revenant. Mais comme personne ne l'utilisait, je l'ai récupéré pour mon compte.
Une lueur douloureuse passa dans son regard alors que de tristes souvenirs lui revenaient en mémoire.
- Je n'y ai pas remis les pieds depuis... depuis l'incident.
Tous comprirent qu'il faisait allusion à la mort de sa femme Éléonore, aussi, personne ne parla ou ne posa de questions. Au contraire, ils attendirent que le sorcier revenu d'entre les morts reprenne lui-même la parole.
- Mais c'est le passé, tout ça, et s'il y a bien une chose qui ne peut être changé, c'est le passé.
Il se tourna et fit face à l'assistance. Et plus précisément aux jumeaux.
- Jeunes gens, il faut qu'on parle.
- Au sujet de notre famille ? supposa Ethan.
- Oui.
- Vous connaissiez notre arrière grand-mère, si j'ai bien compris, dit alors Haleigh.
- En effet.
- Et vous trouvez que je lui ressemble ?
- Et pas qu'un peu.
- Aussi loin que je me souvienne, intervint alors Sirius, aucun membre féminin des familles Potter ou Black n'avait les cheveux roux, ni n'avait les yeux de cette couleur.
- Non, c'est une particularité physique digne de Lily, ajouta Remus. Et de sa mère, Cassie.
- Mais les Evans ignoraient tout du monde magique, reprit alors le chien. Et je ne parle pas des Wilson, la famille de Cassie, qui...
Soudain, Sirius s'interrompit. Un détail venait de le frapper. Antares sourit en voyant que son petit-neveu avait eu une illumination.
- Je connaissais bien les Wilson. Après tout, Éléonore, la sœur de Roger, le... père de Cassie et le grand-père de Lily, était ma première femme. Après le drame, je suis resté en contact avec lui, et il ne cessait de me répéter que si j'avais besoin d'aide, il ne fallait pas que j'hésite à lui demander.
Il eut alors un petit rire.
- Ça en boucherait un coin à plus d'un puriste du sang, de savoir qu'un moldu puisse être d'une si grande aide à un sang-pur en détresse. Car un jour j'ai eu besoin de lui et de son aide. Je lui ai confié mon trésor le plus précieux. La grand-mère maternelle des jumeaux, Cassie.
Tous, sauf Miranda qui avait compris ce qu'avait fait le vieil homme, le regardèrent, incrédules.
- Le vrai nom de Cassie Evans, « née » Wilson, était Cassiopée Black. Et elle était ma fille.
Quelque part, non loin d'ici, deux silhouettes cachées dans un bois voisin regardaient en direction du domaine.
- Erasmus est enfin arrivé, dit l'un des deux, d'une voix masculine, douce et mélodieuse.
- Les jumeaux vont donc en apprendre plus sur les secrets de leur famille, ajouta le second d'une voix synthétique. Ça va leur faire un choc.
Le premier ricana.
- Hé ! Hé ! On dirait que ça t'amuse.
- Entre autre. Mais ça ne m'ôte pas le sentiment initial que j'ai sur tout ça.
- Je sais, mais on n'a pas le choix. C'est beaucoup trop tôt pour qu'on puisse intervenir nous-même, alors pour le moment, on va devoir compter uniquement sur eux.
Le premier fit volte-face et s'enfonça dans les bois. Le second laissa son regard s'attarder sur le domaine un moment, avant d'imiter son compère.
- Il n'empêche que je n'aime pas ça... marmonna-t-il avant de disparaître dans les ombres.
Voilà, pour ce chapitre.
Bonnes fêtes de fin d'année, et à la prochaine (dans six ou huit mois... peut-être... XD )
