Moi, mon frangin, sa femme et nos potes

Chapitre 11 : D'abords Gojyo et Hakkai…Sanzo et Goku…Bon, on verra après.

Déjeuner en famille. Plus ou moins. Le frère et la sœur (jusque là ça va), le pas-encore-petit-copain-du-frère-mais-apparemment-y'a-que-elle-qui-pense-comme-ça du frère, et les deux potes passés pour bouffer gratos.

Suuupeeer…

Janis, coincée entre Sanzo (Sanzo, tu me passes le sel ?...Heeey ! Lancer, pas balancer dans le pif, nom de Dieu !) et Hakkai (Hakkai, je t'en supplie, je te jure que j'ai assez mangé de salade, alors arrête de me demander si j'en veux !) tentait tant bien que mal d'éviter les jet de sel et les morceaux de salades. Herm.

Occupation plus intéressante, elle étudiait le comportement de son frère et d'Hakkai vis-à-vis l'un de l'autre. Gojyo jetait des coups d'oeils plus ou moins appuyés mais réguliers au brun qui gardait son regard toujours fixé ailleurs que sur le visage du tabou. Intéressant. Elle se demandait s'ils avaient discuté après sa morale en musique. Tout en mâchouillant sa salade (et oui, elle avait accepté du rab, elle était trop gentille…) elle repensa à la veille et au visage si pâle d'Hakkai, ses yeux empreint de regrets. Elle avala sa bouchée et releva les yeux pour voir Hakkai dire : « Et bien, je vais débarrasser.

-Je vais t'aider. » Annonça Janis en se levant. Il lui jeta un regard en biais mais ne dis rien.

Tandis que Gojyo et Sanzo s'allumaient une clope, elle le suivit à la cuisine et demanda en baissant la voix : « Il t'en a parlé ?

-De quoi ?

-Oh, Hakkai, je sais que tu es une personne intelligente. »

Il baissa les yeux.

« Il…N'a rien dit.

-Ah. Et tu es un piètre menteur.

-…

-Qu'est-ce qu'il a dit ?

-Mais, Janis, pourquoi veux-tu absolument que ton frère et moi soyons amoureux ? »

Elle resta un moment saisie par cette question, les yeux écarquillés. Puis elle le regarda par en-dessous.

« Quelle question. Parce que je sais que tu es celui qui faut à Gojyo pour le rendre heureux. »

Hakkai sentit sa respiration se coincer dans sa gorge. Il détourna la tête.

« Ça, j'en doute. » Murmura-t-il plus à lui même qu'à elle. Elle secoua la tête, ses cheveux virevoltant autour de son visage.

« Tu dis des bêtises, beau-frère. »

Il haussa les épaules. Elle le fixa quelques secondes puis ajouta : « Franchement. Tu es beau, tu es intelligent, tu fais la cuisine, tu es…Hum, drôle. Ça dépend comment on voit les choses pour ça, mais… »

Il eut un léger rire, mais ne répondit pas. Elle plongea une assiette dans l'évier plein d'eau savonneuse.

« Tu sais, on dit souvent que les jumeaux sont en symbiose, hm ?

-On le dit.

-Et bien…Je le sens. Comment t'expliquer ?...Je sais que c'est toi qu'il veut. Mais il est trop fier et sa vie ne lui a pas laissé d'occasion pour le comprendre. Maudite superstition.

-Tu parles des enfants tabous.

-Hm.

-…

-Hakkai…Ecoute, pense ce que tu veux. Mais toi, tu ne mérites pas moins qu'un autre. »

Et sur ce, elle sortit ses mains de l'évier, les essuya sur un torchon et sortit de la cuisine. Dans ce qui servait de salle à manger, elle trouva les trois autres en pleine partie de dispute, leur jeu préféré. Elle leva les yeux au ciel et chopa la cigarette qui dépassait des lèvres de Gojyo, elle inspira une bouffé et la revissa d'un geste sec.

« Je vais voir Rika » Annonça-t-elle en sortant.

Il y eu un silence après que la porte se soit refermée.

« Qu'est-ce qu'elle a ? » Demanda Gokû en se tournant vers le roux. Celui-ci haussa les épaules, plus ou moins habitué aux sautes d'humeur de sa sœur. Hakkai, sur le pas de la porte de la cuisine, se tordait les mains, mal à l'aise.

Son regard rencontra celui de Gojyo et ils se regardèrent dans les yeux une fraction de seconde avant que le brun ne brise le contact. Le métis parut l'air ennuyé et mâchonna sa clope.

Dehors, Janis marchait d'un pas vif et plutôt énervé. Soudain, elle se jeta à terre pour éviter un projectile blanc.

« Mais c'est une manie, de foncer sur les gens, chez toi ? » S'écria-t-elle, de mauvaise humeur. Elle se redressa et épousseta ses genoux. Hakuryu, posé sur un rocher proche la regardait avec la tête curieusement penchée sur le côté droit. Elle se planta face à lui et le regarda dans les yeux avant de lâcher : « Tu sais quoi ? Ton maître est bouché.

-Kyu ! » Le dragon lui adressa un regard offensé. Elle soupira.

« Enfin quoi, t'es pas d'accords avec moi ? Il veut pas voir ce qui est mieux pour lui… »

La bestiole eut l'air de réfléchir puis finalement, hocha lentement la tête, l'air attristé. Elle rigola.

« Tu vois. Allez. Je t'amène manger un morceau. T'aime les shûmaï ? » Demanda-t-elle en tendant le bras pour lui offrir un perchoir. Il sauta dessus et kyukyuta joyeusement.

« Je vais prendre ça pour un oui. Allez, go ! »

Rika fut plutôt surprise de voir son amie arriver avec une étrange bête sur l'épaule. Dieu merci, les animaux étaient autorisés dans l'établissement.

Janis se coula au bar et plaqua ses mains sur le zinc élimé.

« Rikaaa, un…euh…Un truc fort. »

La blonde s'approcha avec un sourire.

« Bonjour Janis.

-Nuh ? Euh, on s'est vue ce matin, hein…J'habite chez toi, je te rappelle.

-Oh ?... Ah oui… Euh… Un truc fort ? »

Elle rougissait. Janis haussa un sourcil puis, devant la confusion de la jeune fille et l'œil mauvais du patron, elle précisa : « Okay, un martini. Et pour la saucisse farinée, là…

-Kyu.

-Deux bouchées à la viande.

-Un martini et… Deux bouchées à la viande. Bien. »

La blonde s'éloigna et Janis se tourna vers Hakuryu. Ils échangèrent un mini regard puis le reporta sur la serveuse qui, tant bien que mal, posait un verre de martini sur un plateau en métal.

« Elle est trop mignonne » Pouffa Janis en regardant Rika qui revenait en tremblant un peu, ses couettes oscillant au rythme de ses pas inégaux.

« Hey, Rika…

-O …Oui ? » La blonde posa le verre et leva les yeux vers son amie et colocataire.

« Tu devrais prendre confiance en toi. Si tu te dis "je ne ferais pas tomber ce verre", il ne tombera pas.

-Tu crois ?

-Sûre.

-Ah…Et bien j'essaierais…Janis.

-Mh. »

De leurs côtés, les garçons s'étaient séparés. Sanzo et Gokû étaient rentrés au temple, et Gojyo et Hakkai avaient décidés d'aller retrouver Janis.

Ils étaient sur le chemin du restaurant lorsque Gojyo ouvrit la bouche.

« Alors…Vous avez parlé de quoi, dans la cuisine ?

-Hein ? »

Hakkai se tourna vers le roux et écarquilla légèrement les yeux.

« Oh…De rien…

-Hum. C'est pour ça que tu es sorti avec une tête de fantôme.

-Ah…Hum…

-De quoi avez-vous parlé ? De ton départ ? »

Hakkai jeta un coup d'œil furtif derrière lui, comme s'il avait peur d'être suivi.

« Non. Gojyo…

-Oui ?

-Je…Est-ce que…Tu as envie que je parte ? »

Le métis lui jeta un regard en biais.

« Je t'ai déjà dit ce que j'en pensais, non ? »

Silence. Hakkai baissa le nez et s'absorba dans la contemplation de ses pieds. Gojyo tendit le bras et agita la main devant les yeux du brun.

« Allô ? Il y a quelqu'un ?

-Alors pourquoi veux-tu que je reste ? » Les mots étaient sortis très vite, éjectés en un seul souffle. Gojyo haussa un sourcil.

« C'te question » Grommela-t-il sur un ton d'évidence. Il s'alluma une cigarette et expulsa longuement la fumée vers le ciel clair. Il resta un moment silencieux, les yeux d'Hakkai posés sur son profil. Il dit finalement : « Parce que je t'aime bien. T'es mon premier ami, et j'ai vraiment pas envie de le perdre.

-Quitter ta maison ne signifie pas perdre tout contact avec toi. Je ne vais pas…Mourir, ou disparaître sans raison. »

Gojyo braqua son regard sanglant sur l'ancien humain.

« Vraiment ? »

Hakkai baissa les yeux, presque de honte. Il murmura : « De toute façon, je ne sais pas vraiment où aller en ce moment…

-À la bonne heure. » Répondit Gojyo en soufflant un nouveau nuage de fumée. Hakkai lui jeta un coup d'œil puis se concentra de nouveau sur le chemin.

Ils venaient d'arriver sur le seuil du restaurant où travaillait Rika et lorsque Gojyo poussa la porte, ils entendirent très distinctement, si distinctement que l'estomac de Gojyo se retourna : « De toute façon, t'es une bâtarde, toi. Rien qu'un mélange entre un monstre et un humain… »

À suivre…

Ah ah ! J'ai eu le feeling, là ! J'écris, j'écris sur Janis ! Youpi ! (Et je dois avoir fumé quelque chose…Ah, non…J'ai trop regardé « Docteur House »…)