(Bouhouou, la mort de L chéwiii m'a fait pleurer TT mais j'ai décidé de ne pas suivre la trame du manga dans ma fic…)
Chapitre 12 – Yu…Kira (ne sert à rien x3):
Deux mois s'étaient écoulés (pour les mesures à la valeur du manga : death note chapitre 35) depuis que Light avait été arrêté. Il croupissait dans sa prison dorée, ses yeux s'allumant de temps à autre d'un intérêt significatif. Derrière son ordinateur, L l'observant avec patience :
- Non. S'il n'y a plus de victimes, c'est parce que tu es Kira. Souffla-t-il dans le micro, une cuillère de glace calée dans l'une de ses joues maigres
Le détective baissa les yeux sur sa soucoupe vide et poussa un soupir désolé, comme s'il espérait le retour soudain de la friandise disparue. Mais évidement, le verre précieux resta désespérément désempli de toute chose. Aussi, le jeune homme d'humeur sombre le repoussa avec calme, concentrant ses pensées sur Light, affalé en travers de sa cellule :
- Inutile de mentir. Murmura à nouveau le détective
Sûr de son affaire, il était hors de question qu'il change de piste. D'après lui, Light était LE coupable, malgré leurs liens affectifs, et pour cela, il avait tout mis de côté : ses études quelque peu décalées et celle qui était censée être sa petite amie. Enfin, posons-nous la question, Ryuzaki pouvait-il ressentir de quelconques sentiments à l'égard de la délicieuse étudiante ? La réponse ne semblait bien sûr pas évidente ; son hyperactivité lui évitant trop de tracas sentimentaux. Néanmoins, il avait fini par réellement s'attacher à la jeune femme, si ce n'était par amour, c'était plus par affection. Il ne ressentait aucune honte à ce sentiment étrange, qu'il essayait d'analyser lors de ses rares instants de liberté. Il fallait avouer que tout son temps était concentré sur Light. Light et ses mystères. Light et ses prétendus meurtres.
Parfois, L se plaisait à se définir lui-même, dans le secret de son esprit, comme une machine à penser. Alors la dernière question subsistait : que valait-il en terme d'humain ?
A des kilomètres de ces problèmes, Yukira se torturait, encore et toujours, l'esprit, telle une Sakura réelle. Deux mois de plus où elle n'avait aperçu Ryuzaki qu'en entendant sa voix lassée au téléphone. La passion, la vraie, prenait alors tout son sens lorsque, seule dans sa chambre, elle pleurait le soir. Seulement, elle avait réussi à se reprendre. Grace au jeune homme évidemment…
Il y avait deux mois de cela, Ryuzaki l'avait appelée pour lui conseiller d'être prudente, assidue. Dans sa bouche, ces mots sonnaient faux, mais Yukira s'en était contentée. Elle se doutait bien que Maïko, après lui avoir soutiré le numéro, avait du appelé le jeune homme, afin de tirer quelques affaires au clair. Inconsciemment, Yukira ressentait une honte infinie à être ainsi protégée par ses amies. Cependant, qu'aurait-elle pu y faire elle-même ? Elle se perdait de plus en plus, mais elle tentait d'accrocher un sourire assuré à ses lèvres délicates. Avec les jours, les semaines, de grands cernes, si semblables à ceux du détective, s'étaient creusés sous ses yeux sombres. La nuit, le souvenir l'empêchait de dormir et elle occupait son esprit à travailler. Elle parvenait ainsi à détourner l'attention de ses cauchemars, des mauvais rêves qui se peuplaient de sang et de « Kira ». D'ailleurs, les meurtres avaient repris, mais elle ne suivait plus l'affaire que d'une oreille. Ces « gamineries », pour elle qui pouvait prétendre connaître la vérité, ne l'intéressaient plus. Les mois passés dans une sorte d'angoisse hystérique l'avaient rendue hautaine et quelque peu méprisante. « Et s'il me revoyait, » Se surprenait-elle souvent à penser, « que dirait-il ? Est-ce qu'il sourira de mon apparence si décalée par rapport à la sienne ? Est-ce qu'il m'expliquera longuement que… » Et elle souriait, sa joie ravivée l'espace d'un instant par le souvenir d'un après-midi. Odeur de friandises, rictus discrets, secrets confiés, sensation de sa peau blême contre la sienne, frottement doux de ses mèches. Non, elle n'aurait jamais voulu échanger ses souvenirs, bien qu'ils soient d'un commun !
L ne souriait pas, L pensait trop mais elle se persuadait, elle voulait le croire, qu'elle était le seul à connaître ses sourires. L'envie de le voir tournait à la triste obsession. Maïko se retenait de grimacer lorsque son amie, jadis si enthousiasmée, se perdait en éloges d'un personnage sûrement secondaire et disparu depuis longtemps. « Ah, Yuki… Tu vas me faire pleurer. » Et sur ce point-là, elle ne mentait pas. Cet amour dévoué que l'étudiante vouait à son détective la désespérait. C'était un sentiment de série B, du genre de celui que Juliette ressent pour son Roméo… Mais ces choses n'ont jamais existé, n'est-ce pas ? Elle aussi cherchait à se persuader de ce qu'elle pensait être la vérité. Les amours éternels n'existent pas, à part dans les romans, et surtout pas envers un autiste tel que Ryuzaki. D'ailleurs, elle ne comprenait plus son amie :
- Pourquoi lui ? Il n'est pas comme les autres.
- Oui, il est spécial… Répondait généralement Yukira, sans s'épancher sur le sujet
Rui, de son côté, avait abandonné la partie. Pour sa part, elle incarnait le parti opposé à Maïko : elle croyait aux amours de Roméo & Juliette. Seulement, que ça arrive à Yukira, elle n'y aurait jamais pensé et cela la perturbait quelque peu. Son affection envers la jeune fille ne changeait pas et elle lui tapotait gentiment la tête « Qu'allons-nous faire de toi ? Ca n'arrive à rien une fille amoureuse. » Soupirait-elle, amusée par la situation
Et toujours, au final, la réponse de Yukira restait la même : « Ne vous en faites pas, je m'occupe de tout et je sais m'occuper de moi. » Les deux étudiantes de Tôô se dévisageaient, mais finissaient par hausser les épaules. Si elle disait que ça allait, c'était que c'est effectivement le cas. Pourtant, L se faisait attendre, enfermé dans son immeuble. Yukira se disait que ce n'était rien, qu'il allait sûrement vite finir, sans même une pensée émue pour Light peut-être injustement enfermé.
Un jour, il viendra me chercher ! Songea-t-elle, le soir venu, allongée sur son lit
[54eme jour de détention
Son portable sonna brutalement dans la poche de son jean et elle s'empressa de décrocher :
- Yuki à l'appareil !
- Ah, c'est Ryuzaki. Je voulais te demander un service.
- Tout ce que tu veux !
- Yukira, la preuve de l'innocence de Light a été prononcée mais désormais nous sommes reliés par des menottes.
- Il est innocent ?!
- Oui, enfin… Cet après-midi, il compte aller faire une promenade en ville avec Misa-misa.
- La Misa-Misa ?!
- Oui !
- Kyaaaaaaa ! C'est une vraie star et… et ??
- Est-ce que tu pourrais nous accompagner. J'aimerai éviter de me retrouver seul entre eux deux.
- Ce sera avec plaisir Ryuga !
Un sourire au coin des lèvres, il raccrocha et se tourna vers son compagnon d'infortune, qui détaillait avec mépris le faible lien métallique qui les reliait (sûrement avec l'intention de le couper le soir même au rasoir xD c'est un délinquant Light) :
- Yukira Hideki va venir avec nous. Après tout, il n'y a pas de raison que…
- Fais comme tu veux Ryuzaki. Le coupa immédiatement le jeune homme, lui décochant un coup d'œil mesuré en coin
L haussa les épaules et glissa entre ses lèvres minces un sucre d'orge. Cela promettait d'être intéressant. Il n'avait jamais eu encore l'occasion d'observer Light en direct dans une situation réelle et… il devait bien l'admettre ; se retrouver avec Yukira, en espérant qu'elle ne soit pas aussi hystérique que Misa, lui faisait un certain effet. Il leva les yeux au ciel en se rappelant les regards amourachés que lui lançait si souvent la jeune fille. A qui les dédiait-elle vraiment ? Au Ryuga qu'elle avait rencontré à Tôô ? Au détective qu'elle avait aperçu dans l'hôtel ? Ou tout simplement à l' « humain » qu'il pensait être ?
Il se redressa, entraînant Light dans son mouvement. L'étudiant ne pu se contrôler et poussa un gémissement de douleur lorsque sa colonne vertébrale heurta le mur opposé :
- Ah, désolé, Light. J'étais dans mes pensées. Remarqua L, le regard amorphe
Il suçota longuement sa friandise, et s'approcha de la fenêtre qui ouvrait sur le panorama étendu de Tokyo. Son yeux errèrent sur les toits de la capitale japonaise, tandis que Light, discret, s'accoudait à l'un des piliers soutenant le plafond :
- Oui, cela risque d'être amusant. Répéta le détective, un sourire enfantin aux lèvres
A suivre…
(wi, je sais que c'est peut-être plus court que les chapitres précédents mais celui-là tient un peu lieu d'intermède entre la déclaration de Maïko et la libération de Light. Je tenais à résumer le tout sans en faire des tonnes. En même temps, le prochain chapitre se révèle plutôt alléchant, n'est-ce pas ? Voilà, chers lecteurs… Je vous laisse sur ce ! N'hésitez pas réwiewer, ça fait toujours plaisiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir x3)
