Chapitre 11 : La cruauté des sentiments

Un onzième chapitre arrive, les mots défilent, les situations se nouent, les personnages apprennent à se connaitre ou à se méconnaitre, le drame guette.

Ce chapitre va enfin voir le couple Harry / Draco évoluer, enfin couple …

Le couple Ron, Hermione va avancer également … En bien ou en mal, chaque situation est subjective, on ne peut toujours juger.

D'autres personnages vont commencer à prendre de l'importance ou alors s'effacer …

Pour répondre aux review :

- D'abord merci à ceux qui aiment cette fiction, j'écris pour vous, je fais également de mon mieux pour aller le plus vite possible même si l'écriture est une entreprise harassante et semée d'embuches.

- L'action évolue enfin et ce n'est que le début.

- Le rating est drama, après si mon histoire se termine ou bien … Vous verrez, ce sera à vous de juger.

- La guerre va avoir une place essentielle dans mon histoire, on ne peut s'en passer et vous comprendrez pourquoi après. Mais je peux comprendre qu'elle semble superflue ,inutile pour le moment. Après peut-être qu'elle ne parait pas très probable mais la guerre n'a jamais aucune logique.

- La suite sera samedi je pense, je n'aurai pas le temps de finir mon nouveau chapitre avant mais je vais essayer.


Chapitre 11:

Il pleure dans mon cœur,Comme il pleut sur la ville,Quelle est cette langueur,Qui pénètre mon cœur ?Ô bruit doux de la pluie,Par terre et sur les toits !Pour un cœur qui s'ennuie,Ô le chant de la pluie !Il pleure sans raison,Dans ce cœur qui s'écœ ! nulle trahison ?Ce deuil est sans raison.C'est bien la pire peine,De ne savoir pourquoi,Sans amour et sans haineMon cœur a tant de peine !

Verlaine … Il pleure dans mon cœur …

Sans amour et sans haine où en sommes nous mon ange ?

Où en sommes nous lorsque nous ne communiquons plus par les coups ?

On s'embrasse sans sentiment, on se touche sans tendresse, on se caresse sans émotion … Mais ne ressens tu vraiment rien lorsque tu sens mon corps chaud contre le tien ? Moi, mes sens s'embrasent lorsque je t'aperçois, mon cœur s'enflamme quand tu es près de moi, mon âme se meure alors que tu me touche.

Il pleure dans mon cœur, les orages le tourmentent sans répit, les nuages l'alourdissent sans bruit.

Cette langueur qui me pénètre mon cœur c'est toi qui me l'a enfoncé dans tout mon être. Tu me l'as insinué perfidement et maintenant je suis marqué à jamais.

Malfoy …

- Harry ?

Une douce voix féminine me sort de ma torpeur. Je ressort du tourment de mes sentiments pour revenir à la réalité des cours de philosophie. Le professeur Binns continue de nous déclamer des définitions de sa voix uniforme et soporifique sans se soucier de l'attention de ses chers élèves. Je tourne mes yeux vers la personne qui m'a sorti de mon état d'inconscience.

Hannah, ma petite amie dupée par le plus grand bourreau que la terre ait porté. La voir en face de moi me ramène à mon amère trahison et à mon honteux secret. Elle me sourit avec bienveillance, ses cheveux blonds soyeux encadrent son visage, lui donnant un air de sainte.

Comment j'ai pu faire cela ? Et comment je peux songer à mon amant alors qu'elle se trouve si près de moi.

Je suis ignoble. Je la fixe malgré tout de mes grands yeux verts, cherchant à la sonder. J'adoucis volontairement ma voix, comme pour ne pas la brusquer alors qu'elle ne sait pas toute la vérité.

- Oui ?

- Tu as l'air ailleurs depuis le début du cours et Binns ne fait que te fixer. Tu contemple quoi dans ce livre depuis tout à l'heure ?

Sa voix se fait inquiète et elle se penche légèrement vers moi. Son parfum fruité envahi mes narines, la culpabilité me ronge. Mais comment résister à l'appel de la passion et de l'irraison ?

- Juste un poème de Verlaine, je lui répond avec un petit sourire.

Je me ressaisis de mon stylo et j'essaye de noter consciencieusement les notions de philosophie. Le professeur nous fait tout un cours sur le désir, comme par hasard … Pourquoi les cours de philo sont toujours en accord avec des éléments de notre vie. C'est vraiment pourri …

Je jette un coup d'œil à mes camarades de classe qui semblent totalement assoupis. Ron essaye de ne pas s'écrouler sur la table, même si ses yeux se ferment inlassablement. Seamus et Neville écrivent sur une feuille ce qui semble être un pendu. Hermione est la seule qui semble prendre des notes à peu près sérieusement même si elle se perd parfois dans la contemplation de son petit ami.

Toute la classe est particulièrement calme, tranquille. J'abandonne après quelques minutes, reprenant mon rêve étrange et désespérant. Ma petite amie à mes cotés s'étant endormie à son tour.

Le monde est devenu fou.

Demain … Demain Malfoy et moi allons nous retrouver en toute intimité dans la chaleur feutré de mon appartement.

Mon monde est devenu fou.

Je ne sais pas quoi penser, est-ce bien ? Est-ce mal ? Je dois avouer qu'à ce moment-là je m'en fous complètement. Tout ce que je veux c'est être avec l'homme qui hante ma vie, d'assouvir le déchainement de mes sens, la pulsion de mon désir.

Peu à peu, bercé par cette voix monotone et par le tourbillon de mes questions, je m'endors sur ma table de travail.

Le monde est complètement fou mais si il ne l'était pas serions nous pour autant raisonnables et moralisateurs ?


- C'était affreux ! S'écria Ron, le visage encore marqué par son récent assoupissement.

Nous acquiesçons tous d'un même mouvement sauf Hermione qui bien évidemment tente de défendre l'ennuyeux professeur. Quelle bonne âme. Quand à moi je m'exprime par un bâillement sonore afin de me remettre de ma récente sieste.

Nous sommes en train de marcher vers la cafétéria pour pouvoir déjeuner rapidement et d'aller ensuite en cours de maths spécialisé pour les uns, de physique spécialisé pour les autres.

Heureusement, il est à peine midi il n'y a pas trop de monde puis nous sommes un petit groupe de cinq. Seamus et Dean nous accompagne.

Je prend un panini au fromage puis une canette de jus d'orange. Nous nous dirigeons vers une petite table afin de pouvoir prendre notre repas en paix.

Comme d'habitude il est ponctué de bonne humeur, comme d'habitude il est traversé par des phases sérieuses. Nous parlons de nos profs, de nos vies familiales ou amoureuses. Toujours des sujets superficiels, jamais de profondeur dans nos discussions. Nous racontons nos vies mais concrètement nous ne savons rien les uns des autres.

L'homme est un mystère pour l'homme. Déjà qu'il ne se connait et ne se comprend pas lui-même, comment peut-il espérer accéder à la connaissance suprême de l'autre. C'est impossible et chimérique. Tellement prétentieux …

Je secoue la tête pour chasser ces idées sombres et noires de mon esprit. Je me remet dans la discussion et observe tour à tour mes amis.

Seamus ne cesse de rire et de plaisanter avec Ron. Il a vraiment un visage fin et délicat. Ses cheveux noirs lui donnent un charme typiquement irlandais tout comme son sourire chaleureux. Il en fait tomber plus d'une et certainement plus d'un vu que maintenant son homosexualité est reconnu. Il m'a confié avoir reçu des avances d'un grand nombre de garçons. Il ne pensait pas que notre lycée contenait autant de gays.

Dean et Ron ont bien accepté ses préférences. Voir mon meilleur ami si ouvert m'a ébranlé. Et je me suis demandé si je faisais bien de lui cacher tout ce que je ressens envers Malfoy. Mais je ne sais pas, j'hésite encore et encore … Malfoy reste Malfoy, si il ne ressent pas d'antipathie pour le sexe il n'en déteste pas moins la personne.

Hermione sourie à chacune de nos blagues et lance de tendres regards à son amour. Elle est si amoureuse et pourtant tellement bloquée au niveau sexuel … Je ne comprend pas comment cela est possible. Le sexe est censé être une expansion de l'amour, une fusion des cœurs et des corps. Certains en usent et en abusent mais ce ne serait pas le cas de Ron. Il faudrait que j'aille lui en parler et que je la rassure. Je n'aime pas savoir ma meilleure amie dans cet état.

Moi, je me sens bien au milieu de mes amis. J'affiche un sourire serein pour cacher le feu qui m'habite. Depuis que je sais que je vais voir Malfoy en toute intimité chez moi Samedi, je me sens sur des charbons ardents. J'ai envie de courir et de crier à la fois. Je ne sais pas encore ce que nous allons faire mais j'appréhende et je suis si pressé. Mais je dois refreiner tout cela pour ne pas attirer les soupçons sur moi. Cependant je vois bien qu'Hermione se doute de quelque chose. Ses yeux reviennent sur moi avec régularité … Mon regard à moi vagabonde de tables en tables.

Soudain, mon regard s'accroche à une chevelure blonde. Si magnifique, si rayonnant … Malfoy en personne se trouve à quelques mètres de moi en compagnie de sa cour. Heureusement sa poufiasse n'est pas là. Je ne l'aurais pas supporté.

Il parait froid, distant comme toujours … Le prince des ténèbres en personne. Les gens qui passent à coté de lui le regardent avec crainte et respect. Il a une classe indéniable …

- Malfoy a vraiment la tête d'un constipé ! plaisante Ron en contre-courant de mes pensées.

Il se moque encore et ricane avec Dean.

- J'avoue, renchérit celui- ci, il ne doit pas aller aux toilettes souvent …

- Besoin d'un laxatif Malfoy ? Eclate Ron.

Et ces deux idiots pouffent de rire en regardant régulièrement mon amour. Une bouffée de haine monte en moi à l'égard de mes deux amis. Comment peuvent-ils oser critiquer la perfection de l'homme que j'aime.

Hermione secoue la tête et les regarde d'un air dépité.

- Oh arrêtez les mecs ! Les arrête Seamus sèchement.

Je lui jette un regard reconnaissant. J'aime cet homme ! Pour un peu j'irais l'embrasser. Il regarde lui aussi mon amour fixement, mais le blond de mes rêves ne semble pas l'avoir remarqué.

- Puis Malfoy a peut être l'air constipé mais il est sacrément canon. Une vraie bombe sexuelle et à fantasme. Je le mangerai bien pour mon quatre heures ! Reprend il, sérieusement.

Je manque de m'étrangler avec mon jus d'orange. Hermione se précipite vers moi pour me taper dans le dos. Tout le monde me regarde d'un air inquiet, je dois être tout rouge. Mon statut de sexe symbole va en prendre un coup.

- Ca va bien, j'arrive difficilement à articuler.

- C'Est-ce que j'ai dis à propos de Malfoy ? Me demande Seamus l'air suspicieux.

Je rougis aussitôt. J'espère ne pas avoir l'air aussi transparent. J'essaye de prendre un air digne le plus rapidement possible.

- Bien sur que non ! C'est juste que trouver cette fouine attirante, et bien ça me dépasse tu vois !

Je sens le regard d'Hermione sur moi, puissant et pénétrant. J'essaye de l'ignorer et je me concentre sur le visage de Seamus.

- Parce que tu es trop hétéro Harry ! M'affirme-t-il. Mais si tu le voyais avec des yeux de gay tu remarquerai à quel point il est canon.

Cette fois c'est Ron qui manque de s'étrangler avec son coca. Décidemment Malfoy met en danger la santé mentale et physique de notre petit groupe.

- Arrête Ron ! Soupire Seamus. Tu es aveuglé par ta haine pour ce petit con ! Ce qui est tout à fait normal d'ailleurs …

- Encore heureux ! Proteste Ron.

- Mais d'un point de vue charnel je ne dis pas non si on lui enlève son venin.

- D'horribles images mentales me viennent ! Plaisante mon meilleur ami. C'est un serpent et quoi que tu fasses il produira éternellement du venin et sera incapable de faire le bien. C'est comme cela, c'est le principe de la vie.

- Bon ! Je les interrompt plus sèchement que je ne l'aurais voulu. Si on arrêtait de parler de cette sale fouine, je commence à avoir envie de vomir.

Mes potes me regardent compréhensifs, seule Hermione a le regard criant de vérité. Elle a comprit …

- Désolé vieux, puis parler de lui c'est lui accorder de l'importance et cette chose n'en a aucune ! Renchérit Ron.

Peu à peu nous dérivons vers des conversations légères et superficielles. Comme toujours.

Moi, ma vue se déplace lentement vers le centre de mon univers. Il déguste son repas avec une classe évidente, je ne vois que lui, je ne sens que lui. Peu à peu, je n'entend plus les conversations qui m'environnent, je me concentre sur lui. Sa beauté, sa perfection qui me font oublier mes propres imperfections.

- T'en penses quoi toi Harry ? Me demande ma meilleure amie qui me voyait partir dans mon monde rose et débile.

Mon regard éteint lui confirme que je n'ai pas écouté leur conversation. Elle soupire en me jetant un regard assassin et reprend :

- Je parle de la guerre qui perdure depuis trop longtemps et des récentes menaces du tyran. Tu penses que Voldemort va pouvoir envahir le pays toi ?

La lassitude me prend, j'en ai marre de voir cette stupide guerre envahir le cour de nos vies et de nos pensées. Nous ne sommes plus libres, nous sommes déjà prisonniers de cette menace qui plane sur nos têtes et rien ne peut m'agacer plus que cela.

La guerre … Quelle connerie !

- Je pense que nous avons une armée pour nous défendre, des lois qui régissent le monde, une solidarité entre pays et donc que il ne peut pas nous envahir comme cela dès que l'envie le prend. Il y a des lois, une coalition … Personne ne peut venir un jour et chambouler l'ordre établi des choses par simple caprice …

- Mais justement c'Est-ce qui est en train de se passer, remarque Dean. Il a envahi l'Italie, la Grèce, bientôt l'Autriche. Où se trouve la coalition dont tu nous parles, cette solidarité aussi concrète qu'un fantôme ? Où sommes nous pendant que nos semblables se font massacrer en cadence ?

Hermione approuve vigoureusement ses dires et surenchérit.

- D'ailleurs l'homme n'est qu'un être égoïste et aveugle. Nous sommes lamentables, nous parlons, nous voulons réagir mais nous n'agissons pas. J'ai honte … Honte de ma race, honte de ce sang faible qui coule dans nos veines …

- Mais bon, que veux tu ? Je lui demande, on ne peut rien faire, la guerre n'est pas prête d'arriver et si elle arrive nous aviserons à ce moment là. Moi, tout ceci m'indiffère, que les autres se massacrent entre eux, moi je veux uniquement vivre ma vie …

- C'est égoïste Harry, murmure Mione.

- C'est humain, je lui répond.

S'engager ou résister ? Que faire quand on ne veut aucun de ces deux alternatives. Dans les deux cas on trahit des idéaux, dans les deux cas on risque sa piètre existence.

Ron nous observe tour à tour silencieux, il n'a pas d'avis défini sur ceci, il ne veut pas s'y intéresser car qui dit s'engager dit grandir, murir. Et mon meilleur ami n'est définitivement pas prêt pour cela, il le sait, je le sais.

- Bref, finit-il, c'est l'heure d'aller en cours donc on y va !

Nous acquiesçons tous, reprenons nos affaires et nous nous dirigeons vers notre salle de classe.


- Potter !

Comme cette voix honnie peut sembler aussi douce à mes oreilles à présent. C'est un fait que je ne pourrais jamais comprendre.

Je fais un sourire à ma petite amie qui se trouve à mes cotés afin de ne pas l'inquiéter. Nous sortions de notre dernier cours et elle m'avait proposé de prendre un verre avec les autres qui nous attendent dans un petit café pour fêter la fin de la semaine et mon nouveau poste decapitaine . Elle me regarde de sa petite taille, elle me semble si menue près de ma grande carcasse.

- Vas y ma puce, je te rejoins je lui murmure.

- Tu es sure Harry ?

Son ton si naïf, enfantin me donne du courage pour les minutes qui vont suivre.

- Oui Hannah, sur et certain.

Je l'embrasse doucement lorsque la voix de Malfoy retentit encore désagréablement à nos oreilles.

- Il me soule vraiment, me dit elle, l'air résigné.

- La réciproque se vérifie. Allez vas y, je te rejoins au café.

Elle part enfin, me laissant seule avec ma Némésis.

Je me retourne le regard froid. Nous devons faire comme si de rien n'était, comme si nous nous haïssions toujours comme avant, sans cette envie qui nous tient au ventre. Pourquoi cette comédie ? Si lassante …

- Malfoy.

Je suis fier de moi, de ma voix glaciale et posée. Qui pourrait croire que j'aime passionnément la personne à qui je m'adresse.

- Potter, me répond il, suis moi, je veux te parler dans un endroit … Moins voyant.

Intrigué, je hausse un sourcil mais je le suis malgré tout. Nous étions partis avec Hannah par la sortie arrière, la moins fréquentée afin de se rendre directement au café, où veut il donc me mener ?

Il passe par de petites ruelles, et nous arrivons dans un petit parc magnifique. Il ouvre la grille avec une clé et nous nous retrouvons dans un véritable havre de paix. Je le regarde totalement étonné, jamais je ne l'avais vu et pourtant je connais bien notre ville. Il est si petit que nous pouvons l'épouser d'un seul regard. Il est construite d'une multitude d'arbres et d'un petit lac dont le reflet renvoie de douces images. Nous nous dirigeons vers un banc dominé par un grand saule pleureur, mon arbre préféré … Je suis touchée par la beauté et l'aura magique de ce lieu.

Le trajet avec Malfoy s'est fait dans le silence le plus complet. J'observe les enchantements et redécouvre une nature que je n'avais plus l'habitude de regarder. Les roses par millier, les buissons … J'aperçois même à un moment un lapin qui me regarde de ses yeux graves. Ce parc s'apparente plus à une forêt au vu de l'abondance de ses végétaux. Une fois assis, nous restons droit et taciturnes. J'ose briser le mutisme qui s'est installé entre nous.

- Je ne le connais pas ce parc. Il est magnifique …

Il tourne ses yeux gris vers moi, m'envoutant encore une fois sans la moindre culpabilité.

- C'est une propriété de mon père, et il se trouve dans un coin vraiment reculé de la ville. En général peu de personnes passent par ce coin mal famé, ce qui fait que il n'y a pas trop de monde qui y vient.

- Je comprend alors. J'aime vraiment ce lieu …

Je vois une esquisse de sourire sur ses livres fines.

- Potter est sensible à la beauté naturelle de ce monde. Quelle surprise. Moi qui te croyais un rustre sans gout ni raffinement.

Je retiens mon rire.

- Comme quoi tout le monde peut se tromper ! L'erreur est humaine. J'aime vraiment la beauté des choses quand je les vois. J'aime les belles choses …

- Les belles filles aussi, finit il.

Son ton est soudainement plus aigre. Nous nous fixons un instant.

- Oui, j'aime les personnes qui sont belles. J'aime la beauté chez ceux avec qui je vais partager un baiser …

Une légère rougeur me monte aux joues. Je viens de lui avouer implicitement qu'il est beau. Mais bon, pas la peine d'être un idiot pour savoir que Draco Malfoy est l'un des plus beaux garçons du lycée.

- Tu me trouves beau Potter ? Sourit il.

- A ton avis Malfoy, pas besoin de moi pour le savoir. Tu as assez de personnes à tes pieds pour ne pas avoir à te soucier de cela.

- Oui mais bon, je ne connais pas la majorité de ces gens-là et cela n'a donc aucune espèce d'importance. Leur avis à eux m'est totalement égal !

- Et le mien ? Je demande timidement, honteux de me comporter comme une midinette.

Mais Malfoy se met à rougir légèrement à son tour.

- Tu es mon ennemi, il a donc une certaine importance …

Mon cœur semble vouloir sortir et danser la macarena hors de mon corps tant il semble heureux.

Je me rapproche de lui, l'air de rien tandis qu'il regarde le paysage qui nous environne. Bientôt je sens sa chaleur corporelle qui me réchauffe.

- C'est la première fois que nous nous retrouvons ensemble aussi longtemps sans nous disputer … Je remarque.

Il hausse un sourcil, l'air moqueur.

- En manque de dispute Potter ? C'est sur qu'avec ton Hannah, ça ne doit pas être la joie tous les jours. Elle a l'air niaise à un point, comment tu fais pour ne pas t'écrouler d'ennui ?

- Et toi comment tu fais pour tout ramener à ma vie amoureuse depuis qu'on parle. On est tout les deux comme hors du monde … Pourrait tu une seule fois profiter des choses qui s'offrent à nous.

- Et là de quoi je pourrais profiter ?

Son regard me brule, j'ai chaud tout d'un coup, il a lentement ramené ses genoux près des miens.

- Je ne sais pas … De moi …

Ma voix est faible, trop d'émotion d'un coup. Lorsqu'il penche ses lèvres vers moi j'ai l'impression que ma vie va s'arrêter et exploser à la fois.

Ses lèvres sont froides contre les miennes. Notre baiser est doux, nos bouches réapprenant à se connaitre. Je le réchauffe par mes ardeurs en montrant de plus en plus de fougue. Lentement nos langues s'entremêlent dans une lente valse, j'ai chaud, je me sens bien.

Je commence à l'enlacer doucement en même temps, j'essaye de combler le moindre millimètre qui ose s'interposer entre nous. Mon excitation monte au fur et à mesure, comment rester de glace face à l'homme le plus torride de mon lycée qui se trouve dans mes bras, à ma merci.

Seuls nos halètements troublent le silence de ce lieux paisible et magique.

Nous nous embrassons durant ce qui me parait une éternité, mais qui pour les simples mortels se réduirait à une heure.

L'heure est venu de nous quitter, nous nous regardons comme deux drogués qui viennent de se séparer de leurs doses. Nous avons longuement remontés jusqu'à l'entrée du parc. Mon cœur se casse, je ne veux pas me séparer de lui. Le moment parait solennel entre nous, jamais nous ne nous étions embrassés aussi longtemps …

- Bon, alors à demain Potter, me dit-il.

Je ne peux empêcher le sourire de venir à mes lèvres. Je suis tellement comblé, sans m'en rendre compte j'avais eu peur qu'il ne veuille plus qu'on se voit demain.

- A demain Malfoy, au fait c'était un avant gout de ce que nous allons faire à présent ? Je demande, angoissé malgré moi.

Son regard devient dur.

- Non, juste une démonstration. Nous ne ferons rien de plus … Jamais nous ne coucherons ensemble. Je ne suis pas homosexuel et je ne veux pas me faire enculer ! Son ton monte.

- Non, moi non plus Malfoy. Je ne suis pas gay ! J'explose à mon tour.

- Et alors, moi je suis quoi ? Me demande-t-il, une putain de meuf peut être ?

Je suis scandalisé.

- Attends ! Je commence à m'échauffer également, ce n'est pas toi qui venait de me dire que tu n'étais pas gay !

Il me jette un regard assassin, il a comprit qu'il avait tort mais ne veut pas l'avouer.

- Et alors, c'est le cas … Je ne suis pas gay …

- Moi non plus Malfoy.

Nous nous regardons à présent en chien de faïence, comment un moment si beau peut se retrouver enchainer à une dispute si puérile et infondée. Je lui en veux inconsciemment.

- Alors nous sommes quoi ? Murmure-t-il, le regard baissé.

Je le regarde tristement et attendri malgré moi.

- Je ne sais pas, juste deux ennemis attirés l'un par l'autre par je ne sais quel pouvoir supérieur.

Il me jette un regard désabusé.

- On va dire cela …

- Donc demain 16heures chez moi ? J'essaye de changer de sujet insidieusement.

La vision de son air maléfique me foudroie sur place. Quand il a cette tête là, les choses ne s'annoncent pas bonnes pour moi.

- Tu veux vraiment que je vienne Potter ?

- Oui, j'avance prudemment.

- Alors je veux que tu quittes ta copine d'ici une semaine si tu veux que nous continuions nos petits « écarts ». Je ne veux pas avoir une concurrence, si infime soit elle.

Je le regarde totalement ahuri. Je ne comprend pas son délire tout à coup.

- Et pourquoi Malfoy ? Nous ne sommes pas amoureux ou en couple, ni rien ? Pourquoi je ferais cela ?

- Parce que je le veux tout simplement.

J'ai soudainement envie de le frapper, lui et son caprice de gamin. Pour qui se prend-il ?

Il m'embrasse rapidement. Un baiser impétueux, conquérant même si je suis déjà conquis. Je me laisse faire. Pantin entre ses mains expertes.

- Tu as une semaine Potter, mais on se voit quand même demain, disons que tu as un bonus de ce que tu auras si tu la quittes.

Il commence à partir, me tournant le dos, me donnant congé comme à un vulgaire domestique.

- Et toi alors ! Je lui lance. Tu vas quitter ta copine aussi ?

Seul un beau doigt d'honneur me répond.


Je me précipite vers la rue qui abrite le café où je devais retrouver tous mes amis. Je consulte mon portable, m'arrêtant dans ma course.

« Vieux t'es passé où ? » Ron …

« Harry ! Tu as intérêt à me dire où tu étais passé ! Hannah était toute retournée ! »

Hermione … Même si elle connait mon amour pour Malfoy, c'est elle qui m'a poussée à sortir avec elle pour que je me remette de mes émotions. Elle n'approuvera pas mon infidélité … Mais je dois lui dire, c'est ma meilleure amie.

« Nous sommes partis chéri. Je t'appelle ce week end. Je t'embrasse » Hannah …

Et merde. Je décide d'appeler Ron.

- Allo, vieux ? Me demande-t-il d'un ton précipité. Qu'Est-ce qu'il se passe ?

- Je te dérange ? Je le questionne.

- Pour tout te dire, notre soirée romantique avec Mione est décalée à ce soir. Je l'emmène au resto là.

- Ah c'est pour cela que tu chuchotes. Bon alors bonne soirée !

Je raccroche, désœuvré. Il ne me reste plus qu'à rentrer chez moi, la tête pleine de Malfoy et de nouveaux souvenirs. J'espère que tout se passera bien entre eux.


Je suis sur facebook, je regarde les actualités. Je vois avec dégout le profil de Malfoy s'afficher en couple avec sa pétasse … Qu'Est-ce que je peux la haïr celle-là. Aucun message d'amour, aucune photo en commun. Où se trouve la passion ?

Moi, si j'étais avec Malfoy, je le couvrirai de messages d'amour, je consacrerais tout un album à notre couple …

Je l'aime tellement. Je ferais tout pour lui.

Je décide de mettre en pseudo en reflet de ce qui m'arrive :

« Il pleure sur mon cœur »

Seule Hermione peut comprendre les orages de mon cœur et les rouages de cette phrase. Les autres ne pourront y voir que ma passion pour la poésie….C'est cela aussi facebook, seul un petit groupe peut comprendre une phrase anodine ou non.

Tant de secrets et de non-dits …


Je me suis endormi après une série de messages envoyés à Malfoy ce soir pendant le film. Je découvre une personnalité drôle et attachante, ce qui me terrifie car j'ai l'impression de tomber encore plus amoureux, et de manière concrète. Amoureux d'un être tout entier et non pas d'une image …

Mon sommeil était lourd jusqu'à ce que trois textos me réveillent et me bouleversent plus que prévu.

« C'est fini avec Mione … Je t'expliquerai. » Ron …

« C'est fini avec Ron. J'ai envie de mourir … » Hermione…

« Ton parrain a eu un accident. Viens vite à l'hôpital Sainte Mangouste. » Remus … Sirius … Non …

Je m'habille en vitesse et me précipite à l'hôpital.


A SUIVRE

Désolé pour le léger retard mais j'ai été assaillie par le travail et je n'ai pas eu le temps de finir ce chapitre. Et comme je voulais fournir un travail correct.

J'espère que cela vous a plu.

Au programme : - Pourquoi Sirius est à l'hôpital ?

- Pourquoi Ron et Hermione ont cassé.

- La relation entre Malfoy et Harry va prendre un nouveau tournant.