Hey !

On se retrouve pour l'avant-dernier chapitre de cette fiction, le prochain étant l'épilogue.

Un grand merci pour votre soutient, les reviews, les ajouts en fav, ça me fais vraiment plaisir 3

Ce chapitre est rated M, Je vous souhaite une bonne lecture et à la semaine prochaine ^^

*MWAH*


- Salut Sis', commença la rousse sans lever la tête de ses papiers. Je vois que Mademoiselle Swan n'a pas suivi mes conseils.

- Elle a bien fait de venir me parler. Je ne te permets pas de t'immiscer dans ma vie ainsi.

- Je ne fais que suivre le chemin de mère, en veillant sur toi. N'est-ce pas le rôle de la grande sœur ?

- Justement non, tu pourrais bien te garder de le faire.

- Non, je n'ai pas connu mère très longtemps très longtemps mais je tiens à honorer ses valeurs. Et elle n'aurait probablement pas apprécié tous ces … batifolages ou je ne sais quoi, avec cette femme, dit-elle en pointant du doigt Emma qui n'avait pas bougé du seuil de la porte.

- Je ne te permets de juger mes choix. Ce n'est pas qu'un batifolage, un passe-temps Zelena. J'aime cette femme, je l'aime et je ne veux plus la quitter.

Tout en disant cela la brune avait calmé ses paroles et s'était approchée de Emma et, avant que cette dernière ne comprenne, avait posé ses lèvres délicatement contre les siennes. Zelena réprima une grimace de dégoût. Elle se leva et se rapprocha doucement du couple.

- Mademoiselle Swan, vous êtes virée. Quant à toi Régina, tu quittes mon hôtel dans la soirée et que je ne t'y revoie plus, elle reprit la route en direction de son bureau mais se retourna vivement pour ajouter : Je n'en ai pas terminé avec vous deux, soyez en certaine.

- Tu crois vraiment que tu nous fais peur ? répliqua vivement Régina

- Tu ne sais pas tout ce dont je suis capable de faire pour détruire ton bonheur. Maintenant j'ai un rendez-vous, si vous voulez bien… dit-elle en désignant la porte de la main.

C'est sans un mot de plus que Emma et Régina prirent la direction de la chambre de la brune. Elle ouvrit la porte, visiblement énervée, et entreprit de rassembler ses affaires. Emma restait en retrait, ne sachant comment aborder sa compagne quand elle était dans un tel état. Puis s'avançant vers elle doucement, elle lui caressa délicatement le dos avec sa main. Régina arrêta tout mouvement et se plaça face à la blonde. Elle se calma instantanément quand leurs regards s'accrochèrent. Régina laissa couler une larme solitaire. Emma l'essuya à l'aide de son pouce et s'appuya front contre front à la brune.

- Je ne veux pas que tout ça recommence, murmura Régina dans un souffle.

- Raconte-moi Régina, je suis un peu perdue dans toute cette histoire, répondit d'une voix douce Emma.

Elles prirent le temps de s'assoir sur le bord du lit. Régina prit quelques fortes inspirations pour se ressaisir et entama son récit :

- Ma mère, Cora, a eu Zelena quand elle était jeune, au début de sa carrière. Elle savait qu'un enfant à cet âge risquerait d'avoir de graves conséquences dans sa carrière. Elle a choisi de l'abandonner. Puis elle a rencontré mon père, Henry. Après un mariage que je considère comme un arrangement, elle a… Face au visage interrogatif d'Emma, elle développa. Mes parents ne s'aimaient pas, ou alors ils avaient une drôle de façon de se le montrer. Ma mère étouffait mon père, il n'avait mot sur rien, ne pouvait prendre aucune décision sans que ma mère lui fasse un scandale par la suite. Ils m'ont eue moi, ma mère attendait de moi toujours plus. Je devais être la meilleure à l'école, à la gym et après maintes négociations elle m'a laissée faire de l'équitation à la seule condition que sois ici aussi la meilleure. Mon père n'était pas comme ça, il voyait bien que je n'étais pas heureuse que j'en avais plus que marre de travailler dur pour prouver à ma mère qu'elle pouvait être fière de moi. Mais à chaque fois, je n'obtenais d'elle qu'un rapide « Bravo, mais tu peux faire mieux ! ». Mon père n'osait pas s'opposer à Cora.

Elle regarda Emma qui lui souriait calmement écoutant avec attention ce qu'elle lui racontait. Elle repensa alors à la scène semblable qui s'était déroulée à Storybrook quelques mois auparavant. Elle sourit à la blonde avant de reprendre son récit.

- Malheureusement, mon père est mort quand je n'avais que douze ans. Ma vie est devenue un enfer, ma mère m'en demandait toujours plus. Un week end où ma mère n'était pas là pour affaires, on frappa à la porte. La femme à qui j'ouvris se présenta comme la fille de Cora. Je ne comprenais pas vraiment. Quand ma mère est rentrée, elle a longuement discuté avec elle. Puis elle m'a appris que Zelena était ma demi-sœur aînée. Mais surtout qu'elle avait fait de grandes études, qu'elle était à la tête d'une chaine d'hôtels malgré son jeune âge. Je suis entrée à la fac la même année, elle voulait que je devienne avocate. Je me suis tombée amoureuse de… Daniel, chose qui n'a clairement pas plu à ma mère surtout quand je lui ai annoncé que j'emménageais avec lui. Quand il a disparu, je l'ai sentie comme soulagée, pas une seule seconde elle ne m'a soutenue. Elle baissa la tête, tous ces souvenirs étaient trop douloureux.

C'est toujours dans le plus grand des mutismes qu'Emma la prit dans ses bras et l'encouragea à continuer sous ses douces caresses.

- Ma mère est morte peu de temps après la naissance de Henry, la dernière chose qu'elle m'a dite c'est que je lui faisais honte et que je la décevais énormément. Elle m'a aussi avoué avoir préféré n'avoir jamais abandonné Zelena car elle lui avait apporté bien plus que moi.

- C'est horrible ! réagit enfin Emma.

- Après je n'ai plus jamais plus reparlé à Zelena, je l'ai jamais vraiment portée dans mon cœur.

- Pourquoi t'en voudrait-elle aujourd'hui, je ne comprends pas ?

- Quand ma mère est morte, tout l'héritage m'est revenu, car en réalité elle ne possédait presque rien, tout était à mon père et il avait fait en sorte qu'à sa mort tout me revienne. Sauf que ma mère me l'a toujours caché, elle m'a répété qu'il ne m'avait rien laissé, qu'il était égoïste. Mais quand elle est morte j'ai découvert que tout était à moi et qu'elle n'avait jamais eu de droit dessus.

- Quelle garce !

- Oui et Zelena m'en veut d'avoir tout eu.

- Mais elle ne connaissait même pas ton père !

- Peut-être mais elle est aussi mauvaise que notre mère. Sa jalousie est sans pareille envers moi. Et quand elle a une idée en tête, on ne peut pas lui enlever, elle arrivera à ses fins quoi qu'il lui en coûte.

- On ne se laissera pas faire ! dit Emma en se levant. Range tes affaires, tu viens chez moi.

- Non, je ne veux pas déranger et puis il y a Graham et…

- Régina ! Ce n'était pas une question.

Après un sourire, elle acquiesça et se mit ranger ses affaires en compagnie de la blonde. Elle fit plusieurs fois le tour de la chambre pour vérifier qu'elle n'oubliait rien, puis elle sortit suivie de la blonde. Cette dernière salua pour la dernière fois ses collègues. Puis elles rentrèrent à l'appartement. Garée devant le bâtiment, Régina hésita :

- Tu es sûre que ça ne dérangera pas Graham ?

- Mais non. Et puis je ne lui laisse pas vraiment le choix. Allez viens.

Elle suivit Emma, elles prirent l'ascenseur jusqu'au sixième étage où résidait la blonde. Quand Emma ouvrit la porte, la voix de Graham l'appela dans l'appartement.

- Emma ? C'est toi ?

- Oui, répondit-elle en laissant entrer Régina avant de refermer la porte.

- Ah je me demandais où tu étais passée, tu n'étais pas là quand suis ren…

Il se stoppa en arrivant dans l'entrée où il découvrit Regina. Et ses affaires. Il comprit très vite mais la blonde lui fournit quand même des explications.

- Zelena, la gérante de l'hôtel est la sœur de Régina. Quand elle a appris qu'on se voyait elle a pété un câble et a foutu Régina à la porte. Moi aussi d'ailleurs. Je lui ai donc proposé de venir. Ça ne te dérange pas ?

- Euh… non, formula-t-il alors que son cerveau assimilait toutes les informations.

- Très bien, Regina suis-moi je vais te montrer où poser tes affaires. Elle l'emmena dans sa chambre, l'aidant à porter ses affaires, Tu vas dormir ici. J'irais dans le salon.

- Non, je ne veux pas que tu dormes mal à cause de moi. Tu n'as qu'à rester dormir avec moi.

- Je … euh …

- Sauf si ça te dérange, reprit Régina devant le manque d'élocution de la blonde, je peux…

- Non, la coupa Emma, je vais rester avec toi.

Emma jeta un rapide coup d'œil à sa montre. 19h30 bien passées. Elle aida Régina à s'installer et allèrent en cuisine où Graham préparait un repas qui sentait délicieusement bon. Un fois les pâtes bolognaises prêtes, ils s'attablèrent et Regina et Graham firent un peu plus connaissance. Ils passèrent tous un agréable moment. Le repas terminé, Régina aida à débarrasser la table, tandis que Emma faisait la vaisselle. Le jeune homme s'excusa et alla se coucher, travaillant tôt le lendemain. Régina s'appuya contre le plan de travail de la cuisine et regarda Emma frotter avec force une assiette innocente.

- Ça ne va pas ? Demanda la brune.

- Si, tout va bien, je suis juste… fatiguée.

Régina se leva et se colla contre le dos de sa compagne. Le contact du corps de la brune détendit instantanément Emma, comme si elle se sentait soudainement en sécurité.

- Dis-moi ce qui ne va pas, lui murmura doucement Régina.

- Ce sont les menaces de ta sœur, peut-elle vraiment s'en prendre à nous ?

- Je suppose que oui. Mais elle ne nous atteindra pas. Tu l'as toi-même dit, on s'opposera à elle.

Emma finit par lâcher l'assiette et se contorsionna pour embrasser Régina. Elle finit de nettoyer les plats, puis s'essuya les mains. Sa compagne la lâcha pour lui offrir une plus grande liberté de mouvements et lui permettre de se retourner pour l'embrasser. Après quelques minutes de tendresse dans la cuisine, les deux femmes partirent se coucher.

- Tu travailles demain ? demanda Emma qui activait l'alarme de son réveil.

- Non, j'ai bouclé l'enquête mais je dois attendre le feu vert du bureau de Boston pour retourner à New York.

- En tout cas, je ne suis pas pressée que tu rentres, ajouta-t-elle en se blottissant dans les bras de Régina.

La brune esquissa un sourire et déposa un baiser sur les cheveux de la blonde, déjà partie dans les bras de Morphée. Elle non plus n'était pas pressée, son fils lui manquait certes, mais elle ne voulait pas avoir à repartir loin de la blonde. C'est donc avec ces pensées bouleversées qu'elle finit par s'endormir à son tour.

Quand le réveil sonna, Régina ouvrit difficilement les yeux et les grognements de la blonde à ses côtés prouvaient qu'elle n'était pas la seule à souffrir des réveils forcés. Quand Emma eut coupé l'alarme, elle se tourna pour faire face à la brune. Elle déposa un délicat baiser sur ses lèvres puis plongea dans ses yeux noisette.

- Bonjour 'Gina, dit-elle encore à moitié endormie

- Bonjour princesse, répondit Régina amusé.

Après avoir longuement émergé, Emma se leva enfin. Régina avait déjà quitté la chambre et était partie à la douche. Elle se traîna jusqu'à la cuisine où elle sourit en y voyant une assiette de pancakes à leur attention, laissée par Graham. Elle se dirigea vers la salle de bain, puis frappa à la porte avant de parler fort pour se faire entendre :

- Ça va Régina, tu ne manques de rien ?

Elle entendit l'eau se couper puis les portes de la cabine de douche s'ouvrir, des pas s'approcher et enfin la porte s'ouvrit et un bras l'attira à l'intérieur :

- En réalité il ne manque que toi ! lui lança la brune avant que Emma ne comprenne ce qui se passait.

Régina commença par lui retirer son top et laissa ses mains parcourir la peau froide de Emma. Alors que cette dernière reprenait un peu ses esprits, elle se rendit compte qu'elle se trouvait dans sa salle de bain, uniquement vêtue d'un short, avec la femme qu'elle aimait tellement, totalement nue et trempée de son début de douche. Quand elle sentit les mains chaudes de la brune sur sa peau, elle frissonna. Mais quand ces mêmes mains, particulièrement baladeuses, attrapèrent l'élastique de son short et le tirèrent vers le bas, elle comprit que la brune était particulièrement excitée et décida d'y remédier au plus vite.

C'est alors sans attendre qu'Emma saisit la nuque de sa compagne pour venir déposer un baiser fougueux sur ses lèvres. La brune ne se fit pas prier quand la langue de la blonde demanda l'accès à sa bouche. A bout de souffle, elles détachèrent leurs lèvres, mais Régina reprit rapidement ses baisers, sur le corps de son amante. Elle commença par la mâchoire, puis le cou, pour terminer à la naissance des seins. Elle sentit cependant les mains d'Emma la stopper. Elle releva alors la tête cherchant une explication.

- Je croyais que c'était une douche que nous allions prendre, répondit-elle à la question silencieuse de Régina, sur un air plus qu'enjôleur.

Régina conduisit alors Emma à l'intérieur de la cabine de douche. Elle la plaqua contre le carrelage humide, arrachant un gémissement à Emma. Elle reprit là où ses baisers avaient cessé, sur la poitrine de la blonde. Emma maintenait fermement la tête brune en place, pour que ses douces attentions continuent. Régina saisit alors un téton, durci par l'excitation entre ses lèvres. Elle lui prodiguait divers soins, pendant qu'une de ses mains vint se charger de son jumeau. La respiration de la blonde devenait de plus en plus irrégulière, se perdant totalement dans l'instant.

Régina utilisa alors sa main libre pour venir caresser délicatement la cuisse de sa compagne. Elle sentit la chair de poule parcourir le corps de la blonde. Elle décida alors de décoller sa bouche du sein de sa partenaire, pour descendre ses attentions plus au sud.

Quand elle arriva à destination, elle commença de doux soins. Elle lécha d'abord délicatement le mont de la blonde, qui ne chercha même pas à retenir un gémissement. Elle accentua alors la pression de sa langue sur l'intimité de sa compagne, elle titilla du bout de la langue son clitoris. Elle souffla dessus, le lécha, puis le délaissa. Elle se redressa pour capturer les lèvres de sa compagne qui ne tenait plus face à tous ces supplices. Régina attrapa donc les hanches de la blonde pour la soulever un peu. Celle-ci enroula ses jambes autour de la brune qui la maintenait maintenant fermement contre le mur. Régina continua d'embrasser sa partenaire, tout en laissant une main s'égarer, elle trouva finalement ce qu'elle cherchait, et elle introduisit directement deux doigts laissant alors la blonde gémir fortement. Elle fit un lent mouvement de va-et-vient. La cage thoracique de la blonde se soulevait au rythme des doigts de Régina, qui accélérait et approfondissait petit à petit son mouvement. Quand elle sentit que la blonde ne tenait plus, elle recourba ses doigts, emportant ainsi sa compagne pour un violent orgasme. Les muscles se resserrèrent autour de ses doigts, le corps de la blonde se tendit contre le mur et si Régina ne l'avait pas soutenue, elle se serait probablement écroulée.

Elle l'aida à redescendre doucement, elle sentit les jambes d'Emma se dérouler d'autour ses hanches et toucher à nouveau le sol. Quand elle eut repris son souffle, Emma s'exclama :

- Une douche ? Tu parles ! On n'a même pas ouvert l'eau !

- Ouvrons-la alors.

Régina tourna le robinet laissant ainsi l'eau couler sur leur peau transpirante. Elle tendit un tube de gel douche à Emma et se tourna, faisant ainsi comprendre qu'elle désirait qu'elle lui lave le dos. Ce qui fit Emma sans attendre. Elle câlina la peau ambrée en faisant mousser le produit. Régina ferma les yeux sous les caresses de la blonde. Elle profita de cet instant et pria intérieurement pour qu'il puisse durer indéfiniment. La blonde s'approcha de son oreille et lui murmura tendrement :

- Tu sais, quand je suis avec toi, j'ai comme l'impression… de revivre.

Cette déclaration réchauffa le cœur de la brune qui se retourna pour embrasser amoureusement sa blonde.

OOOoooOOO

Après cette douche bien agitée, les deux femmes dégustèrent les pancakes laissés par Graham et profitèrent de petits moments à elles. Elles étaient assises dans le canapé quand le téléphone de Régina sonna. Elle décrocha et s'éloigna du salon pour continuer son appel. Quand elle revint dans la pièce, Emma comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Un mélange entre bouleversement et colère animée sa compagne.

- Qu'y a-t-il ? demanda Emma devant le silence de la brune.

- C'était mon bureau à New York. Ils me demandent de rentrer immédiatement.

- Pourquoi ? Tu as fait un truc qu'il ne fallait pas ?

- Zelena. Elle les a appelés pour leur expliquer ce que ''je fais lors de mes déplacements'', hormis mon travail.

- Quelle peste !

- Oui, il faut que je parte leur expliquer les choses au plus vite.

- Mais je ne veux pas que tu partes moi, se plaignit Emma sur un ton enfantin.

- Moi non plus, mais là je suis obligée, je reviendrai dès que possible ne t'en fais pas.

- Mais, ça va être long.

- J'espère que non.

- Okay, on s'appelle tous les soirs alors.

- Promis.

A peine quelques minutes plus tard, le brune se tenait prête devant sa berline noire. La tristesse d'être à nouveau séparées se lisait sur le visage des deux femmes. Quand elle ferma le coffre dans lequel elle venait de déposer ses affaires, Régina croisa le regard de Emma. Elle s'approcha d'elle d'un pas lent et, arrivée à sa hauteur, la serra dans ses bras. Aucune ne retint ses larmes. La séparation allait être douloureuse et difficile.

Quand Emma sentit l'étreinte se desserrer elle retint encore un peu Régina contre elle. La brune lui murmura à l'oreille mais elle ignora ses paroles et resta collée au corps de sa compagne d'interminables minutes qui, pour elles, n'étaient pas assez longues.

Quand elles se séparèrent enfin, les yeux noyés de larmes, Régina déposa un dernier baiser sur les lèvres de la blonde, avant de monter à bord de sa Mercedes et de démarrer. Emma attendit que la voiture ait bien disparu à l'angle de la rue pour rentrer chez elle.

OOOoooOOO

Quand Graham ouvrit la porte, il n'entendit que le son de la télévision. Il se dirigea alors vers le salon, la vision qui s'offrait à lui le laissa perplexe. Emma était totalement avachie dans le canapé, vêtue d'un vieux jogging et d'un t-shirt beaucoup trop grand, les cheveux en batailles, le maquillage coulé par les larmes, et entamait un énième pot de crème glacé, à en jugeant ceux qui étaient déjà vides et jetés au sol.

- Tu m'expliques ?

- Régina est partie, se contenta de répondre la blonde dans un soupir.

- Tu veux dire … qu'elle t'a quittée ? demanda-t-il en s'asseyant à ses côtés.

- Non, elle est juste rentrée chez elle, pour son travail.

- Alors pourquoi t'es dans un tel état ?

- C'est à cause de sa sœur si elle est partie, et je ne sais même pas quand je la reverrai.

- Mais au moins tu sais que tu la reverras, je te rappelle que la dernière fois, tu avais l'intention de ne jamais la revoir ! Là c'est différent, non ? Sois plus positive !

- J'essaie, mais j'y arrive pas, elle me manque.

OOOoooOOO

Régina apercevait enfin les quelques rues qui la séparaient de son bureau. La route s'était faite rapidement, sans aucune pause, sans aucun détour, si ce n'est Emma dans ses pensées. Quand le feu devint vert, elle accéléra, bien décidée à se dépêcher d'en finir. Elle se gara devant l'édifice s'empressa de pénétré dans le grand hall. Elle se dirigea rapidement vers l'ascenseur qui ne mit pas de temps à arriver. Elle entra et pressa nerveusement plusieurs fois le bouton du quatrième étage. Quand elle arriva devant le bureau de son supérieur, sa secrétaire annonça son arrivée. Quand il l'invita à entrer et à s'assoir, Régina stressa un peu plus encore.

- Je vous ai demandé de venir, car j'ai parlé à une certaine Zelena Wicked, qui m'a dit ce que vous avez fait dans son hôtel…

- Dites-moi clairement ce que vous me reprochez Georges !

- Je ne tolère pas que vous vous permettiez de vous envoyer en l'air dans des hôtels, à nos frais qui plus est, pendant vos déplacements professionnels !

- Ce que je fais en dehors de mes heures de travail ne regarde que moi, même pendant mes déplacements. Tant que j'assure mes horaires de travail et que je résouds vos enquêtes, vous n'avez pas à vous plaindre, surtout sur les simples accusations non vérifiées de ma sœur trop jalouse !

- C'est votre sœur ?

- Oui.

- Peu importe, je ne tolère pas ce comportement.

-Puisque je vous dis qu'il n'y a eu aucun débordement de comportement ! s'énerva-t-elle.

- Votre insolence aussi m'insupporte Régina, je voulais juste vous donner un avertissement mais puisque vous le prenez comme ça, vous êtes renvoyée Madame Mills.

Régina se leva et sortit du bureau, d'une démarche dominatrice. Elle parcourut ainsi le chemin jusqu'à sa voiture, qu'elle démarra. Elle alla jusqu'à chez elle, elle prit quelques affaires pour elle et son fils. Elle se rendit dans la foulée chez Belle. Quand cette dernière vit Régina, elle ne comprit pas tout. A vrai dire la brune était agitée, elle avait pris son fils et ses affaires puis était repartie la remerciant rapidement et lui promettant de l'appeler plus tard.

Dans la voiture, Henry fixait sa mère. Quelque chose se passait, mais il ne comprenait pas quoi.

- Je peux savoir ce qui t'arrive ? demanda-t-il finalement.

- On doit aller à Boston au plus vite.

- Et pourquoi ?

Régina tourna la tête, regarda son fils quelques temps avant de se reconcentrer sur la route. C'était vrai. Son fils n'est pas au courant de son histoire avec Emma. Comment aborder le sujet ?

- Tu te souviens de Emma Swan ?

- Bien sûr ! On va la voir ? s'excita-t-il soudainement à l'idée de revoir la blonde.

- En quelque sorte. Tu sais quand je suis restée à Storybrook avec elle ?

- Oui ?

- Eh bien, avec Emma, on est devenues… un peu plus que des amies. Elle regarda encore son fils pour décrypter sa réaction. Un large sourire se dessina sur son visage imitant ainsi son fils.

- Tu veux dire que vous êtes amoureuses ?

Régina acquiesça silencieusement. Son fils sourit de plus belle.

- Et du coup on y va pourquoi ? Pour vivre avec elle ?

- Non, répondit-elle en rigolant, enfin disons que j'ai une proposition à lui faire.

- Tu ne vas pas la demander en mariage quand même ?

- Mais non ! Tu verras bien !

OOOoooOOO

Emma était encore dans le canapé, bien que Graham ait réussi à lui remonter le moral et surtout à la convaincre d'arrêter la glace avant de faire une crise de foie, quand elle entendit des coups frappés à sa porte. Elle regarda l'heure : 21h15. Qui que ce soit, elle n'ouvrirait pas à cette heure-ci. De nouveaux coups, plus forts, se firent entendre. Elle râla et finit par se lever et alla ouvrir la porte, totalement inconsciente de son physique déplorable.

Quand la porte s'ouvrit, mais surtout quand elle vit Régina sur le pas de la porte, elle se jeta dans ses bras et l'embrassa vivement. Puis se détachant d'elle, elle remarqua la présence de Henry.

- Tu fais peur à voir ! fut la seule chose qu'il trouva à dire à la jeune femme.

Elle le prit à son tour dans ses bras.

- Tu m'avais manqué gamin ! Allez entrez !

Une fois tout le monde calmé et installé dans le salon, Graham débarqua dans la pièce et fut surpris d'y trouver autant de monde.

- Henry, je te présente Graham, mon meilleur ami. Graham voici Henry le fils de Régina.

- Salut Henry

- Salut, répondit le garçon.

- Bon alors qu'est-ce que vous faites là ? s'impatienta Emma.

- Je suis venue ici parce que j'ai une proposition à te faire.

- Ah oui ? Laquelle ?

- Et si on repartait là où tout a commencé ?

- … Sur la route ?

- Mais non !

- Au motel ?

- Mais que tu peux être blonde parfois… A Storybrook. Et si nous repartions à Storybrook, là où tout a commencé ?