Coucou,
Je crois que je n'ai pas eut beaucoup de Reviews de votre part au dernier chapitre et c'est dommage. En tout cas merci à ceux qui m'ont lut et qui en ont laissés.
Ce chapitre est très long et j'espère que vous pourrez le lire en entier. Il y a beaucoup de dialogue ce qui devrait faciliter la lecture.
Attention, certains passages peuvent choquer les meurs, mais je tiens à préciser qu'il s'agit ici de pur fiction et que j'ai eut diverses inspirations mais tout est fictif.
Je veux également précisez que vers la fin il y a une phrase de Drago qui est en italique sauf pour les incises. Ce qui est en italique est une citation de J.K. Rowling, l'incise m'appartient.
Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 11
Flagrant délit
Suite à l'attaque, qui avait pétrifié Justin et Nick Quasi-Sans-Tête, la peur et la panique s'était répandue à Poudlard. Serpentard était très peu touché par ce phénomène, mais le Baron Sanglant avait déclaré que, même les fantômes n'étaient pas tranquilles. Les Gryffondors, les Serdaigles et les Poufsouffles craignaient à tout moment une nouvelle agression et étaient persuadés qu'Harry Potter étaient l'héritier de Serpentard. Seul Fred et George osaient plaisanter sur ce sujet, au grand damne de Percy qui enguirlandait régulièrement ses deux frères. Les élèves du château avaient tous envie de partir chez eux pour les vacances de Noël. McGonagall avait eut du mal à recenser tous ceux qui s'absentaient, si bien qu'elle avait relégué une partie de la tâche à Rusard.
Serpentard était sûrement la maison où il y aurait le plus d'élèves qui resteraient. Une vingtaine à tout casser. La plus part partait dans leur immense manoir effrayant pour passer Noël en famille, d'autres pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Ginny avait reçut une nouvelle lettre de sa mère qui lui disait qu'elle ne pouvait pas venir pour les fêtes et que, de toute façon, ils seraient en Egypte. Elle décida donc de rester à Poudlard, et n'avait d'ailleurs pas tellement le choix. Heureusement, elle ne serait pas complètement seule puisqu'il semblerait Drago restait aussi. Avec un soupir, elle étreignit fortement Larissa dans la salle commune.
_ J'espère que tout va bien se passer pour toi, dit-elle à son amie d'un air inquiet.
_ Arrêtes, réprimanda-t-elle, tu vas me faire vomir avec ton sentimentalisme Gryffondor. C'est juste pour deux semaines.
_ Tu es sûr que tu ne veux pas rester? demanda Ginny avec un air de chien battu.
_ Ginny, Noël est une tradition familiale, alors non, j'ai envie de revoir ma mère. Je te raconterais tout quand je reviendrais, dit Larissa en lui faisant la bise avant de partir de la salle commune en traînant sa grosse valise derrière elle.
Elle souhaita de bonnes fêtes en avance à Pansy et tomba né à né avec Théodore qui avait une énorme malle qui lévitait. Ginny ne lui avait jamais reparlé, depuis ce qu'il lui avait fait. Peut-être faut-il enterrer la hache de guerre? pensa-t-elle.
_ Alors Théodore, dit-elle avec un grand sourire hypocrite, tu pars dans ton grand manoir familial?
_ Non, répondit-il d'un air de défit, je vais chez mes deux cousins en Ecosse. Mais il y a aussi un grand cottage.
_ Je suis étonné, remarqua-t-elle, je croyais que tu étais fidèle à ton père qui devrait être en prison.
_ Il y a plusieurs cercles de Sang-Pur Ginny, dit-il doucement à voix basse, et ne t'avises plus de parler mon père comme ça.
_ Désolé Théodore, s'excusa aussitôt Ginny réalisant qu'elle avait été trop loin. C'est juste qu'on n'a pas reparlé depuis…
_ Oui, je sais, coupa-t-il, et moi aussi je te dois des excuses, sincère cette fois.
_ Tu es sérieux? demanda-t-elle avec étonnement.
_ Absolument, et on pourrait peut-être essayer de devenir vraiment ami, proposa-t-il en lui tendant la main.
Ginny ne montra rien, mais était confuse. La dernière fois qu'elle avait essayé de devenir amie avec lui, ça n'avait pas été très concluant. En même temps, elle avait souhaité renouer avec lui, même si elle ne s'attendait pas à cette réaction. Le fait qu'il saute sur l'occasion était peut-être un piège. Il fallait toujours se méfier avec un Serpentard, elle l'avait apprit à ses dépens. Et puis ce n'était pas non plus leur genre de reconnaitre leurs fautes. Elle ne savait pas si elle devait prendre le risque. Mais d'un autre côté, c'était lui, qui lui avait permit de remplacer Pansy, et Ginny avait besoin de prouver sa valeur à Serpentard. S'ils devenaient vraiment amis, c'était un allié de poids. Même si son père avait été un mangemort, Théodore serait un appui inestimable pour sa réputation. Elle était intelligente, et elle voulait se démarquer de ses parents. Ginny n'avait plus aucun problème avec sa maison, mais elle désirait faire ses preuves et montrer à tout le monde qu'elle en était digne pour faire taire ceux qui en doutaient.
_ Je comprends ton hésitation, dit-il devant son absence de réponse, mais je peux te le prouver.
_ Comment? demanda-t-elle intéressé.
_ Je vais mettre la pression à Dorian devant ses amis dans le Poudlard Express, prends-le comme le gage de notre amitié.
_ Très bien, dit-elle satisfaite en lui serrant la main, marché conclut.
_ Quand les cours reprendront, tu ne seras plus embêté par lui.
_ Merci Nott, dit-elle sincèrement en espérant qu'elle ne faisait pas une bêtise, j'apprécie. Passes de bonnes vacances avec tes cousins et Joyeux Noël en avance.
_ Toi aussi, répondit-il avec un air satisfait qu'elle n'aimait pas du tout, au revoir Ginny.
Ginny le regarda avec incompréhension sortir de la salle commune et eut tout d'un coup un doute. Peut-être avait-elle fait le mauvais choix? Mais elle ne voulait pas y croire. Elle ne pouvait pas s'être trompée encore une fois. Elle serait sur ses gardes, tout simplement parce qu'elle n'avait plus confiance en lui. Elle aussi, elle n'avait pas vraiment été elle-même. Ces temps-ci, elle ne l'été plus beaucoup. Elle ne l'aimait pas particulièrement et avait ressortit toutes ses ressources d'hypocrisie pour lui reparler, uniquement dans son propre intérêt. Comment savoir si lui, était sincère? Ginny aimerait tellement avoir la capacité de lire dans les pensées. Mais selon Rogue, elle était trop jeune pour ça.
_ Tu te demandes si tu n'as pas fait une erreur, interrompit Drago de sa voix traînante qui avait suivit toute la conversation.
_ Précisément, répondit-elle le regard dans le vague encore plongée dans ses pensées.
_ Théodore est quelqu'un de parole, affirma Drago, il a juste dérapé la dernière fois. Mais, le laisser régler le problème avec Dorian en gage de votre amitié, était débile de ta part.
_ Débile, dit-elle revenant à la réalité piquée au vif, je te remercie Drago mais je sais très bien ce que je fais.
_ Tu te crois plus intelligente que les autres Weasley? demanda-t-il en arborant son air méprisant. N'oublis pas que tu ne connais rien à notre monde et que tu as encore beaucoup de choses à apprendre.
_ Je suis désolé, s'excusa-t-elle ne voulant pas se mettre Drago à dos, mais je ne vois pas pourquoi ce serait débile.
_ Vraiment? dit-il en haussant les sourcils. C'est tellement facile de te manipuler.
_ C'est moi qui l'ai fait par intérêt, répliqua-t-elle en augmentant le son de sa voix. Je vais me servir de lui.
_ Tu crois? interrogea-t-il septique. Non seulement tu viens de lui montrer ta plus grande faiblesse, mais en plus tu vas avoir une dette en vers lui. Tu trouves vraiment que tu es en position de force?
_ Je ne lui fais pas confiance, répondit-elle en balayant sa remarque du revers de la main, mais je ferais attention.
_ Ginny, Serpentard est comme une famille, expliqua-t-il, mais si tu veux en faire partit, il va falloir t'endurcir. Je peux t'apprendre si tu veux.
_ J'ai vécut avec six frères, donc j'ai de la ressource, répondit-elle sèchement.
_ Pas suffisamment, tu n'aurais pas dut le laisser fixer les clauses du contrat.
_ Qu'est-ce que j'aurais dut faire? demanda-t-elle curieuse de savoir ce qu'il allait répondre.
_ Je croyais que tu n'avais pas besoin que je te le dise, remarqua-t-il avec un sourire en coin.
_ Je suis curieuse, c'est tout, dit-elle avec le sentiment d'être coincée.
_ Donc tu as besoin de moi, n'est-ce pas? conclut-il sadiquement avec des yeux brillant.
_ Oui, répondit-t-elle d'une voix défaitiste en baissant des yeux.
_ Je vois que tu commences à comprendre que tu m'es inférieur, c'est bien. Tu aurais dut refuser son amitié en jouant la fille fâché, qui veut juste vaguement parler avec lui, histoire de ne pas se faire un ennemis. Après les vacances, tu lui aurais sortit le refrain que tu avais réfléchit, que tu étais désolé, que tu revoyais sa proposition d'amitié, mais que, s'il le voulait vraiment, il devait te le prouver. Et là, tu aurais été en position de force et tu n'aurais pas de dette envers lui.
_ Ca s'appelle de la manipulation, lança Ginny qui était tout de même fasciné par cette leçon.
_ C'est la seule façon de pouvoir arriver correctement à ses fins, répondit-il. Tu devrais l'employer plus souvent. J'avoue, quand tu t'es amandé auprès de Larissa, c'était très convaincant.
_ Je…, bégaya-t-elle, Larissa est mon amie.
_ Maintenant oui, mais quand vous avez renoué tu n'en pensais pas un mot. Je me demande ce que Larissa dirait si elle apprenait que votre amitié est basée sur un mensonge.
_ Tu ne vas pas lui dire, s'affola Ginny d'une voix tremblante.
_ Ne t'inquiète pas, dit-il sérieusement, je voulais juste montrer que tu avais le potentiel pour, Ginny.
Ginny soupira intérieurement de soulagement. Elle n'ose même pas imaginer tout les déboires qu'une telle nouvelle causerait. Déjà pour commencer, elle pourrait faire une croix sur son amitié avec Larissa et ensuite elle serait la risée de Serpentard pendant des semaines. Mais Drago, même si pour l'instant il ne voulait pas s'en servir, lui avait bien rappelé qu'il possédait ça sur elle. Ca serait pour lui un moyen de pression efficace. Ce qui voulait dire qu'elle devait redoubler de vigilance pour qu'il ne la menace pas avec ça, au moment où elle s'y attendait le moins.
_ Pourquoi tu n'utilises pas cette information contre moi? demanda-t-elle avec surprise.
_ Parce que nous sommes amis, n'est-ce pas?
Les grands mots faisaient peur à Ginny. Ami avec Malefoy? C'était le roi de Serpentard elle ne pouvait pas tellement s'en faire un ennemi. Drago venait souvent la voir lorsqu'elle était toute seule et essayait tout le temps de l'intégrer dans son groupe, mais elle prenait ses distances. Ils étaient relativement en bon terme, puisqu'il l'avait sortit du mauvais pas avec Théodore en complotant ensemble et qu'elle lui avait proposé une vengeance sur Harry, Ron et Hermione en lui donnant des informations. Oui, ils s'entendaient plutôt bien, mais étaient-ils amis?
_ Bien sûr Drago, répondit-elle en souriant, tu en doutais?
_ Je voulais juste vérifier si nous avions la même façon de voir les choses. Allons nous assoir pour continuer cette conversation.
Depuis le temps qu'ils étaient debout à discuter, la salle commune de Serpentard s'était littéralement vidée. Il y avait deux élèves qui lisaient dans un coin reculé, Crabbe et Goyle qui étaient avachis et qui ronflaient sur une table et Ginny puis Drago en train de discourir à voix basse au milieu de la pièce. Cela faisait un peu théâtral. Ginny hocha la tête à la proposition de Drago et ils allèrent s'assoir dans un canapé, l'un à côté de l'autre.
_ Pourquoi tu restes ici Drago? demanda-t-elle en changeant de conversation.
_ Mon père est en voyage d'affaire en Albanie, mais ça ne te regardes pas. Et toi, je suppose que tes parents ne veulent pas te voir.
_ Ils vont voir Charlie en Egypte, dit-elle avec une voix ironique. Ils leurs faudra un peu de temps pour accepter que je suis à Serpentard.
_ Fais attention à qui tu accordes ta loyauté, avertit-il. Ne les laisse pas te dicter ce que tu dois faire.
_ J'ai bien l'intention de me démarquer, répondit-elle avec un sourire. Je n'ai pas envie d'être une pâle imitation de mes parents.
_ C'est bien pour ça que tu es à Serpentard, constata-t-il d'un air satisfait.
_ Drago, dit-elle sur un ton solennel en changeant de conversation, je voulais te parler à propos du journal intime.
_ Je t'avais dit de ne plus…
_ Je sais, coupa-t-elle, mais l'autre fois j'ai trouvé mon amie Luna Lovegood, à moitié amnésique. C'était juste après l'attaque Justin, elle ne se rappelait où elle était à ce moment là, et elle a menacée de tout dire à Dumbledore.
_ Elle n'a rien dit j'espère, s'inquiéta-t-il, et toi non plus?
_ Calmes-toi Drago, je l'ai persuadé de ne pas en parler à Dumbledore, mais j'espère qu'elle ne finira pas tué.
_ Tu as peur pour elle, dit-il en la scrutant de ses yeux gris.
_ Oui, c'est une personne bizarre, mais elle est mon amie.
_ Ginny, dit-il d'une voix grave, ça aurait put être toi, mais les Serpentards se protègent. Laisses cette fille que tu connais à peine, qui est une Serdaigle, se débrouiller toute seule. Laisses faire, tu ne risque rien.
_ C'est mon amie Drago, répéta-t-elle.
_ Nous n'avons plus le choix Ginny, tu es embarqué là-dedans comme moi. Tu imagines si Dumbledore apprenait que tu m'avais donné le journal en laissant ses attaques se produire. Toi et moi on seraient renvoyés de l'école. Oublis. Tu devrais moins réfléchir.
_ Je me sens coupable, avoua-t-elle, j'ai l'impression que c'est de ma faute.
_ Ce sont des Sang-de-Bourbe Ginny, dit-il lentement, tu es largement supérieur à cette racaille. Personne de cette maison, ou de ta famille ne risque quelque chose.
Ginny médita ses paroles. Elle n'était même plus choqué d'entendre parler de Sang-de-Bourbe ou de racaille, car elle s'y était habitué. Elle l'entendait tellement souvent par tous ses camarades de Serpentard, que c'était devenu quelque chose de banal. Drago n'avait pas tort, ce serpent commandé par l'héritier ne s'en prenait pas aux Sang-Pur, donc elle et sa famille sont en sécurité. Quant à cette Luna Lovegood, elle ne la connaissait pas très bien et ne savait pas vraiment si elles étaient amies. Et puis, elle était très étrange si ça se trouvait elle avait tout inventé et lui parlerait de Ronflaks Cornus la prochaine fois.
_ Tu as raison, dit-elle d'un air lasse, je m'inquiète beaucoup trop. En plus, je ne suis pas sûr que l'on puisse accorder du crédit à ce que Luna dit. Je ne sais même pas si c'est vrai. C'est une fille très étrange.
_ Tu vois Ginny, dit-il d'une voix mielleuse, tu n'a plus aucun soucis à te faire. Mais empêche-la de voir Dumbledore pour éviter qu'il la prenne pour une folle. Tu pleures encore le matin?
_ Ca m'arrive de temps en temps, répondit-elle d'un ton triste. Tu ne peux pas savoir ce que ça fait de ne plus jouer de la reine de Serpentard. Je me sens moi pour la première fois depuis des semaines.
_ Ca ne te plait pas? demanda-t-il inquiet par cette remarque.
_ Si, dit-elle avec un sourire rêveur, j'adore ce rôle, mais ça ne me ressemble pas. C'est fatiguant de tout le temps porter un masque.
_ Ginny, tu es cette fille qui veut se démarquer, tu as juste encore un peu de mal à te faire à cette idée. Ne rejettes pas cette partie de toi, acceptes-la et tu verras que tu t'y habitueras.
Ginny n'aimait pas la fille qu'elle était devenue, ambitieuse et avide qu'elle était en train de devenir, mais c'était tellement bon d'être toujours la première qui levait la main, celle qui ridiculisait des premières années de Gryffondor et le mieux était de voir leurs têtes. Mais ça la fatiguait et des fois elle fondait en larme en constatant ce qu'elle avait fait. Devait-elle réellement devenir comme ça pour se démarquer? Elle ne savait pas encore si elle allait accepter l'offre de Montagne, mais peut-être trouverait-elle une solution dans son cercle de travail. Elle se demanda ce que Drago pouvait bien penser de lui.
_ Que penses-tu de Montagne? se lança-t-elle.
_ Lui, dit-il d'un air dégoûté, c'est un excentrique intelligent, qui n'évolue pas dans le même cercle de Sang-Pur que nous, et qui essaye de me voler ma place de roi de Serpentard.
_ Il m'a demandé de rejoindre son cercle de travail, entra-t-elle dans le vif du sujet.
_ Il ne prend que les meilleurs.
_ Je sais, répondit-elle en soupirant d'un air désespéré.
_ Tu pourrais y apprendre des choses utiles, mais tu ne devrais pas y aller.
_ Pourquoi?
_ Ce type est très intelligent, mais il est complètement malade. Il est d'une telle exigence qu'il y a des Serpentard qui ont fondus en larme après ses réunions. Il me l'a proposé aussi, mais j'ai refusé.
Tien, alors comme ça Montagne était vraiment aussi sadique. Personne ne lui avait signalé ce trait de caractère chez lui. Mais c'était vrai que son comportement avec Elsy était bizarre, comme si il la possédait. Elle n'avait pas envie d'être la nouvelle fille sur ses genoux, juste parce que c'était le grand Montagne. Larissa n'avait pas tort, Elsy était juste une traînée qui se laissait tripoter par Montagne.
_ C'est l'heure du déjeuner, on n'y va? demanda-t-il.
_ Je suis morte de faim.
_ Bon, je réveille Crabbe et Goyle.
Sur ce, Drago réveilla ses deux gardes du corps avec des remarques cinglantes et ils allèrent dans la Grande Salle pour manger. Ginny savoura ses pommes de terre, son poulet, son jus de citrouille et le fait qu'elle pouvait en prendre autant qu'elle le voulait sans que personne ne lui lance des regards noirs. Alors que le sapin de la Grande Salle, était presque entièrement décoré, avec ses anges magiques et ses chandelles, Ginny et Drago continuait leur conversation sur le Quidditch. Au fil de leur échange, Drago la resservi plusieurs fois de pommes de terre sautés et de dessert, ce qui ne la gêna absolument pas. C'est ainsi qu'elle mangeait pour la quatrième fois du pouding au chocolat et qu'elle n'en pouvait plus. Quand, la cinquième fois, il lui proposa de lui en redonner, elle refusa.
_ Merci Drago, dit-elle avec un sourire, mais là j'ai assez mangé. La nourriture est bonne ici.
_ Rien à voir avec chez toi, fit-il remarquer de sa voix traînante.
_ C'est vrai, avoua-t-elle plus pour ne pas le contrarier.
_ Viens, dit-il d'un ton autoritaire en se levant, vu qu'il n'y a personne on va aller apprendre quelques sorts à la bibliothèque.
_ Non merci Drago ça va, répondit-elle. J'ai peut-être traîné avec toi toute la matinée, mais je n'ai pas envie de faire partit de ton groupe.
_ Allez, encouragea-t-il d'une voix douce, c'est juste pour passer le temps. Tu pourrais apprendre des sorts utiles.
_ D'accord, céda-t-elle, je viens. De toute façon, je n'ai rien d'autre à faire.
Grabbe et Goyle préférèrent remonter dans leur dortoir, tandis que Drago et Ginny allèrent à la bibliothèque. Sur le chemin ils eurent la malchance de tomber sur Fred et George. Ginny redoutait cet affrontement, surtout qu'elle ne leur avait pas reparlé depuis Septembre.
_ Oh non, murmura Ginny.
_ Ca devait arriver, dit Drago insensible alors que les deux frères étaient à présent juste en face d'eux.
_ Tu as vu George, disait Fred faisant les messes basses, notre petite sœur traîne avec le roi des Serpentards.
_ Oui j'ai vu Fred, répondit-il, qu'est-ce que tu fais avec lui Gin?
_ George, s'exclama-t-elle d'une voix hypocrite, ça faisait tellement longtemps. Je te dirais que j'ai le droit de faire ce que je veux et que ça ne te regardes pas.
_ Tu es quand même notre petite sœur, répliqua Fred.
_ Notre petite sœur adorée, rajouta George, qui est devenue une Serpentard.
_ Vous jouez les frères éplorés, dit-elle d'un air dur, comme c'est émouvant, je vais pleurer.
_ Non sérieusement Gin, dit Fred d'un air grave, pourquoi tu le fréquentes?
_ Oui, pourqu…
_ Ca suffit Weasley, coupa Drago d'une voix tranchante, votre sœur est la seule qui soit fréquentable dans votre famille. Alors ne lui en veux pas, si elle veut se faire une place parmi les honorables Sang-Pur.
_ Ginny, dit Fred catastrophé, tu ne vas pas lui laisser dire ça.
Elle n'aimait pas du tout que Drago critique sa famille, même si il n'avait pas forcément tort. Mais, devant ses deux frères, elle ne pouvait pas désapprouver Drago. Ce serait du pur suicide, et puis elle ne voulait pas discréditer quelqu'un de sa maison. Alors, elle prit sur elle, comme elle savait très bien le faire quand elle jouait la reine. Ginny sourit et se tourna vers Fred, et elle eut un blocage. Elle ne pouvait pas contredire Drago, mais en même temps c'était ses frères. Drago la regarda avec insistance en l'encourageant.
_ Désolé de te décevoir Fred, reprit-elle d'une voix froide, mais je n'ai pas envie de finir comme papa, obsédé par les objets moldus ou comme maman qui ne fait rien de ses journées.
Cette critique sur ses parents lui avait coûté un effort surhumain. Elle avait tellement du mal à savoir de quel côté elle était réellement. Fred et George l'avaient ignorés depuis qu'elle était à Serpentard, mais avait eut la décence, jusque là, de ne pas faire comme Ron. Et puis, ils restaient comme même ses frères, et elle était prise entre deux feux. Serpentard ou sa famille?
_ Tu critiques nos parents maintenant, remarqua avec colère George, c'est parce que tu traînes avec le fils d'un mangemort, c'est ça?
_ Tu n'as pas entendu Weasmoche, intervient Drago d'une voix méprisante, ta sœur vient juste de te dire qu'elle ne voulait plus te parler. Viens Ginny, partons avant que l'air ne devienne irrespirable.
Il s'éloigna et elle le suivit sans un regard pour Fred et George. La confrontation avec eux, avait été plus dure qu'elle ne l'avait pensé.
_ Tes deux frères m'énerve vraiment, dit-il en sortant sa baguette et la pointant sur leurs dos. Je crois qu'ils méritent une bonne leçon. Vas-y, sors ta baguette Ginny, ordonna-t-il.
_ Quoi! s'exclama-t-elle. Ne leur jette pas de sorts.
_ Allez c'est maintenant ou jamais, continua-t-il en l'ignorant complètement.
Ginny stressa complément et ne savait pas vraiment quoi faire. Par le ton impérieux de Drago, elle sortit sa baguette, qu'elle pointa à son tour sur le dos de Fred.
_ Fais la même chose que moi, et lance oculto.
_ Je ne peux pas, lâcha-t-elle soudain.
_ Allez Ginny dépêches-toi, ils l'ont bien mérité. Oculto!
_ Oculto! répéta-t-elle en suivant les mouvements de baguette de Drago.
Deux éclaires de lumières violette fusèrent et touchèrent Fred et George qui poussèrent des cris. A ce moment Peeves surgit en passant à pleine vitesse dans le couloir.
_ Les Griffy ont encore perdus, à bas les Griffy vive les Serpents! A bas les Griffy vive les Serpents! continua-t-il de beugler dans le couloir en jetant des craies sur les frères Weasley.
_ Cous Ginny, dit Drago qui prévoyait que Rusard n'allait pas tarder.
Ginny se précipita à sa suite, et ils montèrent plusieurs étages jusqu'à arriver, essoufflés devant la bibliothèque.
Elle n'arrivait toujours pas à comprendre ce qu'elle avait fait. Elle s'était retrouvée avec sa baguette pointé sur eux et elle avait perdu la tête. C'était tellement facile de se venger de cette manière qu'elle avait prononcé la formule que Drago lui avait dit sans réfléchir. Le pire c'est qu'elle s'était sentie forte pendant qu'elle avait lancé le sortilège, et satisfaite après. Elle ne savait pas trop ce que cela voulait dire, mais elle n'éprouvait aucun remord. Au contraire, elle se sentait euphorique et libéré.
_ On a eut chaud là, dit Ginny en soufflant.
_ Si McGonagall était tombé sur nous on été mort, conclut Drago.
_ Dis-moi qu'ils vont bien, s'inquiéta-t-elle après coup se demandant si elle n'avait pas fait une erreur.
_ Ca va, éluda-t-il, ils se sont retrouvés dans un noir total pendant quelques minutes.
_ Ca me rassure, dit-elle soulagé, si ils leurs été arrivés quelque chose, je ne sais pas si je me le serais pardonné.
_ Je vois ça, dit-il pensif, comme tu as hésité à me soutenir tout à l'heure dans la dispute avec tes frères.
_ Drago, tu dois comprendre que ce n'est pas facile pour moi, mais l'essentiel c'est qu'au bout du compte j'ai soutenu Serpentard.
_ Je te le redis Ginny, dit-il les yeux plissés, fais attention à qui tu accordes ta loyauté.
_ Tu sais très bien que je suis à Serpentard, répondit-elle sèchement, et que ma loyauté va aux gens de ma maison.
_ Ce n'était pas si évident que ça tout à l'heure, surtout quand tu n'as pas voulu lancer le sort. Si je ne n'avais pas insisté, tu ne l'aurais jamais fait.
_ C'était quoi comme sort? demanda-t-elle par curiosité. J'ai eut une sensation bizarre en le lançant.
_ Un sortilège extrêmement basique de magie noire, répondit-il d'une voix étonnement calme.
_ Quoi, hurla-t-elle. J'ai fait de la magie noire sur mes frères à cause de toi. Par Serpentard, qu'est-ce que j'ai fais?
_ Tu ne l'aurais pas fait si tu savais que c'était de la magie noire, argumenta-t-il. Il n'y a pas de quoi dramatiser, ils ont été aveugle pendant quelques minutes et ont en parle plus.
_ C'était la première fois que je lançais ce sort, et j'aurais très bien put le rater. Fred serait peut-être devenu aveugle pour toujours. Tu te rends compte de ce que tu m'as fait faire?
_ Fais attention au ton que tu emplois Weasley, répliqua-t-il froidement en la dévisageant. D'autre part, je ne t'ai forcé à rien. Tu as très bien géré la situation sur le moment et tu as été fasciné par le pouvoir du sort.
_ D'accord, avoua-t-elle, tu as raison. J'avais envie de me venger, j'ai adoré ça, mais ne t'avises plus jamais de me faire faire de la magie noire.
_ La vérité Ginny, dit-il d'une voix mielleuse, c'est que je voulais te tester pour voir si tu étais réellement fidèle à Serpentard. J'avoue j'aurais put faire mieux, donc excuses-moi de t'avoir fait ça. Je ne le referais plus.
Ginny en resta pantoise. Drago Malefoy, lui-même, venait de s'excuser auprès d'une fille? Non, elle avait dût se tromper, ce n'était pas possible. Evidemment, il l'avait fait par pur intérêt, car, si non, il n'aurait plus aucune chance de l'avoir de son côté. Mais c'était tout de même exceptionnel. En plus, Drago avait raison ce n'était entièrement de sa faute. C'est elle qui s'était laissé emporté par le feu de l'action, et elle qui avait adoré enfreindre le règlement. Et puis ce pouvoir, d'avoir sa baguette braqué sur quelqu'un, elle avait aimé ça.
_ Au moins je connaitrais un sort de plus, si jamais on m'attaque, dit-elle enfin après un long moment de silence. Pourrais-tu m'expliquer comment, avec mon niveau de magie, j'ai put réaliser un sort de magie noire?
Non, pensa Ginny, tant pis pour la morale, elle ne pouvait définitivement pas se mettre Drago à dos. Pas maintenant en tout cas.
_ Comment es-tu au courent de ça? demanda-t-il suspicieux.
_ Montagne m'en a parlé, répondit-elle honnêtement.
_ C'est un sort vraiment basique, même s'il est puissant. On va chercher des sorts? proposa-t-il en entrant dans la bibliothèque.
Les deux Serpentard commencèrent à déambuler dans les allées lorsque que Drago fit signe à Ginny de se taire. Ils n'étaient pas seuls.
_ Oui Ron ne t'inquiète pas, disait la voix d'Hermione, le Polynectar sera prêt le 25.
_ Et on pourra enfin savoir si Malefoy est l'héritier de Serpentard, disait la voix réjouie de Ron.
_ Comment fera-t-on pour s'introduire dans la Salle Commune des Serpentards? demanda pragmatiquement Harry.
_ J'ai tout prévu, répondit-elle, je prendrais l'apparence de Millicent Bulstrode et vous de Crabbe et Goyle, que j'endormirais avec un somnifère que je mettrais dans leur nourriture.
_ Je crois qu'on en a assez entendu, murmura Drago furieux.
_ On sait tout maintenant, on devrait…
_ Non, on va le faire dans les règles, dit-il avec un sourire manipulateur, Rogue sera ravit de leur enlever des points.
Elle sourit. Ginny allait enfin avoir sa vengeance. Ce serait juste la chose la plus horrible pour son frère. Drago avait vraiment de la ressource pour comploter. Sur ces pensées, elle prit plusieurs grimoires contenant des sorts utiles, et des livres de deuxième année en Défense Contre les Force du Mal. Vu le niveau des cours de Lockhart, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Bien sûr, elle apprendrait la théorie et passerait à la pratique dans la Salle Commune ou dans son dortoir. Mais elle avait hâte d'apprendre de nouvelles choses. Quand Drago eut prit, de son côté les bouquins qui l'intéressait, ils allèrent tout deux à une table qui était en bordure de fenêtre où il y avait une autre Serpentard. Ils s'installèrent sans demander la permission et la fille leva les yeux. Elle était matte, avait des cheveux brun épais et des yeux marron foncés.
_ Salut Drago, dit-elle avec un petit sourire, alors tu viens étudier avec…
_ Ginny Weasley, se présenta-t-elle en lui tendant la main.
_ C'est toi, je m'attendais à quelque chose de, plus pathétique pour une Weasley.
_ Je le prends comme un compliment, prononça-t-elle d'une voix sinistre.
_ Ravie de faire ta connaissance Ginny, reprit-elle en lui serrant la main, je suis Adela Luengo en troisième année à Serpentard.
_ Je n'avais jamais remarqué ta présence avant, remarqua Ginny.
_ Moi non plus, ajouta-t-elle, même si j'ai entendu parler de toi.
_ Vous vous connaissez tous les deux? demanda Ginny en regardant alternativement Drago et Adela.
_ Pas vraiment, intervenu Drago. Adela est une sorcière espagnole de Sang-Pur, dont la famille a immigré en Angleterre, un peu avant ma naissance. Certains cercles de Sang-Pur sont parfois tous parents. Donc Adela est une de mes cousines très, très éloignée.
_ Nos parents n'évoluent pas vraiment dans le même cercle…, commença-t-elle.
_ C'est-à-dire? finit par demander Ginny ne comprenant rien à cette histoire de cercle qui avait l'air d'être très important.
_ Il faut tous t'expliquer Weasley, lança-t-elle d'un ton suffisant. On appelle cercle, les relations de famille à famille. Les parents de Drago ont évolués autours de plusieurs familles de Sang-Pur, et les miens ont gravités autours de familles différentes. Et ce n'est pas le grand amour entre les Malefoy et les Luengo. On s'est vu qu'une fois au manoir Drago et moi, j'avais six ans et lui en avait cinq.
Ginny ne connaissait rien à ces histoires de famille de Sang-Pur, alors qu'elle en était une, mais savait vaguement qu'elle était parente très éloignée des Malefoy et des Black. Il y avait aussi toute une partie de la famille en Irlande, qu'elle ne connaissait pas à part sa tente Muriel. Pourquoi? Elle ne s'était jamais posé la question avant. Ils étaient peut-être trop typiques pour ses parents. En tout cas, dans ce domaine, elle avait de sérieuses lacunes et elle apprenait. Peut-être faudrait-il qu'elle songe à se pencher sur son arbre généalogique un jour, ça faisait partie de son héritage. Elle avait encore un peu de mal avec les traditions, mais elle comprenait tout à fait l'importance de la famille chez les Serpentard.
_ Tu es bien pensive, fit remarquer Adela. Alors qu'est-ce qu'une première année veut apprendre comme sorts?
_ Des sorts d'attaque et m'avancer sur le programme de cette année, répondit Ginny d'un ton résolu.
_ Tu es ambitieuse, remarqua Adela en lui passant un grimoire ouvert. J'ai le sort parfait pour toi Ginny. Je suis tombée dessus tout à l'heure, tout à fait par hasard, le Sortilège de Chauve-furie.
Ginny prit le volume et se mit à lire. Il s'agissait d'un sort qui provoquait une nuée de chauves-souris sur la cible. Elle trouva cela très intéressant, tellement, qu'elle prit un parchemin pour recopié l'essentiel de la description.
_ Merci Adela, chuchota-t-elle à sa camarade qui lui renvoya un grand sourire.
Adela et Ginny se mirent à parler de sorts et de professeurs à voix basses, rejoint par Drago qui imitait Lockhart. Ils continuèrent ainsi pendant plusieurs heures à bavarder et à rire, et se furent finalement expulsé par une madame Pince éméchée. Les trois Serpentards eurent tout de même le temps d'emprunter des livres. Ils allèrent dans leur salle commune, et Ginny commença à apprendre le Sortilège de Chauve-Furie sous les conseils d'Adela et Drago avait décidé de faire une partie d'échec avec Goyle. Ils descendirent tous les trois manger avec Crabbe et Goyle en plus. Adela qui était assez ronde mangeait beaucoup, et encouragea Ginny à en faire de même, comme l'avait fait Drago au déjeuner. Absorbée par la conversation, Ginny mangea, encore une fois, copieusement. Puis, ils revinrent à nouveau dans la salle commune, et Drago décida d'aller se coucher car il avait une migraine, tandis que les deux restèrent debout en parlant de la mode sorcière. Ginny n'y connaissait pas grand-chose, elle savait certaines choses qu'elle avait apprit dans les magazines, mais ne savait rien à propos des stylistes très cher présent sur l'Allée des Embrumes. C'était des sorciers sombres, mais leurs créations valaient une petite fortune. Adela n'arrêtait pas d'en parler, ce qui faisait découvrir à Ginny, un monde dont elle n'avait jamais entendue parler. L'Allée des Embrumes avait l'air bien mystérieuse et Ginny avait bien envie de faire un tour.
_ Ca te dirais de faire une petite virée de nuit dans le parc? proposa au bout d'un moment Adela en sortant deux flacons avec un liquide bleu translucide.
_ C'est quoi, demanda par curiosité Ginny.
_ Des potions d'invisibilité qui sont interdites par le ministère, et qui viennent de l'Allée des Embrumes.
_ C'est vrai? demanda Ginny tout excité par cette révélation. On pourrait les essayer?
_ Sans problème, dit Adela avec un grand sourire, on se verra, mais on sera invisible pour les autres.
Ginny était vraiment impatiente d'essayer cette potion et alla chercher une grosse cape de laine noire. Elle allait faire tout ce qu'on lui avait toujours interdit. Adela et Ginny prirent chacune une fiole et la burent en même temps. Ginny sentit une sensation glacée se répandre en elle, et, même si elle se voyait, elle savait qu'elle était invisible. Elles remontèrent des cachots et allèrent dans le parc.
Ginny se sentait invincible et se lâcha complètement comme Adela. Elles s'amusèrent à glisser sur le lac gelé en tombant à de multiples reprises, elles firent des batailles de boules de neige en essayant de ne pas lancer de Lumos pour ne pas être repéré et elles s'amusaient, comme on le faisait rarement à Serpentard.
Severus Rogue, qui était sortit pour fumer une cigarette sorcière, vit entre deux nuages de fumé, des boules de neiges volaient toutes seules. Il renifla se disant que c'était encore une blague des jumeaux, mais en regardant mieux il s'aperçut que ces balles semblaient heurter quelque chose, mais il y avait un problème parce que c'était du vide. Il s'approcha doucement et se dit qu'il y avait forcément quelque chose de magique là-dessous. C'était forcément des élèves, mais comment faisaient-ils? Un sort de désillusion? Ils devaient forcément être plus jeune et donc ne pas connaitre ce sort. Une potion d'invisibilité? Probablement, même si c'était totalement illégale. Sûrement des Serpentards qui profitaient de leurs vacances, dans ce cas, il se devait d'intervenir.
_ Hominum revelio, murmura Rogue en agitant sa baguette.
Il ne s'était pas trompé, il y avait bien deux élèves de Poudlard. Ils allaient avoir de ses nouvelles.
_ Personae revelio, lança-t-il en fronçant les sourcilles.
Il n'en crût pas ses yeux. Ginny Weasley et Adela Luengo ensemble en train de s'amuser avec une potion interdite. Décidément, il aurait tout vu dans son métier d'enseignement.
_ Suffit, hurla-t-il d'un ton sec pour couper court à leurs activités qui cessa instantanément.
_ On n'est plus invisible, constata avec désespoir Adela.
_ Dans mon bureau, éructa-t-il d'une voix froide.
Les deux filles le suivirent sans s'échanger un mot. Ils se rendirent au cachot, puis au bureau de Rogue. Il claqua la porte avec force.
_ Vous avez complètement perdu la tête, tempêta-t-il, vous amusez avec une potion illégale à deux heures du matin dans le parc de Poudlard.
_ Professeur…, commença Adela.
_ Silence, rabroua-t-il en criant, vous mériteriez que je vous amène à Dumbledore et que vous soyez expulsé de Poudlard. Cette potion n'est pas dangereuse, mais elle est interdite par le ministère et vous devez respecter la loi. Vous avez violée un décret. A qui de vous deux appartenez cette potion?
Adela et Ginny se regardèrent en se demandant ce qu'elles allaient faire.
_ Je vous ai posez une question, hurla-t-il.
_ C'est moi, se dénonça Adela. Je suis désolée professeur, mais…
_ Mademoiselle Luengo, dit-il pensif, j'aurais dut m'en douter. Vous avez dut vous fournir sur l'Allée des Embrumes?
_ Oui professeur, répondit Adela.
_ Et vous mademoiselle Weasley vous saviez que c'était une potion illégale?
_ Oui, répondit-elle d'un air embarrassé. Adela m'a montré la fiole et m'a avertit que c'était illégale et c'est moi qui est eut l'idée de l'essayer.
Chose qui n'était pas tout à fait vrai, puisque c'était Adela qui lui avait suggéré la sortie dans le par cet qui lui a montré la potion.
_ Il n'y en a pas une pour racheter l'autre, s'exclama Rogue. Mademoiselle Luengo, je ne veux pas savoir comment vous avez fait pour faire rentrer cette substance à Poudlard, mais j'aimerais qu'à l'avenir, vous réfléchissiez avant de l'utiliser. Quant à vous mademoiselle Weasley, qu'est qui vous a prit? C'était totalement irresponsable de votre part. Vous méritez une bonne leçon.
_ Professeur…, lança Ginny avec angoisse.
_ Pour commencer je vous enlève deux cents points à chacune et je vous interdis de voir le prochain match Serpentard contre Serdaigle.
_ Professeur…, protesta Adela.
_ Qu'y a-t-il mademoiselle Luengo, demanda Rogue. Vous trouvez que je suis trop sévère? Je puis vous assurez que si vous étiez à Gryffondor, vous seriez en retenue jusqu'à la fin de l'année. Ceci dit, je vais aussi écrire à vos parents pour les tenir au courent de votre comportement dans l'école. Et estimez-vous heureuse ne pas être renvoyé.
_ Professeur, dit Ginny avec crainte, vous ne pouvez pas écrire à mes parents. Ma mère va m'envoyer une Beuglante et…
_ Vous auriez dut y réfléchir avant mademoiselle Weasley, dit Rogue d'un ton indifférent, cela vous remettra peut-être les idées en place. Partez, il est tant d'aller vous coucher et si je vous reprends dehors ce soir vous irez directement devant Dumbledore. Je suis sûr qu'il aimera apprendre que vous utilisez une potion illégale dans son école.
Ginny et Adela saluèrent leurs professeurs et sortirent de son bureau. Adela souffla un grand coup, comme si elle était soulagée, mais Ginny resta triste et terrifié.
_ On s'en est bien sortit, fit remarquer Adela. On n'a même pas eut de retenue.
_ Parle pour toi, dit Ginny en colère, quand ma mère va savoir ça elle va me tuer.
_ Ginny, soupira Adela, c'était juste une virée nocturne. Tes parents ne peuvent pas te reprocher de t'amuser.
_ On voit que tu ne connais pas mes parents, répondit Ginny avec un air triste les larmes aux yeux, avec eux ont ne peut rien faire. Rien que le fait d'être à Serpentard à été quelque chose d'horrible pour eux.
_ Ginny arrêtes s'il te plait, supplia Adela d'une voix implorante, ne t'occupes pas de tes parents, oublis-les, l'essentiel c'est que tu t'es amusée ce soir, non?
_ Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas amusé comme ça, avoua-t-elle avec le sourire. Rogue a dut trouver un sort pour inverser la potion. Tes parents ne vont rien te dire?
_ Mes parents, dit Adela pensive. Pour ma mère, qui reste à la maison, je suis sa petite fille chérie qui peut faire tout ce qu'elle veut, quant à mon père il est obsédé par son travail à Gringotts et laisse le soin à ma mère de s'occuper de moi.
_ Tu as de la chance, remarqua Ginny avec envie ne voyant pas le point négatif de l'histoire.
_ Sang-Pur, lança Adela au pan de mur qui donnait sur la salle commune de Serpentard. Mes parents ne se sont jamais inquiétés pour moi, mais ce n'est pas ton cas. Tu devrais les ignorer Ginny, ils sont juste soucieux.
La porte apparue et elles entrèrent toutes deux dans la salle commune.
_ Tu as raison Adela, finit par Ginny, mais je suis terrifié à l'idée que ma mère m'envoi une Beuglante.
_ Ca sera un mauvais moment à passer, rien de plus, conclu Adela. Si on allait se coucher? Il faudra de l'énergie pour expliquer à Drago qu'on a fait perdre quatre-cents points à notre maison pour une futilité.
Ginny ria et fit la bise à Adela avant de se coucher. Une fois dans son lit, elle fit le bilan de cette journée. Elle n'avait pas été simple, mais au moins, elle ne s'était pas ennuyée. Elle avait vraiment l'impression qu'elle s'était faite une nouvelle amie avec Adela.
Le lendemain, Drago apprit que Serpentard avait perdu quatre cents points et Ginny ainsi qu'Adela durent lui raconter leur petite virée. Il leurs passa un savon, en disant que Serpentard n'arriverait pas, une fois de plus, à remporter la coupe des quatre maisons et que Gryffondor leur volerait encore la vedette. Une fois l'énervement passé, il dit à Ginny qu'il était surpris qu'elle ait utilisé une potion illégale et félicita les deux filles pour leurs coups, même si cela avait fait perdre quatre cents points. Ils allèrent tous ensemble prendre leur petit-déjeuner avec Crabbe et Goyle en plus. Ginny et Adela continuait d'apprendre des sorts, et commencèrent à faire leurs devoirs, pendant que Drago essayait, en vain, de lire l'Histoire de Poudlard. L'après-midi se passa tout aussi calmement, Ginny jouait des parties d'échec sorcière avec Adela ou Drago et apprit avec sa nouvelle amie à tirer des cartes de tarot magique.
Le vingt-quatre Décembre ne se passa pas bien différemment à part l'excellant repas dans la Grande Salle, à base de dinde farcis, de petits fours, de caviar ou encore le fameux pudding de Noël. Ginny continuait de manger plus que de raison, avec Adela et Drago qui la resservaient, tellement qu'elle alla se coucher tôt.
Le lendemain, Ginny poussa un cri de bonheur en voyant une pile de cadeau au pied de son lit. Adela arriva quelques minutes plus tard, lui fit la bise et lui souhaita Joyeux Noël. Ginny commença à ouvrir ses cadeaux. Elle eut une boîte de chocolat de la part de sa tente Muriel, le fameux pull de laine bordeaux avec un W en orange.
_ C'est ta mère qui t'envoie ça? demanda Adela qui paraissait outré.
_ Oui, soupira Ginny en envoyant valser le pull à l'autre bout de la pièce.
_ Tu devrais lui renvoyer et lui demander de t'envoyer un cadeau plus classe pour Noël, insinua Adela.
_ Adela, dit Ginny avec patience, ça risque de blesser ma mère et avec le courrier qu'elle a reçut de Rogue, c'est déjà bien qu'elle m'est envoyé quelque chose.
_ Tu marques un point, répondit-elle, mais si ma mère m'avait envoyé un pull, je l'aurais fait.
_ Je crois que pour des raisons tactiques je n'ai pas intérêt à me fâcher avec elle.
_ Fais-voir tes autres cadeaux, dit Adela avec hâte.
Il y avait un paquet avec un papier cadeau magnifique, doré brillant avec des D vert émeraude en lettre gotique. Accompagné avec un sublime ruban rouge mat.
_ Une minute, dit Adela en observant de près le cadeau, c'est le papier des Dolohov. Larissa est ton amie?
_ Oui, répondit Ginny en lui reprenant le paquet. Ca t'étonne?
_ Assez oui, répondit Adela. C'est la fille d'un mangemort.
_ Je ne m'occupe pas de ça, répondit sèchement Ginny qui n'avait pas envie de parler sur ce sujet. Les familles on leur propre papier cadeau?
_ Certaines oui, répondit Adela évasive, la mienne n'en a pas. Mais les Weasley en avaient un il y a cent-cinquante ans.
_ C'est vrai? demanda Ginny curieuse.
_ Cela dépend de la richesse, de la puissance et de l'ancienneté de la lignée. Les Weasley étaient une famille riche autrefois, mais je ne sais pas trop ce qui s'est passé et vous êtes plus en plus pauvre.
_ Merci de me le rappeler, cingla-t-elle d'un ton ironique. Comment tu sais ça ?
_ Mes parents m'ont un peu parlé de l'histoire des lignées de Sang-Pur. Les tiens ne l'ont pas fait? s'étonna-t-elle. C'est pourtant une base pour les Sang-Pur, sans parler des traditions.
_ Tu sais Adela, soupira Ginny, j'ai loupé beaucoup de choses. Je ne savais même pas qu'on était riche à une époque.
_ Tu devrais essayer de l'apprendre par toi-même. C'est une honte de la part de tes parents. Je suis persuadé que Londubat en connait plus les lignées de Sang-Pur que toi.
_ Probablement, approuva Ginny en commençant à ouvrir son paquet.
Qu'elle ne fut pas sa surprise de voir une magnifique cape verte émeraude, en soie d'une exceptionnelle qualité.
_ Elle est belle, dit Adela en la touchant, on dirait du beurre. Ca vient de l'Allée des Embrumes évidemment, madame Guipure ne vend pas une aussi bonne qualité.
_ Tu en as des comme ça? demanda Ginny.
_ Evidemment, la robe de sorcière de mon uniforme est du même tissu, répondit-elle sur un air supérieur. J'ai aussi pas mal de robe de soirée en soie, mais ça vaut une fortune. Félicitation Ginny, dit-elle avec ironie, tu es dans les petits papiers des Dolohov.
_ Que de Larissa, corrigea-t-elle, de toute façon je ne peux pas accepter sa cape.
_ Peu importe, dit Adela d'une voix assez sèche.
_ Tu n'aimes pas beaucoup les Dolohov, n'est-ce pas?
_ Pas vraiment, répondit-elle avec sincérité. Mon père s'aplatit devant eux et à demander à ma mère me donner une éducation typique. Je suis d'accord avec ça et cela m'a bien fait comprendre mon infériorité face aux hommes, mais les Dolohov n'ont rien à voir avec nous. Ils appliquent de vielles traditions parce que c'est une vielle famille avec une fortune historique. Notre cercle est composé de plusieurs familles qui ont moins de prestige, à part les Lestrange et les Avery. Ce sont plus des fortunes de Sang-Pur nouvelles. Ma famille n'était pas très riche avant que mon père gagne énormément à Gringotts.
_ Comment tu peux être d'accord avec ce genre d'éducation? fit remarquer Ginny effaré. Je crois vraiment que nous sommes inférieures, mais tu ne trouves pas que c'est un peu trop?
_ Ca se défend Ginny, répondit avec conviction Adela, ça donne des valeurs que toi tu n'as pas. Mon père veut sans doute le mieux pour moi, mais je n'aurais jamais dut avoir ce genre d'éducation.
_ Des valeurs? interrogea Ginny avec énervement.
_ La famille par exemple, répondit Adela, la femme doit s'occuper des héritiers et transmettre ce patrimoine aux filles. Elle la prépare à son futur rôle d'épouse, et la rend belle pour la marier rapidement à partir de quatorze ans.
_ Je ne savais pas que l'on pouvait se marier si tôt, remarqua Ginny avec étonnement, ce sont des mariages arrangés?
_ Ca dépend, resta-t-elle évasive, en général il y a bien un garçon qui te plait dans le cercle que tes parents fréquente.
_ La situation de la femme est bien déprimante, dit Ginny avec un soupir.
_ Je ne vois pas en quoi, lança Adela d'une voix passionnée, la femme est inférieur à l'homme, c'est tout à fait normal qu'elle se soumette à son mari et qu'elle le laisse diriger sa vie en lui faisant des héritiers. Nous sommes là pour faire des descendants.
_ C'est évident, grimaça Ginny avec une moue réticente, mais c'est féodale.
_ Je sais, moi aussi j'ai trouvé ça bizarre au début, mais ça fait plusieurs années que mes parents me transmettent ses traditions, et je comprends. Tous les garçons de Sang-Pur préfèrent les femmes très ronde voir obèse, donc il est de tradition que les femmes grossissent pour trouver plus facilement un petit ami qui deviendra un mari. Plus la fille est grosse, plus on considère qu'elle est riche et prête pour le mariage.
Ca explique beaucoup de choses, se dit Ginny. Comme le fait qu'Adela ait de l'embonpoint et mange beaucoup ou encore le fait qu'elle était en train d'ingurgiter un gros paquet de chips avant même d'avoir prit le petit-déjeuner. Drago avait louché sur les formes de sa cousine éloignée avec des yeux gourmands, et Elsy était bien en chaire ce qui plaisait à Montagne. Maintenant qu'Adela lui avait dit ça, elle constata que la plus part des filles de Serpentard, à partir de la troisième et quatrième année, étaient bien enrobée et quelques unes en septième année allaient jusqu'à l'obésité, ce qui affectait leur magie. Ces adolescentes, qui continuaient imperturbablement à prendre du poids, restaient tout de même rares, devenaient médiocres en cours et n'auraient probablement pas beaucoup d'A.S.P.I.C. Ginny comprenait ce point-de-vue qu'elle trouvait un peu archaïque, mais elle ne se voyait pas l'appliquer un jour. De toute façon, il y avait des cercles de Sang-Pur où on ne pratiquait pas ces traditions. C'était seulement à cause des liens entre le père d'Adela et les Dolohov, qu'elle avait eut le droit à l'éducation de "prestige". Ca devait aussi être plus facile pour ces filles qui ont grandis avec, que pour une novice.
_ Je n'ai pas du tout reçut ce genre d'éducation Adela, finit-elle par dire en rompant le silence oppressant. C'est facile pour vous de l'accepter puisque ça vous parait naturel, mais moi je trouve que c'est vraiment horrible.
_ Tu sais Ginny, les Weasley sont une très vielle famille de Sang-Pur, qui avait une fortune et du prestige à une époque. Tu es encore jeune pour y penser, mais si veux redorer le blason de ton nom, tu devras pratiquer ces traditions. Il y a deux générations les Weasley les utilisaient et la famille de ta mère était une fervente pratiquante.
_ Personne ne m'a jamais dit ça, répondit Ginny d'une voix triste. Il serait grand temps que je me documente sur la question.
_ Effectivement, tu as même une lignée plus pure et plus ancienne que la mienne, conclut Adela en lui proposant des chips que Ginny refusa. Tu ouvres ton dernier cadeau?
Ginny hocha la tête et se demanda ce que ça pouvait bien être. Elle déchira avec empressement le fin papier de soie rouge foncé et y découvrit une magnifique plume d'aigle. Majestueuse, blanche et bleu-gis pâle avec des reflets argentés, d'une finition rare et qui devait être très coûteuse. Dans le papier il y avait une petite carte indiquant le nom de l'expéditeur. C'était un cadeau de Pansy. Ginny ne s'y attendait pas. Etaient-elles à ce point amies pour qu'elle lui fasse un cadeau de cette envergure, même si ce n'était pas grand-chose pour elle? Sur le morceau de parchemin déchiré il y avait: Pour te remercier d'avoir fait du bon travail avec Daphnée et Millicent. Qu'est-ce que tout cela voulait dire? Ginny n'avait pas encore la réponse.
_ Une sublime plume d'aigle, dit Adela avec admiration entamant un paquet de gâteau, d'une espèce rare.
Ginny remit la plume dans le papier de soie, le mettant dans sa malle et demanda à Adela ce qu'elle avait eut pour Noël. Adela avait eut de ses parents un manteau en fourrure de loup, une montre en or avec des diamants, un sac à main d'un styliste de l'Allée des Embrumes une pièce unique, un nouveau jeu de tarot magique, ainsi que quatre gâteaux avec beaucoup de sucre et de crème pour l'inciter à prendre du poids. Elle avait eut de ses trois amies un parfum, une boîte de maquillage ensorcelé dont les instruments marchaient tout seul, et un livre dédicacé par son auteur. Quand Adela lui montra, dans sa chambre, tous les cadeaux que ses parents lui avaient offerts, Ginny avait un regard plein d'envie. Si seulement, sa famille avait de l'argent comme ça, elle aurait une vie tellement différente. Sa mère aurait put lui envoyer quelque chose d'Egypte, mais non, au lieu de ça, elle avait eut le droit au pull hideux en laine qu'elle tricotait pour chacun d'eux. Oui, Ginny Weasley était jalouse de voir que les parents d'Adela la gâtaient avec des objets chers. Il est vrai qu'ils étaient aisés, mais ils mettaient beaucoup plus d'argent pour leur fille que ses parents à elle. Elle aimerait tellement avoir plus d'argent. Elle avait l'air ridicule à côté et se sentait frustré. Finalement, elle avait bien l'intention de profiter des cadeaux de Larissa et de Pansy. Cela mettrait un peu de luxe dans sa vie monotone. Elle n'avait que des habits miteux et c'était la seule cape qu'elle avait de correcte. Le pire c'est qu'elle se faisait entretenir, alors qu'elle n'avait même pas de cadeaux pour ses deux amies. Ca la mettait mal à l'aise, mais quoi leurs offrir? Un cadeau minable qui ne faisait qu'étaler le fait qu'elle était pauvre? Non, elle ne pouvait pas, elle avait trop de fierté pour ça.
Elles descendirent toutes les deux dans la Salle Commune et y trouvèrent Drago qui semblait les attendre. Elles discutèrent avec lui sur leurs cadeaux, se moqua du pull que Ginny avait reçut, et énuméra les siens. Là encore, Lucius avaient envoyés à son fils de nombreuses choses très coûteuses, comme des habits fait sur mesure chez Tissard et Brodette de l'Allée des Embrumes ou une bourse noire en peau de Sombral qu'il avait trouvé d'Albanie. Ginny la regarda avec curiosité et apprit ce qu'était les Sombrals, qui étaient d'ailleurs présent sur une carte du tarot magique.
Ils allèrent prendre leurs petits-déjeuners, où Ginny mangea moins car elle avait été dégoûté sur le discours de Adela pour grossir, et ils descendirent dans les cachots, pour continuer à étudier. Pendant que Drago lisait, Ginny avait attaquait la suite de son programme pour prendre de l'avance sur les autres. Adela avait préféré aller dans sa chambre pour prendre une part de gâteau à la crème et dormir après pour "grossir davantage". Drago lui dit que c'était une excellente idée et la détailla de dos. La matinée passa assez rapidement, Ginny avait bien avancé sur le programme de Métamorphose, et alla réveiller Adela. Ils se rendirent une nouvelle fois à la Grande Salle pour déjeuner et Drago observa de très prêt Harry, Ron et Hermione. Une fois en haut, Drago faisait les cents pas dans la salle commune.
_ Crabbe et Goyle ne sont toujours pas remontés, dit-il avec énervement. Je suis sûr que Weasley, Granger et le balafré vont venir maintenant. Ginny, si c'est eux, il faudra que tu ailles voir Rogue.
_ Adela et moi, ne sommes pas très bon terme avec lui, répondit Ginny avec appréhension.
_ Il ne dira pas non s'il peut coincer Potter, répondit-il d'un air calculateur. Et puis, tu auras ta petite vengeance.
_ D'accord j'irais, céda-t-elle sans se faire prier.
_ Je vais à leurs rencontres.
Ginny s'assoit dans un fauteuil ouvragé près des flammes à proximité d'Adela et elles parlèrent jusqu'à l'arrivé de Drago avec Crabbe et Goyle, ou en tout cas ce qui semblait être eux. Elle se cacha derrière un gros grimoire ouvert.
_ Attendez-moi ici, dit Malefoy de sa voix traînante au présumé Crabbe et Goyle. Je vais vous cherchez ça. Mon père vient de me l'envoyer.
Il vint discrètement vers Ginny et lui lança un regard appuyé.
_ Je fais ce que je peux pour les retenir, chuchota-t-il, va chercher Rogue. Je me demande où est Granger…
_ Tu es sûr que c'est eux? demanda Ginny inquiète ne voulant pas donner des informations erronées au directeur de Serpentard.
_ Absolument, répondit-il sûr de lui, quand j'ai insulté ton frère Percy il y en a un qui a faillit me sauter dessus et puis, les vrais Crabbe et Goyle en auraient rajoutés.
_ J'y vais, dit-elle en attendant qu'il soit partit dans le dortoir, pour y aller à son tour.
Ginny en profita pour prendre le livre sur d'Occlumancie que lui avait prêté Rogue en début d'année, et sortit de la salle commune. Elle arpenta les cachots et tomba sur le Baron Sanglant, qui depuis l'attaque de Nick-Quasi-Sans-Tête, se cloîtrer dans les sous-sols.
_ Bonjour Baron, salua Ginny qui était devenue à l'aise avec le fantôme de Serpentard.
_ Mademoiselle Weasley, il faut que je vous dise quelque chose. Peeves est venu me voir ici pour me dire que Crabbe et Goyle étaient endormis dans un placard et que ceux que j'ai vus à l'instant étaient des imposteurs.
_ Merci Baron, je crois que se sont des Gryffondors et je vais de ce pas, le dire au directeur de notre maison. Au revoir.
Sur ce elle s'éloigna lorsqu'elle l'entendit parler au loin.
_ Vous avez bien évoluée jeune-fille, dit la voix lointaine de Baron Sanglant ce qui eut pour effet d'arrêter net Ginny. Qui il y a-t-il derrière votre masque d'impassibilité et d'hypocrisie?
_ Voyons cher Baron, il s'agit bien de moi, je ne vois pas de quoi vous parlez, remarqua-t-elle en se retournant et en lui faisant un grand sourire.
_ Je ne crois pas me tromper en disant qu'il ne s'agit que d'une façade.
_ Il faut que j'y aille, évita-t-elle la conversation.
_ Typique de Serpentard de vouloir éviter les conversations gênantes.
_ Je n'ai pas le temps, répondit-elle froidement, au revoir.
Elle partit presque en courant et tapa à la porte du professeur Rogue. Elle soupira quand elle vit que le fantôme ne l'avait pas suivit.
_ Entrez, dit le directeur de Serpentard d'un ton coupant.
Ginny ouvra la porte et la referma derrière elle. Rogue était assit à son bureau en train de lire un livre en prenant des notes, tandis que les odeurs habituelles de potions se faisaient sentir.
_ Mademoiselle Weasley, dit-il d'une voix menaçante, sachez que je viens juste de terminer le mot pour vos parents. Si vous comptez me faire fléchir vous vous trompez.
_ Professeur, répondit-elle en lui rendant le volume, j'ai lut votre livre sur l'Occlumancie et la Legilimancie.
_ Il était tant, dit-il en lui arrachant des mains, j'ai crût que vous n'alliez jamais me le rendre. Qu'en avez-vous pensé?
_ Etant donné que certains sorciers ont perdus la tête à cause de cette magie, je crois que je ne vais pas la pratiquer tout de suite.
Severus la sonda de son regard froid et constata qu'elle le disait avec sincérité, mais elle s'était fait une sorte de masque impassible et glacé qu'il n'aimait pas du tout.
_ Bien, constata-t-il avec satisfaction, j'ai entendu dire que vous jouez la petite reine à Serpentard.
_ C'est un peu exagéré, répondit-elle hypocritement, disons que j'ai plus confiance en moi.
_ Faites attention à vous, mit-il en garde, vous n'êtes pas obligé de devenir tyrannique pour vous faire une place à Serpentard et ce n'est pas forcément bon pour vous.
_ Je prendrais ce conseil au sérieux, répliqua Ginny avec un grand sourire. Nous avons des Gryffondors qui ont envahis notre salle commune.
_ Comment ça, s'étonna-t-il en fronçant les sourcils.
_ Drago et moi pensons que mon frère Ron ainsi que Potter ont pris l'apparence de Crabbe et Goyle.
_ C'est absurde, s'exclama Rogue.
_ Le Baron Sanglant me l'a confirmé, continua-t-elle impassible.
_ Comment auraient-ils prit l'apparence de quelqu'un d'autre? demanda-t-il furieux.
_ Nous pensons qu'ils ont utilisés du Polynectar.
_ Du Polynectar, répéta-t-il en tombant des nus.
_ Vous ne me croyez pas professeur, dit la voix de Ginny désespéré presque suppliante.
_ Si, je vous crois, j'ai effectivement des ingrédients pour la préparation de Polynectar qui ont disparus de ma remise, je comprends mieux pourquoi.
Le professeur Rogue prit un antidote et accompagna Ginny jusqu'à la salle commune de Serpentard sans un mot. A la grande surprise de Ginny, Rogue connaissait le mot de passe qui était Sang-Pur. Drago était en train de très bien jouer son rôle d'acteur, en leur parlant comme si il s'agissait de Crabbe et Goyle. Le voyant, Drago se leva et alla rejoindre Ginny pour regarder le savon que les deux Gryffondor allaient subir. Adela s'était levé et ne raterait cela pour rien au monde.
_ Mademoiselle Weasley m'a raconté une histoire très intéressante, commença-t-il. Elle et monsieur Malefoy auraient découvert que deux personnes dans cette salle commune auraient prit l'apparence de quelqu'un d'autre. D'abord, je ne l'ai pas crût, jusqu'à, ce qu'elle me dise, que les coupables avaient utilisés du Polynectar. Une première année n'aurait pas put inventer cela et comme par hasard il se trouve qu'on m'a volé des ingrédients qui rentre dans la composition de cette potion. Monsieur Crabbe et monsieur Goyle vous n'êtes pas qui vous prétendez être. Cette potion, dit-il en brandissant un flacon de couleur bleu, est un antidote, on va bien voir si elle fait effet.
Sur ce il tendit une fiole aux deux élèves qui n'eurent d'autre choix que de la boire, si ne voulaient pas que Rogue s'en charge lui-même. Au bout de quelques minutes, l'un se mit à avoir les cheveux roux et l'autre une cicatrice. Ils se retransformèrent et tout le monde put constater qu'il s'agissait en réalité d'Harry Potter et de Ron Weasley.
_ Potter et Weasley, j'aurais dut m'en douter, s'énerva le professeur de potion. Cinq-cents point en mois pour Gryffondor et retenue jusqu'à la fin de l'année. Vous utilisez une potion très réglementé par le ministère et vous vous introduisez dans les cartiers de Serpentard. Je vous conduis immédiatement dans le bureau de Dumbledore et je vais faire en sorte que vous soyez renvoyés. Où es mademoiselle Granger?
_ Dans les toilettes des filles, répondit faiblement Ron en lançant des regards noir à Ginny.
_ Bien, allons-y, dit-il avec un malin plaisir.
Harry et Ron sortirent de la salle commune accompagnée d'un Severus Rogue très en colère. Une fois qu'ils furent sortis, quelqu'un applaudit.
_ Bravo Weasley et Malefoy, dit le jeune-homme, c'était un très joli coup.
_ Merci, répondit Ginny avec un air fier.
_ Tu ne serais pas Eric Nowood de cinquième année? demanda Drago.
_ Effectivement, quand les autres sauront ce que vous avez fait, vous serez adulé par toute la maison.
_ J'y compte bien, dit Drago avec des yeux brillants.
_ Moi aussi, compléta Ginny avec un sourire calculateur.
Ginny continua, pendant l'après-midi, d'avancer sur le programme de Métamorphose et s'avança aussi en sortilège et la fin de la journée arriva vite.
Quelques heures plus tard, on vit Crabbe et Goyle légèrement éméchés, qui ne comprenaient rien à ce qu'il leurs arrivaient venir dans la salle commune.
Harry et Ron n'avaient pas été renvoyés de Poudlard malgré les protestations de Severus, car Dumbledore n'allait pas mettre son précieux Potter dehors. Mais ils avaient été très punis aussi bien par Severus que par McGonagall qui se chargeait de ce que Dumbledore n'avait pas fait. Granger était à l'infirmerie à cause d'une métamorphose raté avec la potion, et était autant punis que les autres, car c'est elle qui en avait eut l'idée.
Et Ginny, assise confortablement sur un fauteuil, faisait une pause dans ses révisions et savourait avec plaisir sa vengeance. Elle n'avait absolument aucuns remords et se délectait du fait qu'ils allaient souffrir. A cet instant, personne ne pouvait reconnaitre la rousse installée dans un fauteuil de Serpentard, aux yeux débordant de satisfaction.
Comment avez-vous trouvé ce chapitre? J'espère que ce n'était pas trop long.
Si vous avez la moindre question sur l'histoire allez-y je vous répondrais.
Les critiques m'aident à avancer, alors jouez franc jeu et allez-y.
Bisous à tous, au prochain chapitre.
