Chapitre 10
L'air était chargé de tensions toutes plus fortes les unes que les autres. Certains appréhendaient le retour chez eux, d'autres craignaient de se faire marquer. Et puis, il y avait Seïka. Seïka qui était plus qu'impatient de rentrer chez lui. Chez lui. Un immense sourire vint illuminer son visage quand il y pensa. Cette vieille bicoque, seul lieu habité dans ce coin paumé de l'Allemagne. Il y avait de vastes plaines et plateaux, quelques montagnes au loin (dans lesquelles on pouvait trouver dragons, trolls, nains …), de grandes forêts où d'autres créatures vivaient et un immense lac. Tout les types de paysages étaient présent et cela fit sourire.
Ne voyant pas pourquoi il devrait attendre plus longtemps sur le quai, le brun, suivit de ses deux compagnons, monta dans le train. Trouvant rapidement un compartiment vide, Seïka s'installa sur une des banquettes et laissa l'autre à son chien.
« $ Seïka, pourquoi avoir emprunter autant de livres ? Tu en auras autant que tu veux chez toi. $ »
Un drôle de son se fit entendre et l'humain sourit en l'entendant. Shakti se moquait gentillement du serpent qui venait de poser cette question.
« Chez les sorcier, avoir une maison en bon état est un signe sur sa condition humaine. Seïka ne peut se permettre d'avoir une maison sale alors que des invités viennent. »
Saës n'appréciant pas le ton moqueur du tigre resserra son étreinte quelques secondes avant de rire. Après quelques temps, le train s'ébranla puis partit. Traversant différents paysages, tous recouvert de la poudre blanche appelée neige.
À peine arrivé sur le quai qu'il traversait la foule de familles pour quitter cet endroit. Si répugnante. Telle était la magie emplissant ce lieu. Dénaturée, modifiée et presque éteinte.
Petit prince, calme donc tes sentiments.
Seïka se stoppa net sous le regard étonné du tigre et du serpent, toujours sous le sors d'illusion. Était-il possible que … oui sûrement.
« Lavy ? »
L'aigle noir qui tournoyait autour de son maître poussa un petit cri avant de se poser sur l'épaule de l'animagus.
Que puis-je pour vous, petit prince ?
« Merci. »
Ce simple mot signifiait tout pour l'animal. Très protecteur envers son possesseur, il tenterait chaque fois que le lieu était chargé de magie modifiée de détendre son petit prince.
La vieille bâtisse de pierre se dressait fière et immuable dans cet espace où le temps ne semblait avoir aucun pouvoir. Un sourire apparut sur le visage du brun qui entra. Une épaisse couche de poussière reposait dans chaque pièces de la masure mais les meubles avaient étés protégés par des draps. Heureusement, pensa Seïka.
Le jeune brun releva alors manuellement chaque draps, voulant apprécier chaque courbes, chaque couleurs, chaque matière de ses meubles. Comment aurait-il put penser que ça lui prendrait autant de temps ? S'en rendant compte seulement quand il dut allumer la lumière, Seïka décida de faire une pause avant de finalement nettoyer la maison magiquement puis d'arranger les pièces à sa convenance.
La journée était passée si rapidement qu'il avait finalement terminé très tard dans la nuit ou bien tôt le matin selon le point de vue. C'est donc fatigué mais heureux que le brun alla se coucher.
« Draco, il est vraiment sérieux ? » demanda la jeune Parkinson.
Regardant les billets et la lettre qu'il tenait entre les mains, le blond ne pu qu'acquiescer. Lui et ses camarades, de sang pur, allaient prendre ce que les moldus appelaient avion puis le train. Il la sentait déjà venir, énorme et incroyablement désagréable : la migraine.
C'est bienheureux que Seïka s'éveilla ce matin là. Ho oui, qu'il était heureux. Ces amis avaient été obligés d'être en contact prolongé avec les moldus, et malheureusement pour eux ils ne pouvaient en aucun cas s'en soustraire. Jetant un regard à la pendule, le serpentard décida qu'il pouvait prendre son temps, après tout il lui suffirait de transplaner à la gare puis d'entraîner ces amis dans les rues de la magnifique ville de Munich. Après tout, il ne pouvait les laisser avec une seule tenue moldue chacun. Hé oui, Seïka avait bien penser à changer une tenue de chacun de ses futurs hôtes en une tenue adéquate à la compagnie moldue. Et il faut dire qu'il s'était bien amusé.
Ce fut donc trois minutes avant l'arrivée du train que Seïka transplana aux côtés de la gare puis se rendit sur le quai où l'attendaient déjà ses camarades un peu perdu.
« Seïka ! » s'écria Blaise avant que tout le reste du groupe ne se retourne.
L'interpellé afficha un sourire décontracté face aux regards choqués de ses camarades. Qui auraient cru que le garçon cachait un tel corps de bellâtre sous les affreuses robes de Poudlard ? C'est donc heureux de son effet que l'animagus se retourna, indiquant aux autre par la même occasion de le suivre. S'ensuivit alors une journée avec quelques plaintes puis beaucoup de rires. Journée que les marchands de Munich ne risquaient pas d'oublier, après tout, les trois quart de leur chiffre d'affaire annuel venait d'être fait.
Le groupe avait suivit le brun qui leur avait donné un plan et un limite à ne pas dépasser. Chacun avait alors reçut de l'argent pour se refaire une garde robe. Le garçons avait suivit le brun tandit que les filles avait été lâchées dans les magasin fait pour elle. Rapidement les garçons comprirent une chose. Si ils avaient le droit d'acheter ce qu'il voulaient, Seiïka vérifiait toujours que ça leur aille et qu'il puissent le porter plusieurs fois, avec différentes tenues. Il leur apprit donc la base de la mode, ne leur laissant aucun répit. Lorsqu'ils retrouvèrent les filles, ces dernières n'avaient acheter que peu de chose, ne comprenant pas tout à fait le style moldu. Seïka les aida alors à leur tour une fois qu'ils eurent fini de manger.
Le soir arriva et et le groupe arriva finalement face à l'incroyable demeure hors du temps et de l'espace, perdu entre quelque montagne et forêt. Ils étaient tous exténués mais leur vitalité leur revint après un repas copieux (fait de pizzas achetées en villes puis rapetissées discrètement). L'annonce du choix des chambre les motivants encore plus, les adolescents se précipitèrent – avec toute la grâce des sangs purs – vers le second et troisième étages qui contenaient les chambres.
Oh oui, Seïka allait passer d'excellentes vacances.
