Bonjour à tous
Merci à ceux qui me lisent ^^
Petit rappel, je crois que je ne l'avais pas fait, les personnages ne m'appartiennent pas (heureusement pour eux !) sauf Killian King (enfin la seule fois qu'il a été évoqué réellement c'est pour dire que sa famille avait été massacrée alors bon…). De plus, je ne suis pas payée et blablabla…
tara1990 : Ne t'inquiète pas, Hermione revient dans ce chapitre :) Je suis soulagée que tu ais aimé le chapitre précédent, car j'avoue que le coup du cours sur le doloris je ne le sentais pas trop … Mais bon si ça va je suis soulagée ^^.
Arwen : Merci de ta review ^^ non, je ne pousserai pas de « coup de gueule » ça risque de faire fuir les lecteurs plus qu'autre chose, même si j'avoue que même un « salut, super ta fic, vivement la suite ! » c'est pas grand-chose et ça fait plaisir. Enfin bon, tu t'es moins lâchée pour cette review, t'es malade :s ? XD J'ai tellement l'habitude de la review schizo, j'aime ta voix off. Allez, tu te souviens ce chapitre ? Tu te souviens de la fin ? XD pas taper !
Voici donc le onzième chapitre,
Bonne lecture
Chapitre n°11 : La directrice de Serpentard
- Alors Potter, tes rangs se vident à vue d'œil ! Tu dois te sentir drôlement seul.
- La ferme Malefoy !, répliqua aussitôt Ron, les oreilles pivoines. On est toujours assez pour vous flanquer une raclée.
- C'est ça oui. Tu es sûr de pouvoir trouver tout seul les formules à utiliser sans la Sang-de-Bourbe pour te les souffler ?
Dean eut juste le temps d'attraper le poignet d'Harry pour l'empêcher de se saisir de sa baguette. Ce dernier ouvrit la bouche pour lui signifier sa manière de penser, cependant une voix glaciale le coupa avant.
- Potter, Malefoy, si j'entends un mot vous serez tous deux renvoyés de cours.
Suite à ces paroles, tous les regards, Gryffondor comme Serpentards, se posèrent sur le professeur Rogue. Aucun n'arrivait à réaliser : Rogue avait-il vraiment menacé Malefoy de le punir ?
- Entrez. Et en silence.
Sans prononcer une parole, les élèves s'installèrent à leurs places, trop abasourdis par les paroles du maître en potions. Celui-ci attendit qu'ils soient assis correctement pour remonter les rangs d'un pas rapide. Arrivé à son bureau, il se tourna brusquement vers eux et observa silencieusement les visages encore étonnés et dont les yeux levés vers lui attendaient une consigne. Sauf un : Malefoy écrasait rageusement le bout de sa plume contre le bureau, le regard dans le vide.
- Je veux d'ici la fin du cours une dissertation sur l'utilisation de la troisième loi de Golpalott. Mr Malefoy, rappelez-nous quelle est cette loi.
Malefoy releva brusquement la tête. Dans le même temps, il appuya d'un mouvement involontaire sur sa plume, ce qui acheva de la briser. Il semblait totalement perplexe. Il resta un moment la bouche entrouverte sans savoir quoi dire, tandis que les autres dévisageaient le professeur, également surpris.
- Et bien Mr Malefoy, j'aurai cru que vous étiez au moins capable de réussir la théorie. Miss Greengrass, preut-être ?
Daphné Greengrass glissa un regard en coin, l'air désolé, à Drago. Elle répondit avec quelques hésitations, en fermant les yeux :
- La troisième loi de Golpalott établit… que l'antidote d'un poison doit être inférieur à... à la moitié…
- Arrêtez là miss, toute la classe a pu constater l'étendue de votre savoir. Voyons … Mr Goldstein, montrez-moi que je ne suis pas en charge d'une classe composée uniquement d'ignorants.
Daphné Greengrass ferma la bouche et croisa les bras, bien droite sur son banc.
Anthony Goldstein, qui n'avait jamais été interrogé par Rogue cette année, sortit de sa rêverie, heureux de ne pas être ignoré comme à chaque fois. Il réfléchit quelques instants puis se lança sans la moindre hésitation.
- La troisième loi de Golpalott établit que l'antidote d'un poison composé doit être égal à plus que la somme des antidotes de chacun de ses composants.
- Je vois que Miss Granger à trouvé un remplaçant, murmura Rogue avec un sourire narquois. C'est tout à fait exact. A présent je ne veux plus voir vos plumes quitter vos parchemins, et ce pendant deux heures.
Tous obtempérèrent, non sans jeter de temps à autre des coups d'oeil interloqués au professeur. En l'espace de cinq minutes, il avait menacé Malefoy et s'était moqué de Greengrass. Pour quelqu'un qui, en six ans n'avait jamais fait une remarque aux élèves de Serpentard quelque soit le méfait, cela étonnait considérablement.
Le professeur examina un instant les élèves. Ils manifestaient des signes de surprise, jusque là tout se passait bien. Certains élèves commençaient déjà la rédaction, les plumes glissant rapidement sur les parchemins. Finalement, après dix bonnes minutes, seul le grattement des plumes se fit entendre et les élèves, plongés dans leur devoir, se concentrèrent de plus en plus dans leur réflexion, oubliant donc la soudaine impartialité de leur professeur.
Une fois qu'Hermione fut certaine que les élèves s'étaient complètement désintéressés de ses agissements, elle contourna le bureau et s'assit à sa place. Elle se colla contre le dossier, étonnamment décontractée, et tourna machinalement entre ses doigts une des plumes noires préalablement posée sur le bureau.
Un sourire soulagé apparut sur son visage, conservant toutefois un soupçon de moquerie. Malefoy avait eu l'air de tomber de très haut lorsqu'elle l'avait interrogé. Et que dire de sa tête quand elle lui avait reproché d'être ignare ! Rien que pour ce spectacle, elle ne regrettait plus d'assurer le cours des septièmes années avec l'apparence de Rogue.
Pendant presque deux heures, Hermione resta ainsi, collée à sa chaise, occupée à observer les élèves. Les Poufsouffle présents, Hannah Abbot et Justin Finch-Fletchley, étaient les seuls à avoir eu le courage de supporter Rogue une année de plus, et ils paraissaient bien moins tendus que d'ordinaire.
Regroupés dans leur coin, les Serpentards demeuraient les plus nombreux ; seuls Crabbe et Goyle avaient abandonné ce cours. Ils affichaient pourtant un air morose et la plupart semblaient bouillir de colère.
Les Serdaigle, Padma Patil, Lisa Turpin, Anthony Goldstein et Mandy Brocklehurst, étaient plongés dans leur réflexion, et affichaient un sourire qu'ils ne se seraient jamais permis la veille.
Quant aux Gryffondor, Ron, Harry et Dean, ils se concentraient apparemment difficilement. Ils ne cessaient de se faire des signes les uns aux autres, se croyant discrets. Hermione laissait faire, car ils ne trichaient pas, il ne s'agissait que de commentaires sur ce qu'il venait de se passer. Au contraire, elle s'amusait à les regarder tout en faisant croire qu'elle corrigeait des copies. Ainsi, elle ne ratait rien de leurs réactions et dut plusieurs fois retenir un petit rire.
Au milieu du cours, comme à chaque fois, Hermione sortit du tiroir la bouteille qui contenait le Polynectar et en but une gorgée en tentant d'apparaître la plus naturelle possible. Jusqu'ici, elle n'avait intercepté aucun regard étonné, bien qu'elle redoutât que cela n'arrive un jour. Si on la soupçonnait d'en boire, la mascarade ne résisterait pas aux rumeurs et aux déductions logiques des élèves. Heureusement, cette fois-ci encore, ceux-ci étaient trop absorbés par leur devoir pour s'occuper de ce que buvait leur professeur en classe.
- Les deux heures sont finies. Posez vos plumes.
Les plaintes diverses ne se firent pas attendre. Hermione insista et vit avec satisfaction les élèves obéir ; elle n'aurait vraiment pas aimé leur mettre une retenue pour cette raison.
- Miss Greengrass, ramassez les parchemins et amenez-les moi, demanda Hermione soudainement.
L'élève la regarda en haussant un sourcil et obtempéra sans répliquer. Hermione ne l'avait pas prémédité, seulement elle avait réfléchi un peu au comportement de la Serpentarde et souhaitait parler avec elle.
Après tout, elle était directrice des Serpentards.
Daphné Greengrass n'appartenait pas à la bande à Malefoy, ni à aucune autre. A ce qu'Hermione savait, il n'existait pas dans sa famille de mangemort notable. Ayant déjà eu cours avec Daphné et sa petite soeur, Astoria, Hermione s'était rendu compte qu'elles ne se montraient pas aussi antipathiques si l'on adoptait un regard neutre. Elles avaient seulement été élevées dans un certain confort et une idée particulière de la noblesse dans leur famille incontestablement sang-pur, et l'attitude de Rogue envers les Serpentard les avait confortées dans l'idée qu'elles pouvaient obliger les autres à faire leurs corvées. Y compris les devoirs, remarqua Hermione en lisant la copie d'Astoria.
Lorsque tous les élèves furent sortis, Daphné se présenta devant le bureau, fixant la personne qu'elle croyait être Rogue avec une expression mitigée, entre colère et ahurissement.
- Mr Malefoy, qu'est-ce que vous ne comprenez pas quand je dis : dehors ?, lança Hermione en voyant Drago rester adossé au mur.
Il lui lança un regard noir, et partit de fort mauvaise humeur. Hermione sortit la baguette de Rogue et, d'un geste, referma la porte brutalement pour être sûr qu'il n'écouterait pas.
- Voulez-vous me parler monsieur ?, auestionna prudemment l'adolescente.
- En effet, confirma Hermione, soulagée de voir que son interlocutrice semblait plus perplexe qu'autre chose. Je ne vous cache pas que j'ai été très déçu de votre incapacité à me répondre.
- Mais vous ne m'avez jamais interrogé, vous ne m'avez jamais reproché de ne pas savoir quelque chose. Je ne comprends pas, s'exclama la Serpentarde, visiblement choquée des paroles de son professeur.
- Je le constate. Néanmoins, je vous pensais assez intelligente pour pouvoir travailler sans que je doive être derrière vous.
- Mais à quoi cela servirait-il : que je travaille ou non j'ai de bonnes notes. C'est du temps de gâché pour rien, répliqua l'élève avec surprise.
Hermione soupira discrètement, exaspérée de devoir essayer de trouver une justification à la notation puérile du professeur.
- Miss Greengrass, que souhaitez-vous faire après Poudlard ?
- Je voudrais faire partie du Magenmagot, répondit Daphné Greengrass, qui arborait un sourire franc et empli de fierté.
- Je vois, dit doucement Hermione en se faisant la remarque qu'il s'agissait d'un projet bien ambitieux, correspondant parfaitement à une Serpentarde en somme. Vous savez, vous pourrez obtenir beaucoup de choses en mettant en avant votre sang, ou votre sympathie au Seigneur des Ténèbres. Cependant, une place dans le Magenmagot ne s'obtient pas de cette manière. Il n'existe qu'une place libre tous les deux ou trois ans, et ce sera votre dossier qui vous départagera des autres, expliqua Hermione, se félicitant de s'être renseignée sur la plupart des carrières, dont celle-ci. Si vous n'obtenez pas tous vos ASPICs, jamais vous n'y entrerez. En avez-vous conscience ?
- Oui professeur. Mais j'ai toujours eu de bonnes notes.
Hermione fit une pause, le temps de bien choisir ses mots. Ce n'était pas le moment d'être maladroite. Cette fille ne lui apparaissait pas antipathique et elle voulait l'aider à se sortir de cette situation délicate.
Elle posa sur le bureau la baguette qu'elle tenait toujours inconsciemment dans sa main et croisa les bras devant elle. Daphné semblait vraiment curieuse de savoir quelle réponse son professeur lui donnerait, ce qui était encourageant. Elle paraissait accorder une certaine confiance à Rogue et suivrait donc certainement ses conseils.
- Je le sais très bien puisque c'est moi qui vous note, dit-elle finalement non sans un petit sourire moqueur. Seulement, lors de vos ASPICs, ce seront des examinateurs qui ne vous connaissent pas qui vous feront passer, il faudra donc que vous fassiez vos preuves, que vous donniez de vous-même ; vous ne pourrez pas ce jour là montrer le travail d'un autre élève. Vous ne réussirez pas sur un coup de génie sans avoir étudié avant. Regardez quelle réponse vous m'avez fournie aujourd'hui. Vous saviez vaguement de quoi parlait cette loi, c'est vrai, mais vos examinateurs ne se contenteront pas d'approximations. En admettant que je vous ais laissée poursuivre, vous n'auriez guère pu espérer mieux que P. Même si je ne suis pas derrière vous à vous le dire, il faut que vous travailliez davantage. Vous me comprenez ?
- Oui monsieur. Je n'avais pas réalisé que c'était aussi important, répondit la Serpentarde en hésitant un peu, comme si elle n'était pas encore totalement convaincue du bien fondé des paroles de son professeur et directeur de maison.
- Réfléchissez-y, ajouta alors Hermione, et demandez-vous ce qui vaut vraiment la peine. Quand vous aurez tiré vos conclusions, faites-en part à votre sœur, qu'elle comprenne pourquoi son devoir sera noté Piètre et non Optimal.
- Monsieur, je vais le lui dire dès maintenant, mais s'il vous plaît, ne lui mettez pas une mauvaise note !
- Non miss, dit alors Hermione d'un ton sans réplique. Pour que vous compreniez réellement, vous devez pour une fois avoir les notes que vous méritez réellement. Si vous et votre sœur vous mettez à travailler à partir d'aujourd'hui, ce ne sera qu'une mauvaise note parmi tant d'autres excellentes et absolument personne n'y fera attention.
- Bien monsieur, capitula tristement l'adolescente.
- Alors vous pouvez partir.
Hermione attendit que la jeune Serpentarde sorte pour soupirer de soulagement. Elle avait failli regretter ce zèle, même si finalement il s'agissait d'un bon dénouement. De plus, la jeune sorcière se rendait compte que ce rôle lui plaisait assez, et qu'elle pourrait en être tout à fait satisfaite si elle ne se trouvait pas dans le corps de Rogue.
Enseigner était loin d'être déplaisant, bien qu'elle ne donne que deux ou trois vrais cours, puisque les autres classes devaient répondre à un contrôle de connaissances. Elle appréciait, contre toute attente, de se trouver derrière le bureau à dispenser un enseignement. Seul le fait d'imiter le professeur haï et la peur d'être démasquée noircissaient le tableau.
Hermione prit le paquet de parchemin, regarda rapidement les réponses des élèves, puis déposa les copies à coté du reste0. Elle voulait d'abord se reposer un peu avant de continuer à corriger.
La Gryffondor se leva et poussa la porte qui donnait sur le bureau de Rogue. A peine l'eut-elle ouverte qu'elle entendit un craquement. Elle sortit dans un réflexe la baguette de Rogue et referma la porte derrière elle.
- Qu'est-ce que tu fais là toi ?, demanda-t-elle avec surprise.
Un miaulement lui répondit. La sorcière s'approcha du bureau et regarda Pattenrond, lové sur la chaise, la regardant de ses yeux perçants. Hermione vérifia que la porte du bureau était fermée. Le chat avait dû entrer le matin même car elle se souvenait être revenue un instant dans les appartements de Rogue, laissant ainsi la porte entrebâillée.
Hermione prit son chat dans ses bras et le caressa doucement tout en s'asseyant sur la chaise que le félin monopolisait l'instant précédent.
- Tu m'as reconnue, hein … J'aurais dû m'en douter, j'avais oublié que tu étais à demi magique. Mais j'espère que personne ne t'a vu roder dans les cachots…, songea-t-elle a haute voix, un peu inquiète.
Le chat toujours sur elle, Hermione examina la baguette dans sa main. Utilisée quelques instant auparavant, l'objet magique semblait lui répondre assez bien.
Hermione éprouvait des difficultés à s'y habituer, car le type de bois, son poids, et la longueur de la baguette ne correspondaient pas à la sienne. Par conséquent, en plus d'être déstabilisant, les différences pouvaient largement se voir. Toutefois, elle commençait à l'utiliser de manière instinctive, ce qui était bon signe.
- Tu vois Pattenrond, je crois que je n'ai jamais eu autant hâte à la fin des cours…, murmura-t-elle en pensant au vendredi suivant, après lequel elle cesserait enfin cette mascarade et reprendrait ensuite sa place.
En songeant avec bonheur que cela se finirait bientôt, Hermione sortit la fiole de Polynectar et en avala une gorgée, ne prêtant pratiquement plus attention au goût infect de la potion.
Tout à coup, le félin sauta au sol. Hermione tenta un instant de le récupérer, puis se glaça sur place, le cœur battant à toute vitesse. Quelqu'un frappait à la porte du bureau.
Félicitant l'instinct de son animal, bien caché derrière le bureau, Hermione se redressa vivement et lissa sa robe chiffonnée, enleva les quelques poils de chats qui s'y étaient accrochés, et lança d'une voix la plus froide possible :
- Entrez.
Anthony Harper, un jeune Serpentard en quatrième année qu'Hermione ne connaissait pas vraiment entra.
- Que me voulez-vous monsieur Harper ?, demanda Hermione en essayant de maîtriser le tremblement de sa voix.
- Mme Pomfresh m'a dit de vous prévenir que le blessé avait reprit connaissance deux ou trois fois dans la journée, et qu'il n'allait sans doute pas tarder à s'éveiller encore, récita rapidement Harper comme s'il craignait d'oublier un élément.
Il quitta ensuite le bureau sans prononcer un mot et sans qu'elle n'ait eu le temps de le congédier.
Hermione vit alors son chat jaillir de sous le bureau et rebondir sur elle. Elle le gratta un peu au ventre et se releva.
- Pattenrond, tu restes là, et tu ne fais aucun bruit d'accord ? Je reviens vite.
Le chat miaula, comme s'il comprenait. Hermione rangea la baguette de Rogue dans sa poche, vérifia qu'elle possédait sur elle le Polynectar, en but une gorgée au cas ou, et sortit de son bureau avant de verrouiller la porte à l'aide de plusieurs sorts différents.
Tout en se dirigeant vers l'aile de l'infirmerie, des questions lui revenaient à nouveau. Qui donc avait pu laisser Rogue dans un tel état ? Cette personne l'avait-t-elle reconnu ? Si tel était le cas, cette personne avait peut-être prévenu quelqu'un de sa découverte, ou allait le faire bientôt…
L'attitude à adopter dépendait de cette seule information. Par conséquent, Hermione devait absolument s'entretenir seule à seul avec lui. C'était primordial qu'ils puissent parler librement, sans personne d'autre.
Mais l'infirmière consentirait-elle à laisser Rogue et un blessé grave ensemble, même juste un moment ? Hermione ignorait comment la convaincre que le blessé ne risquait rien. Sans doute devrait-elle trouver un moyen de faire pression sur madame Pomfresh ? Elle espéra vraiment ne pas en arriver à de telles extrémités.
Cependant, elle arrêta de s'interroger, car elle se tenait désormais dans le bureau de l'infirmière.
- Vous m'avez fait dire que Mr King s'était réveillé plusieurs fois aujourd'hui ?
- C'est exact, répondit Mme Pomfresh, l'observant d'un air très soupçonneux. Demain je cesserai de lui donner de la potion de sommeil.
- Comme vous voulez. Puis-je le voir ?
- Pouvez-vous ?, répéta l'infirmière, surprise qu'il lui en demande la permission. Et bien pour le moment il dort mais il montrait tout à l'heure des signes de réveil imminent.
- Je vois. Dans ce cas, avant que vous ne le forciez à se rendormir, je voudrais m'entretenir avec lui.
- Seul à seul ?
- C'est exact.
L'infirmière la jaugea du regard, comme si elle réfléchissait à comment formuler son refus.
- Je n'ai pas l'intention de le tuer, déclara Hermione en apposant un rictus moqueur sur le visage de Rogue. Il y a certaines choses que je dois savoir, et votre présence n'est aucunement nécessaire.
- Il n'en est pas question Severus, je viens avec vous. C'est peut-être votre école à présent, mais c'est toujours mon patient.
Hermione comprit qu'elle ne pourrait la faire changer d'avis en s'y prenant de cette manière. Il fallait trouver autre chose.
Faisant semblant de capituler, elle fit demi-tour et examina les lits sans vraiment y faire attention. Elle remarqua qu'en plus de Seamus, Lavande se trouvait là.
Le regard d'Hermione passa au lit d'à coté. Elle aperçut une élève de Serpentard de sixième année qui avait voulu attaquer un des membres de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Elle avait un bras en écharpe. Un autre élève, plus loin, dormait, tout près du bord du lit. Enfin, une autre, au fond, près de la porte d'entrée, refermait le livre qu'elle venait de terminer.
Hermione sut alors comment éloigner l'infirmière.
Se bénissant de s'être longuement entrainée durant les vacances pour maîtriser les informulés, elle fit en sorte que les bouteilles sur la table de chevet tombent lorsque l'élève y posa son livre. Dans le même temps, le bandage qui tenait le bras de la Serpentarde se dénoua doucement et tomba sur le lit.
Ainsi, Mme Pomfresh ne pouvait se permettre d'ignorer les trois élèves en difficulté. Elle alla donc les aider, après lui avoir ordonné de l'attendre.
Aussitôt que l'infirmière se fut détournée, Hermione se rendit dans la chambre où dormait Severus Rogue. Elle verrouilla immédiatement la porte à l'aide de plusieurs sortilèges assez compliqués, et alla se mettre à coté du lit dans lequel reposait Rogue.
Tadammmm !
XD
suite au prochain numéro
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Prochain chapitre mardi.
Allez, et n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez, même si vous aimez pas.
