Le voici, le voilà, pour vous chers lecteurs : le chapitre des révélations !
(Pas de toutes les révélations, mais une grande partie^^)
Bonne lecture à tous !
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Chapitre 11 :
Le passé de Bella
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La face cachée de l'avocate Isabella Swan, protectrice des femmes bafouées :
« Depuis le mois de mars, le grand cabinet d'avocats « Cullen&Withlock » a accueilli dans son équipe une novice prometteuse, Isabella Swan, petite sœur du talentueux Emmett Swan, joueur de baseball de l'équipe de notre Etat, Les Mariners, mais surtout petite protégée du très glorieux avocat Aro Volturi qui l'aurait pris sous son aile dès la première année de ses études en droit.
Agée d'à peine vingt quatre ans, Isabella a une vie parfaite : Un travail intéressant sur tous les points de vue, des parents, certes divorcés mais aimants, un frère protecteur mais aussi et surtout un adorable petit garçon de sept ans, Lucas Charles Swan.
Dans ce beau tableau, une seule ombre se dessine : L'absence du père de l'enfant.
Vu la réputation d'Isabella au sein de la société comme étant une personne intelligente et droite, nous nous attendions aux pires scénarios dont la jeune femme et son fils seraient les victimes, mais la vérité est tout autre, puisque nous avons découvert un fait important, voire capital dans cette affaire :
Récemment, un homme du nom de James Hunter, accompagné de sa femme Victoria Hunter -gérant du garage « Mécanolos »- aurait contacté un avocat, maître Lefrançais Laurent, et lui aurait raconté son histoire avant de la partager avec nous :
Il y a maintenant sept ans et demi, à une soirée universitaire organisée à Olympia même, il aurait fait la connaissance d'une ravissante jeune demoiselle avec qui il aurait passé la nuit mais qui se serait évaporée au petit matin ne lui laissant d'elle que son nom, Bella.
Selon les dires de James, cette dernière aurait tout fait pour avoir des relations sexuelles avec lui, le persuadant par tous les moyens, dont celui de lui mentir sur son âge puisqu'il croyait qu'elle était majeure -alors qu'elle n'avait que dix-sept ans à l'époque des faits- jusqu'à ce qu'il cède.
Mais le pire dans cette histoire fut qu'elle aurait catégoriquement refusé qu'il prenne un préservatif durant leurs rapports, lui répétant inlassablement qu'elle prenait la pilule contraceptive alors que neuf mois plus tard, elle mettait au monde leur fils dans le plus grand secret.
Les questions que tout le monde se pose maintenant c'est, pourquoi Isabella Swan aurait-elle refusé que son amant d'une nuit se protège ? Voulait-elle un enfant ? Voulait-elle expérimenter « de nouvelles sensations » auprès d'étudiants de faculté ? Mais surtout, comment James Hunter a-t-il découvert l'existence de son fils ? Surtout que le petit garçon fêtera bientôt ses huit ans.
Nous n'avons des réponses que pour le dernier point.
En effet, le petit Lucas est inscrit au club de baseball que son oncle Emmett a ouvert il y a à peine deux mois et parmi les nombreux parents accompagnant leurs enfants, un père aurait remarqué la flagrante ressemblance entre le fils d'Isabella et son ami James. De fil en aiguille et grâce à de nombreuses recherches effectuées par le grand détective Amun Setouf, il fut facile de trouver des réponses aux interrogations du gérant de « Mécanolos », surtout lorsqu'ils avaient sous la main de quoi faire un test de paternité prouvant que James Hunter était bien le père de Lucas Swan.
De ce fait, James et sa femme ont décidé de porter plainte contre l'avocate pour ne pas avoir cherché à retrouver le père de son enfant et cacher honteusement l'existence de son fils alors qu'elle connaissait l'identité de James –en sachant aussi que la soirée où ils s'étaient rencontrés avait été organisée par de très bons amis au géniteur en question. De plus, étant donné qu'Isabella Swan détient à ce jour la garde exclusive de son garçon, empêchant par là même le couple Hunter de s'occuper du petit Lucas, ces derniers vont faire appel à la Cour afin d'en obtenir la garde.
Il est tout de même drôle de constater que la grande Isabella Swan ait autant fait preuve d'immaturité envers la vie de son propre fils qui est censé être la personne la plus importante à ses yeux alors qu'elle s'acharne à accuser Royce King de violences conjugales et d'adultère envers son ex-femme Rosalie Hale sans grandes preuves.
Dans tous les cas, nous espérons tous que James et Victoria Hunter obtiendront gain de cause et qu'Isabella Swan paiera les conséquences de ses erreurs de jeunesse.
Votre dévoué reporter,
Kirk Town* »
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*OoO*
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PdV de Bella :
J'étais dominée par deux sentiments : l'angoisse et la rage.
L'angoisse car si le journal disait vrai, je connaissais désormais le nom de celui qui avait chamboulé toute ma vie. Mais ce qui m'effrayait le plus c'était le fait que ce James Hunter veuille la garde de mon fils. Tout d'abord, comment avait-il eu un peu de sang de Lucas pour faire un test de paternité sans mon accord ? Pourquoi voulait-il la garde de mon fils après tout le mal qu'il m'avait infligé ?
C'était à ne rien y comprendre. Tout se mélangeait, se confondait. Rien ne correspondait à ce qu'il s'était vraiment passé à cette soirée étudiante il y a sept ans et ça provoquait ma rage car ce Mike Newton n'avait fait que me rabaisser dans son article alors que c'était vraiment moi la vraie victime dans toute cette affaire.
Que diable allai-je faire ?
La panique me submergea : Mon fils ! On voulait m'enlever mon fils ! Mon bébé ! Mon rayon de soleil qui avait réussi à me redonner goût à la vie dès l'instant où nos yeux se sont croisés.
Des larmes coulèrent encore, inlassablement, intarissables. On voulait me détruire de l'intérieur en m'enlevant le centre de mon univers. Des sanglots déchirants résonnèrent dans mon bureau que je ne voulais plus quitter.
Je devais ressortir mon dossier, le dossier « Swan ».
Je devais me ressaisir.
Je devais tout faire pour mon fils.
On ne me l'enlèvera pas !
Je fus prise de tremblements et me retrouvais, sans que je ne m'en rende compte, assise contre le mur, au fond de la pièce, mes genoux repliés contre ma poitrine, me balançant d'avant en arrière tout en murmurant continuellement les mêmes mots à travers mes déchirants sanglots : « On ne me l'enlèvera pas ».
Je sentais que je refaisais une crise d'angoisse, mais je n'arrivais pas à me calmer. D'un seul coup, je sortis difficilement mon téléphone portable de ma veste avant de composer un numéro :
-Allô ?
-Je… Je suis désolée… de t'appeler aussi tard… sanglotai-je.
-Bella ?
-Oui… Je suis… au cabinet… J'ai besoin que tu viennes si tu peux… J'ai besoin que tu m'aides… J'ai besoin que tu me calmes….
-Qu'est-ce qui se passe Bella ?
-Je te dirais tout… Quand t'arriveras… Mais s'il te plait, viens seul !
-Calmes-toi Bella, j'arrive le plus vite possible.
Je lâchai mon téléphone sans même prendre la peine de raccrocher. Je savais qu'il allait m'aider. Il le fallait. Il le fallait. Je ne voulais pas perdre mon fils. Il ne pouvait pas me l'enlever. Il ne pouvait pas faire ça. J'avais besoin de mon fils. J'avais besoin d'être là pour lui. J'avais besoin de m'occuper de lui.
Je revoyais tous mes moments avec Lucas. De sa naissance jusqu'à aujourd'hui. Tout n'avait pas été rose dans notre vie, mais je m'étais battue pour lui offrir tout ce dont il avait besoin, me sacrifiant pour lui. Je ne regrettai aucun de mes choix envers lui. La seule chose que je regrettai était de ne pas lui avoir offert une vraie famille, avec un vrai père même si ce James clamait haut et fort qu'il l'était. Non ! Ce James n'était pas le père de mon Lucas, il n'était que son géniteur, rien d'autre ! Et il ne me le prendra pas ! Je refuse !
-Bella ! s'exclama la voix tant désirée avant que deux bras ne me prenne dans une étreinte réconfortante. Calme-toi, je suis là maintenant.
-Je suis désolée de t'avoir appelé si tard, soufflai-je en sanglotant. Je ne voulais pas te déranger.
-Ne t'inquiète pas, il n'est même pas vingt-et-une heure et Alice n'avait rien prévu pour ce soir, quoiqu'elle aurait beaucoup aimé m'accompagner pour te réconforter.
-Je suis désolée, continuai-je.
-Chut Bella, ce n'est rien, respire et dis-moi ce qu'il se passe.
-Ils veulent m'enlever mon fils. Ils veulent me le prendre.
-Qui Bella ? Qui veut te prendre ton fils ?
-Le journal sur mon bureau… il dit qu'ils veulent porter plainte contre moi et qu'ils vont tout faire pour obtenir la garde de mon fils, paniquai-je. Jasper, répliquai-je en accrochant les pans de sa veste, tu dois m'aider ! J'ai autant besoin de l'ami que de l'avocat. Je ne peux pas me défendre moi-même mais tout est déjà fait ! m'emballai-je.
-Calme-toi, Bella. Laisse-moi voir ce journal et on discutera après, d'accord ?
Pendant que Jasper s'éloignait de moi pour faire je ne sais quoi, je repensai à tout ce qu'il venait de se passer. Je perdais les pédales. Je replongeais dans les méandres de la dépression.
Mais je n'avais pas encore atteint le point de non retour.
Je devais me battre. Je devais me ressaisir. Je devais tout faire pour redevenir la Bella forte et indépendante que j'étais avant d'apprendre la triste nouvelle. Mon fils ne devait jamais voir l'état dans lequel j'étais et pour cela, il fallait que je fasse quelque chose.
Mon dossier se trouvait dans le placard de mon bureau, j'avais besoin de le sortir afin de le confier à Jasper afin qu'il comprenne réellement ce qu'il s'était passé et puisse me défendre au mieux. Mais avant toute chose, je devais contacter deux personnes. Je récupérai donc mon portable et appelai mon père, qui répondit très rapidement :
-Chef Swan à l'appareil.
-Papa ? C'est Bella.
-Bella ? Tout va bien ?
-Je suis désolée de t'appeler si tard, papa, mais j'avais besoin de te joindre.
J'essayai de refouler mes sanglots, mais se fut très dur surtout parce que je n'arrêtai pas d'imaginer les pires scénarios.
-Ne t'inquiète pas je regardai un match de baseball. Mais dis-moi ce qu'il se passe ma petite, tu as l'air toute chamboulée. C'est Lucas ?
-Oui, enfin pas totalement. J'ai besoin que tu recontactes toutes les personnes qui ont déposer une attestation pour témoigner de ce qu'il s'est passé le soir… le soir de mon viol, mais surtout que tu retrouves le médecin qui s'est occupé de moi ainsi que les psychologues qui m'ont eu comme patiente.
-Qu'est-ce qui se passe Bella ? Pourquoi as-tu besoin de tout ça ? s'inquiéta Charlie. Tu… Tu as des nouvelles de ton agression ? Tu sais qui t'as fait ça ?
-Je… Je t'enverrai le journal de demain par coursier, tu comprendras pourquoi j'ai du mal à parler. Mais ne t'inquiète pas, je m'occupe de tout.
-Bella, soupira Charlie, explique-moi, s'il te plait, les grandes lignes de ce qu'il y a d'écrit dans ce journal.
J'hésitai. Pas que je ne voulais pas lui dire mais énoncerces mots à voix haute me faisait atrocement mal, mais je devais le faire, sans les détails certes, pour mon père :
-Ils ont raconté des mensonges en tout genre sur ce qu'il s'était passé ce soir-là et maintenant je sais qui m'a fait ça mais le pire c'est que cet homme veut engager des procédures contre moi etsurtout d'essayer d'avoir la… d'avoir la garde de Lucas, craquai-je. Papa, ils veulent m'enlever mon fils ! Ils veulent m'enlever mon bébé !
Je fis retomber le téléphone par terre avant de replonger dans ma peine tout en pleurant à grosses larmes. Je ne fis pas attention à Jasper qui avait récupéré mon portable afin d'échanger des mots avec mon père, non. Je ne faisais qu'imaginer le pire.
Mon fils loin de moi.
Mon fils qui me détesterait parce que son père lui aurait raconté que je l'ai éloigné moi-même de lui.
Mon fils qui ne m'aimerait plus et qui m'oublierait.
Qu'avais-je fait pour mériter ça ? Je n'avais déjà pas assez souffert par le passé qu'une nouvelle épreuve me tombait dessus. L'aimant à problème, dont mon être était pourvu depuis ma naissance et que je croyais d'ailleurs hors d'usage depuis des mois -de calme et de joie- rentrait de vacances et revenait en force.
Mon dossier.
Il fallait que je sorte mon dossier.
Il fallait que j'examine si tout mon travail était encore bon après toutes ces années.
Il fallait que je me rassure.
Je me levai difficilement et me dirigeai vers la porte coulissante qui cachait aux yeux de mes clients les dossiers dont je traitais, dont le mien. J'attrapai fébrilement le mien et allai m'installer rapidement avant de me plonger dedans.
Je n'arrivais pas à me concentrer tellement j'étais angoissée et décidai d'envoyer un message à Emmett, au lieu de lui téléphoner :
Salut frangin. Ne lis pas le journal de demain en face de Lucas, il contient de très mauvaises nouvelles et je ne veux pas que mon fils te voie exploser. Ne t'inquiète pas pour moi, tout va bien. On en parlera demain après-midi après l'entraînement, ok ? N'oublie pas de déposer ton neveu à l'école avant huit heures. Bisous à Rosalie, Lucas et toi. Je vous aime.
Je pouvais peut-être rassurer Emmett pour ce soir, même sije ne me sentais vraiment pas bien, mais dès demain j'allais avoir du pain sur la planche, car quand on touchait à la famille, mon frère était assez difficile à calmer. J'espérai que Rose n'allait pas me joindre avant le lendemain car je n'étais pas prête à entendre des discours rassurants. Non, je voulais traiter mon affaire. Régler cette histoire afin de me rassurer moi-même que ma défense était en béton avant de laisser les autres s'approcher de moi afin de me réconforter.
Jasper avait très bien compris mon état d'esprit et c'était pour ça que j'avais fait appel à lui. Il était devenu un très bon ami en peu de temps et était un excellent avocat. Même si je préférais nettement parler à Alice, je savais aussi que cette dernière allait tout faire pour essayer de me remonter le moral mais ce n'était pas ce que je voulais pour le moment. Mon moral remontera quand j'aurais vu de mes propres yeux que j'avais tout ce qu'il fallait comme preuves pour la garde de mon fils. Je ne remarquai pas que je recommençais à trembler, même si ce que je lisais était rassurant, jusqu'à ce que des mains se posent dessus :
-Bella, dit doucement Jasper, ton père m'a expliqué rapidement les procédures qu'il avait engagées à l'époque des faits et je vois que tu t'es déjà occupée de ton cas il y a des années. Je n'ai pas besoin de lire ton dossier pour savoir qu'il est parfait et que tu n'auras aucun problème pour la garde de Lucas, alors je voudrais que tu te calmes, s'il te plait. Je ferais tout, tout Bella, pour que l'on ne t'enlève pas ton fils. Tu peux me faire confiance. Je ne lâcherai pas le morceau tant que tu ne seras pas pleinement satisfaite des résultats.
Je regardai mon collègue droit dans les yeux malgré les larmes qui m'empêchaient de le voir nettement et lui soufflai un merci avant de m'effondrer en sanglotant de plus belle, sous la pression que je relâchais grâce à ses paroles.
Jasper, comme un véritable ami, me prit dans ses bras et me murmura doucement des mots réconfortants à l'oreille et sans que je ne le sente venir, je rejoignis les bras de Morphée.
Evidemment, ma nuit fut des plus agitée. Je rêvai d'un homme sans visage qui m'enlevait mon fils qui souriait de toutes ses dents, heureux d'avoir retrouvé son père. J'entendais leurs rires, leurs joies, leurs bonheurs, puis la voix sinistre d'Edward me dire que je méritais mon sort, que je n'étais pas assez bien pour Lucas et pour mon entourage.
Je me réveillai en sursaut dans un cri, les larmes aux yeux, tandis que Jasper, encore présent, me rassurait du mieux qu'il pouvait, essayant d'éloigner les cauchemars par sa voix et sa présence réconfortante. Mais je pleurais encore, n'arrivant pas à calmer mes angoisses, puis, au bout de je ne sais combien de temps, je parvins à me calmer en voyant dehors le soleil qui brillait, en ce mercredi matin. Et là, j'esquissai un sourire timide.
J'aimais le beau temps.
Ca me rappelait Phoenix et les merveilleux souvenirs que j'avais de ma mère et moi -Emmett ayant décidé de vivre avec Charlie lorsqu'il avait quinze ans, prétextant vouloir connaître le chef Swan alors qu'il n'acceptait tout simplement pas la présence de Phil, le nouveau mari de Renée, dans notre maison. Le soleil me rassurait en quelque sorte. Sa chaleur était réconfortante et apaisante sans parler de sa lumière qui éclairait le ciel noirci par les nuages voire la nuit comme il chassait mes sombres pensées. C'était un nouveau jour qui se levait sous un ciel complètement dégagé. Un espoir d'un jour meilleur. Dans tous les cas, je l'espérai et me redonnai courage simplement par sa présence si rare dans l'Etat de Washington.
Je me levai du canapé sur lequelj'avais dormiavant de tourner vers mon ami, qui m'avait sûrement déposé dessus lorsque je m'étais endormie la veille et lui souris doucement :
-Quelle heure est-t-il ?
-Bientôt neuf heures, me répondit-il. Je vais d'ailleurs bientôt devoir te quitter pour la réunion hebdomadaire. Ça va aller ?
-Oui, ne t'inquiète pas pour moi.
Puis, au moment où il allait répliquer, je le coupai :
-Je voulais te dire… Merci Jasper. Merci d'être venu hier soir, de m'avoir épaulé et d'être resté. Tu n'étais pas obligé mais tu l'as fait et ça compte beaucoup pour moi.
-De rien Bella. Et puis, Alice m'aurait tué si je t'avais laissé toute seule, plaisanta-t-il enclenchant mes rires.
-Et merci de m'avoir fait sourire, continuai-je. Je dois maintenant rester forte et ne plus rechuter, surtout devant mon fils.
-Tu sais Bella, commença-t-il sérieusement, j'avais facilement compris, durant ton entretien d'embauche, que tu étais quelqu'un d'exceptionnel, même si tu as beaucoup souffert dans le passé. La seule chose que je regrette de ne pas avoir fait lorsque je te vois agir, c'est de ne pas m'être battu comme tu l'as fait pour ton fils, afin d'arranger les choses entre Alice et son frère, de n'avoir rien fait pour arranger les choses tandis que toi, tu t'es occupée seule de ton enfant alors que tu n'étais âgée que de dix-sept ans. Tu ne le remarques peut-être pas mais tu donnes, par ta présence, la force aux autres de se battre, alors maintenant fais-moi confiance, repose-toi sur ma détermination à gagner toutes tes futures guerres, enlève cette pression que tu te mets toute seule, qui te pèse alors que je veux, et que je prendrais sans aucun regret, la porter pour toi.
J'étais émue par tout ce que Jasper m'avait dit et je me remotivais grâce à ses mots, trouvais la force de me relever et de me battre comme il le fallait, mais avant même que je puisse lui répondre, le remercier de nouveau, on entendit une voix masculine brailler dans le hall du cabinet, une voix qui semblait se rapprocher du bureau et que j'identifiais très vite.
Je n'avais, d'ailleurs, jamais vu ma porte aussi malmenée que par la venue de mon frère qui l'ouvrit en grand sans mesurer sa force, vu son inquiétude :
-Bella ! Tu vas bien frangine ? Putain j'ai vu l'article et je te jure que si je croise ce fumier de Newton où encore ce James, je vais commettre un meurtre ! De quel droit ce minus de journaliste ose raconter ces mensonges ? Et puis c'est quoi cette histoire avec Hunter ? Si c'est vraiment lui qui t'a fait ça, je vais m'en vouloir de ne pas lui avoir cassé la gueule quand j'en ai eu l'occasion !
Sans même que je puisse lui répondre, il me prit dans ses bras et me serra fortement contre lui.
-Tu connais le prétendu père de Lucas ? demanda Jasper.
-Ouais, malheureusement. Il faisait partie de la bande à Royce à l'époque de la fac et comme Rosalie était la fiancée de King et que j'étais son meilleur ami, je les voyais souvent, trop souvent.
-C'est bizarre cette histoire, murmura mon avocat. Bon les Swan, je vais vous laisser, j'ai une réunion qui m'attend. Bella, je prends ton dossier et m'occupe de tout alors tu ne t'inquiètes pas, ok ?
-Encore merci Jasper, soufflai-je. Pour tout.
-De rien, Bella, sourit-il.
-Et si Alice te pose des questions, n'hésite pas à lui dire la vérité, ça ne me dérange pas. Et puis de toute façon, mon histoire va être connue de tout Seattle dans peu de temps, alors autant que ceux qui me sont proches connaissent mon passé.
Jasper acquiesça et quitta mon bureau en fermant la porte, laissant mon frère me scruter :
-Tout va bien, Emmett. Franchement, je vais mieux.
-Ca se voit, soupira mon frère. Ecoute sœurette, je sais que tu voulais qu'on discute cet après-midi, mais je voudrais qu'on profite de cette matinée tous les deux, comme on avait l'habitude de le faire lorsqu'on n'allait pas bien. Rose et moi avons annulé les entraînements d'aujourd'hui, comme ça quand elle sortira de l'école avec les garçons, nous irons tous au cinéma puis chez « Uley's and Black's » manger un peu. Tu ne resteras pas seule.
-Ça me va. Merci Em'.
-Allez viens ma petite Belli-Bells.
Nous sortîmes du bureau et quittâmes le cabinet sous l'œil curieux de Jessica. J'avais repris du poil de la bête grâce à Jasper et Emmett, et savoir que j'allais être entourée de mes proches toute la journée me mettait du baume au cœur.
J'étais prête à me battre.
A me battre pour faire payer ce James les souffrances qu'il m'avait infligé.
A me battre pour mon fils.
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*Kirk Town est le nom qu'utilise Mike Newton pour publier ses articles dans le « Seattle Times » pour ceux qui ne s'en souviennent pas.
Petit chapitre, je sais, mais important vu qu'il parle du passé de Bella et ne vous inquiétez pas si je n'ai pas traité d'Edward dans ce que vous venez de lire, je voulais vraiment vous montrez que pour Bella c'est son fils qui compte le plus pour elle et qu'Edward n'est que secondaire (c'est une réaction tout à fait normale, surtout pour une mère célibataire).
Il manque tout de même certains détails sur ce qu'il s'est passé à la soirée étudiante mais vous les apprendrez dans le prochain chapitre grâce au point de vue d'Edward ! (ça y est il est enfin de retour^^)
J'espère que le chapitre vous aura plu !
Gros MERCI à ma SUPER Bêta Lenerol qui fait un incroyable travail de correction à chacun de mes chapitre (sans ajouter qu'elle corrige plus vite que son ombre !^^) ! Bisous à toi !
Bisous à tous mes lecteurs,
Katty
