Titre : Pour quelques gallions

Auteur : Olidée

Genre : Romance

Couple : Comme d'hab, mes petits chéris Drago Malefoy/Harry Potter

Rating : M

Disclaimer : Inclinons nous devant la grande J.K Rowling qui grâce au monde qu'elle a créé nous permet à nous de faire des fanfictions avec ses personnages.

Résumé : Un Harry Potter nu… et un Drago Malefoy pas plus vêtu !!!!! Dépêchez vous, il n'y en aura pas pour tout le monde.


Pour quelques gallions.

VERSION CORRIGEE.


J'ai eu que 3 reviews, sur cette fic et 2 sur la Rose Blanche, mais alors quelles reviews. Compliments et félicitations tout ça pour moi, je suis bien heureuse. J'ai eu aussi pas mal de story alert, de tout ça j'en ai conclu qu'on aimait ma fic. Donc pour toi lecteur, la suite.

Lynshan : Merci pour ta review, ça fait vraiment plaisir et ça buste pour la suite. Alors sans plus tarder, la voila.

Kem-liu : oui, tu as raison, une meilleur typographie serait bien, dès que je mets la version corrigée en livre, je le fais (je l'ai, mais je suis un peu faig… fatigué). Oui, Blaise ne s'attendait pas à devoir utiliser sa botte secrète, mais vu que Dray l'a un peu bousculé, il devait bien se défendre. Lol !!!!!

Zaika : Comme toujours ton dynamisme me scie, alors comme demandé, la suite la voici, la voila. (Merci de toujours laisser une review)

Ziardrel : Merci d'avoir lu mes fic, moi aussi j'aime beaucoup la Rose Blanche (en faite, c'est ma seule fic romantique), et Pour quelques gallions prend une chemin fort intéressant, enfin je crois.

Child Prey : Une perle rare … wouhaou !!! J'en suis toute rouge. Vraiment je suis confuse, je sais plus quoi dire là. J'aime bien écrire des Drarry qui vont à contre courant des autres. Les même idées mais autrement le tout avec un peu d'humour et de tendresse. Rien de plus, rien de moins mais je suis contente que ça te plaise. Alors avec l'espoir de te donner encore du plaisir (livresque) voici la suite.


Chapitre III : En leur possession.

Troisième partie.

Le bruit satiné du froissement des draps rythmait le silence. De temps à autre, des petits gémissements sourds brisaient le tempo. La mâchoire crispée, le souffle saccadé, le bassin en mouvement, le corps pâle, allongé sur le lit, ne cessait de remuer, se trémoussant sous l'emprise de songes érotiques. Il ouvrit la bouche comme attendant qu'on vienne le nourrir et enfonça ses ongles dans le matelas autrichien. Une fois la pression retombée, le blond à la chevelure blanche, la respiration rapide, ouvrit légèrement les yeux, laissant voir un regard méprisant à demi satisfait.

Il saisit violement le lutin paisiblement endormi sur la table de chevet, le faisant hurler à la mort, avant de le secouer pour le faire taire.

-La ferme, sous-fifre, et dis-moi l'heure.

Une fois remis de ce réveil musclé, le lutin, toujours saisi à la gorge, éclaircit sa voix et débutait une joyeuse mélodie en do majeur : « les oiseaux ne piaillent pas encore… » quand sa tête alla rencontrer le mur le plus proche.

-Chante pas, Casserole, aboya Drago. Contente-toi de me DIRE l'heure, poursuivit-il en soupirant avant de s'essuyer l'entre-jambes avec un mouchoir.

-4h49, maî…maître Drago, fit le lutin en tangant avant de s'écrouler au sol.

-C'est pas plus simple comme ça, lâcha froidement son maître, avant de soupirer bruyamment.

La situation ne pouvait pas être plus catastrophique que maintenant. Il venait de se soulager en pensant à cette erreur magique, gryffondorien qui plus est : Harry James Potter. Le sang-pur revit les lettres zébrées du nom de sa némésis flotter devant lui. Secouant sa belle tête blonde, pour oublier cet album-photos décadent, il entendit son lutin-réveil grimpé à la jambe de la table de chevet pour reprendre sa place. Détournant son royal regard de cet être insignifiant, il sentit toujours présent dans sa main, le mouchoir avec lequel il s'était nettoyé. Je dois me rendre à l'évidence, Harry je veux, Harry je dois avoir, il en va de ma santé mentale. La preuve, me voila en train de l'appeler par son prénom. C'est la faute de Blaise, tout ça. Si, au lieu de batifoler avec l'ennemi il m'avait apporté les deux mécréants, photographes ratés, j'aurai pas eu besoin de m'allier avec Super Sauveur.

Pendant que Drago Malefoy, chef de file des Serpentards, insurgeait contre son meilleur ami, il savait qu'il ne pouvait plus nier cette envie qui grondait en lui, qui torturait ses entrailles, qui faisait de son corps le maître de son esprit. Il devait se délester, il devait prendre Potter, il devait le faire sien. Mais connaissant la mentalité des rouge et or, rien n'était joué. Pire, le plus dur restait à faire. Quoique le brun n'avait pas semblé dégoûté lorsqu'ils s'étaient embrassés vendredi. Il avait donc ses chances. Il devait en être sur, il devait passer à l'action. Sautant hors de son lit, motivé par des perspectives alléchantes, Drago se mit à faire les cents pas dans sa chambre. Comment obtenir Potter ? Déjà le voir, c'est-à-dire lui donner rendez-vous. Quel prétexte ? Au fil des questions qu'il se posait, une stratégie d'attaque se dessinait.

Une fois satisfait de lui, assit à son bureau, il se mit à tapoter de ses longs doigts fins sur l'album. Cet objet allait être au centre de tout. Il se trouva malin, digne héritier de la fée Morgane. Et pendant qu'il s'auto-félicitait, il ne sentit pas monter en lui l'insidieuse curiosité. Sa respiration se fit plus lente et plus profonde, son regard se fixa sur la texture velouté du l'album, ses doigts se mirent à caresser l'objet. Il n'avait vu que les deux premières photos, que lui réservait le reste ? Devait-il le rendre à Harry sans l'avoir regardé ? Non bien sûr que non. Il devait le voir, il devait… il était indispensable qu'il le regarde. Presque frénétiquement, il fit tourner les pages du recueil de photographies, l'œil brillant et la bouche ouverte.

Il était à deux doigts de jouir. Les cuisses écartées, légèrement courbées, la main faisant des va-et-vients de plus en plus rapide sur son sexe tendu, Drago, les lèvres humides, se masturbait, stimulé par un Harry de dos qui se regardait dans le miroir de sa salle de bain, tout en se caressant l'intimité. Le brun avait la tête penchée, les yeux presque fermés, la langue tirée de moitié et trémoussait son arrière-train sous l'excitation des caresses qu'il se prodigait. De voir Potter se donner du plaisir même de dos, lui procurait une sensation si intense que toutes ses parties de jambes en l'air jusqu'ici lui semblaient médiocres.

Il se répandit avec satisfaction sur sa main et cette fois, aucun trouble ne vint menacer la fin de son plaisir. Il avait décidé de faire de son ancien ennemi son nouveau jouet sexuel. Potty, un jouet sexuel ? Jamais le brun ne se laisserait faire. Râlant une fois de plus devant la complexité des Gryffondors, Drago, tout en s'essuyant –encore une fois-, se mit à réfléchir à comment jouir avec Potter sans se prendre la tête. Une relation secrète. Bien sûr, c'était la solution : simple, facile à mettre en place, parfaitement justifiable, sans attache, ni effort, sans promesse, que du bénef. La baise sans la compromission. Se levant pour aller s'admirer devant son miroir à pied, Drago se trouva extrêmement malin, rusé, et perfide.

XXX

Il se croyait calme d'apparence. Il écoutait la conversation matinale que tenait les garçons de son dortoir sur le dernier sujet à la mode : la relation Zabini/Crivey, tout en hochant la tête pour montrer son approbation. Mais la vérité était ailleurs, il n'en avait rien à fiche de cette histoire-là. Celle qui l'intéressait, c'était la sienne. Enfin celle qu'il aurait bientôt. En attendant de pouvoir serrer la blondasse décoloré dans ses bras et de mettre ses lèvres en flammes, il se contenterait de l'album où sa futur ex-nemésis dévoilait ses charmes. Il n'avait que ça en tête, mater les photos, revoir Drago dans ses positions si…

-Oh, non ! s'exclama le sauveur du monde magique faussement surpris, j'ai pas encore fini le devoir de potion. Merrrrrde, je vais me faire trucider si Rogue le sait, poursuivit-il tout en se tenant la tête entre les mains.

-J'ai recopié celui d'Hermione, t'l'veux ? s'empressa de répondre Ron pour soulager son ami en grande détresse.

-Orgh !!!!!! Il faut que je me rende à la bibliothèque pour travailler, continua Harry en se frappant le front.

-Tu peux copier sur moi tu sais, Harry, insista le rouquin qui commençait sérieusement à douter de la sincérité de son frère de baguette.

-Il faut surtout pas que je me fasse ENCORE remarqué, commentait le prince des Gryffondors en rassemblant une pile d'objets insolites.

-Harry, ça va ? le questionna Seamus, de plus en plus intrigué.

-Ouais, bien sûr, il faut juste que je fasse ce devoir, continua-t-il à mentir tout en se dirigeant vers la porte.

-Avec une chaussure ?

-Oh ! Non, bien sûr, fit-il en balançant un tas de truc inutiles par-dessus son épaule.

-Harry, si je te connaissais pas, je dirais que tu nous caches quelque chose.

-Pas du tout Dean, se fit entendre une voix lointaine descendant l'escalier.

-Non moi, c'est Seamus, Harry.

- Ok, Dean !!!

Maintenant qu'il était débarrassé de ses camarades, il fallait qu'il trouve un coin tranquille. Voilà 10 bonnes minutes qu'il tournait dans les dédales des couloirs du troisième étage à la recherche d'un lieu calme, loin de toute civilisation, d'oreille indiscrète et de regard curieux. Débouchant sur l'aile nord, il se trouva à un carrefour. Drôle d'endroit pour se trouver à la jonction de quatre couloirs mais comme on est à Poudlard, il souleva les épaules et prit vers la droite. Le chemin qu'il prit s'assombrit vite, le couloir étroit n'avait pas de fenêtres (comme s'il y en avait dans les autres couloirs !!!). Pas sauveur du monde pour rien, Harry n'avait pas peur et ne fut pas surpris quand une porte se dressa devant lui pour lui barrer le passage. Il n'eut qu'à pousser la porte pour qu'elle chancelle et entra dans un pièce desservie par un volet de 3 marches. La pièce semblait être une chambre, celle qu'avait dû avoir un élève aux parents influents, tel qu'un Malefoy. Harry frissonna à l'idée que cette pièce fut occupée par le grand-père de Drago. Mais à bien y regarder, elle était parfaite. Il se retourna et constata que la porte se trouvait au plafond. Une chambre magique ! Décidément, il adorait cette école. Ici, il serait en paix. Soulevant sa robe, il en sortit un album noir velours, le regard vif et les rétines brillantes.

Quelques minutes plus tard, Harry se retrouva allongé sur le lit poussiéreux de la chambre, le pantalon sur les genoux, la main frictionnant vigoureusement son intimité, le faisant râler, gémir et soupirer. La pression était telle qu'il ne tarda pas à se répandre sur sa main. Reprenant son souffle, il se tourna vers sa droite où, ouvert à la dernière page, l'album-photo reposait. Se redressant pour regarder une nouvelle fois le cliché final, il ne se rendit pas compte du sourire béat qui illuminait son visage. Il faut dire qu'il en était devenu gaga de son Drago, même quand celui-ci, de profil devant son miroir, matait la perfection de son physique grâce au reflet de son image dans son miroir à pieds, tout en se léchant les doigts avant de triturer ses tétons. Il aimait ce vaniteux aristocrate et devait le faire sien. D'un coup de baguette magique, il se nettoya et tout en remettant son pantalon, le gryffondor se demanda comment il pouvait bien amener le grand coureur de jupons que des siècles de générations de sorciers n'avait jamais vu, à s'intéresser uniquement à son pantalon. Il était reconnu que les Serpentards n'étaient pas ce qu'on pouvait appeler des sentimentaux et qu'en tant que chefs de la maison des vert et argent, Drago devait être le premier convaincu par cet argument. Retombant mollement sur le lit, le jeune sorcier brun se croyait déjà perdu.

Fermant les yeux, il se vit dans la chambre du blond respirant le parfum qu'en dégageait l'hôte. Une senteur à la fois féline, mystérieuse, rigide et froide. Deux mains sur ses cuisses le firent frissonner et les yeux gris métal de son bien-aimé surgirent de son entre-jambes. Le regard aguicheur de blond captiva Harry qui resta à le fixer. Puis, soudain, Harry se retrouva sous l'eau. A première vue, il devait être seul mais, au bout de quelques minutes, un autre corps fit son apparition. Il entra petit à petit dans le bassin et la couleur de sa peau, pâle, maladive, ne passa pas inaperçue. Drago entra de tout son long dans l'eau et immergea sa tête. Harry entendit son cœur battre la chamade notamment quand le blond lui fit un clic d'œil avant d'émerger. Il ne restait que les jambes de Drago et Harry avait vue sur son maillot. Le souffle court, le brun regarda la main blanche se poser sur la bosse du vêtement, la malaxer doucement puis vigoureusement avant de disparaître.

Réouvrant les yeux, se redressant, Harry, une pointe de ressentiment au fond de l'estomac, se rassura en voyant que Drago n'avait pas disparu. C'était juste son imagination qui avait mis en action une des photos. C'était pas sa préférée, il y en avait une, toujours dans la salle de bain de préfet où …Une idée brillantissime traversa l'esprit du rouge et or. Il savait comment faire Malefoy sien. Il fallait donner exactement au serpent ce qu'il voulait et que voulait un serpent, de la domination. Il devait faire croire à Drago qu'il se laisserait faire. Se frottant le menton de satisfaction, Harry se sentit pas si bête en fin de compte. Il avait trouvé la solu … minute papillon ! Se laisser écrasé par Drago, ça tuerait les Gryffondors. Comment faire pour éviter que tout le monde ne remarque leur manège ? Ici. De nouveau tout sourire, le brun se dit qu'ici, dans cette pièce, il pourrait jouer les dominés et attendrir Drago sans que celui-ci ne s'en rende compte et hop dans la poche.

Regardant la chambre de plus près, il remarqua qu'elle était sale (et lui aussi d'ailleurs) et vieillotte. Cette pièce serait, dans son état actuel, indigne d'un MALEFOY et rien que ça pouvait le discréditer. Un quart d'heure plus tard et une bonne centaine de sorts lancés, la chambre était de nouveau belle et prête à l'usage. Le seul problème et Harry s'en rendit compte de suite, c'est que si Ron, Dean, Seamus, Neville, Hermione, Ginny et lui s'y sentirait comme des coqs en pâte, Drago, lui, trouverait ça vraiment mais vraiment trop Gryffy à son goût. Il l'entendait déjà se plaindre : C'est dans ce trou à rat, Potty, que tu comptes me baiser ! Tu m'as pris pour un lapin ou pire pour un Weasley ! Secouant la tête pour chasser ces mauvaises pensées, il reprit sa baguette et retenta une nouvelle, déjà plus Serpentarde. Hélas, un quart-heure plus tard, la pièce ressemblait encore plus à une base secrète de Gryffondors. POTTER, c'est gentil de m'emmener à votre QG mais je ne vois pas trop bien l'aide que je pourrais vous y apporter. Vous êtes bêtes et un esprit brillant comme le mien ne pourra rien y changer. Bien que ce n'était que des suppositions de sa part, Harry avait déjà envie de défenestrer ce blondinet arrogant qui lui parlait aussi mal. Redescendant sur terre, Harry se dit qu'il avait besoin d'aide et il connaissait la personne idéale pour ça. C'est elle-même qui lui avait dit qu'elle serait là en cas de besoin. Et puis, maintenant, avec ce qui s'était passé hier, elle faisait partie de la famille, non ?

XXX

Riche et amoureux, deux choses que peu de Serpentards pouvait se targuer d'avoir. Bien sûr, cela occasionnait quelques petits désagréments. Quelques uns de ses comparses le fusillaient du regard, reniflaient sur son passage, susurraient, le menaçaient même mais personne n'alla plus loin. Il lui suffisait d'interpeller le ou les intéressés pour que tous se taisent. Après tout, notre maître à tous, le vénérable Drago ne l'avait pas répudié. Et pour cause, il en savait trop. Mais pas assez à son goût. Il aurait donner cher pour savoir ce que les deux leaders des maisons ennemies allaient bien pouvoir faire ensemble, maintenant qu'ils possédaient un objet dangereux appartement à l'autre. Serait-ce un moyen de pression mutuelle ?un calumet de la paix ?un modérateur de tension ? Blaise aurait donné cher pour savoir ce qui allait se passer à présent. Mais faute d'avoir une réponse, il allait se consoler dans les bras de son p'tit lion.

Partir à la recherche de Colin Câlin était une expérience toute nouvelle pour lui, habitué au rendez-vous d'affaire secret, il était presque tenté de longer les murs des couloirs sombres du château. Cependant, l'exaltation que lui procurait le fait d'être au centre de toutes les conversations de l'école, lui permettait de traverser, son sourire énigmatique aux lèvres, Poudlard à la recherche de son bien-aimé. D'ailleurs, il ne tarda pas à le trouver, entouré de … quel déshonneur, des Gryffy. Bon, pour cette fois, il lui pardonnait mais il faudrait vraiment prévoir à changer de camarades. Et s'il changeait de maison, s'il venait chez les Serpentards, la tête de Drago. Et non, son p'tit lion est très bien chez les Gryffy, cette maison était accepté sans problème des deux autres maisons : Poussoufle et Serdaigle, ce qui facilitait la tâche pour prendre des photographie. Là où Colin allait il ne pouvait y aller et là où lui allait, Colin ne pouvait entrer, ils se complétaient très bien comme ça et leur petite affaire ne s'en portait que mieux.

Blaise se glissa derrière Colin qui se retourna, un splendide sourire aux lèvres. Lèvres, qu'il captura sous les regards impressionnés de toute l'assemblée. Décidément, il aimait être sous les feux de la rampe. Il devrait sans doute se lancer dans une carrière artistique plus tard : maître chanteur, ça devrait lui aller. Il demanderait à Drago son avis pour voir. C'est important de connaître les opinions de ses pairs. Délicatement, le sorcier noir entraîna sa moitié dans un coin plus tranquille -mais à la vue de tous- afin de discuter en tête à tête, de leur petite entreprise, l'un dans les bras de l'autre, tout en se faisant des bisous.

Ils avaient à peine commencé que le prince Harry se jeta sur eux.

-Colin. Blaise, c'est ça ? Comment vous allez ?

Le jeune homme avait l'air pressé ou plutôt surexcité. C'était comme s'il venait de faire quelque chose et pour un féru du comportement humain comme l'était Blaise, cela ne passa pas inaperçu.

-Je suis super content pour vous, les gars.

-C'est vrai M.Harry Potter ? s'émerveilla Colin, le regard papillonnant.

Blaise se mit à bouder. C'était quoi ça ? Pourquoi le regardait-il comme ça ? C'était SON Colin après tout, s'il voulait un Crivey, il n'avait qu'à aller voir Denis.

-Merci Potter, toi aussi tu finiras par trouver chaussure à ton pied.

Et sans plus tarder, comme pour marquer son territoire, il embrassa Colin de plus belle. Cependant, Harry ne partit pas pour autant.

-Vous allez fêter ça, non ?

-Non pas vraiment, Potter, enchaîna Blaise, tout en serrant son Gryffondor, tout à lui, dans ses bras.

-Pourquoi Harry Potter, tu voulais nous organiser une fête ? s'émerveilla de plus belle Colin.

-Heu … non, enfin pas tout à fait. C'est juste pour savoir en fait. Mais si tu veux … oui.

Blaise fronça les sourcils, le Parler Gryffondor était une langue qu'il découvrait chaque jour. Elle était compliquée mais rien n'est impossible pour un vert et argent. Si seulement Drago était là, il aurait pu lui, le grand parmi les grands, éclaircir tout ça.

-En fait, je me demandais comment faire pour décorer une pièce qui pourrait plaire aux Serpentards et aux Gryffondors en même temps. Mais comme je connais pas trop bien, en fait pas du tout, je suis totalement ignorant des goûts des Serpy, je vois pas comment faire.

-Alors c'est vrai Harry Potter, tu veux nous organiser une fête. T'entends ça Blizzy, une fête pour nous. Merci Harry Potter.

Au fil des questions que lui posaient Potter, Blaise se mit à douter. Etait-ce vraiment pour organiser une fête pour eux ? Certaines questions, à son sens, n'avaient ni queue, ni tête mais comme Colin les comprenait, il se dit que c'était un des aspects du parler Gryffondor. Seulement, le vert et argent trouvait que le chef de rouge et or posait beaucoup de question ayant à voir avec Sa Majesté Malefoy. Etait-ce pour l'inviter, lui aussi ? Etait-ce à ce moment-là qu'ils s'échangeront les albums ? Connaissant son ami, il savait que Drago serait capable de ne pas rendre à Potter son bien, dans le seul but d'avoir un moyen de pression sur lui. Il irait même jusqu'à récupérer les photos de lui et à changer celles du brun. Potter semblait content de toutes les réponses qu'il lui faisait et Blaise s'en donnait à cœur joie, dans l'attente de voir le résultat de tout ça.

Ce fut entre deux éclats de rire que Drago apparut. Comme toujours, superbe de la tête au pied, Blaise frémit devant tant de grâce. Et dire qu'en officialisant sa relation avec Colin, il renonçait au corps sublime de Drago. Une pointe de tristesse envahit son âme. Mais elle disparut vite quand il sentit son lionceau se blottir de peur entre ses bras. Il était si mignon, là se lovant contre lui, cherchant protection dans le creux de ses bras. Il vit à peine Drago bousculer Harry tellement il était sous le charme de son amoureux. Il n'entendit même pas les insultes que les deux leaders se lancèrent à la tête. Il n'avait d'yeux que pour son Colin qui, réfugié contre son ventre, sursautait à chaque haussement de voix. Il le serra à son tour, le défendant de ses membres supérieurs. Contre la barrière de haine, la barrière d'amour tenait fermement ses positions. Il sentit son amant se calmer et, pour le rassurer définitivement, il l'embrassa langoureusement. Ils ne se rendirent même pas compte que Drago et Harry étaient partis, ils ne se rendirent même pas compte que tout Poudlard avait suivi la scène et que, malgré la haine de leur chef, la solidité de leur amour était déjà le symbole qu'une nouvelle ère planait dans l'école.

XXX

Détestable, c'est exactement ce qu'il était. Remontant dans sa future ex-nouvelle chambre secrète, Harry maudissait Drago. Il était tranquillement en train de récolter des informations pour décorer son nouvel appart –tout ça pour qui ? pour ce gros bêta en plus- quand le gros bêta en question, faillit lui arracher le bras. Il l'avait bousculé tellement fort qu'Harry craignait que la poche de sa robe soit déchirée. Et forcement comme à son habitude, le vil serpent avait craché son venin sur eux. Ah ! Ah ! Elle était drôle sa tête quand il avait remarqué que Colin et Blaise s'embrassaient tendrement sans se préoccuper d'eux. Il était reparti encore plus furieux. Massant son épaule meurtrie, Harry n'en revenait pas de la violence avec laquelle Drago l'avait bousculé. Après ce qui s'était passé entre eux, il aurait pu y aller un peu plus mollement. Et dire qu'il avait pris la décision de faire de cet odieux personnage son … amant. Cela résonna en lui comme un conte des mille et une nuits sauf que Shéhérazade n'avait rien de la jeune douce et angélique racontant des histoires pour sauver sa vie mais était bel et bien un jeune homme vaniteux, prétentieux, arrogant, vendant père et mère pour sauver sa peau. Se rendant compte qu'il pensait un peu n'importe quoi à l'encontre de Drago, il se dit qu'il était grand temps pour lui d'en savoir plus sur ce garçon qui avait emporté son cœur. Seulement, il devra lui rembourser sa robe si elle était déchirée. De nouveau de son antre, Harry regarda le vêtement et constata qu'au fond de sa poche un petit bout de parchemin y demeurait. C'était un mot de Drago. Irrécupérable, c'était le mot qui le qualifiait le mieux. Il lui avait embroché le bras pour y glisser ce bout de papier.

Harry,

Il faut qu'on parle. Comme d'hab, chez moi, ce soir.

Drago.

P.S : Si tu viens à 23h, emporte ton sac de couchage cette fois.

Parfait, il avait un rendez-vous avec Malefoy. C'était exactement ce qu'il lui fallait. Il ne lui suffisait plus maintenant qu'à modifier le lieu du rendez-vous. En attendant, il suivait les conseils de Blaise pour redonner un peu de charme malfoyen à la pièce. Dès qu'il eut fini avec la décoration, il dessina le plan d'une carte sur un bout de parchemin. Il n'avait plu qu'à tout donner à Drakie. Le Sauveur du monde se mit à glousser en s'entendant appeler son ancienne nemesis par ce surnom très familier.

Il était presque l'heure du déjeuner, la matinée était passée bien vite. Il ne devait pas trop tarder à remettre à Drago l'itinéraire du nouveau lieu de rendez-vous. Car s'il ne le faisait pas maintenant, il ne le ferait pas plus tard. Son absence prolongée devait déjà inquiéter ses amis, notamment Ron. Tout en se dirigeant vers la grande salle, Harry se demandait comment aborder de façon plus intelligent Drago, contrairement à ce dernier. Le hall se remplissait déjà et Harry attendait qu'il arrive, s'imaginant un dialogue courtois, civilisé voire amical. Dès que je vois Drago, sans éveiller les soupçons, je vais vers lui. Et le bouscule du style, j'ai pas fait exprès. Non, ça, ça va pas, c'est à peu très ce qu'il avait tout à l'heure. En plus, il commencera certainement en m'insultant. Putain, Potty regarde où tu vas gros naze ! En tout cas, si ça arrive, mon poing sur sa belle gueule il aura. S'il croit que je vais me laisser faire devant tout le monde… bon passons, je m'égare. Donc, oui, Blaise. J'irais parler à Blaise. Du style je viens pour lui, pour … pour… pour l'inviter à notre table. Oui, c'est ça ! En pendant qu'il accepte, je glisse mon plan dans la poche de Drago, ni vu, ni connu.

XXX

Tout le monde trouvait ça merveilleux qu'un Serpentard et un Gryffondor soient ensemble, tant mieux pour eux, après tout s'ils s'aimaient pourquoi pas. (Quoi qu'il en doutait fortement, il voyait plus Zabini avec Colin juste pour le sexe).Mais alors pourquoi, pourquoi en parlaient-ils tous. C'est vrai que hier, c'était amusant de torturer Colin avec des questions embarrassantes mais maintenant, ça n'avait plus aucun intérêt. Surtout si on écoutait le point de vue des filles. Quelle horreur, elles voyaient des pétales de roses et des dragées partout. Heureusement pour lui sa petite-amie Mione chérie se contentait qu'un bon livre en secouant la tête désinvoltement. Grâce à Merlin, c'était l'heure du repas, lui et ses potes, étaient les premiers à quitter la salle commune où M. Crivey faisait encore plus la une depuis qu'il avait rouler un pelle à son Serpentard de mec devant Malefoy. Rien que pour voir la tête du blondinet, il aurait aimé être là. Sinon le reste… c'était pas son truc. Enfin, bref la faim le tiraillait et il descendait les marches des escaliers en direction de la grande salle quand il vit dans le hall en train de faire les cents pas, son meilleur ami. Ça, c'était un vrai sujet d'inquiétude. Pourquoi personne n'en parlait ? Harry était vraiment mais vraiment bizarre ces dernier temps. Et son comportement d'aujourd'hui une énigme à elle seule. Mais qu'est-ce qu'il fait là ? Pourquoi se précipite-t-il sur les Serpentards ? Tenterait-il une approche amicale. Quoi qu'il en soit, lui comme les autres Gryffondors accélèrent le pas pour rejoindre leur chef, avec les serpents, on ne savait jamais.

XXX

Certains le savaient déjà, Harry Potter était dérangé, être le sauveur du monde magique n'était pas sans séquelle mais de là à se jeter sur les Serpentards, y avait un fossé quand même. Pourtant il semblait qu'un pont venait d'être bâti et qu'à cause des maux de tête dus à sa cicatrice, Potty voulait le franchir. Quelle que soit l'idée qu'il avait en tête, il se devait de l'arrêter net. Et alors que le zébré avançait vers eux d'un pas décidé, Drago lui coupa l'herbe sous les pieds.

-Par Salazard, Potty tu m'attendais ?

Le rouge et or se crispa net, serra les poings et fronça les sourcilles.

-Certainement pas la fouine, j'ai des choses plus importantes à faire.

-Pourtant tu étais là à tourner comme un Weasley dans son Terrier et dès que tu m'as vu ton regard s'est illuminé.

-Merlin, Malefoy j'ne savais pas que tu lisais dans mon regard. Et dire que mes yeux t'attirent sans que je le sache.

-C'est pour mieux te crever les yeux, Potter.

Il allait de soit qu'il mentait, s'il regardait les yeux d'Harry, c'était parce qu'ils étaient magnifiques. Mais le rayon de rage qu'il y vit passer lui démontra qu'il avait sans doute dépassé les bornes. Comment, après cela, faire de Potter sa nouvelle conquête ? Cependant …

-Je ne te laisserais pas ce plaisir Malefoy.

-Crois-tu que te toucher Potty soit source de plaisir ?

Un morceau de papier atterrit méchamment sur son visage manquant, selon les termes de l'aristocrate, de l'éborgner.

-POTTER, 30 points en moins pour agression sauvage envers un camarade, rugit Pansy Parkinson, la préfette en chef.

Harry haussa les épaules d'indifférences.

-Et ton déchet Potter, tu le ramasses pas, grogna Malefoy

-T'as qu'à le faire toi-même.

-Tu rêves, Potter.

-POTTER, cracha à nouveau le pékinois vert et argent, 30 points en moins pour insalubrité au sein de l'école.

Pendant ce temps, Blaise, intrigué, s'était déjà baissé pour récupérer le papier jeté. Ce qui ne plut pas à Drago qui le lui enleva des mains.

-En plus de rouler des pelles aux Gryffy, tu leur sers aussi d'elfe de maison !

XXX

Il était exactement 22h30 et il était en retard, lui ! Il avait pourtant quitté sa chambre un bon quart d'heure à l'avance. Et au lieu d'être à l'endroit indiqué par la carte, il était au carrefour d'un embranchement de 4 couloirs en plein milieu de l'aile nord du 3e étage. Cette école était encore plus complexe que le manoir de ses ancêtres. Drago regarda, le parchemin où un plan de carte y était dessiné. Il lui semblait que ce croissement s'y trouvait mais il ne mettrait pas sa baguette à couper. Tournant et retournant la carte dans tous les sens, il se décida à aller tout droit tout en pestant. Je savais déjà que Potter avait de problème de lecture, qu'il savait à peine écrire mais j'avais au moins espéré qu'il sache dessiner. Même pas, comment on va faire pour communiquer hein ! Et pendant qu'il maugréait dans sa barbe, il ne sentit pas une présence dans son dos se rapprocher. La main qui se posa sur son épaule le fit sursauter.

-Potter, te sens pas obliger de prévenir.

-Malefoy, remercie moi, tu étais en train de te perdre, bien que tu avais une carte.

-Parce que tu appelles ça une carte toi ? Moi j'appelle ça un gribouillis d'enfants.

-De toute façon, vous autres, les aristocrates, ne désignez jamais les choses par leurs noms.

N'étant pas trop loin de la chambre secrète, pendant qu'il se chamaillait avec Drago, Harry le conduisit dans ce qui deviendra leur nid secret. A peine entré, la pièce submergea le sens éthique de Drago.

-Mazette, Harry c'est magnifique.

Une table ronde noire et ces quatre chaises trônaient au centre de la pièce, où un bouquet de roses blanches scintillait dans un vase aux formes pures et transparentes. A droite, posé sur une estrade qui était aussi une fontaine, un salon de style Zen en bambou vert. Et à gauche, un magnifique lit baldaquin en fer forgé. La chambre toute blanche, faisait ressortir avec intensité, tous les meubles.

-Puis-je prendre votre cape, M. Malefoy, fit Harry avec toute la distinction d'un maître d'hôtel.

Drago lui tendit ses affaires et Harry alla les poser sur un porte-manteau que le blond n'avait pas vu, puisqu'il était derrière lui. Se retournant, il put y voir un armoire, un bureau assorti au lit.

Tel un bon hôte, le rouge et or conduisit le vert et argent au salon. Drago adorait le comportement du brun même s'il trouvait que ça lui allait pas vraiment. Des futons blanc posés sur ses banquettes basses formaient un u, au centre une table basse, et juste devant accroché au mur la mosaïque d'une fleur rare mais au symbolisme fort : la Carmélia Amor. (petit clin d'œil à moi-même LOL !!!). Drago qui avait retiré ses chaussures avant de monter sur l'estrade, s'assit en tailleur sur un des futons. Harry en fit de même et se posa à coté de lui. Un silence s'installa entre les deux jeunes princes. Tous deux se demandaient comment faire comprendre à l'autre ses sentiments, surtout avec ce qui s'était passé durant la journée. Ce fut Harry qui ouvrit la discussion.

-J'ai ton album, Mal… Drago, commença-t-il timidement.

-Moi aussi, j'ai le tien.

Un autre silence s'installa.

-Désolé, j'ai pas d'alcool, tenta Harry pour relancer la conversation.

-Pas la peine, je ne veux pas que tu t'enivres.

-T'inquiéterais-tu pour moi ?demanda Harry, une pointe d'espoir au cœur.

-Non, c'est juste que je n'ai pas envie de te trimballer jusqu'à ta tour, répondit Drago faisant semblant de ne pas être intéressé.

-Donc tu t'inquiètes, répéta Harry le cœur en fête. Il se rapprocha de Drago, le regard brillant d'envie.

Il lui semblait rêvé, Super sauveur le dévorait du regard ? Drago déglutit péniblement en se noyant dans le regard vert émeraude de sons visa vis.

-J'ai envie de toi, lâcha le sang-pur bien malgré lui.

La sincérité de ces paroles se lisait sur son visage pâle qui se tintait de rouge sous l'émotion.

-T'as juste envie de me baiser Malefoy ?

-Jamais tu ne te laisseras juste baiser Potter.

-Alors que veux-tu ?

-J'veux être à toi.

Il s'entendait plus parler qu'il ne raisonnait vraiment, les mots lui sortaient par la bouche et il ne pouvait les en empêcher. Mais il sentait au fond de lui, une délivrance. Une véritable liberté qui s'amplifiait en voyant le sourire de lui en plus magnifique d'Harry. Le brun aurait-il des sentiments à son égard ?

Jamais il n'aurait cru que Drago était en fait, sur la même longueur d'onde que lui. Et son petit minois confus, rougit par la spontanéité, le rendait vraiment adorable et irrésistible.

-Moi aussi, je te veux Drago. Je veux être à toi.

Par la suite tout s'enchaîna très vite. Il y eu des baisers sur le front, les joues, les lèvres, les mains, des caresses dans le cou, sur le torse, sur les cuisses, sur les sexes. Ils décidèrent taciturnement d'avancer doucement mais sûrement. Et pour faire de la semaine qui commençait une semaine extraordinaire, à 23h24, ils étaient tout deux blottis l'un dans les bras de l'autre, se réchauffant de cette sensation merveilleuse qu'était l'amour, leur amour.

A suivre …


Ben oui, c'est pas la fin.

J'ai prévu encore quelques petites choses. Comme plus de descriptions de photos, plus de chantage, de nouveaux rebondissements, dans le dernier chapitre (de s'en doute trois sous-parties) Vengeance.

Alors si vous êtes intéressé, il faut le dire où plutôt l'écrire dans un petite review. (exigente ? Moa ? Na !)

Olidée.