Disclaimer : Harry Potter et tout autre personnage ou lieu appartiennent à J. K. Rowling.

Cette histoire est publiée dans sa version originale sur FFnet ( http/ ) et appartient à Copper Vixen qui a gentiment accepté que je la traduise. Thank you Copper.

Je n'ai que la traduction.

Rappel des familiers :

Draco Malfoy – Damian, léopard/panthère noire

Lucius Malfoy – Steele, loup gris

Severus Snape – Nerva, berger allemand

Pansy Parkinson – Midnight Jade, renard

Blaise Zabini – Nox, loup

Gregory Goyle – Louise, tamia (écureuil rayé d'Amérique du Nord)

Vincent Crabbe – Thelma, écureuil roux


Renforcer les liens

« Descends, Damian » ordonna Draco, jetant un regard furieux à la panthère perchée au sommet de l'armoire qui grinçait sous le poids. La panthère gronda et battit de la queue nerveusement, ses yeux se rétrécissant alors que Draco agitait une chaîne argentée devant lui. Des yeux émeraude calculateurs se tournèrent furtivement vers la porte ouverte avant de revenir se poser sur le sorcier qui le regardait, furieux. Damian changea de position, l'énorme armoire grinçant sinistrement alors que la panthère se préparait à sauter. « Severus a dit que tu avais besoin d'être tenu en laisse uniquement en dehors de Serpentard, en plus cela ne va pas durer longtemps. Une fois que Dumbledore aura vu comme tu es bien élevé, je suis sûr qu'il m'autorisera à te garder sans laisse » supplia Draco, regardant par dessus son épaule en direction de la porte ouverte, les voix s'élevant à l'extérieur l'informant que Blaise n'allait pas attendre patiemment beaucoup plus longtemps. Un craquement sonore le fit se retourner sur lui même juste à temps pour voir la panthère bondir, puis passer au-dessus de sa tête en direction de la porte ouverte. Souriant narquoisement et jubilant, Draco se tourna et agita sa baguette en direction de la porte, qui claqua, se fermant quelques secondes seulement avant que la panthère ne s'écrase dessus. Draco se précipita avant que la panthère ne puisse se remettre de l'impact, clipsant la laisse sur le collier d'argent avant de murmurer « alors, c'était pas si terrible, hein ? »


Harry marchait gracieusement à côté de Nox, légèrement en arrière et à la droite de Draco. Il avait passé une partie du trajet à observer les réactions des élèves qu'ils avaient rencontré tout au long du chemin et l'autre partie à étudier celles de Nox. L'énorme loup semblait être plus intelligent qu'un loup normal ; étudiant les possibilités avant de bouger et agissant prudemment en fonction de la manière dont Blaise se tenait ou parlait. Jetant un oeil derrière lui à Thelma et Louise, perchées sur l'épaule de leur maître, il remarqua la même attention portée aux mouvements du groupe. Intéressant, peut-être qu'il n'était pas le seul à se sentir ultra protecteur lors de ce premier trajet ensemble dans l'école. Ils attiraient beaucoup trop d'attention au goût de Harry, les cris de certains Poufsouffles suffisaient à le rendre sourd et ses oreilles en résonnaient encore. Evidement, il pouvait s'imaginer l'image qu'ils devaient projeter à tous ceux qu'ils croisaient ; danger et mort réunis.


Draco fit une pause avant d'entrer dans la grande salle. Jetant un oeil à Blaise, Crabbe et Goyle, il resserra sa prise sur la laisse de Damian avant d'ouvrir les portes en grand et d'entrer comme si le lieu lui appartenait. Tous les yeux se tournèrent pour observer le petit groupe tandis qu'il se dirigeait en paradant vers la table des Serpentards. La salle resta silencieuse alors que les Serpentards s'asseyaient au bout de la table, se plaçant de façon à ce qu'ils puissent tous voir Draco. Nox se glissa habilement sous la table pour s'appuyer contre les mollets de Blaise alors que Damian se plaçait dos à Draco de manière à pouvoir observer les élèves se déplacer dans la salle. Draco claqua des doigts, avant de placer délicatement de la nourriture sur son assiette. Un elfe de maison apparut dans un léger 'crac' derrière Draco.

« Va chercher le petit-déjeuner de Damian et assure-toi que la viande est ce qu'il y a de plus frais en cuisine » ordonna Draco, sans même lever les yeux de la saucisse qu'il était en train de recouvrir de sirop (NdE1).

« Oui, maître » glapit l'elfe de maison, émettant un petit cri aigu quand le regard de Damian se posa sur lui avant qu'il n'ait pu disparaître. Damian gronda de façon mécontente face au fait de devoir encore attendre avant de manger mais se tourna en sentant une légère caresse sur son dos. Un petit morceau de saucisse trempé de sirop était suspendu devant son museau et il étendit la tête pour prendre délicatement la viande dans la main de Draco.

« C'est bien » murmura Draco, content que la panthère ait accepté la nourriture gentiment plutôt que de se jeter dessus. Se penchant en avant sur le banc, il jeta un coup d'oeil à la table des professeurs avant de se tourner vers Blaise.

« Alors ? chuchota-t-il, tu as entendu parler de quelque chose d'autre ? »

« Non, mais apparemment ça a déclenché un tumulte chez les Griffondors. Même la belette et la Sang-de-bourbe ne savaient pas qu'il avait été transféré » répondit Blaise dans un sifflement, se tournant pour voir réapparaître l'elfe de maison avec deux bols.

« Listy a apporté les petits-déjeuners de monsieur Damian et de monsieur Nox » dit l'elfe d'une voix criarde, essayant de maintenir les deux bols en équilibre. Draco tendit la main et attrapa le bol de Nox, le passant à Blaise qui le posa devant son familier. Plaçant délicatement le bol de Damian sur le banc à côté de lui, Draco prit un petit morceau de viande rouge et, le tenant tendrement entre ses doigts, l'offrit à son familier. Les émeraudes brillèrent fortement sous le faux ciel de la salle alors que la panthère prenait la viande dans la main de Draco avant de se mettre à manger le reste de son repas. Draco se remit à manger ses oeufs, faisant signe à Blaise de continuer.

« Eh bien, les Serdaigles pensent que c'est purement un changement pour des questions de puissance magique. Ils pensent que Tu-sais-qui sera moins susceptible de le poursuivre s'il est seul et sans la protection de Dumbledore, ils pensent qu'il aura plutôt tendance à envoyer ses mangemorts après Potter. Maintenant, le –» Un cri interrompit Blaise avant qu'il puisse continuer à raconter les derniers potins. Le silence s'installa à nouveau dans la salle alors que tous les yeux se tournaient pour regarder en direction de la table des Serpentards où Pansy tenait sa main près de sa poitrine. De petites gouttes de sang étaient tombées au sol depuis ses doigts qui arboraient maintenant plusieurs marques semblables à celles que Draco portait.

« Espèce d'animal stupide ! Je vais te tuer et te transformer en manchon ! » Ses mots déclenchèrent des exclamations d'horreur un peu partout dans la salle. Pansy avait déjà sorti sa baguette et l'avait pointée en direction du renard noir qui tirait frénétiquement sur sa laisse.

« Mademoiselle Parkinson, si vous voulez bien ranger votre baguette, je suis sûr que nous pourrons régler ceci. » Le roulement apaisant de la voix de Dumbledore fit écho dans la salle étrangement silencieuse. Draco se tendit et baissa les yeux vers Damian qui s'était levé et avait baissé la tête, sa queue battant l'air lentement alors que la panthère surveillait la sorcière avec attention. Remontant une main le long du dos du félin vers son collier, Draco déclipsa la laisse discrètement ; s'assurant que personne à part les Serpentards n'avait remarqué la manœuvre. Pendant un moment, on aurait dit que Pansy allait écouter mais le renard glapit particulièrement fort, ce qui fit que Pansy leva sa baguette et ouvrit la bouche.

« Va, Damian » murmura Draco, si bas que les seules oreilles qui entendirent ses mots furent celles des familiers. La panthère était en vol avant même que Draco ne finisse sa phrase, bondissant vers Pansy dont les yeux ne purent apercevoir qu'un éclair noir avant qu'elle ne soit projetée au sol. Sa baguette glissa sur le sol alors qu'elle était sans pitié immobilisée au sol par le poids du félin et que des crocs capables de broyer des os se refermèrent sur l'arrière de son cou, l'empêchant ainsi de dire quoique ce soit. Des cris s'élevèrent de toutes parts dans la salle à la vue de la panthère calmement assise sur Pansy, gardant sa position et semblant attendre un ordre de son maître.

« Monsieur Malfoy, demandez s'il vous plait à votre familier de descendre de mademoiselle Parkinson » dit Dumbledore, se dirigeant calmement vers Pansy qui pleurait, toujours immobilisée sous Damian.

« Damian, viens » ordonna Draco, tendant une main vers le gros chat. Le félin grogna et resserra sa prise sur Pansy qui glapit et commença à crier. Le professeur Snape arriva à ce moment-là, les mains derrière le dos tandis qu'il examinait la situation tout en restant à ce qu'il estimait être une distance de sécurité.

« Peut-être, Draco, devrais-tu essayer une autre méthode pour appeler ton chat » ordonna Snape, faisant des cercles autour de la panthère enragée qui se tenait perchée sur un des membres de sa maison. « Essaie ton lien mental plutôt ». Le professeur McGonagall sembla alors apparaître de nulle part, sa bouche s'ouvrant sous le choc alors qu'elle attrapait sa baguette.

« Monsieur Malfoy ! Vous allez enlever cet animal de là tout de suite ! » hurla-t-elle, regardant furieusement Draco avant de décocher le même regard au professeur Snape. « Je suggère que vous aidiez monsieur Malfoy, Severus, avant que quelque chose ne tourne mal. »

« Non, Minerva. Je crois que je vais laisser Draco et Dumbledore arranger ce problème » murmura Severus Snape doucement, les yeux toujours fixés sur son filleul.

Draco se concentra complètement sur Damian, étudiant le corps du félin avec attention avant de fermer les yeux et de se concentrer sur lui-même. Repérant rapidement sa magie comme son père lui avait appris, il examina la sphère bleue qui brillait dans sa poitrine. Fronçant les sourcils, il regarda de plus près ; détectant quelque chose de bizarre dans le flot de sa magie, il s'approcha pour trouver un fil de magie verte foncée enroulé autour de la sienne. Entourant prudemment ce fil avec sa magie, il sursauta légèrement et failli perdre la prise qu'il avait alors qu'une autre présence se manifestait à lui. Des sentiments qui n'étaient pas les siens vinrent envahir son esprit : un but, de la colère, de l'espoir, de l'amour et de la peur. Resserrant sa prise sur le fil vert qui ondulait, il espéra avec tout ce qu'il avait que ça allait marcher.

Pourquoi es-tu en colère ? murmura Draco au fil.

Parce qu'il y a une raison pour que je ne le soit pas ? Elle aurait fait du mal à un pauvre animal sans raison. La voix tourbillonna dans son esprit, encerclant sa magie et faisant écho dans son être même.

Le renard l'a mordue, est-ce que ce n'est pas une raison valable ? demanda Draco à la voix, sentant l'autre présence bouger dans son esprit.

Si, mais pourquoi le renard l'a-t-il mordue ? Tout le monde s'imagine que la renarde a attaqué juste parce qu'elle le pouvait... un familier ne blesserait jamais son maître sans une bonne raison. Te blesser serait me blesser moi-même et je ne suis pas sadique. Demande-lui, demande à Pansy pourquoi la renarde a attaqué. siffla la voix, sa colère revenant. Draco envoya rapidement un sentiment apaisant dans un effort de calmer la présence.

Draco ouvrit les yeux et regarda Severus, qui regardait patiemment la panthère qui avait relâché quelque peu sa prise sur Pansy, mais sans la laisser partir.

« Il veut savoir ce que Pansy a fait à Midnight Jade » expliqua Draco, ramenant son regard vers son familier.

« Mademoiselle Parkinson, dit le professeur Snape d'une voix traînante, veuillez s'il vous plait nous dire ce qui est arrivé à votre familier pour l'énerver ainsi».

« Rien, je n'ai rien fait ! » cria Pansy, ce qui eut pour résultat que Damian gronda et resserra ses mâchoires.

« Dis la vérité Pansy, avant que je ne le laisse te tuer » la mit en garde Draco, sa colère augmentant tandis que la présence dans sa tête rugissait face aux mensonges de Pansy.

« Très bien ! Elle n'écoute pas et elle mord. J'ai donc arrêté de la nourrir pour la punir. Maintenant dis lui de me lâcher ». Le volume de sa voix augmenta sous l'effet de la terreur alors que l'animal allongé sur elle rugissait tout contre son dos.

Tu vois, elle le mérite. Elle mérite de ressentir la terreur que la petite renarde a été forcée de sentir. De souffrir pour n'avoir pas compris la situation et pour avoir agi sans penser ou suivre ses sentiments. murmura la présence, calme maintenant que la situation était sur le point d'être rectifiée.

« Mademoiselle Parkinson, avoir un familier est un privilège. Vous avez trahi la confiance de votre familier, pour cette raison je la retire de votre garde. Elle sera gardée sur les terres de Poudlard jusqu'à ce que je puisse contacter votre père pour qu'il vienne la prendre » annonça le directeur, prenant délicatement dans ses bras le petit renard noir qui se cachait, tremblant, sous la table des Serpentards. « Est-ce que vous voulez bien demander à votre panthère de descendre de mademoiselle Parkinson, que je puisse lui parler en face, s'il vous plait ».

Damian, peux-tu descendre de Pansy s'il te plait ? demanda Draco à la voix dans son esprit qui semblait satisfaite.

Bien sûr, Draco. Tu n'as qu'à le demander. Avec ça, la voix s'éteignit ; elle était toujours présente, mais faiblement, comme si elle s'était éloignée. Draco regarda Damian descendre de son perchoir et venir vers lui, s'arrêtant avant de frotter sa tête contre la main tendue de Draco.

« C'est bien » murmura Draco en s'asseyant, laissant la panthère poser sa tête sur ses genoux pendant qu'il caressait doucement la fourrure de velours. Les yeux émeraude se fermèrent et la panthère émit un doux ronronnement. Toute la salle regardait émerveillée la douceur qu'il existait entre les deux, Draco Malfoy qui était toujours en train de jeter des sorts et des commentaires sarcastiques à tout le monde était assis là, caressant tranquillement sa panthère sans se soucier du reste de l'école.

« Mademoiselle Parkinson, pour votre comportement, vous allez faire perdre cent points à votre maison et être en retenue avec monsieur Rusard pendant un mois. Le mauvais traitement de tout animal est inacceptable, mais envers un familier ce type de comportement est impardonnable. La relation entre un familier et son maître est entièrement basée sur la confiance, comme l'ont démontré monsieur Malfoy et son familier ; vous avez heurté la confiance que vous accordait votre familier et elle ne vous pardonnera très certainement jamais. Hagrid, si vous voulez bien être assez aimable pour prendre soin de Midnight Jade jusqu'à ce que monsieur Parkinson puisse venir la chercher, cela serait hautement apprécié ». Tendant le renard à Hagrid, Dumbledore sortit de la salle. Pansy fondit en pleurs et s'enfuit de la salle, bousculant plusieurs élèves sur son passage.


Draco prit l'emploi du temps que lui tendait son directeur de maison, grognant de façon mécontente en y jetant un oeil. Il ne voulait vraiment pas aller en potion maintenant, surtout potion avec les Griffondors. Jetant un coup d'oeil par-dessus, il leva un sourcil en regardant Blaise qui grimaça et hocha de la tête, apparemment dans le même bateau que Draco. Flattant doucement la tête de Damian de la main, il se leva et retourna vers les dortoirs des Serpentards pour y prendre ses livres avant que les cours ne commencent, un Damian sans sa laisse le suivant de près.


Note de Elentári 1 : Le dico indiquait aussi 'mélasse raffinée' mais j'ai préféré mettre sirop car je ne sais pas vous, mais 'mélasse' ne me parle pas du tout.