11) Deux nouveaux amis

« Seuls les légitimes peuvent comprendre ce lieu… »

Sachez que quelques mots présents dans ce chapitre peuvent amener à confusion, mais sachez aussi que je ne les utilise pas dans la vie réelle, que je ne suis pas raciste et qu'ils sont là juste pour apporter plus de réalisme à l'histoire. Merci de votre compréhension.

Poudlard

Albus Dumbledore était revenu de sa si mystérieuse réunion en plein durant le repas de midi, en ce dimanche. Il jeta un regard à la table des Serpentards et vit Harry un peu pâle être jalousement surveillé par Hermione, Léo et Neville. Ils ne voulaient pas qu'il lui arrive à nouveau quelque chose, dirait-on.

Ils avaient raison de s'inquiéter, car les duels suivants allaient avoir lieu l'après-midi même. Dès que les élèves auraient fini de se restaurer en fait.

- Où étiez vous passé, Albus ? Demanda le professeur McGonagall alors que le directeur se servait à manger.

- J'ai été à Londres, répondit celui-ci sans en savoir rien. Une affaire urgente strictement personnelle.

Le professeur de métamorphose n'insista pas, mais elle sentit sans savoir pourquoi que le directeur lui cachait quelque chose. Si elle savait !

Le repas se termina un peu rapidement au goût du directeur, qui dût se dépêcher de terminer le citron qu'il avait prit en dessert. Les élèves sortirent, surveillés par les professeurs, puis il gagna le centre de la salle pour l'aménager pour accueillir les duels. Aujourd'hui auraient lieu les trois derniers affrontements des quarts de finale. Le samedi prochain, il y aurait les deux demies finales, puis enfin le dimanche la finale tant attendue.

Habitués à répéter ces gestes, les professeurs Dumbledore et Snape eurent tôt fait de préparer la grande salle, et les élèves purent rentrer de nouveau pour s'installer dans les gradins.

- Le premier Match, dit le professeur Snape avec sa voix magiquement amplifiée, opposera la première et la sixième année avec Serpentard et Poufsouffle. Le second match opposera deux premières années, Gryffondor contre Serpentard, avec Neville Londubat et Blaise Zabini. Pour le dernier match du jour, il y aura un affrontement première année contre septième année avec Serpentard et Poufsouffle. Premiers duellistes, montez sur l'estrade s'il vous plait !

Hermione se leva alors, et après avoir donné à Léo un regard disant « veille sur Harry sinon tu auras mal pour lui » qui laissa le jeune homme de marbre, elle se dirigea vers l'estrade sous les acclamations des Gryffondors et des Serdaigles. Ces derniers n'avaient plus aucun concurrent en lice, et ils avaient à l'unanimité choisit de soutenir le Trio des Serpents et Neville Londubat. D'ailleurs, tous se demandaient ce que pouvait bien faire le trio chez les Serpents, au vu de leur amour de la révision et de leur intelligence…

Hermione était en place sur l'estrade, et elle salua son adversaire. La Poufsouffle qu'elle allait affronter était assez forte en sortilèges et en cours de Physique, donc endurante, mais faible en métamorphose et en DCFM. Hermione, qui s'était renseignée sur ces points faibles, comptait jouer là-dessus pour remporter la victoire.

- Duellistes, prêts ? Trois, deux, une… DUEL ! Dit le professeur Snape.

Les sorts fusèrent immédiatement des baguettes des deux participants. Hermione arracha d'un coup sec plusieurs de ses cheveux et les transforma en animaux, sous les regards fiers des professeurs McGonagall et Dumbledore. Plusieurs transformations animales totales en première année ! Et parfaitement effectuées !

Trois chatons apparurent dans les mains d'Hermione qui, tout en évitant trois sorts d'entrave et un expeliarmus leur dit d'aller déconcentrer son adversaire. Les chats se mirent rapidement à courir vers la Poufsouffle de trois directions différentes sans jamais suivre le même chemin. Ce qui fit que si la Poufsouffle réussit à toucher l'un des chats avec un sort Finite, le retransformant en cheveu, les deux autres la prirent de vitesse et lui sautèrent dessus, s'occupant à lui donner des petits coups de patte et à la déranger pour l'empêcher de prononcer ses incantations.

Profitant de la faiblesse en DCFM de son adversaire, Hermione lança plusieurs sorts issus de cette matière. Outre le célèbre expeliarmus, il y avait un sort d'entrave plus compliqué que celui utilisé en temps normal mais aussi plus difficile à arrêter. La Poufsouffle eut du mal à l'éviter, déconcentrée par les chats, et eut sa jambe gauche de touchée. Celle-ci s'immobilisa soudainement, ne parvenant plus à bouger. Même un sort Finite n'y put rien.

- Que m'a tu fais ? Demanda en paniquant la Poufsouffle.

- Sort d'entrave avancé, répondit Hermione. EXPELIARMUS !

Cela surprit la Poufsouffle qui ne réussit pas à éviter le sort de désarmement. Sa baguette tomba au sol devant elle, et les chats se dépêchèrent de l'attraper pour la rapporter à Hermione avant que sa propriétaire ne puisse la récupérer. Le professeur Snape siffla aussitôt la victoire d'Hermione, provoquant des applaudissements parmi les Gryffondor et les Serdaigles, des cris déçus parmi les Poufsouffles et des hurlements de haine et de protestation parmi les Serpentards.

- Hermione Granger atteint les demies finales du championnat de Duel ! Elle sera opposée à Harry Potter samedi prochain !

Cette phrase fit tourner brusquement la tête à Harry et Hermione. Ils allaient se combattre ? Mais comment ont-ils fait pour ne pas le remarquer plus tôt ?

- Fait attention Harry, dit Hermione quand elle revint auprès de son ami. Je pourrais te faire mal…

- Ne crois pas que je vais me laisser faire, Mi, répondit Harry à son tour.

- Taisez vous et regardez le duel, les enfants ! Intervint Léo d'une voix amusée. C'est au tour de Neville !

En effet, leur ami de Gryffondor Neville Londubat était monté sur l'estrade de duel, imité aussitôt par un Serpentard de première année, Blaise Zabini.

- Duellistes, prêts ? Répéta une nouvelle fois le professeur Snape. Alors trois, deux, une… DUEL !

Neville lança aussitôt un stupéfix qui fut lestement évité par Blaise. Celui-ci riposta par un maléfice d'entrave et un sort de Jambencoton. Neville n'eut aucun mal à les éviter, mais il fut déconcentré car une nouvelle fois, Blaise Zabini avait prononcés ses incantation si peu fort qu'il était presque impossible de l'entendre avec le boucan des spectateurs.

Sans perdre de temps, Neville attaqua à nouveau avec un expeliarmus. Blaise le contra d'un protego et envoya sans attendre un stupéfix. A son tour, Neville para avec le charme du bouclier.

Les sorts d'attaque et de défense fusèrent de tous les côtés pendant plus de dix minutes. A la fin de ce temps, le Gryffondor et le Serpentard étaient au coude à coude et personne n'aurait pu dire qui allait gagner et qui allait perdre.

- J'espère que Neville va y arriver, chuchota Hermione.

- Moi aussi, dit Harry.

- Il va perdre, répondit Léo en cassant la concentration de ses deux amis.

- Quoi ? Demandèrent-ils en même temps. Comment le sais tu ?

- Il a un point de côté trahit pas une légère inclinaison du dos vers la gauche et vers l'avant. Il respire sept fois de plus à la minute que Blaise Zabini, ce qui veut dire qu'il est plus essoufflé et aura moins de puissance et de précision dans ses sorts. Son adversaire a utilisé une plus grande variance de sorts, ce qui lui permet de surprendre plus facilement Neville. Et enfin, ce dernier n'a pas les yeux ou il faut. Il regarde Blaise Zabini dans les yeux, alors que si il regardait sa baguette, il aurait vu qu'elle était pointée sur lui, ce qui n'est pas son cas par rapport à son adversaire.

Harry et Hermione regardèrent ce que disait Léo et s'aperçurent qu'il avait parfaitement raison. Soudain, ils purent voir les lèvres de Blaise Zabini bouger de façon quasi-imperceptible. Et en une fraction de secondes, sa baguette dirigée droit vers Neville fit apparaître un rayon bleu qui prit par surprise le Gryffondor et le désarma proprement, en le faisant chuter au sol.

- Blaise Zabini, vainqueur ! Cria en sifflant le professeur Snape, heureux de constater qu'il y aurait trois élèves de sa maison au moins en demies finales.

Le Serpentard hurla de joie en levant les bras en l'air, puis alla auprès de Neville et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Le Gryffondor la prit avec plaisir et remercia son adversaire en bon perdant. Ils quittèrent l'estrade en se parlant et se séparèrent pour aller dans leurs tribunes respectives après s'être serrée la main.

- Le duel suivant sera le dernier des Quarts de Finale et opposera Mr Léonard de Serpentard à Miss Wright de Poufsouffle ! Cria le professeur Snape. Première année contre septième année ! Duellistes, en place !

Léo se leva enfin, sous les acclamations des Gryffondor et des Serdaigles. Les Poufsouffles soutenaient naturellement leur duelliste, tandis que les Serpentards, hormis Harry et Hermione, avaient la tête et les yeux ailleurs, espérant sûrement qu'un accident fatal n'arrive.

Un coup de sifflet retenti, et le duel commença. Léo ne fit rien en apparence, tandis que son adversaire, sachant qu'il fallait se méfier de la ruse du première année, s'entourait de boucliers. Puis une fois protégée à l'avant, à l'arrière, sur le dessus et sur les côtés, elle commença à attaquer Léo.

Elle lui lança rapidement un stupéfix lestement évité, suivit par plusieurs maléfices complexes et autres enchantements que peu même parmi les professeurs reconnurent. Le premier sembla échouer, car rien ne parut immédiatement. Mais soudain, quand elle lança un sort d'inflammation classique généralement utilisé pour allumer une cheminée, un feu intense jaillit tout autour de Léo sur un rayon d'un mètre de largeur autour du jeune homme et sur une hauteur beaucoup plus grande que lui, l'empêchant de s'échapper, sauf par en haut.

De façon très intelligente, la Poufsouffle avait jetés plusieurs sortilèges de chaleur, des enchantements de combustibles avancés constitués de gaz qu'elle avait empêchés de devenir trop volatiles avec une méthode simple, mais efficace : créer des petits boucliers mobiles qui rejetaient les sortilèges et les effets créés par la magie. Il s'agissait tout de même d'un sort de faculté (1), qui n'était pas enseigné à Poudlard.

Méfiante, elle maintint néanmoins son enchantement pendant plus de trois minutes, l'alimentant avec du combustible jusqu'à ce que le professeur Snape lui demande de cesser, rendu inquiet par le manque de réaction de son élève. Les flammes s'éteignirent et révélèrent alors… rien. Léo avait disparu.

Un sort de désillusion ! Pensa immédiatement et à juste titre la septième année.

Elle fit silence et regarda tout autour d'elle, surveillant une distorsion d'air, typique d'un sort de désillusion, mais ne vit rien de rien. Soudain, Léo réapparut à quelques mètres devant son adversaire, et il se retrouva une nouvelle fois bombardé par des sortilèges divers et variés.

Alors qu'elle occupait Léo ainsi, la Poufsouffle recommençait son enchantement de feu, espérant en finir avec ce coup. Elle prononça alors la formule du sortilège inflammatoire, et Léo se mit enfin en mouvement. Sans rien dire et d'un geste ample des bras, il dressa un bouclier droit devant le rayon sortant de la baguette de son adversaire. Celui-ci se retrouva détourné, et il fut révélé ce que Léo avait fait pendant qu'il était invisible.

Des flammes, non pas de feu mais de froid, jaillirent tout autour de la Poufsouffle et prirent une forme très familière au professeur McGonagall. Il s'agissait de pièces d'échecs. Une tour, un cheval et un fou étaient ainsi apparus. Si l'on regardait bien, l'on pouvait voir ci et là quelques runes se promener entre les flammes. Les pions étaient petits, à peine une trentaine de centimètres, mais réaliser un tel acte d'enchantement et de runes était vraiment impressionnant pour un première année, du fait de la quantité de temps d'étude nécessaire à une telle réalisation..

Léo leur donna aussitôt des ordres précis dans un langage inconnu de l'assistance, et la Poufsouffle se retrouva entièrement cernée. Elle tenta tous les sortilèges de Finite et d'eau qu'elle connaissait, mais rien n'y fit. Les pièces se rapprochaient lentement d'elle tout en agitant leurs armes de feu bleu pour la dissuader de tenter quoique ce soit.

Soudain, le cheval leva ses sabots, la tour abaissa sa plate-forme et le fou cessa de rire. La Poufsouffle prit peur et chercha à fuir en baissant sa baguette, comprenant qu'ils allaient l'attaquer, quand ils disparurent sans prévenir. Avant qu'elle ne puisse se reprendre, un mot retentit dans le silence de la salle, et un rayon bleu se précipita sur elle pour lui arracher sa baguette. Celle-ci s'envola pour retomber dans les mains de Léonard.

- Mr Léonard, vainqueur ! Dit distinctement le professeur Snape. Les demies finales seront exclusivement disputées par des premières années !

Alors, pendant que la Poufsouffle, visiblement déçue, venait serrer la main de Léonard, Harry et Hermione acclamèrent leur ami, vite suivis par tous les rouge et or et les Serdaigles.

Poudlard, bureau de Dumbledore, 18h

Le championnat de Duel était terminé pour aujourd'hui et tous les élèves étaient retournés dans leurs salles communes. Assis à son bureau, Albus Dumbledore réfléchissait. Il sentait que les choses se bousculaient dans le monde. Aussi, il avait prise ce matin même une décision grave. Il allait réunir à nouveau l'Ordre du Phénix. Il avait devinées certaines choses à propos de cet « organisation » dont il faisait désormais partie, et il avait l'intention de l'aider le plus possible. D'autant plus que cela concernait semble t'il tous les Âges. Son aïeul en faisait partie…

- Entrez, dit-il soudain en réponse au frappement qui retentit contre la porte d'entrée de son bureau.

Il vit entrer dans la petite pièce de nombreuses personnes qu'il n'avait plus vues depuis longtemps, ou trop rapidement pour discuter. Il y avait aussi des nouveaux. Kingsley Shackelbot, Arthur Weasley, Remus Lupin, Nymphadora Tonks, Ted Tonks, Andromeda Tonks, Arabella Figg et bien d'autres étaient là. La petite pièce se retrouva bien vite remplie, et tous avaient le regard porté sur l'illustre directeur de Poudlard.

- Venons en aux faits, Dumbledore, dit Kingsley Shackelbot. Pourquoi avoir réuni l'Ordre du Phénix ?

- Pour de bonnes raisons, Kingsley, répondit Dumbledore en s'adressant à toute l'assistance. Plusieurs évènement récents, qui peuvent sembler très insignifiants pour nombre d'entre nous, on retenue mon attention. Voyez vous, continua t'il en se levant, tous ces évènements dont je vais vous parler, si ils sont mis bout à bout peuvent informer de ce qui se passe dans le monde magique. Et je ne parle pas du monde des Sorciers uniquement.

Prenons par exemple les Gobelins. J'ai été à Gringotts dernièrement, et j'ai pu remarquer que le nombre de gardes Gobelins armés jusqu'aux dents avait été multiplié plus de dix fois, que ce soit à l'extérieur comme à l'intérieur de la banque. Quand nous faisons des transactions avec eux, ils prennent une part plus importante que jamais auparavant dans l'Histoire de Gringotts. Hors, cette même Histoire nous l'a montré, quand les Gobelins font cela, c'est qu'ils se préparent des fonds pour une guerre. Le proverbe dit que l'or est le nerf de la guerre…

Ensuite, en France, la directrice de l'Institut de Beauxbatons, au cours d'une simple discussion, m'a informé de choses qui ont titillées mon esprit. Vous devez savoir que dans cette école se trouvent plusieurs élèves descendant de Vélanes. Eh bien les parents de toutes ces élèves –Uniquement ces parents ci- ont demandé à mettre en place un système d'évacuation d'urgence de l'école par Portoloin.

Toujours en France, ces mêmes descendants de Vélanes ont mis en place une sorte d'organisation interne au sein du gouvernement du Ministère magique Français. Une sorte de « Gouvernement de secours ».

- Et alors, Albus ? Demanda Andromeda Tonks. Ces évènements sont assez étranges, certes, mais aussi insignifiants et inutiles pour nous…

- Détrompez vous, Andromeda ! Répondit Dumbledore. N'avez-vous pas compris ? Je ne me contente pas d'observer l'actualité des Sorciers du monde, j'observe et je m'informe aussi sur celle des autres peuples magiques. Et tous ceux-ci semblent se préparer à leur manière à un grave évènement qui touchera aussi les Sorciers.

- Vous craignez une guerre, Albus ? Demanda Alastor Maugrey.

- Exactement, Alastor. L'élément déclenchant de toutes ces conclusions a été, voici maintenant quelques semaines, l'irruption dans la grande salle du professeur Quirrel, possédé -vous l'avez sûrement appris-, par Lord Voldemort. Celui-ci a prononcées certaines paroles qui ne sont pas passées anodines pour moi. Il a dit précisément : Je reviendrais, maudit sang de sorcier de bourbe… Beaucoup plus tôt que tu ne le crois… Tout cela m'amène à la conclusion que le Seigneur des Ténèbres est bien vivant, en état de tuer, si l'on peut dire, et qu'il prépare une guerre non pas à l'échelle sorcière mais à l'échelle de tout ce qui est et qui vit sur cette Terre.

Personne dans l'assemblée ne répondit. Les conclusions du directeur de Poudlard étaient farfelues, mais un peu trop potables à leur goût… Il était parfaitement possible qu'il ait raison. Si ils savaient à quel point…

- Que comptez vous faire, alors, Albus ? Demanda Remus Lupin.

- Pour l'instant, faites comme si de rien était. Contentez vous de surveiller tout et tout le monde autour de vous. Rapportez et réunissez toutes les informations possibles et imaginables sur les Sorciers, les Moldus et tous les peuples de la Terre. Même les plus insignifiantes et celles qui semblent sans rapport avec nos affaires. Nous ferons bientôt une nouvelle réunion, au cours de laquelle de plus amples informations seront échangées et communiquées. Sachez simplement que l'Ordre du Phénix vient de renaître et qu'il a suffisamment à faire pour ne pas mourir avant longtemps.

Le lendemain matin…

Harry, Léo et Hermione étaient une nouvelle fois en train de se préparer pour les cours dans leur salle secrète. Harry et Hermione avaient pensé pouvoir avoir Léo avec un sort de retour à l'envoyeur (qui lui aurait retourné son sort d'inondation), mais Léo avait lui utilisé un sort de renvoi au retourneur. Ce qui fit que comme un peu trop souvent à leur goût, Harry et Hermione s'étaient retrouvés trempés sur leur lit.

Ils se séchèrent et se terminèrent de se préparer tant bien que mal, puis sortirent de leur salle secrète sous le regard bienveillant de leur tableau. Puis, marchant rapidement pour avoir de quoi se restaurer au petit-déjeuner, ils gagnèrent rapidement les escaliers des sous-sols de Poudlard. Là, Léo se stoppa soudain en entendant une conversation suspecte.

- Tiens, prends ce que tu mérites ! Dit une voix.

Un bruit de coup se fit entendre, suivit par un cri de douleur. Léo se précipita immédiatement en direction des cris et des gémissements, et vit un rassemblement de sixièmes et de septièmes années de Serpentard. Profitant du mouvement de l'un d'eux, il aperçu allongé au sol la forme tremblante d'un vert et argent, qui au vu de sa taille devait être en première ou deuxième année.

- On va t'apprendre à respecter un traître à son sang ! Sale noir !

Un nouveau hurlement de douleur retentit, et Léo, n'y tenant plus, se montra et dit d'une voix forte :

- Puis-je avoir l'honneur de savoir ce que vous faites ?

Les sixièmes et les septièmes années se tournèrent vers lui et rirent en le voyant.

- Oh, mais ! C'est le sang de sorcier de bourbe ! S'exclama l'un d'entre eux en s'approchant. Toi aussi, tu vas voir quel sort la justice réserve aux impurs… Endoloris !

Léo regarda sans broncher le sort Noir sortir de la baguette de son agresseur et ne fit aucun geste pour l'éviter. Il se le prit de plein fouet dans la tête, là où il faisait le plus de mal. Le septième année qui avait lancé le sort sourit en voyant son sort faire mouche, mais son visage prit rapidement un air étonné en voyant Léo ne pas bouger d'un poil…

- C'est bon ? Tu as fini ? Demanda le première année d'une voix glaciale en regardant tout aussi froidement le septième année.

- Mais… tu… ce n'est pas possible ! J'ai bien lancé le sort pourtant ! S'exclama l'agresseur en regardant Léo avec peur.

- Oui, tu l'as bien lancé. Je confirme. Il est vraiment douloureux. Mais sache que je m'inflige chaque jour une douleur beaucoup plus forte que celle-ci, et que moi au moins je sais me maîtriser. Si tu pouvais cesser de me chatouiller maintenant…

Le septième année ne put trouver aucune réplique, et il baissa sa baguette sans s'en apercevoir, coupant ainsi le sort.

- Merci bien, dit Léo. Expeliarmus yneg !

Douze rayons bleus jaillirent soudain l'un à la suite de la baguette de Léo qui l'avait levée et dirigée sur ses agresseurs trop vite pour qu'ils puissent s'y opposer. Tous, surpris, perdirent Leur baguette.

Léo cassa sans vergogne la baguette du septième année en de nombreux morceaux et les jeta sur le corps de leur propriétaire assommé par son désarmement. Puis il se dirigea vers le jeune élève allongé au sol, vite imité par Harry et Hermione.

Il était face contre terre, aussi le tournèrent-ils et purent voir avec horreur le visage tuméfié et presque méconnaissable de Blaise Zabini. Hermione recula, écoeurée par tant de violence. Harry la soutint et Léo prit sa baguette. Il prononça plusieurs fois à haute voix : Nestad !

Le sort de guérison personnel de Léo fit rapidement son effet, et Blaise retrouva son visage normal. Mais il resta néanmoins inconscient, et Léo le souleva en disant à l'encontre d'Harry et Hermione:

- Je l'emmène à l'infirmerie. Aidez moi.

Ils se dirigèrent le plus vite possible vers l'antre du dragon… pardon, de Mrs Pomfresh. Léo fit claquer la porte d'un coup de pied, et il remercia la chance d'avoir un blessé dans les bras. Un tel acte bruyant dans l'antre de La Bête aurait en temps normal mérité une punition exemplaire… Le feu de dragon est une chose très prisée par les potionnistes, mais aussi très dangereuse.

Mrs Pomfresh se précipita sur lui et prit Blaise dans ses bras. Elle le portât rapidement sur un lit, et laissa le Trio approcher afin de lui demander pendant quelle faisait un diagnostic magique :

- Vous avez sûrement utilisé un sortilège de soin de votre invention, Mr Léonard ?

- Oui. Il avait le visage complètement tuméfié. Je ne pouvais pas le laisser comme cela.

- La prochaine fois, je vous prierais de me l'amener en l'état. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en vos sorts et en vos intentions, mais vous n'êtes pas médecin, gronda l'infirmière. Alors merci de vous occuper exclusivement de me l'amener ici.

Léo ne répondit rien au sermon, mais afficha une mine relativement neutre. Seuls Hermione et Harry, qui le connaissaient bien, remarquèrent qu'il se retenait plus que visiblement de répondre, au vu de la ligne parfaitement droite que formaient ses lèvres.

Ils repartirent finalement de l'infirmerie quelques instants plus tard. Le reste de la journée se passa sans incident notable, et ils veillèrent tard jusqu'au soir afin d'apprendre et de s'entraîner encore et encore.

Le lendemain midi

Le Trio des Serpents était revenu à l'infirmerie pour visiter Blaise. Celui-ci s'était réveillé dans la matinée en se demandant ce qu'il pouvait bien faire à l'infirmerie.

- Tu vas mieux ? Demanda Hermione quand elle remarqua le réveil de son camarade.

Blaise, légèrement assoupi, sursauta en entendant une voix à côté de lui et dirigea en un instant son regard vers elle. Il s'apaisa en voyant de qui il s'agissait et demanda au Trio :

- Que faites vous là ?

- On a surpris des sixièmes et des septièmes années en train de te torturer, répondit Léo. Nous les avons mis hors d'état de nuire et nous t'avons emmené à l'infirmerie.

- Oh… merci beaucoup, répondit Blaise d'une voix gênée.

- De rien, c'était tout naturel, dit Léo en souriant avant de prendre un air plus sérieux et de demander :

- Pourquoi te torturaient-ils ainsi, Blaise ?

Cette question fit pâlir le jeune garçon qui s'enfonça dans ses couvertures et fit comme si il n'avait pas entendu.

- Blaise, dit Léo d'une voix douce mais ferme, tout en le regardant. Tu m'as parfaitement entendu et compris. Réponds moi.

- C'est… c'est parce que j'ai été honnête avec Londubat, quand je me suis battu en duel avec lui. Ils ont dit que je n'étais qu'un traître parce que j'avais aidé un Gryffondor. Et après, ils m'ont accusé d'être un noir…

- Et que t'ont-ils fait ?

- Ils… ils ont commencé le soir, dit Blaise d'une toute petite voix. Ils m'ont saccagée mes affaires et m'ont lancés plein de sorts méchants… Après, les sixièmes et les septièmes années m'ont utilisé pour essayer de la magie noire… il y en a même un qui a utilisé un sort de douleur.

- Bien. Merci Blaise. Dors maintenant, ça va vite aller mieux. Nous reviendrons te voir ce soir si tu es réveillé, ou alors demain midi. D'accord ?

- D'accord. Merci de m'avoir aidé, dit Blaise en souriant timidement.

- De rien. Au revoir, répondirent-ils en même temps.

Le Trio quitta ensuite l'infirmerie et alla en vitesse dans la grande salle pour se restaurer avant ses cours de l'après-midi. Il revint voir Blaise le soir, mais il était en train de dormir.

Mrs Pomfresh leur signifia qu'il était sujet à des cauchemars, et qu'il revivait –semble t-il- le tabassage dont il avait été victime. Elle avait prévenu le professeur Dumbledore qui arriva peu de temps après eux. En entrant, il lança un regard en biais à Léo, puis se dirigea vers le lit de Blaise.

- Que s'est-il donc passé, Pompom ? Demanda t-il à l'infirmière.

- Mr Zabini ici présent a été tabassé hier, répondit l'infirmière. Et apparemment aussi victime de sorts de magie noire, au vu des résultats de mes tests. Il fait de violents cauchemars dès qu'il s'endors, et j'ai du lui donner une potion de sommeil sans rêves. Mr Léonard et Potter et Miss Granger me l'on amené hier.

- Bien, dit Dumbledore. Une telle action mérite quelques points de récompense. Disons, cinq chacun. Maintenant, pourriez vous me dire si vous avez vus les agresseurs de Mr Zabini ?

- Oui, répondit Harry. Ce n'était que des sixièmes et des septièmes années. Ils lui lançaient des sorts et lui donnaient tout le temps des coups de pied, même quand il était au sol.

- Léo s'est interposé, continua Hermione, et un des septième année lui a envoyé un sort, le andolorisse ou je ne sais plus quoi et…

- Comment ? Vous avez bien dit Endoloris ? Demanda Dumbledore.

- Oui, pourquoi ? C'est un sort dangereux ? Demanda Hermione.

Mrs Pomfresh se jeta sur Léo en entendant le nom du sort dont il avait été victime, tandis que Dumbledore expliqua à Harry et Hermione :

- Sachez, Miss Granger, que le sortilège Doloris, au même titre que deux autres sorts, est appelé Impardonnable. Leur utilisation est strictement interdite dans tous les pays du monde, et en faire usage -en dehors de certains cadres très exceptionnels- entraîne l'emprisonnement immédiat et à vie sans procès. Dans le plus clément des cas.

Hermione pâlit en entendant cette explication, et elle et Harry se jetèrent à leur tour sur Léo pour tenter de le forcer à s'allonger sur un lit pendant qu'il se faisait ausculter.

- Mais je vais bien je vous dit ! J'ai déjà vu pire ! Dit Léonard en tentant vainement de se débattre des trois poignes qui le maintenaient allongé, sous le regard amusé du professeur Dumbledore.

- Je ne veux pas le savoir ! Répondit d'une voix forte Mrs Pomfresh. Vous allez rester au lit jusqu'à demain soir ! J'ignore encore pourquoi, mais votre corps est épuisé ! C'est un miracle que vous teniez debout !

- Il faut que je révise et que je m'entraîne ! Tenta Léonard. Je n'ai pas de temps à perdre !

- Allons Léonard, dit une voix. Il faut bien que tu entendes la voix de la raison.

Léo tourna son regard sur le lit à sa gauche et vit que Blaise le regardait avec un air amusé.

- Mr Zabini ! Vous allez mieux ? Demanda Mrs Pomfresh en relâchant son emprise sur Léo et en se jetant littéralement sur son autre victime… pardon, l'autre blessé.

- Tu vas mieux, Blaise ? Demandèrent en même temps Harry et Hermione.

- Oui, je vais bien, répondit celui-ci en laissant l'infirmière lui lancer des sortilèges de diagnostic. Mrs Pomfresh m'a dit que c'est vous qui m'aviez aidé. Merci beaucoup. Je ne pouvais vraiment rien faire.

- De rien, c'est tout naturel, répondirent les deux Serpentards, gênés. C'est Léo qui a tout fait… N'est-ce pas Léo ? Léo ?

Harry se retourna soudain et put voir le lit de son ami… vide. Les draps n'étaient même pas défaits.

- Alors ça ! Hurla l'infirmière. Ça c'est osé ! S'enfuir ainsi sous mon nez ! Je vous jure que si je le revois, je lui fais passer une semaine entière ici, enchaîné à un lit !

- Elle en est capable, chuchota le professeur Dumbledore pour les seules oreilles de ses élèves, alors que l'infirmière criait si fort sa colère qu'elle n'aurait de toute façon pas put l'entendre.

- Pompom, dit-il à haute voix en interrompant les éructations de Mrs Pomfresh, je dois vous demander d'ausculter aussi Miss Granger et Mr Potter. Je vais aller enquêter sur les personnes qui ont agressé Mr Zabini. Mr Potter, Miss Granger. Avez-vous une idée d'où se trouve Mr Léonard ?

Harry et Hermione hésitèrent à répondre. Il y avait beaucoup de possibilités…

- Sans doute à la bibliothèque, dit Hermione, vite approuvée par Harry.

Ils ne voulaient surtout pas révéler qu'ils avaient un lieu privé dans le château.

- Bien, dans ce cas, pourriez vous aller le trouver et lui dire que je souhaiterais le voir à propos des agresseurs de Mr Zabini, Miss Granger ? Mr Potter, je vous demanderais de venir avec moi afin d'identifier lesdits agresseurs.

- Oui professeur, répondirent les deux premières années.

Et ainsi fut fait. Hermione alla à la recherche de Léonard, tandis qu'Harry guidait son directeur vers la salle commune des Serpentards.

- Léo ! Cria Hermione en arrivant dans leur salle secrète.

Personne ne lui répondit, mais Hermione savait que Léo était là, comme en témoignait sa cape qui était accrochée au porte manteau à l'entrée de la salle.

Elle regarda sur le lit de Léo, dans la salle de bain, mais il n'y était pas. Alors elle se tourna vers Merlin, mais celui-ci dit qu'il ne pouvait le dire. Avec sa vivacité d'esprit et son intelligence, Hermione conclut d'aller voir dans la salle que Léo s'était aménagée non loin de son lit.

Cette salle, Hermione en ignorait l'apparence et les dimensions. Elle et Harry n'avaient jamais pu y accéder, Léonard ayant mis en place sur la porte plusieurs systèmes de garde. Un sortilège de fermeture, un autre de reconnaissance vocale, un de reconnaissance digitale et trois mots de passe différents. Il s'était aussi inspiré du système de l'entrée de la salle commune de Serdaigle. La poignée de la porte posait une question à laquelle il fallait en plus de tout cela répondre juste.

Cette question n'aurait en temps normal pas fait peur à Hermione, mais celle-ci était posée en une langue qu'elle ne connaissait pas. La langue même que Léo parlait de temps à autre avec Merlin.

- Léo ? Demanda Hermione en frappant à la porte. Tu es là ?

- Oui, qu'y a-t-il Mi ? Répondit la voix de son ami.

- Je peux entrer ?

Pour seule réponse, la porte s'ouvrit. Hermione la poussa et entra. La pièce était recouverte d'étagères sur les murs, qui contenaient des centaines de feuilles volantes. Le sol n'était pas plus épargné, et sur un bureau, Léo était occupé à lire d'autres tas de feuilles.

- Que fais-tu, Léo ? Demanda Hermione.

- Aucune idée, répondit Léo sérieusement. Que se passe t'il ?

- Ce qu'il se passe ? Reprit Hermione s'en s'offusquer de la réponse de Léo. Il se passe que tu t'es enfui de l'infirmerie et que le dragon… pardon, Mrs Pomfresh dit qu'elle va te séquestrer sur un lit pour te forcer à te soigner !

- Je suis en parfaite santé, répondit Léo d'un ton ferme.

- Tu ne l'as pas entendu ? Continua Hermione de plus en plus fort. Elle a dit que ton corps était épuisé ! Ce n'est pas rien !

- Je le répète, je suis en parfaite santé Hermione, répondit Léo d'un ton sans appel. Je te remercie de ton attention à mon égard, mais je n'ai pas besoin d'aide pour savoir si j'ai ou non besoin de me reposer. Au revoir !

Et Léo raccompagna Hermione à la sortie de son étrange bureau. Il referma la porte avant qu'Hermione ne se reprenne.

- Léonard ! Je te jure que ça va mal finir ! Hurla Hermione, en colère.

Dans la salle commune des Serpentards…

Harry venait d'entrer, accompagné par le directeur. Il s'était trouvé bien embêté en s'apercevant qu'il ne connaissait pas le mot de passe. Heureusement, Dumbledore cru que cet oubli était du aux émotions des dernières heures. Naïvement, Harry fut soulagé sans se douter que le directeur savait bien qu'ils ne dormaient pas là.

- Bien, Mr Potter, dit Dumbledore sous le regard interrogatif des Serpents. Qui a agressé Mr Zabini ?

Harry regarda autour de lui et repéra rapidement un groupe de septièmes années et quelques sixièmes années. Dumbledore acquiesça, et ils se dirigèrent tous deux vers les fautifs.

- Messieurs, dit le directeur d'une voix forte, autoritaire et sans appel mais pourtant calme, veuillez tous vous rendre dans mon bureau immédiatement. Mr Potter, pourriez vous aller chercher les professeur Snape et McGonagall et leur demander de nous rejoindre ? Votre présence et celle de vos deux amis est requise elle aussi…

- Oui professeur, répondit Harry. Je vais m'en occuper.

Harry se sépara donc des autres et sortit de la salle commune des Serpents pour courir vers sa salle secrète. Dumbledore emmena ses victimes… pardon, ses élèves d'un pas sévère en direction de son bureau. Pas un mot ne fut échangé durant le trajet.

Salle secrète du Trio des Serpents…

- Léo ? Hermione ? Demanda Harry en entrant dans la salle.

- Léonard ! Je te jure que ça va mal finir ! Eructa la jeune fille.

- Que se passe t'il, Mi ? Demanda Harry.

Ladite Mi se tourna vers Harry qui recula en voyant la colère et l'agacement dans ses yeux.

- Il se passe que Môssieur Léonard s'est enfermé et est têtu comme une mule !

- Pire que ça ! Dit la voix de Léo derrière la porte.

- Et il se moque de moi en plus ! LEO ! JE VAIS TE MORDRE !

- Hou, j'ai peur ! Répondit la voix de Léo sur un ton amusé.

Alors qu'Hermione allait frôler la crise de nerf, Harry intervint et lui mit une main devant la bouche avant de dire :

- Le professeur Dumbledore nous attend dans son bureau, les amis. Il faut y aller.

- D'accord, j'arrive, répondit la voix de Léo.

Il sortit quelques secondes plus tard de son refuge, en faisant bien attention à Hermione. Mais celle-ci, habituée au comportement énervant de son camarade, se contenta de lui jeter un regard noir.

- Hermione ! Pourquoi est tu toute rouge ? Tu pousses ? Demanda Léo, innocemment.

- Je-vais-te-mordre… répondit froidement la jeune fille.

- Prends une tétine si tu fais tes dents !

- Pff ! Gamin ! Commença à plaisanter Hermione en faisant mine de bouder.

- Bon, allez les enfants ! S'exclama Léo. Nous sommes attendus ! En avant ! Pas de temps à perdre !

Et donc, emmené par Léo, le Trio dit des Serpents sortit de sa salle secrète et se dépêcha de gagner le bureau du directeur de Poudlard.

Bureau d'Albus Dumbledore

- Entrez ! Dit la voix forte du directeur de Poudlard. Ah, messieurs Léonard et Potter, et Miss Granger ! Venez, asseyez-vous !

Les trois amis purent voir dans la salle tout le groupe de septièmes et de sixièmes années qui avaient agressé Blaise. Il y avait aussi là les Professeurs Snape et McGonagall.

- Albus, intervint le maître des potions, allez-vous nous dire pourquoi vous nous avez fait venir ici ? J'ai des potions sur le feu moi !

- J'y viens Severus ! Nous attendions juste ces jeunes personnes. Si je vous ais demandé de venir ici, c'est pour savoir ce qu'il va advenir de ces élèves ici présents.

- Qu'ont-ils fait ? Demanda Snape d'un air neutre.

- Ils se sont rendus coupable d'agression sur Mr Zabini, d'utilisation de sorts de magie noire sur lui, et d'utilisation de sortilège impardonnable sur lui et Mr Léonard ici présent, répondit Dumbledore d'une voix grave.

McGonagall prit immédiatement un air horrifié, avant de se teindre de rouge sous l'effet de la colère.

- Il faut les renvoyer Albus ! Eructa t'elle. De tels actes !

- C'est ce qu'il va advenir, répondit Dumbledore. Mais auparavant, je souhaite savoir si certains n'ont pas été entraînés par les autres. Ceux qui n'ont pas utilisé de magie noire seront expulsés jusqu'à la fin de l'année et se verront avec cinquante points en moins chacun. Ceux qui ont utilisée de la magie Noire se verront renvoyés définitivement et dirigés vers un jugement ministériel. Et enfin, pour celui ou ceux qui ont utilisé un impardonnable, il y a de grandes chances pour eux qu'ils finissent à Azkaban.

Ces paroles en furent trop pour un sixième année qui fondit en pleurs. Dumbledore ne s'en émeut pas outre mesure, et demanda d'une voix ferme :

- Messieurs, veuillez me donner vos baguettes s'il vous plait !

Avec réticence, tous s'exécutèrent, en partie pour atténuer la froideur du regard de chauve-souris… pardon, du regard froid lancé par le maître des potions.

Dumbledore lança à son tour un sort contre toutes les baguettes de ses élèves. Une à une, elles révélèrent les derniers sorts lancés. Les résultats furent consternants. Cela fait, Dumbledore se rassit pour demander à un septième année :

- Mr Stern, où est votre baguette ?

Tous les regards se portèrent sur le dénommé élève, qui darda un regard mauvais sur Léonard.

- C'est ce sale sang de sorcier de bourbe ! Il me l'a brisée !

Les regards se tournèrent vers Léo, qui apparemment n'en avait rien à faire.

- Est-ce vrai, Mr Léonard ? Demanda Dumbledore.

- Oui, c'est vrai professeur.

- Mais cela est grave ! Intervint Minerva McGonagall ! Il est interdit par la loi de briser la baguette d'un autre sorcier !

- Je suppose qu'au vu de votre jeune âge, Mr Léonard, continua le professeur Snape, vous n'aviez pas connaissance de cela ?

Calmement, Léo se contenta de répondre :

- Loi du douze janvier mille cinq cent vingt quatre. Je cite : « Aucun sorcier ne doit briser la baguette d'un autre, hormis dans le cadre de l'application d'un jugement du Magenmaggot, sous peine d'une amende de mille Galions pour réparation ou d'une peine d'emprisonnement ». Autrement dit, tu peux te plaindre si tu veux mais cela ne servira à rien. Les lois des sorciers ne me concernent pas.

Personne ne trouva quoique ce soit à répondre dans l'assistance. Depuis quand les lois des sorciers ne le concernait-elles pas ?

- Tu as apprises les lois sorcières, Léo ? Demanda Hermione, soufflée.

- Il faut bien, répondit celui-ci. Elles sont tellement idiotes et simplistes pour la plupart qu'un fou rire de temps en temps ne fait de mal à personne…

Et les paroles de Léo se vérifièrent quelques heures plus tard seulement. Les parents de l'élève de septième année avaient porté plainte auprès des Aurors et de la justice magique, et pour une raison qui leur resta inconnue, l'affaire fut classée sans suite et Léo innocenté de toutes les accusations qui pesaient sur lui. La juge avait dit « Mr Léonard ne peut être poursuivit par les lois sorcières et Moldues dans le cas présent ». Le tout, sans donner d'explications.

Quelques heures plus tard néanmoins, la maison Serpentard perdit –en plus de ses chances d'avoir la coupe des quatre maisons- plusieurs de ses éléments les plus âgés, renvoyés sans sommation, à la plus grande rage de certains première année…

L'élève qui avait utilisés des Impardonnables à deux reprises se vit briser sa baguette (la nouvelle) et fut incarcéré à Azkaban. Du fait qu'il était mineur et encore non considéré comme responsable de ses actes, il fut condamné à vingt années de prison au lieu de la perpétuité. Quand son père tenta de le faire sortir de là, un employé du ministère connu de nos soins sous le nom de S1 égara comme par hasard des documents largement compromettants pour l'homme sur le bureau d'une certaine juge incorruptible. Il alla aussi à Azkaban, condamné lui à perpétuité.

Hall de Poudlard, la veille des vacances de Pâques

- Tu es sûr que tu ne veux pas venir, Léo ? Demanda à nouveau Hermione à son ami alors qu'ils se disaient au revoir.

En effet, elle et Harry allaient passer les vacances de Pâques auprès des parents d'Hermione. Léo avait lui aussi été invité, mais il avait refusée l'offre, prétextant « avoir des choses à faire »

- Tu es sûr que tu ne vas pas t'ennuyer ? Retenta encore une fois Hermione, tenace. Neville retourne aussi chez lui et Blaise est en voyage avec sa mère…

- Ne t'inquiètes pas, Mi, répondit Léo avec un sourire. Tout va bien aller. J'ai amplement ce qu'il me faut pour m'occuper, crois moi…

- Oui, mais…

- Oh, j'ai oublié ! Il faut que je recommence à réviser ! Au revoir Mi, au revoir Harry ! Dit-il avant d'embrasser la joue d'Hermione et de serrer la main de Harry.

Et il se précipita dans les escaliers qui menaient à l'étage, et de là sûrement à la bibliothèque… Sûrement…

- A-t-il seulement cessé d'apprendre ? Demanda Harry à Hermione en souriant..

Points des trois maisons :

Gryffondor : 375

Serpentard : 207

Serdaigle : 425

Poufsouffle : 437

(1) : faculté : Qui donc a dit que Poudlard et son système collégial/Lycéen était le seul système éducatif du monde sorcier ? En effet, hormis l'Académie des Aurors, JKR n'a pas indiqué autre chose de ce système. Une preuve de plus qu'elle ne s'est pas beaucoup usée la cervelle à réfléchir…

Voilà, fin du chapitre pour cette fois ! Qu'en avez-vous pensé ? N'hésitez pas à laisser des commentaires, ils me font toujours plaisir !

Je ne puis malheureusement vous donner la date de sortie du prochain chapitre. Je travaille de nuit pendant trois semaines, et j'aurais peut ou pas accès à Internet. Il devrait néanmoins être là dans un mois au plus.

28/11/2010, 8019 mots, 29 pages.