"Ouais, tu vas à la fac, c'est trop coule, tu vas rien foutre !"
"'Tin tu vas en Histoire ? Mais tu vas rien glander pendant 3 ans... Ah tu veux faire au moins 5 en plus ? Rien glander, c'est ce que je disais."
"Tu verras t'auras le temps de profiter à fond de tout"
"T'as jamais eu besoin de bosser de ta vie, c'est pa sà la fac que ça va commencer !"

Bande de connards.
Et mythomanes.

J'en pouvais tellement plus, le nez dans mes bouquins, que voilà un chapitre !
Mais honnêtement, j'ai jamais autant bossé de ma vie, je suis pas habituée. (Basiquement j'ai un DS d'Histoire Moderne j'ai 100 pages à apprendre en un week-end mais 100 pages c'est parce qu'il me manque deux des livres sur lesquels je suis interrogée ils sont commandés mais pas pressé d'arriver... En plus j'aime pas l'Histoire moderne. J'aime tellement pas ça que je me suis arrangée pour avoir plus d'heures de langue que d'Histoire -c'est que Moderne ce semestre- et je me retrouve à apprendre 5 langues dont 4 en débutante. Et Anglais. D'ailleurs j'ai un exposé à préparer sur les relations franco-anglaises mais ça ça va c'est des recherches gratuites sur mon OTP)

Bon, fini de me plaindre, même si comme ça vous comprenez mon soudain ralentissement d'activité, et voilà un chapitre, court, certes, mais avec des vrais morceaux de mots dedans !

Merci encore pour tout le feedback, ça fait énormément plaisir et c'est extrêmement motivant ça me donne envie d'avoir un Empire, le même que Charles Quint mais en mieux parce que je dirigerais tout
Ouais en fait pour ça il faudrait que je me marie au Prince des Habsbourg même si ils dirigent maintenant juste les vastes contrées de Nulle Part...
Mais ils viennent d'Alsace.
Mais j'aurais Lorraine dans mon nom.
A méditer


Ludwig avait fait un travail impeccable. Tino avait déjà entendu parler de la part de Gilbert de l'incroyable efficacité de Ludwig, mais il devait bien avouer que c'était impressionnant de voir ça en vrai. Et très utile. Grâce à lui, il avait obtenu ce qu'il voulait.

Il aurait la garde d'Ebba une semaine sur deux. Ils avaient déjà commencé à meubler la chambre d'amis chez Berwald. Enfin, surtout Tino. Parce qu'il savait que tout ça rendait Berwald triste. Ca lui rappelait que lui, il ne pouvait plus voir ses fils. Il devait se contenter d'un coup de fil les lundis et mercredis soirs. Tino avait horreur de le voir triste –et Dieux savent combien ça arrivait…-, mais il ne pouvait pas faire grand-chose, mis à part lui faire découvrir Skype et lui remonter le moral en essayant de lui cuisiner quelque chose. Mais ça ne changeait rien au fait que Berwald ne pouvait pas voir ses fils, et c'était injuste.

En sortant du tribunal, Tino avait un grand sourire. Sa désormais ex-femme, elle, était bien moins heureuse. En fait, elle était à la limite des larmes. C'était terminé.

Deux de ses amies et son père l'attendaient devant le tribunal, et la jeune femme essaya de leur sourire, pour leur montrer que ça allait, même si personne n'était dupe. Elle venait de divorcer.

Tino, lui, ne les regarda même pas. Parce que devant le tribunal, étaient assis Niels, Norge, Ice et Berwald, qui se levèrent en le voyant arriver. Le Finnois leur sourit, se sentant commencer à pleurer tellement il était heureux. Et puis, sans s'en rendre compte, il couru et sauta dans les bras de Berwald. Le plus grand n'avait rien vu venir et faillit tomber en se retrouvant avec son Roméo accroché à lui et l'embrassant comme si plus rien d'autre au monde n'existait. Enfin, il s'en serait bien moqué, de se retrouver par terre. Pour lui non plus, plus rien d'autre au monde n'existait.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci fut assez violente. Niels n'aimait visiblement pas savoir qu'un Suédois pouvait être heureux devant lui et lui avait fait sauter le bouchon de la bouteille de champagne à la tronche.

- Allez ! On va fêter ça ! Tous au bar, le vieux va nous faire une putain de réduc !

Berwald se détacha en grognant de Tino, et se fit choper le bras sans délicatesse aucune par le Danois qui le traîna vers l'arrêt de bus, tous les deux suivis de près par Ice qui n'était pas très motivé, comme à son habitude.

Tino allait les rejoindre quand Norge lui attrapa le poignet pour l'empêcher de partir. Le Finnois haussa un sourcil, et Norge se contenta d'un coup de tête derrière lui.

Sa désormais ex-femme approchait, les larmes aux yeux, soutenue par ses amies. Son père, lui, lançait un regard noir à Tino plus loin.

- Un mec… Tu m'as plaquée pour un mec…
- Je…

Norge ne laissa même pas à Tino le temps de s'expliquer. Il s'interposa entre les deux, les bras croisés et le regard dur. Pour tout avouer, il attendait cette altercation. Presque avec impatience, malgré son masque apathique.

- Oui, il t'a plaquée pour un mec. Il a toujours été bi, je te rappelle, pas la peine de faire la choquée. Mais je te déconseille de faire quoi que ce soit de stupide à cause de ça. Comme, par exemple, aller demander une révision du jugement. Ca serait de l'homophobie, tu sais ? Et ces conneries peuvent aller très, très loin. Donc, chérie, merci de le laisser tranquille et bonne fin de vie.

Et avec ça, le Norvégien attrapa le bras de Tino qui était trop choqué pour dire quoi que ce soit et l'entraîna dans la direction que Niels et les autres avaient prit quelques instants plus tôt.

Alors qu'ils étaient à mis chemin, le Finnois se reprit, secoua la tête et s'arrêta net.

- Norge, mais pourquoi t'as été si agressif ? C'était pas la peine de réagir au quart de tour comme ça…
- Oh, vraiment ? demanda distraitement l'autre. C'est vrai. Peut-être. Du coup j'ai été trop vite. J'ai pas eu le temps de lui cracher à la gueule tout ce que je voulais. Pourtant je le sais. J'arrête pas de le dire à Niels. « Ca sert à rien d'être agressif comme ça si c'est pour finir en une minute trente. Enfin l'avantage c'est qu'on a pas besoin de prendre de tours, parce que tu… »

Tino se pinça l'arête du nez, désespéré par ce qu'il se passait dans la tête de son ami.

- Norge, trop d'informations. Tais-toi voir. Et pourquoi t'es stressé comme ça, calme-toi !

Le Norvégien se tourna aussi, et laissa s'échapper un petit soupir.

- Rien, c'est juste que… Tu viens de divorcer. C'est… je sais pas. Etrange. Etrange, voilà le mot. Pas étrange dans le mauvais sens du terme, mais étrange… Je sais pas comment réagir.

Le Finnois mit sa main sur le bras de son ami, souriant tristement. L'autre lui rendit maladroitement son sourire, avant de sursauter de frayeur quand Tino leva d'un coup les deux bras en l'air en rigolant comme un gamin.

- Putain j'ai divorcé ! C'est trop génial !

Il avait vraiment l'air d'un môme avec son cardigan trop grand et son sourire jusqu'aux oreilles. Vraiment, Norge le préférait vraiment comme ça. Un gamin innocent et prêt à découvrir le monde.

- Norge j'ai trop envie de me bourrer la gueule et de baiser Be jusqu'à pas d'heure ce soir ! Alors bouge-toi le bus va passer !

Bon, peut-être pas innocent. Vraiment, Norge le préférait comme ça.