Voici le dernier chapitre pré-écrit que j'avais en stock pour cette histoire. Maintenant il va falloir attendre ^^. Bonne lecture tout de même.

Le vaisseau gummi se mettait en route vers une nouvelle aventure avec à son bord une Inaya ravie d'avoir eu affaire à sa première serrure. Ravie au point tel qu'elle en avait presque oublié cette étrange silhouette féminine parmi l'organisation. Presque. Car une fois l'adrénaline retombée, les questions revinrent la hanter. Mais attentif à son amie, sachant que son passé profite de chaque occasion pour la tourmenter, Sora ne laissa pas la musicienne se perdre dans les songes.

-Inaya ! Regarde ! C'est le prochain monde où nous allons atterrir !

-Il est beau. Je me demande à quoi nous auront affaire cette fois-ci ?

-On ne le saura qu'une fois là-bas.

-Accrochez-vous, les préviens le canard, j'amorce l'atterrissage.

Une forêt de bambou accueillit nos héros. Nul doute pour Inaya qu'il avait débarqué dans un monde nouveau, non visité par Sora et compagnie durant leur précédente aventure. Le paysage lui rappelait la Chine et elle s'attendait à tout moment à voir débarquer un panda. Sortant de sa mémoire toute sa culture Disney, elle conclut, sans trop de difficulté, qu'il devait s'agirent du monde de Mulan. Ses suppositions furent vite confirmées car, au détour d'un buisson, une étrange scène attira le regard de Dingo.

-Qu'est-ce que c'est ?

Se demanda le chef de la garde royal en apercevant une ombre reptilienne immense faire face à un jeune guerrier, apparemment apeuré.

-Un sans-cœur ? Hasarda le palmipède.

-Allez, on lui fait sa fête ! S'impatienta Sora.

-Heu, on devrait vérifier avant d'attaquer. Avertis sagement Dingo.

-Pas le temps. Si c'est effectivement un sans-cœur, ce jeune homme cours un grave danger, viens Dingo.

-C'est vrai, tu as raison Inaya. Mais fait attention à ne pas blesser un innocent.

-Hé, Dingo, On est des héros, non ? Les héros ne blessent pas les gens !, avança la jeune fille sur laquelle le caractère enjoué de Sora déteignait. Allons-y

Déboulant sur les lieux, l'ombre s'avéra être celle d'un petit dragon rouge qui alla se réfugiez dans les bras du jeune homme.

-c'est toi, Mushu?

Demanda Dingo qui crut reconnaitre en ce saurien un ancien compagnon d'arme.

-Ha ! Vous avez entendu parler de moi ! Je suis roublard, redoutable et renommé ! Alors, filez si vous ne voulez pas connaitre la fureur du dragon !

-Ce dragonnet à l'égo inversement proportionnel à sa taille. Murmura Inaya de telle façon à ce qu'elle seule puisse l'entendre.

-Oh, Mushu, tu nous as manqué, s'exclama le garçon de lumière.

-Il vaudrait mieux pour vous que je vous manque parce que sinon vous allez…Sora ! Donald ! Dingo ! Et…et une jeune fille que je n'ai pas l'honneur de connaitre…

-Tu les connais ? S'étonna le guerrier tandis que le dragon se défaisait de son étreinte.

-Si je les connais ? On a réglé leur compte a des tonnes de méchants tous les quatre. Ah ouais ! Et je leur ai sauvé la vie plus d'une fois. Vu que je suis un méga dragon surpuissant, pas vrai ? Avança sans crainte le lézard en allant s'adosser à la jambe de Sora…que ce dernier retira faisant faire une culbute au dragon.

-On peut dire ça comme ça, affirma Sora. Et toi…Tu es… ?

-Mulan, entama-t-il avant de se reprendre d'une voix plus grave. Heu..non…Je…je veux dire…

-Ping, le coupa Mushu.

-Mulan Ping ? Demanda Donald en s'étonnant de la sonorité de ce nom

-Juste Ping. Je suis Ping, le fils de Fa Zhou.

-Tu es un ami de Mushu ?

-Mushu est un des gardiens de ma famille.

-Oh !, En se battant avec lui, on ne savait pas qu'on mobilisait le gardien te ta famille, s'excusa Dingo visiblement gêné.

- C'est classe hein ? Intervint Mushu qui sauta sur l'occasion. Du coup vous avez une sacrée dette envers Ping, ici présent. Et devinez quoi les jeunes : il faut rembourser.

-Mushu…soupira Ping.

-Oh ! Ca ne les dérange pas. Ce n'est pas vrai ?

-Oui, c'est normal. Répondis Sora en réfléchissant.

-Je vous explique, Ping est en route pour rejoindre l'armée impériale. On doit rejoindre les autres recrues au camp d'entrainement. Par contre, pour votre amie, là, ça va ne pas être possible, les filles ne peuvent pas s'engager.

-C'est pour ça que Ping se déguise en homme ? Demanda innocemment Inaya

Sora, Donald et Dingo sursautèrent de stupeur devant la nouvelle.

-Tu es…Un fille ? S'étonna le guerrier de la keyblade complètement abasourdis.

-Vous n'aviez pas remarqué ? Demanda Ping.

-Pas du tout. Répondirent le trio masculin à l'unisson.

-Alors c'est que ça marche.

-Mouais, rajouta sarcastiquement Mushu, ces trois-là croiraient n'importe quoi.

-T'exagère là ! S'indigna l'adolescent alors que la jeune chinoise prenait la direction du camp.

L'inquiétude d'Inaya sur ce monde allait croissant. Son sexe la handicapait dans cette Chine ancienne et sexiste.

-Comment va-t-on faire pour moi ? Je veux dire…Les filles ne sont pas autorisées dans l'armée et je n'ai pas de quoi me déguiser.

-Ne t'inquiète pas Inaya. Tu sais te battre. On fera bien une exception pour toi, pas vrai ? Dit Sora, l'air Sûr de lui.

-Mais oui, encourage Dingo, tu serais d'une grande aide. On acceptera forcément une grande guerrière telle que toi !

-Hors de question. Trancha le général sans la moindre hésitation.

-Mais enfin, s'indigna Sora, Vous l'avez bien vu se battre contre les sans-cœur un peu plus tôt ! Inaya sait se débrouiller !

-Ton amie est une bonne lame, c'est indéniable. Mais ça reste une femme ! Et les femmes ne sont pas autorisées à rejoindre l'armée.

-Mais enfin, capitaine. Je désire juste prêter main forte à mes amis, argumenta Inaya.

-Aussi noble soit tes intentions, cela ne change rien au problème, la réponse est non. La sanction pour une femme qui rejoint l'armée malgré l'interdiction est la peine capitale. Tiens-tu tant que ça à mourir ?

-..Non capitaine.

-C'est bien ce qu'il me semblait. Maintenant rentre à la cité impériale et attèle toi au tâche ménagère. C'est là qu'est la place d'une femme. Pas sur le champ de batail.

-Mais…

-Laisse Sora, Ça ne sert à rien. Cet homme est plus buté qu'un âne. Il ne veut rien entendre.

Un long soupir de déception franchis les lèvres de la musicienne. Ses quatre amis partageaient sa peine et se sentaient inutiles face à cette situation que même une keyblade ne peut régler.

-Qu'est-ce que je vais faire ?

-Ecoute, ce n'est pas grave Inaya. Tu n'as qu'à descendre à la cité impériale, on s'occupe de tout.

-Oui. On viendra te rechercher quand on aura finis.

-On te promet qu'on fera de notre mieux pour régler ça rapidement.

-Merci mes amis. Faites de votre mieux et ne vous en faites pas pour moi, je sais me débrouiller.

-On est vraiment désolé.

-Ce n'est pas de votre faute après tout. Il n'y a pas de quoi tirer cette tête. Je suis sur la touche pour cette fois mais je me rattraperais dans le prochain monde, vous verrez !

-On en doute pas une seule seconde, ricana le magicien du roi.

-A tantôt.

Inaya salua ses amis et mis le cap vers la cité, non sans une lourde déception qui lui pesait le cœur. Après une bonne heure d'errance dans les ruelles de la ville impériale, elle se reposa sur un banc où elle laissa éclater son amertume en un flot de larmes. Un couinement attira son attention et elle vis une balle en caoutchouc destinée au chien rouler à ses pieds. Elle saisit l'objet pour le rendre à son propriétaire avant de la relâcher de peur. Elle s'attendait à voir un pékinois ou…ou un labrador…un chien, quoi ! Mais pas ça ! Devant elle se dressait une créature hybride à tête de crocodile, crinière et pattes avant de lion et enfin l'arrière train d'un hippopotame. La créature la regardait en haletant, la tête inclinée et en position assise. Inaya cligna des yeux plusieurs fois pour être sure qu'elle ne rêvait pas.

-Je sais. Il parait que c'est toujours impressionnant quand on la rencontre pour la première fois.

La voix la fit sursauter. Une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. Une voix qu'elle n'aurait jamais cru entendre une nouvelle fois. Et pourtant c'était bien elle. Mais elle ne voulait pas le croire. Comment le pourrait-elle ? C'est impossible ! Les morts ne ressuscitent pas.

-Qui es-tu ! Hurla Inaya, sur le qui-vive.

-Ah non ! Tu n'as pas intérêt à t'y mettre. Moi qui pensait que tu serais la moins cruche des trois.

-Samaelle ? …C'est…c'est vraiment toi.

-Non, c'est superman qui a bu une potion de métamorphose…Evidemment que c'est moi, qu'est-ce que tu croyais ?

Des larmes de joie perlant à ses yeux, Inaya se jeta dans bras froids et blafards de son amie.

-Je suis tellement contente de te voir ! Si tu sais…comme je suis désolée…Je suis désolée…Je ne voulais pas ce qui s'est passé…Je te jure…que je voulais…pas ce qui est arrivé…c'est de ma faute…tout est de ma faute…Tout est…

- Répète cette phrase encore une fois et je t'assomme. J'ai l'impression d'entendre une Mary Sue et tu sais comme je déteste ça !

- …Tu…tu ne m'en veux pas ?

- Ecoutes. Dès l'instant où j'ai pris la décision de te sauver la vie, je savais ce qu'il se passerait. J'ai pris moi-même la décision de mourir pour te sauver. S'il doit y avoir un responsable à ma mort, c'est moi et personne d'autre.

- Ta peau est glacée. Et tes yeux…ils sont…tu es toujours…

-Morte ? Oui. Mon état actuelle est dû au fait que j'ai accepté de garder le livre des vérités.

-Quoi ! C'est toi la gardienne dont nous à parler Yen Sid ?

- Et oui, c'est moi. J'ai profité du grabuge qu'à fait Seth pour voir comment vous alliez.

- Tu sais…à Propos de Dylan et Irinushka…

- N'en dit pas plus, je suis au courant de tout. Le livre me l'a montré. J'en sais même plus que toi.

- Ah bon ?

- Je ne peux évidemment pas tout te dire, c'est contraire à ce que m'ordonne mon contrat, mais je peux t'affirmer que cette étrange silhouette féminine parmi l'organisation n'est autre que celle d'Irinushka, ou plutôt son simili.

- Quoi ! Irinushka fait partie de l'organisation ?

- Et oui ! Avec l'un de vous dans chacun des camps, je sens que vous allez finir par vous entre tuer. Je vais tâcher de régler vos différents avant que cette tragique issue n'arrive. Cependant, Seth le malfaisant profite de l'état psychologiquement affaibli de Dylan pour le manipuler et il m'utilise comme ficelle pour son pantin. Quant à Shaxurinik, elle est difficile à approcher étant donné que Xemnas s'intéresse à ses pouvoirs.

- Shaxurinik ?

- C'est ainsi que ce nomme le simili d'Iri.

- La pauvre n'a pas gagné au change. Quels sont ces pouvoirs ? Qu'est-ce que Xemnas compte en faire ? Le livre doit bien te le révéler.

- Je ne peux rien te dire. Je suis juge de l'au-delà, je me dois d'être impartiale. Si je t'aide de quelques manières que ce soit, je me dois alors de rendre un service égal aux autres camps, pour maintenir l'équité.

- Je vois, tu ne peux vraiment rien faire ?

- Non, hélas, je suis pieds et poings liés par mes obligations. Ce n'est pourtant pas l'envie de t'aider qui manque.

- Mais…Seth est ton ennemi, tu peux le combattre. Et comme il est allié à Maléfique, tu peux l'attaquer elle aussi.

- Hélas non, ce n'est pas aussi simple. Je suis la gardienne du livre, ma fonction est de juger les morts et défendre la relique. Je ne suis en aucun cas en autorisation d'engager des hostilités, même contre Seth. Je n'ai droit qu'à la légitime défense.

- C'est moche.

- Cela dépend du point de vue. Mais je vais te laisser, il ne vaut mieux pas que je m'éternise. Sinon, Seth va me retrouver.

- On se reverra.

- Evidemment. Et surtout n'oublie pas : tu n'es pas coupable. Ne laisse personne te dire ça !

- Je le sais, maintenant. Tu m'ôtes un poids du cœur.

- Oh, temps que j'y pense, tu devrais retrouver Sora, il doit être près du palais.

- Puis-je lui parler de toi ?

- Tu es libre de tes actes. Ce n'est qu'à la fin de ta vie qu'ils seront jugés. Ne fait rien de mal. Ca me fendrait le cœur de te voir jetée en pâture à Ammout.

- Ne t'inquiète pas pour ça. Au revoir Samaelle.

- Au revoir Inaya, porte toi bien et n'oublie ni tes gammes, ni tes arpèges.

D'un dernier signe de main, Samaelle s'en alla dans les ruelles de la ville, suivie de près par Ammout, la dévoreuse. De son côté, le cœur léger, Inaya se dirigea vers le palais afin de retrouver Sora, son compagnon, d'arme, afin de lui raconter l'histoire de sa délivrance.