Bonjour ô mes lecteurs adorés!

Comment allez-vous aujourd'hui? Je m'excuse encore une fois de ne pas avoir répondu à vos reviews dans mon dernier chapitre, mais je me rattrape maintenant :) Même si j'ai une p*tain de semaine et la semaine suivante c'est juste pareil et que je vais pleurer ma race u_u

J'ai remarqué que j'ai eu moins de reviews que d'habitude d'ailleurs, le dernier chapitre vous a moins plu? Dites-le moi hein :)

Bonne lecture!

bluemoon61 : Contente que tu ai apprécié :) On ne la voit pas du tout dans Glee et ça m'a toujours intriguée, alors je la fais revenir dans mes histoires :) Russell est un gros con, tu peux le dire :) Merci beaucoup :)

Emy Unbroken : Merci beaucoup :) Et oui, les réveils câlins il n'y a que ça de vrai! Haha qui te dis que l'arrivée de Frannie se fera dans ce chapitre d'abord hein? (a)

Totoche77 : Merci :) Je trouve dommage qu'on ne la voit pas dans la série et qu'on en entend parler juste une fois. Et le diner avec les Lopez arrive M'dame :)

Mathela : Voilà ça c'est un VRAI gros mot! Je suis fière de toi mon petit matelas! Merci beaucoup :) La réponse à ta question un peu plus bas!

oce1402 : Et beh y en a qui se lâchent x) Mais tu as raison de le faire! Et non malheureusement il faudra attendre l'épilogue pour que tu saches ce que Frannie veut à Santana :)

FaberryBrittanaShipper : Moh dis donc, c'est quoi ce langage? Vous aurez le droit à un petit aperçu des vacances de Quinn et Santana dans le prochain chapitre qui sera l'épilogue :)

Santana05 : Haha non je n'ai pas prévu de faire gagner Santana au loto, mais c'est une bonne idée remarque x) Oui je me souviens que tu m'avais dis que tu pensais que ce serait un tatouage, mais non tu t'es trompée :) Haha elles se sont tatouées dans EGBAR donc je ne vais pas trop répéter les choses dans mes histoires quand même :)

meg1287 : Merci beaucoup :D Le couple Quinntana c'est le meilleur couple du monde de toute manière, je l'ai déjà dis plusieurs fois (a)

LopezForever : C'est pas grave ne t'inquiète pas :) Pourquoi mon prochainement te met la chaire de poule?

QuinnTana4everL : T'as vu, je sais être gentille entre un ou deux chapitres quand même. J'ai jamais compris les gens qui frappaient leurs enfants ou leurs femmes, mais bon... Oui ça lui a fait plaisir à la petite Quinnie de réentendre sa soeur :) Je ne sais pas si j'écris bien, mais c'est gentil de me laisser une review en tout cas!

gleek 1909 : T'as vu, qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous quand même hein! Vous êtes des lecteurs rois, vous me faites de caprices si ça va pas comme vous voulez après :P Mmh oui, mais pas dans ce chapitre :)

Taz94 : Coucou mon petit diable, je vais bien merci et toi? Ma semaine se passe difficilement, j'ai la grippe qui arrive en plus, c'est génial. Oui oui Heather a eu 27 ans :) Le lemon vous l'avez eu dans le chapitre d'avant hein, espèce de petite perverse va! Mais oui j'imagine trop cette scène là, j'aurais du faire réalisatrice ou un truc du genre. Haha Judy serait choquée et Quinn rouge comme une pivoine je pense si elles se faisaient surprendre dans cette position! Sue Sylvester est une vraie méchante oui, la pauvre Quinn... Limite j'avais envie de lui faire des câlins et des bisous quand j'écrivais la scène tu sais. Oula non, l'amant de Judy n'est pas Russell, tu le découvriras toi-même dans ce chapitre :) Disons que Russell a fait pas mal de dégats dans la vie de Quinn, Frannie et Judy :) Merci de ta review ma belle, et à bientôt j'espère :)

Juju8 : Merci beaucoup :) Oui Frannie est gentille dans cette fiction! J'espère que tes soucis d'Internet vont vite se régler, je sais comme c'est pénible et irritant x) Merci de ta review :)


Faux-fuyants

Le lendemain matin, Quinn se réveilla, allongée sur le ventre, confortablement installée dans son lit. Elle n'ouvrit pas les yeux immédiatement, prenant peu à peu conscience du monde et des choses qui l'entouraient. Son bras gauche était passé sur la taille de Santana, qui était elle-même couchée sur le côté. Elle faisait glisser à intervalles régulières sa main dans les cheveux blonds de Quinn, en une caresse que la blonde qualifierait d'absolument divine.

Quinn fit mine d'être toujours endormie pour profiter le plus possible de ces caresses, mais il ne passa pas plus de trente secondes avant qu'elle ne sente les lèvres de Santana se poser sur sa tempe, puis au coin de ses lèvres.

- Bonjour belle blonde, fit doucement Santana alors que Quinn ne put s'empêcher de sourire.

- Bonjour, fit la blonde en ouvrant les yeux. Comment tu fais pour savoir si je dors ou non?

- Je te connais, sourit Santana en l'embrassant tendrement. Tu as bien dormi?

- Très bien. Et toi?

- Parfaitement bien, mais le réveil était encore mieux. J'adore te regarder dormir.

- Mmh j'avais espéré que la partie avant dormir fut à ton goût aussi, murmura malicieusement Quinn.

- Ooooh oui elle l'était!

Quinn rigola et embrassa à son tour Santana, avant de jeter un regard par dessus l'épaule de cette dernière. Il était un peu plus de dix heures, ce qui signifiait que les parents de la latine n'allaient pas tarder à arriver. C'était d'ailleurs déjà étrange que Judy ne soit pas venue les chercher, mais peut-être était-ce parce qu'elle était occupée à la cuisine en bas.

- On ferait mieux d'aller se préparer, fit Quinn en retenant un bâillement.

- On ferait mieux oui, convint Santana sans bouger d'un poil pour autant.

- Je vais prendre une douche, fit Quinn en se levant.

- Tu veux que je t'accompagne?

- Non, sinon on va en avoir pour des heures, rigola Quinn. Tu es incapable de te tenir.

- Comme si cela te gênait…

Une bonne heure plus tard, Quinn et Santana arrivèrent dans la cuisine, où elles trouvèrent Judy en train de jongler avec des casseroles. Des dizaines d'odeurs toutes plus alléchantes les unes que les autres se baladaient dans la pièce, réveillant l'estomac vide de Santana.

- On peut t'aider M'man? demanda Quinn en s'approchant de sa mère.

- J'avais prévu de manger dehors, mais il pleut malheureusement. J'ai déjà sorti les affaires, alors ce serait magnifique si vous pouviez mettre la table.

- Bien sûr, sourit Quinn.

Elle et Santana se saisirent des assiettes et différents couverts avant de se rendre dans la salle à manger. Judy avait déjà mis la nappe, aussi elles n'eurent qu'à disposer les choses sur la table. Les parents de Santana arrivèrent quelques minutes en avance, mais Judy avait déjà eu le temps de glisser le rôti dans le four. Ce fut d'ailleurs elle qui alla leur ouvrir la porte, sur des Lopez apparemment très heureux de cette invitation.

- Bonjour Judy, sourit Maribel en prenant Judy dans ses bras. Comment tu vas ?

- Bien merci, sourit Judy en retour avant de saluer le père de Santana. Et vous ?

- Très bien. Où sont nos deux petits monstres ?

- Dans le salon, sourit Judy.

Le petit trio rejoignit donc Quinn et Santana, qui étaient prise d'un fou rire dont on ignorait la raison. Mais les adultes ne purent que sourire devant une telle insouciance, et Judy ne pouvait que remarquer combien Quinn semblait plus détendue ces derniers temps. Et elle savait parfaitement que Santana en était la raison. Et les choses semblaient être pareilles du côté de Santana, puisque sa mère avait déjà remarqué qu'elle semblait bien plus apaisée qu'il y a quelques semaines.

- C'est chouette de nous retrouver comme ça, fit remarquer Manuel Lopez. Je dois dire que cela me manquait Judy.

Judy sourit, à l'instar de Quinn et Santana. Leurs parents avaient toujours été très proches, par ce que les deux jeunes femmes se connaissaient depuis qu'elles étaient toutes petites. Elles avaient fait toutes leurs écoles ensemble, devenant rapidement inséparable. Mis à part les quelques mois durant lesquels elles avaient été fâchées. Les Lopez avaient donc arrêté de se voir durant leurs périodes de disputes, et il faut bien avouer que Judy avait coupé tous les ponts avec ses amis lorsque son ex-mari avait jeté Quinn à la rue, par honte de ce que sa vie était devenue. Jusqu'à ce qu'elle en divorce du moins.

Assise sur le même canapé que Quinn, Santana ne put résister à l'envie de prendre la main de la blonde dans la sienne. Cette dernière lui adressa un regard surpris mais sourit à Santana lorsqu'elle croisa son regard. Elle n'était pas du genre à monter un quelconque signe de tendresse envers la personne avec qui elle était en couple, mais bizarrement avec Santana cela ne la dérangeait pas.

Tout ce petit monde passa ensuite à table, les conversations passant du lycée, des projets futurs de Quinn et Santana et des vies de leurs parents. Se rappelant ce dont elles avaient parlé hier soir, Quinn jeta un coup d'œil à Santana lorsque Manuel lui demanda si elle avait prévu quelque chose pour cet été. La latine lui sourit, l'invitant ainsi à aborder le sujet de leur possible voyage au Mexique.

- En fait, fit doucement Quinn, on avait pensé avec Santana de partir toutes les deux quelque part. Pas forcément très loin, mais on se disait que le Mexique ou comme ça, ça pourrait être bien. Si vous êtes d'accord, naturellement.

- J'ai encore de l'argent de côté, intervint Santana, de la prime qu'on a reçu lorsqu'on a gagné le concours des Cheerios. J'avais oublié que je l'avais, mais c'est une bonne façon de l'utiliser non ?

Si les deux Lopez échangèrent un regard, Judy se focalisa plutôt sur Quinn, qui le regardait avec un mélange d'espoir et de crainte. Crainte qu'elle refuse et qu'elle détruise tous les projets qu'elle s'était déjà faite dans sa tête quant à ces vacances. Elle ne connaissait pas le Mexique et n'y était jamais allé, mais le découvrir avec Santana était vraiment quelque chose qui lui faisait très envie.

- Qu'est-ce que tu en penses Judy ? s'enquit Maribel.

- Et bien… Je suis à priori d'accord, pour autant qu'on ait un droit de véto sur l'hôtel qu'elles choisiront et leurs activités. Je n'ai pas spécialement envie que ma fille finisse dans une favela ou kidnapper par un gang. Bref, vous voyez le tableau.

- Moi non plus, fit Manuel alors que Quinn levait les yeux au ciel. Mais il y a cet hôtel où nous étions allé il y a quelques années Querida, tu te souviens ?

- On n'est jamais allé au Mexique, si ? demanda Santana en fronçant les sourcils.

- Tu n'étais pas encore de ce monde ma Chérie, sourit Maribel. Ou du moins pas tout à fait…

- Virgen Santa Mamá ! Trop d'informations, fit Santana en grimaçant alors que ses parents éclataient de rire.

Quinn eut elle aussi un petit sourire amusé et se saisit de la main de sa petite-amie sous la table, avant d'entremêler ses doigts dans les siens. Elle décida cependant de s'intéresser plus longuement à cet hôtel, histoire de changer les idées à Santana.

- Et il est où cet hôtel ? s'enquit Quinn.

- A quelques kilomètres de Cancún, l'endroit s'appelle Playa del Carmen. On doit encore avoir les informations quelques part, répondit Manuel. Je t'assure Judy, c'est vraiment très sécurisé, et je pense qu'on peut faire confiance à ces deux têtes de mule, non ?

- Bon… Je donne mon accord de principe, MAIS me donne la permission de me rétracter si quelque chose ne me plait pas.

La fin de phrase de Judy fut cependant noyée par une exclamation de joie de Quinn et Santana. Leurs parents rigolèrent à l'unisson, témoignant de la bonne humeur qui régnait aujourd'hui dans cette maison. Il était rare que Judy reçoive quelqu'un chez elle, mis à part quelques soirées de lecture, mais ces conversations et ces rires donnaient l'impression que la pièce était bien plus remplie que précédemment.

Au bout de quelques instants, Quinn disparut dans la cuisine pour amener à table le dessert qu'elle avait fait le soir d'avant à l'aide de Santana. La blonde était en train de sortir des assiettes du buffet qui se trouvait en hauteur, lorsqu'elle sentit des bras entourer sa taille et un parfum qu'elle connaissait bien lui chatouiller les narines. Elle sourit en sentant les lèvres de Santana se poser dans son cou, lui provoquant une vague de frisson.

- Je t'aime, Quinn Fabray, murmura Santana.

- Je t'aime aussi, sourit Quinn en se retournant pour passer ses bras autour de la nuque de sa petite-amie. Et j'ai hâte de partir en vacances avec toi.

- Moi aussi ! Ça va être génial.

Quinn lui sourit une nouvelle fois et l'embrassa tendrement, avant de se détacher de ses bras pour saisir les assiettes. Elle regarda Santana prendre délicatement le dessert chocolaté qu'elles avaient réalisé, avant de la suivre pour retourner vers la table où étaient assis leurs parents. Ces derniers les complimentèrent et ce fut toujours dans la joie et la bonne humeur qu'ils les mangèrent. La deux lycéennes en avaient peut-être fait un peu trop, mais finalement tous furent manger. Ils en étaient aux cafés lorsque la sonnette retentit, faisant froncer les sourcils à Quinn et Judy.

- Tu attendais quelqu'un Quinnie ? demanda Judy.

- Non… Mis à part Santana, la seule à me rendre visite le dimanche c'est Britt' et elle téléphone avant pour s'assurer qu'elle ne dérange pas en principe. Je vais aller voir qui c'est.

Quinn se releva de sa chaise, lâchant au passage la main de sa petite-amie qu'elle tenait sous la table, avant de se rendre en direction de la porte d'entrée. La sonnette retentit une nouvelle fois, manquant de la faire sursauter. Par réflexe elle regarda par l'œil de bœuf, mais qui que ce soit il se tenait hors de sa vue. Haussant les épaules, Quinn fini par ouvrir nonchalamment la porte, avant de se figer brusquement en réalisant qui se trouvait face à elle.

De son côté, Judy fronça à nouveau les sourcils en réalisant qu'elle n'avait pas entendu la voix de sa fille saluer l'invité. Pourtant les coups de sonnette s'étaient arrêtés. Elle remarqua le regard curieux de Santana en direction du couloir par lequel Quinn avait disparu, avant que les conversations ne s'arrêtent brusquement lorsqu'ils entendirent tous une voix furieuse se mettre à hurler.

- Joder di merda !

Réagissant avant leurs parents respectifs, Santana se leva brusquement de sa chaise, la renversant au passage, avant de se précipiter en direction de l'entrée. Et ce qu'elle vit fit ressortir Snixx qui était paisiblement enfouie au plus profond d'elle ces derniers temps. Depuis qu'elle était avec Quinn d'ailleurs, apparemment toute sa colère envers le monde s'était envolée. Sans qu'elle ait perdu son sens de la répartie pour autant.

Quinn s'était repliée contre le mur, un air apeuré qui ne trompait pas affiché sur son visage. Son père la tenait en ayant posé sur son épaule, l'autre levée dans le but évident de la gifler. Le sang de Santana ne fit qu'un tour, et elle se précipita vers le duo pour pousser violemment son beau-père hors de porté de Quinn. Ce dernier ne s'attendait apparemment pas à ce geste-là et aucun des deux Fabray n'avait vu l'arrivée de Santana. Si la latine ne put voir la réaction de Quinn puisqu'elle se mit entre elle et Russell Fabray pour la protéger, le visage de ce dernier se colora de colère lorsqu'il vit qui se trouvait face à lui.

- Pose encore une fois tes mains sur elle pauvre con, et je te jure que je te la coupe. Dégage de là ! cria Santana.

- T'es qui pour me donner des ordres ? répondit froidement Russell. Tu es celle qui a détourné ma fille encore plus du droit chemin qu'elle ne l'était déjà ! Ce n'est pas parce que ton père n'a pas eu le cran de te corriger que je vais m'empêcher de le faire avec ma fille.

- Essaye seulement pour voir, grogna Santana.

Un rictus s'afficha sur le visage de Russell Fabray alors qu'il s'approchait à nouveau du couple, avant de se retrouver brusquement plaquer contre un mur une nouvelle fois à son insu.

- Touche un seul cheveux de ma fille Russell Fabray, et je ne réponds plus de rien !

Manuel, à l'instar de Judy et Maribel, avaient fini par rejoindre le couloir, et ce dernier s'était dépêché de s'interposer entre Russell et les deux filles lorsqu'il avait vu les intentions de ce dernier. Quinn sursauta en sentant les bras de sa mère autour d'elle, qui la ramenèrent quelques pas en arrière, avant de fondre en larmes. Ce que Santana ne manqua naturellement pas, et elle sentit une nouvelle fois son sang bouillonner dans ses veines.

- Je vais le tuer, fit Santana.

Seule la main de sa mère qui se serra brutalement juste à temps autour de son bras la retint de se jeter sur le père de sa petite-amie.

- Calme-toi Santana, murmura Maribel à l'oreille de sa fille.

Elle tenta tant bien que mal de l'attirer à la hauteur de Quinn et Judy, ce qui n'était pas une chose facile vu la manière dont Santana se débattait. Elle ne se calma d'ailleurs que lorsqu'elle croisa le regard vert et trempé de larme de Quinn, qui lui demandait silencieusement la même chose que Maribel.

- Qu'est-ce que tu fais ici Russell ? demanda froidement Judy.

- Je suis venu ici pour t'aider à recadrer notre fille, puisque tu en es apparemment incapable. Regarde ce qu'elle est devenue ! Elle est la honte des Fabray.

- Je t'interd… commença Judy avant de se faire couper par Quinn.

- La honte, c'est de t'avoir comme père, murmura Quinn en regardant son père.

Ce dernier plissa les yeux et voulu se dégager de l'emprise que Manuel avait sur lui, mais il se retrouva encore plus serré contre le mur que ce qu'il était auparavant. Le bras du patriarche Lopez était appuyé contre sa gorge, lui donnant ainsi de la peine à déglutir avant de reprendre la parole pour s'adresser directement à lui.

- Et toi ? cracha-t-il. Tu n'as pas honte de ta fille peut-être ? Tu n'as jamais rêvé que ses attirances pour les filles ne soient qu'un passage ?

- Jamás, fit froidement Manuel. Je suis fier de ma fille, de ma famille et de ce qu'elles sont. Et même si tu dois être le père le plus horrible du monde, je suis fier de voir que Quinn n'est pas devenue comme toi. Tu es un être répugnant.

- Oh s'il te plait, fit Russell en rigolant.

- Tu sais quoi ? Je vais te laisser le choix. Soit tu pars d'ici paisiblement en promettant de ne jamais revenir, soit tu continues à faire le con et on appelle les flics. Qu'est-ce que tu choisis ?

- Je n'ai pas à choisir entre ces choses là. C'est ma maison et ma famille.

- Il y a longtemps que nous ne sommes plus ta famille, Russell Fabray, intervint Judy. Pars d'ici avant que je téléphone à la police.

- Mais tu ne peux pas faire ça ! Vous m'appartenez toutes les deux !

- Elles n'appartiennent à personne, intervint à son tour Manuel. Va chercher le téléphone Santana.

Cette dernière esquissa un sourire maléfique à l'encontre de Russell et se dégagea de l'étreinte de sa mère pour se rendre dans le salon. Certaine qu'elle bluffait, Russell n'esquissa pas un geste et ne reprit pas la parole, jusqu'à ce que Santana soit de retour avec le téléphone et qu'elle ne compose le numéro sous ses yeux.

- Je vous mets le haut-parleur, fit la latine avec un sourire froid.

Quelques tonalités retentirent dans le couloir brusquement silencieux, avant qu'une voix féminine ne décroche le téléphone.

- Commissariat de Lima, j'écoute ?

- Ok ok c'est bon ! s'exclama brusquement Russell. Je m'en vais, éteins ce foutu téléphone !

- Eteins-le Santana, répéta Manuel à l'adresse de sa fille.

Cette dernière obtempéra avec une petite moue déçue, et croisa les bras sur sa poitrine en reportant son attention sur les deux pères de famille qui se trouvaient devant elles. Son père n'avait pas été beaucoup présent ces derniers temps à cause de son travail, mais elle le considérait néanmoins comme un très bon père. Il l'avait toujours soutenue dans les différentes épreuves qu'elle avait pu traverser, peu importe ce que cela lui coûtait. Russell Fabray, d'un autre côté… Et bien il était le parfait contraire de ça.

- Ok, fit froidement Manuel en relâchant Russell. Pars d'ici, et ne reviens jamais.

Le regard noir mais la tête baissée, Russell approuva d'un vague signe de tête avant de sortir de la maison en claquant la porte. Quiconque le connaissait savait parfaitement qu'il était furieux, mais un soulagement général se partagea dans la pièce lorsqu'ils entendirent un moteur de voiture s'allumer et un véhicule disparaître au loin. Manuel Lopez ferma les yeux et se laissa aller contre le mur, aussitôt rejoint par sa femme qui avait deviné son besoin de réconfort.

Santana, maintenant que l'adrénaline était passé, s'était mise à trembler comme une feuille, et ce fut d'une main frémissante qu'elle retourna déposer le téléphone au salon. Cela faisait une éternité qu'elle ne s'était pas sentie autant en colère envers quelqu'un. Elle se laissa tomber dans le canapé à côté de la commode où elle venait de déposer le téléphone et ferma les yeux, imitant son père il y a quelques instants.

Elle n'entendit pas Quinn arriver, mais devina que c'était elle lorsqu'elle sentit le canapé s'affaisser légèrement à côté d'elle et des bras passer autour de sa taille. Quinn déposa un baiser sur son front et la prit dans ses bras, dans une étreinte à laquelle Santana ne se fit pas prier pour répondre.

- Tu vas bien ? demanda Santana au bout de quelques secondes.

- Oui, murmura Quinn. Je suis désolée que tu ais eu à vivre ça San'.

- Comme si c'était de ta faute, répondit Santana en levant les yeux. Je t'ai dis que je serai toujours là pour toi et que je te protégerai toujours.

- J'ai eu tellement peur qu'il te frappe…

La voix de Quinn était tremblante, témoignant parfaitement d'à quel point ces mots étaient vrais et à quel point elle était encore remuée suite à ce qu'il s'était passé. Mais Santana décolla son visage de l'épaule de sa petite-amie pour coller son front contre le sien et la regarder droit dans les yeux. Ceux de Quinn étaient toujours légèrement rougis, mais toute son attention était fixée sur Santana.

- Jamais je ne l'aurais laissé recommencer ce qu'il t'a fait subir Muñeca.

- Recommencer ? Qu'est-ce que ça veut dire Quinn ?

La voix de Judy Fabray fit sursauter les deux amoureuses, et Quinn se sentit pâlir en réalisant que sa mère venait d'entendre quelque chose qu'elle n'aurait jamais voulu. Incapable de dire quoique ce soit, elle déglutit difficilement avant de jeter un regard à Santana. Jamais elle n'aurait voulu que sa mère soit au courant de cela.

- Quinn ? appela sa mère en s'approchant doucement.

Santana se saisit de la main de sa petite-amie qui lui jeta un nouveau regard, cherchant à lui faire comprendre que jamais elle ne serait capable de formuler les choses à haute voix. Message que Santana comprit immédiatement. Elle se mordit donc la lèvre inférieure avant de reporter son attention sur Judy, qui semblait désormais sincèrement inquiète.

- Russell a déjà frappé Quinn, annonça Santana.

Judy la regarda avec de grands yeux écarquillés pendant plusieurs secondes, avant de sentir ses jambes flancher. Heureusement, la mère de Santana qui se trouvait à ses côtés parvint à la rattraper avant qu'elle ne s'étale par terre. Manuel lui amena rapidement une chaise pour faire asseoir Judy, qui semblait sincèrement sous le choc. Au moins elle était complètement dans l'ignorance, ne put s'empêcher de penser Santana.

- Quand ? fini par demander Judy à voix basse.

- Quand tu n'étais pas là, murmura Quinn qui n'osait pas le courage de croiser le regard de sa mère. Au début Frannie était là pour me protéger, mais quand elle est partie à l'université...

Quinn n'ajouta rien et se contenta de hausser les épaules, sachant pertinemment qu'elle n'avait pas besoin de formuler les choses à haute voix pour se faire comprendre.

- Mais pourquoi tu ne me l'as dis ?

- J'en sais rien. Je n'avais pas envie que tu ais d'autres problèmes, et puis tu semblais sincèrement heureuse de l'image que je renvoyais, alors…

Cela sembla achever encore plus Judy, qui se mit tout simplement à pleurer. Cela eut au moins le mérite de faire que Quinn porta enfin son regard sur le visage de sa mère. De mémoire, c'était la première fois qu'elle voyait sa mère pleurer.

- J'étais celle qui était supposée te protéger Quinn, pas le contraire.

Un petit air désolé s'afficha sur le visage de la blonde, qui ne savait pas exactement quoi faire pour réconforter sa mère. Elle croisa une nouvelle fois le regard de Santana, qui lui fit un petit sourire avant de la pousser doucement dans le dos pour qu'elle aille rejoindre Judy. Ce que fit Quinn après une petite seconde d'hésitation, se levant pour passer ses bras autour du corps secoué de sanglots de sa mère.

•••

- Comment va Judy ? s'enquit Santana.

- Mieux, je suppose. Elle n'en n'est pas encore à sauter en l'air, mais ça va mieux.

Quinn et Santana se trouvaient dans la chambre de la blonde. La fin de journée avait été un peu plus compliquée que le début, mais cela n'avait rien d'étonnant à la vue des événements. Quinn ne pouvait tout simplement pas croire que son père était revenu pour lui faire ce genre de scènes. Judy avait obtenu sa garde après le divorce, et son père était censé ne pas revenir à la maison, selon les termes qui avaient été signés dans le contrat.

La latine émit un grognement compatissant à la réponse de sa petite-amie et termina de se démaquiller, alors que Quinn se trouvait déjà allongée dans son lit. Elle y fut rejointe quelques secondes plus tard et la blonde n'attendit pas une seule seconde avant de se blottir contre Santana.

- Merci de rester cette nuit, marmonna Quinn en enfouissant son visage dans le creux du cou de Santana.

- C'est normal Princesse, sourit Santana en embrassant délicatement sa tempe. Je n'allais pas te laisser toute seule après ce qui vient de se passer. Je t'ai dis que je serai toujours là pour toi Q.

- Et je serai toujours là pour toi aussi.

- N'empêche… Je ne comprends toujours pas comment un père de famille peu faire ce genre de choses à ses propres enfants…

- Mon père est un con. Le tien n'était peut-être pas très présent pendant ton enfance mais il avait de bonnes excuses. Et puis, il se rattrape maintenant.

Santana sourit une nouvelle fois et un silence apaisant s'installa dans la pièce. La latine caressait les cheveux et le dos de Quinn pensivement, alors que cette dernière avait déposé sa tête sur la poitrine de la brune et dessinait des cercles imaginaires sur son ventre. La journée avait été bien remplie, pourtant ni l'une ni l'autre ne semblait trouver le sommeil pour le moment. Santana parce qu'elle s'était promis de s'endormir après Quinn pour être sûre qu'elle ne soit pas prise d'insomnie, et Quinn parce que son esprit était peut-être un peu trop occupé.

- Est-ce que tu veux des enfants Santana ?

- Uh ?

La latine regarda Quinn avec de gros yeux et un air tellement étonné que Quinn ne put que rigoler. Et, malgré le fait qu'elle était en train de se moquer d'elle, Santana ne put s'empêcher de sourire à son tour. Le rire de Quinn était l'une des plus belles mélodies que la terre pouvait bien porter.

- Je te demandais si tu aimerais avoir des enfants.

- Je doute que quelqu'un de parfaitement sain d'esprit m'imagine un jour avoir des enfants Quinn.

- Tu occultes ma question Tana.

La blonde roula sur le ventre, s'allongeant à moitié sur Santana, et profita de cette nouvelle position pour la regarder plus attentivement. Santana semblait atrocement mal à l'aise à cet instant précis et détourna très rapidement son regard. Ce que Quinn ne sembla pas tout à fait apprécier. Elle posa donc délicatement une main sur la joue de sa brune pour pouvoir la regarder droit dans les yeux à nouveau.

- Peut-être un jour, fini par avouer Santana. Mais je doute de faire une bonne mère de toute manière. Je serai très certainement de celle qui oublie leurs enfants au supermarché, ou quelque chose dans ce goût-là.

- Arrête de te dénigrer, répondit Quinn en levant les yeux au ciel. Je suis sûre que tu seras une maman extraordinaire.

Santana eut une nouvelle petite moue, apparemment guère convaincue par la chose. En vérité, elle adorait les enfants et désirait en avoir plusieurs, mais étant donné son caractère elle craignait qu'on lui dise qu'elle n'en serait tout simplement pas capable. Ou alors qu'elle deviendrait une mère indigne, ou quelque chose dans ce goût-là.

- Pourquoi cette question ? s'enquit Santana.

- Je me demandais simplement, répondit Quinn en haussant les épaules. J'ai le droit de savoir les projets de vie de ma petite-amie, non ?

- Le seul projet de vie que j'ai actuellement, c'est de passé tout le reste de ma vie avec toi, sourit tendrement Santana.

Une déclaration qui laissa Quinn sans voix. Elles s'étaient déjà dis qu'elles s'aimaient, qu'elles tenaient l'une à l'autre et tout ça, mais jamais ce genre de choses. Le seul projet dans le futur qu'elles avaient commencé à planifier, c'était leurs vacances d'été, dans un peu moins de trois mois.

- Vraiment ? fit Quinn dont les yeux commençaient à se remplir de larmes.

- Définitivement Quinn. Je n'ai jamais été plus sûre de quoique ce soit de toute ma vie.

- Je t'aime tellement Santana… murmura Quinn en l'embrassant. Et je ne veux rien d'autre que passer le reste de ma vie avec toi aussi.

Santana sourit à son tour et passa ses bras autour de la taille de Quinn pour la serrer contre elle aussi fort qu'elle le pouvait. Elle pensait naturellement tout ce qu'elle avait dit, si ce n'est qu'elle ne se voyait pas élever ces enfants avec quelqu'un d'autre que Quinn. Même si elle trouvait cela atrocement injuste qu'elle ne puisse pas avoir biologiquement un enfant avec sa blonde adorée…


Tadaaaaaaaaa!

Encore un chapitre mouvementé les gens hein, vous en pensez quoi? Vous vous attendiez à ce que Russell débarque de cette manière?

On se retrouve pour l'épilogue dimanche, et comme promis je vous posterai le chapitre de leur première fois aussi dans quelques jours :) Je ne vous mets pas de prochainement cette fois, parce que je n'arrive pas à choisir la bonne phrase...

Passez une bonne fin de semaine et prenez soin de vous!

Je vous embrasse, et encore merci de me lire :) N'hésitez pas à me reviewer :)

Louguia