Salut tout le monde!

Mon dieu, je ne sais pas ça fait combien de temps que je n'ai pas fait un tour par ici, mais en tout cas, ça fait un méchant bout!

À vrai dire, j'ai eu comme qui dirait "une baisse de régime". haha

Tout ça pour dire que en fin de compte, j'ai eu un soudain regain de vie et je me suis dite, pourquoi pas leur envoyer la suite depuis le temps...

Je pourrais vous dire que j'ai attendu tout ce temps pour faire durer le plaisir et le suspense, mais le suspense après presque un an... je crois pas qu'il en reste grand chose! :)) Mais malgré toute cette attente, je vous livre finalement, aujourd'hui, la suite de ma fic, qui je l'espère saura encore vous plaire!

Si vous ne vous rappelez plus du début de mon histoire et bien n'hésitez pas à le relire!

Et sur ce, bonne lecture!

Chapitre 11: Après le beau temps, la pluie

Sans un mot de plus, Brennan laissa Booth sur le trottoir et prit le chemin du retour. Les idées s'embrouillaient dans son esprit tandis qu'elle sentait un sillon humide se former sous ses yeux. Il lui semblait qu'elle pleurait tout le temps depuis la rentrée. Elle ne comprenait d'ailleurs pas sa réaction. Depuis qu'elle le connaissait, elle ne comprenait plus rien. Tout son univers avait été chamboulé par cette unique personne. Tout ce à quoi elle s'était accrochée depuis la disparition de ses parents. Tout cela lui semblait désormais bien inutile.

Elle continua d'avancer, son regard fixant l'horizon en déclin, la vue brouillée par quelques larmes solitaires. Elle marcha ainsi pendant plusieurs minutes, ne sachant trop où elle allait. Elle poursuivit néanmoins sa route, tentant à chaque nouveau pas de voir un peu plus clair à travers l'épais brouillard qui se formait dans son esprit. Elle regarda à sa droite. Ses pas l'avaient apparemment conduite à un parc. Ce même parc où quelques heures auparavant, il l'avait emmenée. Elle sourit tristement. Tout semblait vouloir la ramener à lui. Elle s'assit sur le banc qui faisait face au parc. Une famille y était. La mère glissait avec sa fille dans le toboggan tandis que le père et le fils se lançaient une balle. Ils semblaient heureux. Brennan ferma alors les yeux et elle se revit, plus jeune. Elle était avec ses parents et son frère. Ils ne faisaient rien de bien précis. Ils étaient simplement ensemble. Et elle se dit alors que sa vie aurait été bien différente avec une famille qui l'aurait aimée...

Une main sur son épaule la ramena à la réalité et elle ouvrit les yeux. La famille était partie.

- Tempérance, dit faiblement une voix masculine.

Elle soupira. C'était encore lui. C'était toujours lui...

- Je t'apporte seulement tes vêtements, poursuivit-il, s'asseyant à ses côtés.

- Merci, mais ça aurait pu attendre, dit-elle sans le regarder.

- J'ai aussi apporté une veste. Les soirées sont plus fraîches alors...

- Non merci, le coupa-t-elle sèchement. Je n'ai pas froid.

- Je t'en prie! s'énerva-t-il. Tu as la chair de poule et à chacune de tes respirations, tu as de la fumée qui se forme! Mets la donc! Ça ne te fera pas de mal tu sais!

- Si ça peut te faire plaisir, dit-elle, toujours aussi froide, alors qu'elle enfilait la veste. Maintenant, je vais rentrer si tu veux bien.

- Je vais te raccompagner, dit-il en se levant alors qu'elle en faisait de même.

- Non, je rentre seule.

- Et moi je te dis que je te raccompagne. Et vas-tu finir par me regarder bon sang! s'énerva-t-il à nouveau.

Pour la première fois depuis le début de la conversation, Brennan se retourna et lui fit face. Aucune expression n'éclairait son visage. Ni tristesse, ni colère, ni joie... rien. Un voile de solitude. Voilà tout ce qui ornait ses traits.

La voyant dans cet état, Booth se calma un peu. On pouvait clairement discerner l'incompréhension et la frustration qui le tenaillaient.

- Les jours raccourcissent et il fait déjà assez sombre. Ce serait plus sécuritaire si j'étais avec toi, reprit-il plus calmement.

- Je suis capable de me défendre.

- Évidemment... murmura-t-il en secouant la tête.

- S'il n'y a rien d'autre, j'y vais alors. Je te rendrai tes vêtements à l'école lundi, conclut-elle en partant.

- Pourquoi... Pourquoi est-ce que tu fais toujours ça? demanda-t-il alors qu'elle lui tournait le dos. Pourquoi est-ce que tu te caches derrière cette mascarade? Hein? Pourquoi? dit-il en élevant le ton.

Elle s'arrêta net. Même malgré la noirceur ambiante, Booth vit clairement les poings de Brennan se serrer.

- Ce n'est pas toi toute cette froideur... poursuivit-il.

- Tu ne comprends pas! cria soudainement Brennan en se retournant.

- Alors explique-moi, dit-il en comblant l'espace qui les séparait.

- Je ne peux pas... avoua-t-elle en baissant la tête.

- Pourquoi pas? Tu sais que tu peux me faire confiance, dit-il en lui relevant le menton.

- Ça n'a rien à voir avec la confiance Seeley. Je ne peux juste pas. Je suis désolé... finit-elle par dire. Maintenant laisse-moi s'il te plait…

Et le plus naturellement du monde, elle se déroba... une fois de plus.

Elle reprit alors la route jusque chez-elle. Au bout de quelques pas, elle se rendit vite compte qu'une personne la suivait et sans même se retourner, elle sut que c'était lui. Il s'était mis en tête de la raccompagner, alors il la raccompagnerait qu'elle le veuille ou non.

Le trajet se fit sans grande ambition et sans un seul mot. Seul le bruit de leurs pas monotones et réguliers claquant sur le trottoir vint troubler le silence ambiant. Au bout d'un moment, la maison de Brennan fut en vue. De loin, il ne semblait pas y avoir de lumière ni de voiture dans l'entrée. Elle aurait peut-être encore quelques minutes de quiétude avant la tempête. Toutefois, au fur et à mesure qu'elle s'approcha, une ombre sembla se découper au bas des marches du palier, bercée par la noirceur. Une fois arrivée, la forme, tantôt floue, apparue soudainement bien plus clairement. James était assis sur les marches menant à la porte. Lorsque celui-ci aperçut Brennan, il s'empressa de se lever.

- Tempérance… entama-t-il sur un ton de remords.

- Qu'est-ce que tu fais ici? cria furieusement une voix masculine.

Booth, qui avait, durant le trajet, gardé quelques mètres de distance derrière Brennan, s'était maintenant rapidement rapproché en voyant James.

- L'œil au beurre noir que t'as, ça me dérange pas de t'en faire un autre tout de suite, poursuivit Booth les poings clos, retenant manifestement sa rage.

- Encore toi! dit James entre ses dents en le voyant s'extirper du noir. Qu'est-ce que tu fais encore avec elle?

À cet instant, Brennan aperçut la voiture de ses beaux-parents tourner le coin de la rue.

- Tu l'as perdue, alors lâche l'affaire! continua James. Arrête de la suivre comme un chien de poche!

Booth serra davantage les poings, prêt à flancher à tout moment.

- Tu veux peut-être qu'on règle nos compte, le provoqua encore James.

- Les gars… essaya d'intervenir Brennan.

- Je te conseille de partir d'ici avant que je te…

- Non Booth! C'est toi qui pars! lança alors fortement Brennan en le fixant du regard.

Booth se retourna brusquement vers elle, un voile d'incompréhension dans les yeux, ne sachant plus trop comment réagir aux paroles de son amie.

- Mais… je… bégaya-t-il, un sentiment d'impuissance le submergeant.

- T'as compris Booth! Décampe! Elle veut pas de toi ici, répliqua James un sourire malsain ornant ses traits.

- Ferme-la! explosa Booth.

- Je t'ai dit de partir Seeley! N'en rajoute pas… Va-t-en d'ici…

L'espace d'un instant, le silence reprit sa place entre eux-trois. Puis, le cœur meurtrit, un sentiment de trahison l'emplissant, Booth quitta les lieux sans demander son reste alors que la voiture des beaux-parents se garait dans l'entrée de la maison.

Au même moment où la silhouette de Booth disparaissait dans la pénombre de plus en plus dense, on entendit deux portes de voiture claquer très fort.

- TEMPÉRANCE BRENNAN! Où est-ce que tu étais, s'écria la belle-mère de la principale intéressée, apparemment furieuse.

- Je peux t'expliquer…

- J'espère bien jeune fille! Et tu es mieux d'avoir une bonne explication pour t'être volatilisée une nuit entière!

- À ce que je vois, le problème se trouve encore avec un garçon! poursuivit cette fois son beau-père en apercevant James tout près de Brennan.

- Et il semble que celui-ci se soit battu en plus, ajouta Manon.

- Justement, entama Brennan, enclin au mensonge, je n'ai pas été là de la nuit car j'étais sorti avec ce garçon… Mais pendant notre sortie, un autre homme a voulu m'attaquer, alors James m'a protégée. C'est pourquoi il a un œil au beurre noir. Puis ensuite euh… il m'a ramenée chez-lui pour la nuit étant donné qu'il était tard et étant donné les émotions qu'on avait vécu… Vous comprenez? conclut-elle tête basse.

- Est-ce vrai jeune homme?

- Euh… oui, je suppose… répondit James, confus et incertain.

- Dans ce cas-là… ça ira tous les deux. Mais ne t'avise plus de découcher sans nous avertir Tempérance, ou sinon tu sais ce qui t'attends…

Sans rien ajouter, les tuteurs de Brennan rentrèrent et laissèrent les deux compagnons à l'extérieur.

- Bon maintenant, si ça ne te dérange pas, je pense que je vais rentrer me coucher moi aussi, dit Brennan dans un long soupir. J'ai eu une dure journée.

- Je comprends, acquiesça James en un hochement de tête. Mais avant j'aimerais juste savoir pourquoi tu leur as dit ça… Je dois dire que je ne le méritais pas vraiment après ce que j'ai fait hier soir.

- Tu as raison, tu ne le méritais pas.

- Mais justement, j'étais venu pour m'excuser. Je ne suis pas comme ça habituellement. Je ne sais pas ce qui m'a pris. La boisson sans doute.

- Sans doute…

- Et quand Booth est arrivé… j'ai… j'ai juste perdu le contrôle… je…

- Ne parlons pas de Booth veux-tu, dit-elle d'un air affligé.

James hocha du chef, compréhensif.

- Disons seulement que je leur ai raconté cette histoire pour ma propre défense et pour ne pas que tu paraisses trop mal devant eux, reprit-elle en arborant un sourire forcé. « Et je l'ai fait pour protéger Booth, mais ça, il ne le saura sans doute jamais. » pensa-t-elle avec chagrin.

James fit mine de sourire lui aussi.

- Écoute Tempérance, je sais que la première impression est la plus importante, mais… est-ce que tu accepterais de faire exception à la règle et de me donner une seconde chance. Je te jure que je vais faire beaucoup mieux cette fois, lui dit-il d'un ton suppliant.

Après un court moment de réflexion, et non moins sûre d'elle-même, Brennan répondit néanmoins : « Très bien James… je t'accorde une dernière chance… » Et sans plus de cérémonie, tous deux rentrèrent chez-eux.

À suivre…

Alors voilà pour le 11e chapitre. J'espère que vous avez aimé et surtout n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.
Bon comme moins bon. Que ce soit pour me taper sur les doigts ou pour me lancer des fleurs...
Enfin bref, vous comprenez...

Et encore merci de me lire!

P.S.: Je vais faire de mon mieux pour passer par ici plus souvent et par la même occasion, vous poster les prochains chapitres.
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