Salut, désolé pour ce gros retard mais voici la 3eme partie de la finale ! J'ai coupé car c'est plu long :)
Bonne lecture !
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Deux semaines venaient de s'écouler depuis le départ de Derek, Stiles avait encore du mal à se faire à son absence. Le soir après le "travail", il s'enfermait dans les toilettes, puis laissait ses larmes parler à sa place. Il ne s'était jamais senti comme une fillette en train de chialer parce qu'elle a perdu son doudou. Clairement il avait perdu quelque chose.
Ces deux semaines furent difficile pour lui.
Chaque soir, il essayait de montrer son côté joyeux face à la clientèle qui le réclamait. La première semaine, il avait fait de son mieux pour satisfaire les clients comme il le fallait.
Mais le cœur n'y était pas.
Un soir, Peter l'avait réservé pour toute la soirée pensant que celui-ci le voulait. À son grand étonnement, il ne s'était rien passé.
Ils avaient simplement discuté toute la nuit sur le lit, habillés.
Stiles avait essayé maintes fois de faire des gestes envers Peter mais celui ci n'était pas dupe et comprenait, qu'en fait il voulait simplement oublier Derek.
Il se passa la même chose pendant deux semaines, puis enfin un soir, Stiles craqua.
-Pourquoi réserver mes soirées avec toi si on baise pas ? s'exclama le mignon en s'écartant de Peter quand celui-ci l'avait repoussé gentiment en refusant son baiser. Tu me repousses à chaque fois. J'aime pas ça !
-Écoute petit, je fais déjà un énorme effort pour ne pas te baiser sur place. Crois-moi c'est sacrément dur. Ton petit cul me manque et si je ne le fais pas, c'est pour toi petit louveteau.
-Bah voyons, bouda Stiles comme un garçon de cinq ans n'ayant pas le droit à sa sucrerie.
Peter soupira et se rapprocha de Stiles en remontant son menton avec l'index, le forçant à le regarder droit dans les yeux.
-Stiles, soupira Peter. Tu me crois idiot à ce point pour ne pas comprendre ce que tu essayes de faire ?
-Je fais mon travail, Peter, murmura-t-il.
Le mignon repoussa gentiment la main de l'homme et essaya de l'embrasser de nouveau, mais c'était encore raté.
-Arrête ça, gronda le patron.
-Alors tu vas t'y mettre aussi ? Tu te lasses de me baiser alors tu te dis " tiens si je l'abandonnais aussi ?". Vous n'êtes pas si différents que ça finalement, c'est vrai que vous êtes des Hale, deux connards qui profitent…
Peter lui coupa la parole en lui attrapant la tignasse pour l'empêcher de dire des âneries pareilles.
Ce gosse méritait une grosse fessée comme il aimait le faire avant, pour une fois dans sa vie Peter voulait vraiment faire les choses bien pour ces deux personnes à qui il accordait une importance dans sa vie. Il avait déjà beaucoup perdu et il voulait seulement éviter que cela recommence.
-Tu vas m'écouter et fermer ta petite bouche bien trop tentante, gronda-t-il en relâchant sa poigne. Tu me crois un homme sans cœur, je suis peut-être un type qui ne montre pas ses foutus sentiments comme toi et mon cher abruti Derek qui me sert de neveu. Mais je suis pas un connard comme tu le prétends. Je vois ce que tu essayes de faire en souhaitant être baisé par je ne sais combien de clients. Tu veux juste l'oublier, lui.
Il attendit de voir si le jeune homme allait encore lui cracher son venin en pleine gueule. Finalement rien, il avait raison ce qui le soulagea quand même. Donc il reprit.
-Ton silence le prouve, petit. Je t'ai réservé pendant ces deux semaines pour te préserver du mal que tu veux te faire. Si tu crois que moi aussi je te repousse pensant que je vais t'abandonner, tu te trompes, Stiles. Crois-moi j'ai envie de baiser ton cul, d'embrasser ta bouche et la voir se refermer sur ma queue, s'emporta-t-il.
-Peter, rougit le mignon sentant le désir revenir en lui.
-Fais pas ta petite prude ! Putain que ça me manque, soupira-t-il. Mais je ne ferais rien. Pour toi ... Mais aussi pour Derek. Bonsoir la niaiserie dans laquelle vous me forcez me plonger bande d'idiots.
Stiles but ses paroles comme un verre d'eau. D'un trait. Il venait aussi de découvrir une autre facette de Peter qui lui plaisait tant. Il leva sa main droite pour caresser la mâchoire piquante du barman.
-Tu es un homme bon, Peter.
-Hum dans tous les sens du terme tu veux dire, ironisa-t-il jouant avec son charme.
Stiles lâcha un rire, puis s'écroula sur le matelas laissant son rire résonner dans la pièce.
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Stiles regarda cette magnifique façade et cette allée qui le menait vers la maison.
-Où sommes-nous ?
La patience de Stiles avait été mise à rude épreuve. Tout le long de la route le mignon n'avait pas arrêté de l'agacer avec ses questions « où va-t-on ? », « Peter où tu m'emmènes ? », « répond à ma question », « quand est-ce qu'on arrive ? ». Etc.
Vraiment il avait sacrément eu du mal à obtenir ce qu'il voulait alors il n'était pas question qu'un mignon gâche sa surprise.
Beaucoup trop sentimental en ce moment, vivement qu'il se casse pour retourner au bordel et oublier cette facette qu'il n'aimait pas trop chez lui.
Tôt ce matin-là, Peter, qui maintenant avait la moitié du "Phoenix", pouvait venir à tout moment dans la maison. Il en avait profité pour parler à Suzanna d'un sujet important pour lui, cela avait été extrêmement dur d'obtenir l'accord de la maquerelle, en sachant qu'elle accordait une importance énorme à cette personne. Finalement, en fin d'après-midi l'accord avait été signé. Dur, mais sacrément fier d'avoir réussi son coup.
Des minutes après, il était allé chercher Stiles et l'avait forcé à prendre ses affaires et faire ses adieux à la maison, sa famille. Cela avait été très difficile pour lui de quitter ce lieu où il avait appris à connaître d'autres personnes dont il garderait un bon souvenir.
Quand il avait prit Isaac dans ses bras, la séparation fut brève pour éviter tant de douleur.
-Tu vas me manquer boucle d'or, avait murmuré Stiles au creux de l'oreille du blondinet qui retenait des larmes qui menaçaient de couler. Je t'aime, n'oublie pas.
-Moi aussi, promets-moi que tu m'écriras.
Isaac s'était reculé et avait noyé son regard dans celui de Stiles. Cet ami avec qui il avait créé des liens sincères. Ils s'étaient promis d'échanger des lettres afin de garder contact le plus longtemps possible.
Peter sortit de la voiture et la contourna pour ouvrir la portière de Stiles comme un gentleman le ferait.
-Allez viens !
En silence le mignon le suivit stressant un peu ne sachant pas exactement où il se trouvait, ils marchèrent côte à côte dans cette belle allée.
Laissant ses yeux admirer ce lieu unique, un chalet d'un bois clair qui se noyait sur ce fond vert dégradé. Cette forêt avait l'air immense et à sa gauche on pouvait admirer un lac. Tout ce qu'il retint c'était qu'il était énorme.
Clairement ce tableau coupa le souffle du jeune garçon.
Une fois devant la porte en bois, Peter l'invita à entrer. Au début, il hésita. Il connaissait Peter Hale certes, mais qui pouvait savoir ? C'était peut-être un fou psychopathe qui allait le séquestrer ici. Rien que d'y penser, cela lui fila la chair de poule.
-Attends-moi tu veux, lui ordonna gentiment l'homme avant de disparaitre vers le long couloir boisé.
Stiles posa sa petite valise au sol, cet endroit était encore plus immense que le simple appartement dans lequel il vivait chez ses parents. Rien que d'y penser, un frisson parcourut son corps entier.
Ce n'était pas le moment de penser au passé.
Le chalet était chaleureux, très cosy. Il flâna de pièce en pièce. Il regarda un peu à gauche et à droite, admirant l'endroit où il se trouvait. Stiles devait être dans le salon vu l'énorme sofa en cuir qui était posé au milieu de la pièce. Il faisait face à une belle cheminée. Il vit quatre cadres de photos posés sur celle-ci. Il s'en approcha afin de connaitre le propriétaire de ce lieu.
Un couple avec trois enfants qui devaient avoir cinq ans, peut-être plus. Ils avaient l'air si heureux en tout cas.
Stiles se fit la remarque qu'ils avaient tous les cheveux noirs. C'était de famille apparemment.
Mordillant sa lèvre, Stiles reposa le cadre continuant de regarder les autres. Cette fois il tomba sur une photo, où il reconnaissait sans mal Peter, l'homme qui était aux côtés de celui-ci lui était inconnu. Les deux hommes souriaient en fixant l'objectif. En regardant bien ce visage, Stiles essaya tant bien que mal de se dire que cet homme ressemblait beaucoup à... Lui. Derek.
Avant qu'il n'ait pu terminer de regarder les autres photos, il entendit un éclat de voix qui venait de l'extérieur. S'inquiétant de ce qu'il pouvait arriver par la suite, il précipita ses pas vers le couloir que Peter avait emprunté quelques instants plus tôt. Il stoppa ses jambes quand il tomba sur deux hommes en train de se disputer.
Son cœur battait si fort qu'il en avait mal, Peter et ... Derek. Qu'est-ce que fichait Derek Hale ici ? Déception, colère, tristesse. Toutes ces émotions se mélangeaient. C'était… L'envie de fuir qu'il ressentait le plus en ce moment même.
Reculant, il commença à s'éloigner de la porte de derrière pour aller vers celle de devant, puis soudain il comprit. La photo de l'homme inconnu qui ressemblait étrangement à Derek, les jeunes filles, la femme au sourire éclatant. C'était évident qu'il était chez Derek, du moins chez ses parents. Hale n'avait jamais mentionné un chalet quand ils avaient pris le temps de faire connaissance au bordel.
Dehors l'air lui semblait glacial, un frisson le prit directement, il devait partir. Il ne voulait pas affronter cet homme qui l'avait abandonné comme un lâche. Il courut jusqu'à trouver la route que Peter avait prise en venant ici, il la trouva sans difficulté. Quelques kilomètres séparaient la route et le chemin qui le menait au chalet.
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Grelottant, il frictionna ses bras avec ses mains essayant de ressentir un peu de chaleur, la nuit était tombée, depuis quelques heures il marchait le long de cette route. En prenant la fuite il avait oublié sa valise, du coup il avait sa petite veste sur lui. La nuit était fraîche, chaque fois qu'il entendait une voiture qui venait de la direction du chalet, il se faufilait vers les arbres tout en espérant que les conducteurs ne le voient pas, c'était hors de question de monter dans la bagnole de Peter, et encore moins de revenir au chalet. Bien sûr qu'il était encore en colère contre Derek cet idiot l'avait fait tant espérer à propos d'un rêve qui attendait d'être exaucé, cela n'allait pas être résolu en un claquement de doigts.
Il avait mal aux pieds, il avait faim, soif. Il était fatigué. Le pire dans tout ça , était qu'il avait seulement quelques pièces dans la poche de sa veste, tout juste suffisant pour prendre un café.
Un bon café, c'était ce dont il rêvait là tout de suite. Il pria de recroiser le bâtiment qu'il avait vu quand…
-Fait chier ! grommela Stiles comprenant que tout revenait vers la famille Hale.
Noyé dans ses pensées, il ne vit pas et n'entendit pas de suite qu'une voiture avait ralentie de son côté.
-Hey !
Sursautant, il resserra l'emprise sur la veste entre ses mains se retenant de claquer des dents. L'homme se pencha pour ouvrir la portière tout en lui demandant en même temps :
-Vous souhaitez que je vous dépose quelque part ?
D'abord méfiant Stiles jeta de brefs regards à sa droite et à sa gauche avant de finir par le river sur le vieil homme qui semblait s'impatienter.
-Je...Eum, j'ai pas grand-chose pour vous payer.
-Oh pas de ça ! Monte petit, tu vas prendre froid, l'invita l'homme aux cheveux gris.
Stiles accepta gentiment, mais dans un sens il regretta de tomber sur un fumeur. Il détestait l'odeur du tabac, il fit de son mieux pour ne pas la respirer cette fumée toxique, en prenant le soin d'entrouvrir la fenêtre.
-Alors mon garçon, où veux-tu aller ? Demanda l'homme, recrachant la fumée du tabac de la pipe.
-Je sais pas, je connais pas...Cette ville.
-Tu es perdu ?
-Non, je cherche juste un endroit où prendre un bon café, mentit Stiles.
L'homme n'avait pas l'air de le croire, mais ne le fit pas remarquer après tout ça ne le regardait pas.
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-Quelle belle idée de l'avoir emmené ici, s'énerva Derek pendant que son oncle conduisait la voiture.
Après leur dispute quand Peter lui avait annoncé que Stiles était au chalet, au début Derek avait cru que c'était une blague de son oncle. Mais quand il avait compris que celui-ci ne mentait pas cela l'avait mis hors de lui. Il avait quitté cette ville exprès pour vivre en toute tranquillité pour l'oublier lui. Là maintenant cet abruti avait fui comme la peste.
Depuis quelques heures ils roulaient, l'inquiétude le prenait aux tripes à chaque minute défilant devant lui espérant le retrouver avant que quelque chose ne lui arrive.
Merde ! qu'est-ce qu'il lui avait pris de s'enfuir, sans sa valise en plus ? Il devait mourir froid, il devait avoir faim… Putain quel merdier.
-Je suis certain qu'il va bien, je ne pensais pas qu'il allait s'enfuir, cet idiot. Ne remet pas cette faute sur moi tu veux ! Si je l'ai fait, c'était pour vous ! s'exclama Peter en justifiant son geste.
- Pour nous ?! Vraiment ?! La prochaine fois évite de te mêler de mes affaires compris ? claqua-t-il.
-Ok tu es énervé je comprends, Peter le regarda rapidement avant de garer la voiture devant un bâtiment qui ressemblait à un vieux bar assez miteux. Mais crois-moi tu me remercieras plus tard.
Derek ne répondit rien, tout simplement pour éviter de s'énerver davantage. Il descendit rapidement de la voiture et gagna le bar avec son oncle qui le suivit de près.
En entrant, les clients qui parlaient s'arrêtèrent net en les voyants sur le seuil puis reprirent leurs discussions en les zappant de plus belle.
-On se croirait dans un western, murmura Peter.
Levant les yeux au ciel, Derek ne prêta plus attention à lui et essaya de chercher cette chevelure qu'il connaissait si bien. Il y avait pas mal de monde ce soir. Il y a très longtemps qu'il n'avait pas mis les pieds ici, en tout cas rien n'avait changé, toujours cette puanteur d'alcool et de tabac qui imprégnaient toujours autant cet endroit.
Peter s'éloigna de lui et il supposa qu'il allait chercher des informations.
Le jeune Hale continua d'avancer espérant le trouver. Même s'il était en colère contre lui, il s'inquiétait de ce qu'il pouvait lui arriver. Grand dieu ! Il espérait que Stiles aille bien.
Las de ne pas le voir, il essaya de parler au barman le décrivant comme Peter l'avait décrit sur la tenue qu'il portait aujourd'hui. Malheureusement, personne ne semblait l'avoir vu. Il profita pour aller vider rapidement sa vessie aux toilettes.
Après avoir fait sa petite affaire, il alla laver ses mains dans le lavabo mis à disposition. Levant son regard face au petit miroir accroché devant lui, il regarda ses yeux fatigués par cette journée mouvementée.
Ce matin il s'était levé très tôt pour aller couper du bois, il avait espéré le faire toute la journée histoire d'avoir un stock d'avance pour l'hiver. Il avait les mains rêches à cause de la vieille hache usée, il devrait d'ailleurs en racheter une dès que possible.
Revenant à lui il lava rapidement ses mains puis quitta les toilettes rejoignant son oncle qui l'attendait à la sortie, assez enthousiaste.
-Alors ? demanda Derek enfonçant ses mains dans les poches de sa veste.
-Alors, un groupe de vieux l'a vu, un vieil homme dit l'avoir déposé ici puis ensuite il ne l'a pas revu. Il ne doit pas être loin, essaya de le rassurer Peter, en sortant du bâtiment.
-J'espère pour toi qu'il va bien, s'il lui arrive quoi que ce soit je te promets…
-Tu vas m'étriper, blablabla je sais, le coupa son oncle.
Les deux hommes se dirigeaient vers la voiture, quand Derek remarqua une silhouette accroupie en face du bâtiment qu'ils venaient de quitter. La lumière du lampadaire l'éclairait assez bien pour la reconnaître. Le cœur battant, il laissa son oncle qui l'appelait et fonça en direction de cette personne qui venait en cet instant de se relever.
Stiles.
Il allait bien. Il prit une grande inspiration et esquissa un léger sourire, essayant de rassurer le mignon.
-Derek, murmura le jeune homme claquant des dents, soulagé de voir un visage familier.
Ledit Derek ne répondit rien il s'approcha davantage du mignon grelottant. Toute la colère qu'il avait ressentie quelques instants plus tôt avait disparu laissant place au soulagement de le savoir ici, sans égratignure entre autres.
Il enleva sa veste pour la poser sur les épaules de Stiles pour le réchauffer et le guida silencieusement vers la voiture que Peter avait démarrée dès qu'il avait aperçu Derek accompagné du mignon.
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Stiles prit la tasse chauffante que Derek lui tendit. Assis devant la cheminée allumée, la chaleur de la pièce le réchauffait suffisamment pour ne plus sentir le froid.
À peine une heure qu'ils étaient là, installés dans le salon. Peter avait quitté le chalet, le laissant ici, bien que celui-ci souhaitait retourner au "Phoenix", dans un sens évidemment.
Parce que même s'il était soulagé que les deux hommes l'aient retrouvé, d'un autre côté il aurait préféré ne pas revenir ici.
Partant du principe que "Le Phoenix" lui manquait énormément, il se demandait s'il ne regrettait pas d'avoir suivi Peter.
De toute évidence il ne remettrait pas les pieds là-bas. Cette échappatoire, il l'avait tant attendue.
Il sortit de sa bulle dans laquelle il était enfermé, lorsque la voix de Derek le ramena à lui.
-Stiles ?
-Hum ?! Répondit le mignon levant sa tête vers Derek.
-Écoute, cette journée a été agitée, nous discuterons demain si tu veux bien... monter aller te reposer à l'étage ?
Reposer ? Discuter ? Soupirant, il but sa tasse et suivit Derek qui le conduisit dans une chambre d'ami semblait-il.
Discuter ? Oui une fois seulement reposé. Il était épuisé en vue de ses cernes c'était évident que Derek avait compris qu'il était préférable de remettre la discussion au lendemain.
Mais demain, de quoi allaient-ils réellement parler ? C'était Derek qui avait fui. Alors que Stiles avait juste espéré qu'il l'emmènerait loin pour commencer une nouvelle vie, à deux. Ensemble.
-La salle de bain est en face, si tu as besoin d'une brosse à dents et d'une serviette, sers-toi. Il y a des pyjamas dans l'armoire, lui indiqua Derek en lui pointant du doigt l'armoire alors qu'il laissait Stiles prendre ses marques dans la chambre à coucher.
La chambre avait pas mal d'espace, un grand lit en bois massif de deux personnes était collé au mur accompagné de deux belles tables de chevet en bois également. Encore une fois c'était très cosy.
-D'accord, souffla Stiles gêné par tout ce que Derek lui offrait.
-Bien, j'ai pris soin de mettre... Tes affaires dans l'armoire en fait, avoua Derek se frottant la nuque. Pendant que Peter était là. Hum... Bonne nuit.
Un silence gênant s'installa entre eux, puis Derek finit par quitter la pièce sans rien dire de plus laissant un Stiles perdu par ce qu'il venait de se passer. Cette journée avait été un vrai cauchemar. Il espérait simplement que demain serait un autre jour. En attendant, il bailla à s'en décrocher la mâchoire. Sans vraiment prendre le temps d'enfiler son pyjama, il se glissa sous la couverture, à peine sa tête rencontra l'oreiller qu'il ferma ses yeux en se laissant bercer par le silence ambiant.
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Au petit matin, l'odeur du bon café l'avait réveillé, allongé sur le ventre il leva sa tête qui lui semblait lourde en cet instant, cherchant à savoir où il se trouvait. Il mit du temps à comprendre et la journée d'hier lui vint en pleine face. La tête encore plus lourde il la laissa retomber sur l'oreiller lâchant un gémissement plaintif étouffé par celui-ci.
-Qu'est-ce que j'ai fait, se murmura-t-il à lui-même en soulevant d'un geste brusque la couverture, l'envie de vider sa vessie se faisant pressante.
Après cela il s'habilla rapidement en fouillant dans l'armoire, là où ses affaires avaient été gentiment rangées par Derek.
Après avoir suivi l'odeur du café qui le guida au rez-de-chaussée, il trouva la cuisine et tomba sur un Derek qui préparait le petit déjeuner.
Même de dos Stiles retrouvait son Derek, cet homme était toujours aussi séduisant peu importe la tenue qu'il portait.
Alors que lui frissonnait et avait un pull en laine sur lui, Derek lui semblait avoir pris l'habitude d'affronter le froid simplement vêtu d'un tee-shirt et d'un bas de pyjama à carreaux vert kaki. Hum mise à part cette horrible couleur Derek était...Visiblement toujours parfait.
En parlant du loup, celui-ci s'était retourné face à lui tenant une assiette de bacon.
Rien que l'odeur du bon bacon cuit, bon dieu qu'il avait la dalle.
Souriant il salua Derek qui lui répondit :
-Bien dormi ?
-Super, ton lit est vraiment confortable, lui avoua Stiles alors qu'il s'installait à la table où le petit-déjeuner était servi.
Il frotta énergiquement ses mains sur son pyjama pour les réchauffer.
-Tu as froid ? Tu veux que j'aille allumer la cheminée ?
-Oh je veux pas ... Déranger, tu sais.
Il vit Derek lever les yeux au ciel et l'invita à se servir pendant que celui-ci allait mettre du bois dans la cheminée et l'allumer.
Il but son café tout en dégustant son bacon. Un pur délice, Derek s'en sortait également bien niveau cuisine.
-Meilleur bacon que je n'ai jamais mangé ! Se régala Stiles, tandis que Derek s'était joint à lui prenant son déjeuner aussi.
L'homme le remercia et ils mangèrent en silence. En terminant son café, Stiles regarda par la fenêtre de la cuisine sur le côté à sa droite.
Le temps était brumeux et froid, pour le moment mettre les pieds dehors n'était pas sa priorité. Cet endroit était visiblement magnifique de l'extérieur tout comme l'intérieur. Un vrai havre de paix.
Tout en jetant un regard rapide vers Derek qui mangeait son bacon, il pensait qu'il était temps de couper court à ce silence vraiment gênant quand même.
Ils devaient vraiment discuter de ce qui allait arriver par la suite. Ainsi, avoir des réponses à ses questions.
Posant sa tasse au ralenti, il prit le bout de sopalin pour essuyer sa bouche. Il inspira un bon coup avant de se lancer.
-Derek ?
L'homme releva ses yeux vers le mignon, ou l'ancien mignon, peu importe rien n'était encore décidé.
-Oui ?
-Je...C'est...Bon sang. Il soupira puis reprit tout en posant ses coudes sur la table rejoignant ses mains pour former un poing. Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi Peter m'a emmené jusqu'à... Toi ?
Stiles mordilla sa lèvre supérieure en attendant des réponses. Mais avait-il vraiment hâte de connaître le verdict finalement ? Toujours cette peur, ce moment qui vous prenait aux tripes en attendant une réponse fiable.
Il vit l'homme d'en face reposer sa fourchette, léchant ses lèvres avant de les essuyer avec le papier.
-Je sais pas Stiles, lui avoua enfin Derek, mais pas satisfait de sa réponse.
-Écoute, je suis désolé, mais j'y arrive pas, déclara Stiles en se levant de sa chaise prenant du recul.
Sa voix…Oh que non il n'allait pas craquer devant lui. Mais merde, il avait envie de crier, d'hurler toutes ses pensées négatives, Derek s'était aussi levé, inquiet de la réaction de Stiles.
-J'essaye de me retenir, mais c'est dur. J'ai besoin de le dire ! s'exclama-t-il reculant encore ses pas jusqu'à rencontrer un mur.
-Alors fais-le, lui dit Derek s'approchant du mignon qui secouait sa tête de gauche à droite comme s'il lui disait de ne pas s'approcher d'avantage.
-Pourquoi es-tu parti ? Sais-tu à quel point j'ai souffert de ton départ Derek ? Je t'avais avoué que je t'aimais et toi tu m'annonçais que tu partais ! N'avais-tu pas une once compatissante envers moi ? Comme un con j'y ai cru à tes belles paroles, cru en NOUS. Je...Putain je te déteste Derek, si tu savais à quel point je te déteste de m'avoir abandonné. Tu es un PUTAIN DE LÂCHE. Un connard.
Encore plus abattu, il ne sentit pas ses jambes flancher, le laissant choir au pied du mur.
La colère laissa place à la tristesse. La tristesse qui fracassa encore plus son cœur fragile.
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Alors heureux? frustré ?
A mercredi pour la dernière partie promis !
XOXO
