Chapitre 11 : Rebel Rebel – David Bowie
-Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler, Potter. Je suis venue vérifier si tout était en ordre dans les parages. Apparemment pas, mais on ne va pas vous déranger plus longtemps.
Elle était sur le point de faire demi-tour lorsque Mary la pris par le bras.
-Tu rigoles, lui murmura-t-elle, on a pas fait le tour du château pour rien, je veux au moins ma bouteille. Hé ! Vous avez pas vu une bouteille de Whisky-pur-feu par hasard ?
-Si, on en a ramené deux avec nous, répondit Black en levant la bouteille qu'il avait dans la main. T'en veux un verre ?
-Techniquement oui, mais faut que je retrouve celle que j'ai planquée l'année dernière avant de partir.
-T'as laissé de l'alcool ici ? T'es pas sérieuse, MacDonald !
-Quoi, je pouvais pas la ramener dans ma malle ! Mes parents m'auraient tuée s'ils l'avaient trouvée. Et tu l'achètes où tout ton alcool, hein ?
-Non pas que ça t'intéresse, mais...
-Bon, sérieux ! Vous allez pas rester plantées là devant la porte, si ? Venez vous asseoir, on mord pas sérieux, enfin ça dépend, hein Sirius, tu vas pas les mordre ? S'exclama James, avec un sourire qui lui paraissait suspect.
-Nan, ça devrait aller, je devrais pouvoir me retenir pour une soirée.
Marlene s'avança la première, tirant Mary par la manche. Lily se contenta de soupirer avant d'aller s'asseoir avec les autres autour de la table. Potter lui passa un verre, et Mary se mit à chercher sa propre bouteille, ce qui faisait beaucoup rire Peter.
-On est d'accord que demain matin on va tous être morts pour le cours de Métamorphose ? Demanda Marlene en se servant un verre.
-J'aime bien le challenge que ça apporte, moi, lui répondit Black en lui faisant un clin d'oeil.
-Quoi, ne pas se faire tuer par McGonagall parce qu'on s'endort en cours ? Pouffa Lily, avant de prendre la bouteille des mains de Marlene.
-En outre, ouais.
-Entre ça et le fait qu'il y a la première fête du club de Slug demain soir. Je sens que je vais pas rester vivante longtemps.
-Tu vas encore à ce truc là, lui dit Sirius, apparemment choqué. C'est un truc de snobs pas possible. J'ai l'impression d'être chez mes parents à chaque fois. C'est toujours superficiels. Les gens veulent savoirs quelles connections tu as et si oui ou non tu peux leur rapporter quelque chose. Avec James, on a vite abandonné.
-Surtout qu'il invitait pas Remus et Peter, je compte jamais y remettre les pieds.
-Peut-être, mais y a vraiment des gens cools. Pas vrai, Marlene ?
-Oh m'en parle pas j'y vais que pour l'alcool et la bouffe, moi, pouffa-t-elle.
-HA ! Je l'ai trouvée, la bougre ! Cria Mary en pratiquant une petite danse de la victoire, et en brandissant la bouteille haut dans les airs, victorieuse.
Lily éclata de rire, posant son verre sur la table avant même d'avoir pu se servir.
-Oh Mary, si tu savais comme je t'aime quand t'es bourrée, soupira Marlene en se retournant sur le banc pour l'atteindre avec le bras, afin de l'amener vers elle. Allez, pose tes fesses, et buvons, camarade !
-Enfin bref, continua Sirius, ça va pas te gêner qu'il y ait Snivellus demain ?
-Pourquoi ça me gênerait, répondit-elle un brin trop rapidement.
Elle avait senti son estomac se contracter, une boule se formant au fond de sa gorge.
-Bah il paraît que vous vous parlez plus, enfin c'est ce que m'a dit Remus, hein.
Elle jeta un air accusateur vers lui, il lui offrit un sourire désolé en retour.
-Je savais pas que c'était secret, lui dit-il.
-C'est pas grave, je t'en veux pas Remus. Enfin bref, non, ça ne me dérange absolument pas. Je le vois bien en cours, je n'ai pas de problème à le voir de loin. Du moment qu'il ne s'approche pas trop de moi, on ne risque rien.
-Question d'hygiène, c'est ça, lui souffla Marlene tout bas dans l'oreille. Elle lui donna un coup de coude dans les côtes en retour, ce qui fit rire Marlene, fière d'elle.
Elles se servirent alors des verres qu'elles burent immédiatement, et l'ambiance devint de plus en plus joyeuse, Lily riait aux éclats en essayant d'expliquer à Remus à quoi ressemblait Vernon, le copain de sa sœur, qu'elle avait rencontré l'été précédent. Il l'avait terriblement marquée, et elle ne comprenait pas ce que Petunia lui trouvait.
-Oh noon, non non tu comprends pas ! Il a une moustache énoooorme ! Et un cou de la taille de ma cuisse !
Elle voulait être sûre qu'il comprenne vraiment à quoi cela ressemblait, alors elle se mit debout sur le banc pour lui montrer sa cuisse.
-Regarde un peu, Réré ! Il a un cou comme ça ! Avec une tête toute rouge. Je crois que s'il sortait pas avec ma sœur, je l'épouserais direct ! Direct !
-Tu m'as appelé Réré ? Elle m'a bien appelé Réré, je suis pas fou ?
-Ca te va super bien, Réré, comme prénom, faut l'avouer, concéda Peter.
Lily se sentait aussi légère qu'une plume, et, perchée sur ce banc, elle avait l'impression de voler. Et c'est alors qu'elle s'apprêtait à « faire le grand saut » dans le vide, qui se trouvait en réalité à soixante centimètres sous ses pieds, qu'elle sentit des mains la retenir au niveau de la taille, la faisant sursauter.
-Woow ! Hé, doucement. Oh Potter sérieux ! Me touche pas.
Elle ne pouvait dire comment elle avait su que c'était James Potter qui la tenait, mais cela lui était venu instinctivement. Elle avait senti un courant électrique lui parcourir tout le corps, en partant de l'endroit où ses mains l'avaient touchée, la glaçant jusqu'aux os. Et, alors que sa tête lui tournait, elle fit demi-tour sur elle-même, pour se rendre compte que c'était effectivement lui. Elle ne l'avait même pas vu se lever du banc. Il la regardait avec l'air le plus meurtri du monde. Elle se dit qu'il devait bien se moquer d'elle. Il se mettait à la toucher, comme ça, sans lui demander son avis, et elle n'était pas supposée se défendre ? Et puis d'ailleurs, pourquoi lui avait-il posé les mains sur la taille ? Elle était tout à fait capable de descendre toute seule !
-Je voulais juste t'éviter de tomber, dit-il en levant les mains en l'air, comme pour lui prouver qu'il était inoffensif.
-Vous savez quoi, s'exclama Mary tentant visiblement de calmer les tensions, on va jouer à un jeu !
Lily se retourna sur le banc, sûrement un peu trop rapidement, se disait-elle, puisqu'elle trébucha, et serait tombée si James Potter ne l'avait pas rattrapée. Elle s'éloigna de lui aussitôt qu'elle eut repris son équilibre, avalant sa salive avec difficulté, et ne le regarda pas une seule seconde de plus. Cette table était tout bonnement fascinante. Ses mains aussi d'ailleurs. Tout était fascinant quand on voulait éviter de regarder quelqu'un.
-Merci, murmura-t-elle, alors qu'elle ne savait pas quoi faire de ses mains.
-Y a pas de quoi, lui répondit-il tout bas, avant de s'éloigner, laissant une vague de froid atteindre son corps, pour retourner s'asseoir sur son siège. Lily en fit de même, souriant avidement en direction de Mary.
-On joue à quoi ?
-Je pensais tout simplement à un action ou vérité, si ça vous tente...
-J'suis partant, lança Sirius en allumant une cigarette, faisant grimacer Lily au passage.
-À ton tour ! La pressa Sirius.
Il la regardait s'amuser, la scène toute entière lui paraissait être au ralenti, chacun de ses mouvements asthéniques s'enchaînaient dans une sorte de danse étrange, et il ne voyait plus d'elle que des flashs de couleurs. Que ce soit son pull bordeaux ou ses cheveux flamboyants, rien ne lui semblait réel. Il l'entendait rire alors qu'elle dansait dans les bras de Marlene. Rien n'était réel, se disait-il, parce qu'elle était bien trop belle, ce n'était pas possible, il était en train de rêver, encore une fois. Et puis, il entendit son prénom, aussi lointain qu'un souvenir oublié, et n'y prêta pas plus attention. Elle avait cette moue sur le visage, quand elle essayait de se concentrer sur quelque chose. Il regarda ce qu'elle faisait avec ses mains, elle était en train de tapoter nerveusement sur son verre...
-James ! Insista Peter. Action ou vérité ?
-Hein...? Oh, vérité !
-Trouillard, ricana Sirius.
-Ok, alors, euuh, le nom de la première fille que t'aies embrassé !
-Oh non, soupira Remus, il va encore nous ressortir son histoire sur la mystérieuse italienne qu'il a rencontré en vacances y a deux ans.
-Mais c'était vrai, bordel ! Je l'ai pas inventé !
-Moi je te crois, lui chuchota Sirius.
-Merci, enfin un vrai ami !
-La seule et l'unique fille que t'aies embrassé à ce jour, et on est même pas sûrs qu'elle ait réellement existé, sourit Remus.
-Tu peux parler, à part Rosmerta j'ai pas souvenir de t'avoir vu en pincer pour quelqu'un.
-C'est même pas la seule, en plus, grogna James tout bas.
Non pas qu'il veuille se vanter auprès des autres. Non merci. Certains détails de son passé n'étaient pas prêts d'être révélés à tout le monde. Certainement pas devant Lily Evans.
-Vous vous souvenez de Bertha Jorkins ? Dit soudainement Lily, le faisant presque sursauter. C'est pas ce qu'elle m'a dit à moi. Elle m'a dit une fois qu'elle t'avait vu embrasser sa pote Florence, affirma-t-elle en le montrant de la tête. Elle avait un air malicieux, et sourit grandement en voyant le choc qu'elle lui avait provoqué.
-Florence ? Florence qui ? S'exclama Sirius. J'ai pas souvenir d'une Florence, moi !
James se sentit rougir. Enfin, il n'était pas sûr que cela se voyait vraiment, il avait particulièrement bronzé cet été, mais la chaleur avait envahi ses joues en un instant. Il avait envie de cacher sa tête sous la table, histoire de disparaître rapidement. Il hésitait à s'emparer de sa cape d'invisibilité pour se faufiler hors de la pièce et ne plus jamais, ô grand jamais, revenir. Ils étaient tous bien trop ingrats et ne méritaient pas sa compagnie prestigieuse.
-C'est pas Florence Corner par hasard ? Elle était en septième année l'année dernière, suggéra Mary MacDonald.
Ses pensées n'étaient à présent qu'une litanie d'insultes diverses et variées qu'il s'empêchait de dire à voix haute. Ils semblaient préférer ignorer sa présence pour parler de sa vie privée juste devant lui. Cela le dérangeait moins, se dit-il entre deux gros mots, que de devoir participer à la dite conversation.
-Je vois toujours pas qui c'est, dit Sirius avant de vider son verre de Whisky-pur-feu.
-Mais si ! S'exclama Marlene. C'est pas la petite brune un peu rondouillarde qu'était à Serpentard ?
-Serdaigle, intervint MacDonald. Elle était à Serdaigle. Et elle était pas si rondouillarde que ça, hein.
-Et donc, l'interrogea Marlene, c'est vrai ou pas ?
Il finit son verre d'un cul sec, avalant avec difficulté, l'alcool lui brûlant la gorge, avant de parler.
-Ouais, dit-il, c'était après une fête du Club de Slug l'année dernière, celle d'Halloween, je m'étais engueulé avec Lucius Malfoy, qui l'avait insultée de Sang-de-Bourbe en apprenant que ses parents étaient Moldus. Après je l'ai fait sortir prendre l'air parce qu'elle pleurait et que j'étais énervé, et elle m'a embrassé pour me remercier. C'était pas franchement romantique.
-Oh c'est celle que j'ai loupé parce que c'était à nous de faire des rondes avec Remus. Paraît qu'il avait invité Ambrosius Flume et que du coup y avait plein de bonbons, dit Lily, l'air attristé.
Cela le fit rire aux éclats.
-Bon donc, ça veut dire que c'est à moi de jouer ?
-Ouais vas-y, approuva Marlene, la tête posée sur l'épaule de Mary.
-Evans, lança-t-il, pas vraiment sûr de lui. Action ou vérité ?
Elle le fixa avec intensité pendant quelques secondes, hésitant clairement. Cela le rassurait un peu. Il ne savait pas encore ce qu'il pourrait possiblement lui demander de faire ou d'avouer. Bien sûr les possibilités étaient techniquement infinies. Mais en réalité, la peur de la gêner, de l'insulter ou de l'énerver d'une quelconque façon l'empêchait de prendre une décision immédiate.
-Action, dit-elle enfin, un léger sourire étirant ses lèvres.
Elle avait l'air sûre d'elle à présent. Il déglutit difficilement, expirant par à-coups succins, l'air qu'il avait emprisonné dans ses poumons un peu trop longtemps. Il ne savait pas quoi dire, par cet enfoiré de Merlin. Il devait improviser, et vite. Il scruta les objets aux alentours, jaugeant rapidement ce qu'il pouvait potentiellement utiliser.
-Alors, euh, Evans, tu dois finir la bouteille de whisky-pur-feu d'un cul sec.
Elle était largement entamée, il estimait qu'il n'en restait plus qu'un quart à l'intérieur. Mais c'était quand même beaucoup trop pour une seule fois. Il allait la tuer. Merlin qu'il était bête. Il se maudissait d'être aussi stupide. Il n'y avait rien, en soi, de bien vexant ou insultant dans un tel acte. Mais il se disait que c'était trop, il n'avait pas réussi à trouver quelque chose de plus original en si peu de temps. Il s'apprêtait à lui dire de ne pas le faire et qu'il allait trouver autre chose quand elle prit la parole.
-D'accord, dit-elle calmement.
-Oh non, soupira Marlene, elle va être complètement pétée. Après c'est moi qui doit m'en occuper.
-Hé ! Protesta Lily, je sais très bien m'occuper de moi toute seule.
-T'en fais pas, rit MacDonald, je t'aiderai à la ramener.
-Vous n'avez aucune confiance en moi, franchement, ça me déçoit.
C'était tout à fait faisable, se disait-elle. Il fallait simplement qu'elle ne se mette pas à vomir devant tout le monde. Oh, par Merlin ce qu'elle allait être saoul. Mais qu'advienne que pourra. Elle était une Gryffondor, et fière de l'être, et elle ne reculerait jamais devant un défi quel qu'il soit.
Elle prit donc la bouteille, ouvrit le bouchon, porta le goulot jusque ses lèvres et but le tout aussi vite qu'elle put. Elle regrettait déjà sa décision quand elle sentit la brûlure de l'alcool dans sa gorge. Potter avait vraiment envie de la voir souffrir. Elle continua de boire malgré tout. Elle ne pouvait pas lui donner la satisfaction de la voir échouer. C'est probablement ce qu'il attendait d'elle. Alors elle finit la bouteille, la reposa lourdement sur la table, et repoussa les cheveux, qui lui étaient tombés devant les yeux, en leur soufflant vaguement dessus. Les bras étendus devant elle, les mains fermement plantées sur la table, la tête légèrement penchée, tentant de se remettre de ses émotions, elle leur lança un regard empli de fierté.
-Alors, Potter, tu dis quoi là hein ?
Il ne répondit pas. Ils la regardaient tous, médusés, avant que Peter ne se mette à l'applaudir. Elle se mit à rire incontrôlablement et fortement. Elle avait dépassé le stade « pompette » et était officiellement saoul. Le verdict était tombé.
Après ça, la soirée passa beaucoup plus vite qu'elle ne l'aurait souhaité, elle riait aux éclats quasiment constamment. Elle était en train de raconter à Remus la fois où elle était censée faire sa ronde du mercredi soir avec lui, comme toutes les semaines l'année passée, mais il était malade, et elle avait juré apercevoir un chien dans le château. Personne ne l'avait crue, les chiens étaient après tout interdits à Poudlard. Mais il n'empêche que cette bestiole ressemblait à s'y méprendre à un gros chien noir.
-Je te jure Remus, il était énorme, genre ça pouvait pas du tout être un chat.
-Euuuh, les gars, je voudrais pas pourrir l'ambiance, mais je crois que y a Chourave qui arrive, dit Peter, levant les yeux d'un bout de parchemin qui lui paraissait étrangement grand.
-Comment tu sais ? Demanda Mary, étonnée.
-Pose pas trop de questions McDonald, on sait c'est tout. Faut se bouger, aller, vite.
S'en suivit un « et merde » collectif. Ils se levèrent tous très rapidement, faisant disparaître en un coup de baguette tous les éléments possiblement incriminants se trouvant autour d'eux. Ils sortirent pratiquement en courant, et Lily pouvait sentir l'adrénaline parcourir ses membres. Elle avait envie de rire, fort et haut, mais elle se retenait, de peur que quelqu'un ne les entende. Au détour d'un couloir, elle faillit tomber, ses pieds ne sachant plus vraiment comment se coordonner. Elle faillit également tomber dans le vide en remontant les escaliers. Qui, par Merlin, n'étaient pas du tout prévu pour la survie des étudiants de Poudlard un peu éméchés. Mais elle se doutait bien qu'il devait y avoir un sortilège qui faisait qu'on ne pouvait pas vraiment tomber dans le vide. Il faudrait qu'elle consulte son ouvrage de L'Histoire de Poudlard pour voir ce qu'il en était.
Profitant de leur fuite précipitée, ils étaient à présent très clairement en train de se battre pour arriver le premier dans la salle commune. Elle faillit gagner, mais Remus fut beaucoup plus rapide qu'elle. Elle se dit qu'il ne pouvait pas être humain, il était bien trop doué, et puis que c'était parce qu'il avait des jambes bien plus grandes que les siennes. Le fourbe. Ils arrivèrent enfin devant le tableau, à bout de souffle, les joues rougies, elle s'était laissée glisser le long du mur pour s'asseoir sur le sol quelques instants. Elle riait, sans vraiment savoir pourquoi, pendant que les autres tergiversaient pour savoir qui avait le bon mot de passe.
Le verdict était aucun. Ils étaient tous bien trop pompettes pour se rappeler du vrai mot de passe. Jusqu'à ce que Lily se mette à énumérer la liste des mots de passe de ces six dernières années, qu'elle avait retenus au fil du temps.
-Alors, Choipeaux Magique ? Bananes flambées ? Alea Jacta Est ?
Elle voyait la Grosse Dame qui commençait à s'énerver, et puis, d'un seul coup, l'illumination.
-Oh, oh ! Je sais ! Cave Canem ? C'est ça, hein, évidemment !
La Grosse Dame se contenta de renifler d'un air dédaigneux avant d'ouvrir le passage. Lily prit bien soin de faire une révérence devant les autres, alors que Marlene et Lily faisaient semblant de se prosterner devant elle, avant d'entrer.
Ce n'est que lorsqu'elle ne se trouva assise sur les toilettes qu'elle ne se rendit compte d'à quel point le lendemain matin allait être difficile.
Et il le fut. Par Merlin qu'il le fut.
