Chapitre 11 : Naïfir et Protection

Vers la fin du repas, le professeur MacGonagall se leva et s'approcha de la table de sa maison et plus particulièrement de Harry.

- Potter, le professeur Dumbledore souhaiterait vous voir pour vos cours.

- D'accords professeurs, répondit le Gryffondor.

Le professeur s'approcha de Ron lui dit quelques mots qui le figèrent, puis il sortit de la grande salle pour se rendre dans son bureau. Harry regarda la table des professeurs et constata que Dumbledore n'était pas là. Il devait sûrement l'attendre déjà. Harry se leva et sortit de la Grande Salle, il se dirigea vers le bureau directorial. Il se demandait quel était le mot de passe pour que la gargouille le laisse passer. Mais en arrivant, il s'aperçut que la gargouille était ouverte Il monta les marches de l'escalier pour se retrouver devant la porte du bureau qui était légèrement ouverte. Il entra, des souvenirs ressurgirent, il se voyait dans ce bureau en seconde année après la première attaque, il le revoyait après avoir tué le basilique. Puis l'année dernière quand le père de Ron s'était fait attaqué et quand il était revenu directement du ministère après la mort de Sirius. Dumbledore était derrière son bureau il était en train de lire un épais livre. Harry observa le livre, les pages avaient jaunies suite à l'altération du temps. La couverture de cuir commençait à partir en lambeau. Il était ouvert au milieu et il semblait intéresser vivement Dumbledore qui s'était complètement absorbé dedans. Il lisait avec une loupe comme si les caractères étaient si petits que même l'œil le plus exercé n'arrivait pas à lire. Harry sourit en pensant qu'Hermione serait folle de joie de l'avoir entre les mains. Harry s'était fait la remarque que plus le livre était gros, vieux et usé, plus Hermione en raffolait. Il s'approcha du bureau du directeur sous les regards des directeurs qui faisaient semblant de dormir dans leur fauteuil. Harry aperçut un vieux directeur farceur faire une partie de cartes avec trois autres. Le premier avait un air sévère et très strict, le deuxième souriait avec un sourire intéressé, visiblement son jeu était très satisfaisant. Le troisième avait retourné ses cartes et il observait les autres par-dessus ses lunettes en argent. Quand au quatrième, il semblait rire, il était coiffé d'une calebasse les cheveux blancs bouffant de chaque côté. Harry s'approcha du tableau et constata que ce joueur avait dissimulé des cartes dans le dos, et pas n'importes quelles cartes ! Des roi et des reines ! Le joueur sérieux regarda Harry avec un air interrogatif et se leva. Le sourire du quatrième disparut subitement. Le sérieux contourna la table et les joueurs.

- PAR SAINT GEORGES ! FURIAN ! TU AVAIS PROMIS !

Le joueur sérieux tira les cartes du dos de Furian et les jeta sur la table, sous les rires amusés des autres.

- Calmes toi Negillus tu sais que l'on ne peut rien attendre des Serpentard ! Clama le joueur qui avait retourné ses cartes.

Cette déclaration réveilla les autres directeurs et chacun allant de son commentaire.

- Les Serpentard sont respectables contrairement à certains Gryffondor !

- Et les Serdaigles on ne vous a pas déplumé !

- Ah Rien ne vaut les Poufsouffle !

- Ah ouais ?

Les directeurs s'invectivaient tout en brandissant leurs baguettes.

- Allons voyons du calme, annonça la voix de Dumbledore.

Les échauffourées se calmèrent, chacun reprit sa place. Dumbledore regardait Harry qui s'était retourné.

- Et oui même chez les directeurs les combats entre maisons est d'actualité.

Harry regarda le directeur, il avait refermé le livre et la loupe était posée dessus. Un joyeux trémolo se fit entendre, Harry sourit au majestueux phénix qui était perché juste à côté du directeur.

- Phumseck est heureux de te revoir, traduisit Dumbledore.

- Je pense qu'en plus il sent le lien qui le relie à moi.

Dumbledore sourit.

- Justement je vous t'en parler. Rya m'en a parlé un peu, il ne sait pas tout et j'en sais moins que lui.

Harry eut un sourire énigmatique.

- Pour une fois où c'est moi qui mène le jeu, murmura Harry.

- Méfies toi Harry, quand on est le maître du jeu, nos actes ont plus d'importance que la normale, prévint Dumbledore.

Harry regarda le directeur avec suspicion.

- Je sais que tu es un enfant des flammes.

- Vous avez autorisé ma mère à ce que je le devienne.

- Pas vraiment, répondit Dumbledore en souriant. Vois tu je savais à ta naissance que tu serais quelqu'un de très spécial. En fait tu étais déjà enfant des flammes, j'ai autorisé ta mère à renforcer cette certitude. Mais passons, ce pourquoi je t'ai appelé c'est pour l'occlumencie.

- Je m'en doutais.

- Je le sais, quand Voldemort t'a attaqué, je voulais t'emmener ici où je pouvais opérer de manière efficace. Mais tu as utilisé tes compétences pour te protéger.

- Effectivement j'avais dressé une barrière de flamme entre Voldemort et moi-même.

- Mais Rya m'a raconté le pourquoi de sa présence ici, il ne m'a pas dit en face qu'il comptait sur toi pour récupéré le collier de Shiva, mais je sais qu'il te respecte trop pour te le demander.

Harry sentait la colère monter en lui, on ne s'occupait de lui que pour un but précis.

- Mais vois tu, il sait que lui même il n'y arrivera pas à le récupérer. C'est pourquoi il espère que tu y arriveras. Personnellement je pense que tu ne devrais pas refuser son aide, car il est capable de beaucoup de chose. Mais pour revenir à l'objet de cet entretien. Depuis cette fameuse nuit, je pensais que tu n'avais pas besoin de cours d'occlumence, mais le problème du collier de Shiva remet en question cette affirmation.

- Attendez, coupa Harry. Si vous êtes entrain de me demander de continuer l'occlumencie…

Harry regarda le regard de son directeur, ce dernier était hésitant, indécis et un peu déçu.

- …Sachez que je comptais vous le demander.

Le regard de Dumbledore s'illumina.

- Je suis très fier de toi Harry. Mais quelque chose me trotte dans la tête, murmura Dumbledore.

Harry se demandait à quoi pouvait bien penser Dumbledore.

- Je peux revoir ton tatouage ?

Harry défit sa chemise afin que le directeur puisse bien examiner une certaine partie du dessin et il n'était pas le seul.

- Vois tu j'ai ressorti ce livre.

Le directeur désigna l'épais volume sur le bureau.

- Il traite de tout ce qui est magie du feu. En aucun cas il parle de serpent, or sur ton dessin il y en a un de dessiné.

- Oui c'est Naïfir, répondit Harry.

- Naïfir ? S'étonna Dumbledore.

Harry parut surpris, Dumbledore ouvrit le livre et commença de son doigt fin à parcourir les lignes, puis il se mit à sourire.

- C'est très intéressant.

« Naïfir ou maître du feu : Protecteur des flammes vives et éternelles. On l'associe avec Prométhée qui ramena le feu sacré de l'Olympe, aucun artefact ne résiste à cette flamme personne et aucun objet ne peut contrer ou maîtriser la flamme éternelle. Naïfir peut apparaître sous diverse forme, phénix, lion, aigle, souris… Personne ne connaît véritablement sa forme originelle, et personne ne sait si on peut l'approcher, et encore moins si on peut l'apprivoiser. On le représente sous la forme d'une flamme rouge, pure et chaude, on ne peut le maîtriser »

- Qu'est que cela signifie ?

- Je n'émets que des suppositions, le cobra que tu as rencontré est la flamme originelle, éternelle. La forme dans laquelle elle s'est présentée à toi est assez spéciale. Dans ce livre on trouve tous les animaux qui portent le feu en eux, Phénix, Lion, Rayuroplanis, Cerf. Mais nulle par on parle de serpent. J'imagine que c'est sa forme originelle, le faite que tu sois un enfant des flammes t'a permis de le rencontrer.

Harry ne dit rien il buvait les paroles de Dumbledore, puis il se souvint de l'épisode du feu au milieu de la maison qu'est ce que ça signifiait ?

- Nous ne trouverons pas toutes les réponses ce soir, je te propose de t'entraîner en occlumencie.

Harry s'assit sur une chaise, le directeur se leva et s'approcha de l'élève.

- Bien je ne te cache pas que j'ai peur que Voldemort en profite.

- Je suis prêt répondit Harry.

- Légilimens, lança Dumbledore.

Harry voyait défiler ses souvenirs, la fois où Vernon l'avait enfermé dans le placard sans lui donner à manger. Il fixait le plafond d'un air absent, puis il se revit chevauchant Buck au dessus du lac. Puis les souvenirs changèrent, il était au ministère au département des Mystères, il revoyait la salle demi-circulaire, les mangemorts étaient là, il observait plus exactement une scène, une femme aigri par les années à Azkaban se battant contre un homme aux yeux bleus sombres, les cheveux noirs pendant. Ce dernier souriait amèrement. La femme hurla et un sort sortit de sa baguette, l'homme se décala et tomba derrière le voile. Harry ferma les yeux mais les souvenirs continuaient de défiler, il n'arrivait pas à bloquer son esprit. Puis ce fut le flou puis le noir.

Harry se réveilla Dumbledore était en train de réfléchir, dès que Harry ouvrit les yeux Dumbledore tourna la tête et se mit à sourire.

- Je n'ai pas réussi, se désola Harry.

- Ne le crois pas, je n'ai pas pu voir ce que je voulais, je n'ai pu me cantonner que sur certains souvenirs. C'est un bon début…

- Mais insuffisant, coupa Harry. Je veux recommencer.

- Tu es sûr ? On peut arrêter pour ce soir.

- Non je veux continuer, je dois apprendre et être prêt.

- Entendu, répondit Dumbledore. Legilimens !

Harry reçut le sort, les souvenirs commencèrent à défiler, il était dans la cabane hurlante face à Sirius Black, Remus Lupin et Peter Pettigrew. La rage l'emporta, son esprit dévia sur la fois où il était en colère dans son placard il fixait le plafond d'un air rageur. Harry se concentra sur ce souvenir là, regarder le plafond ce souvenir n'avait aucun secret.

Puis lentement le plafond se troubla pour se retrouver devant une cheminée, le feu était intense, la chaleur apaisante. Il était assis dans un fauteuil confortable.

- Maître, murmura une voix plaintive.

- Lucius votre fils m'a profondément déçu !

Harry regarda ses mains, elles étaient blanches et très maigre.

- Maître, il ne nous posera plus aucun problème.

- Il y va de ton intérêt. S'il est le premier les autres suivront, mais s'il nous échappe, c'est toute la bergerie qui ne rentra pas. Lucius, c'est ta dernière chance.

- Il me suivra de gré ou de force !

- Bien, Queudver ?

- Oui maître geint un mangemort rabougris.

- Le collier de Shiva est très utile, Potter ne peut plus rien pour moi. Je récompense toujours ceux qui me sont fidèles.

Harry ressentit une immense haine en regardant Pettigrew.

- Maître ? S'inquiéta le mangemort.

Harry venait de se saisir de sa baguette et a pointait sur Peter et se préparait à lancer un doloris bien senti.

- Potter ! S'écria Voldemort.

Harry sentit comme une douleur lui traverser la tête.

- N'essaie même pas le feu, ricana Voldemort.

Harry sentait que la douleur devenait plus profonde plus poignante. Il commençait à avoir froid. Il voulait sentir la chaleur sur sa peau.

- Ça ne servirait à rien Potter !

Harry ne l'écoutait pas il essayait de se concentrer mais c'était très difficile. Voldemort en profitait pour visiter ses souvenirs.

Harry bloqua ses souvenirs sur la vision du plafond, le plafond se transformait irrémédiablement en voile derrière lequel tombait Sirius.

- Comme tu peux le contaster, c'est de ta faute si tes parents sont morts, si ton parrain est mort.

- Non tout cela est la faute de ce sale rat ! Hurla Harry.

La haine emplit le Gryffondor, jamais il n'avait ressentit une telle haine même pas envers Ombrage ou Rogue. Sa haine ne cessait de grandir de devenir plus forte, plus froide et plus destructrice. Il reprit sa baguette et la pointa sur Pettigrew.

- Endoloris !

Un sort jaune sortit de la baguette de Voldemort et se dirigea vers Pettigrew, ce dernier lança un protego, mais la haine de Harry était tellement précise, imposante, déroutante qu'elle perça le sort de protection et percuta l'ancien maraudeur. On entendit ce dernier hurler comme jamais. Harry sentait une joie immense à le faire souffrir, lui faire payer toutes ses trahisons. Mais Voldemort reprit contrôle de son corps, et commença à entrer dans celui d'Harry qui était épuisé.

- Alors Albus.

Ce dernier avait arrêté son sort, il voyait bien qu'Harry avait pénétré dans l'esprit de Voldemort. Maintenant Harry avait les yeux rouges et ses pupilles étaient une fente.

- Tu ne renonces pas à me tuer ? Ricana Harry

- Tu n'as jamais compris Tom qu'il y a des choses pires que la mort.

Harry ne voulait que ça recommence, il se devait de réussir cette fois, le froid l'engourdissait, il se concentra bloquant son esprit sur le plafond nu de la cage d'escalier chez les Dursley. Il se concentra, … chaleur … flamme … chaleur…

- Tu n'y arriveras pas Potter, je suis le plus puissant le plus fort.

Harry se concentra de plus belle, il devait montrer de quoi il était capable, il se devait de se prouver qu'Albus lui avait fait confiance. Que la prophétie était vraie.

Il sentit comme un obstacle, il s'ingénia à le détruire, une énergie entra en lui redonnant vigueur et maîtrise. Mais il suffisait que ce n'était pas assez, pas suffisant, il devait une fois pour toute éjecter Voldemort de sa tête.

Dumbledore se mit à sourire, le visage de Harry devenait plus Gryffondor, les yeux devenaient verts. Mais ce vert était très attirant, magnifique, comme deux émeraudes, brillantes et pures. Le directeur remarqua comme des petites flammes qui dansaient. Harry sentait les flammes en lui, il commença à danser, il sentit une douleur qui l'envahissait, cette douleur était perçue par Voldemort. Harry vint à la conclusion que la douleur qu'il ressentait provenait du côté Voldemort qui sommeillait en lui. Si il arrivait à augmenter suffisamment cette douleur peut être que Voldemort sera expulsé. Il se concentra s'appliquant à la danse des flammes, lancinantes, répétitives. Il se laissait aller aux mouvement des flammes. La douleur n'arrêtait pas de monter. Elle était devenue tellement forte que Voldemort s'était mis à crier, Harry criait aussi, il devait continuer. Il voyait les flammes sur ce plafond, Harry se mit à hurler, mais était ce réellement un cri ? Il lui semblait que c'était plutôt un rugissement, ceux-ci devinrent plus forts plus fréquent. Harry se mit à exécuter physiquement la danse, ses doigts traçants des lignes rouges incandescentes. Dumbledore s'était reculé dans le coin le plus éloigné d'Harry. Les tableaux regardaient à la fois apeurés et émerveillés par ce qu'ils voyaient.

Un garçon maigre mais musclé complètement nu, ses habits ayant pris feu avaient disparu dansait sur un rythme que lui seul connaissait, ses yeux étaient deux émeraudes étincelantes et pures où brillaient des flammes lumineuse. La cicatrice en feu, il dansait traçant de ses doigts des cercles de feu, il se mit à hurler de plus en plus fort, hurlement qui se transformèrent en rugissement terrifiant. Dumbledore était certain que les murs en avaient tremblés, que les pierres avaient bougées. Dumbledore ferma les yeux, il ressentait toute la fournaise qui émanait de l'élève. Jamais il ne s'était trouvé en face d'une telle chose. Il remarqua que le fauteuil avait pris feu sous cette chaleur dégagée. Fumseck se mit devant son maître pour le protéger. Dumbledore regarda la main droite de Harry il y distinguait quelque chose, comme une queue de serpent. Mais ce n'était pas précis et le regard de Dumbledore se dirigea vers le dos d'Harry. Deux immenses ailes de dragons rouges vifs prenaient naissance au niveau de ses omoplates. Les ailes s'agitaient dans tous les sens, Harry continuait de danser, son visage se transformait lentement, on y voyait un museau, des crocs. Harry rugissaient toujours, il envoyait au sol tout ce qui avait le malheur de passer à proximité de ses bras. Dumbledore prit conscience qu'il n'avait plus Harry devant lui, mais un animagus pas formé, un fauve qui voulait sortir du corps d'Harry mais qui n'y arrivait pas, un fauve hors contrôle.

Harry sentait qu'il avait perdu le contrôle de son corps, il pensait que c'était Voldemort, il se concentra encore plus sur cette douleur, il entendait le cri de Voldemort. Il y était presque, il se devait de continuer d'aller jusqu'au bout. La douleur se fit sentir puis explosa dans son corps son rugissement fut le plus terrible, jamais il n'avait autant souffert. Mais aussi fulgurante que fut la douleur elle disparut rapidement il sentait qu'il se détachait de Voldemort, mais c'était différent de la première fois. Cette fois ci il était libéré, il ne ressentait plus la douleur, elle était partie. La partie de Voldemort qui était en lui était partie. Il savait que c'était fini de leur liaison elle n'avait pas résisté à la douleur, la liaison était cassée, Harry savoura ce moment, comme si le temps était suspendu, puis lentement il se laissa aller il s'affala au sol sous les yeux admiratif de Dumbledore. Les attributs du fauve commencèrent à s'estomper pour disparaître. Le directeur goûtait maintenant à la douce quiétude du sommeil d'Harry. Désormais ses nuits ne seraient plus des cauchemars.

- ALBUS !

- PROFESSEUR DUMBLEDORE !

- OUVREZ !

Le directeur fit apparaître une couverture qu'il déposa sur le corps tremblant de Harry. Puis il s'assit derrière son bureau et du regard ouvrit la porte.

- Albus, s'écria MacGonagall.

Elle n'était pas seule, les autres professeurs responsables étaient venu voir, mais ils se figèrent face au spectacle qui se présenta à eux. Harry couché sur le sol recouvert d'une couverture au milieu d'un chaos sans nom et Dumbledore assis derrière son bureau et qui les regardait avec son air amusé.

- Que c'est il passé ? Murmura MacGonagall.

- Il ne faut pas contrarier Harry Potter durant ses séances d'occlumancie.

MacGonagall afficha une mine choquée.

- Albus !

- Minerva, Harry vient de remporter une grande victoire sur le Seigneur des Ténèbres.

Rogue ne disait rien, il regardait dubitatif le Gryffondor au sol, comment un simple élève pouvait il battre le mage noir le plus puissant ?

Dumbledore retourna dans ses pensées, des questions subsistaient, le mystère s'épaississait, Harry était ce que l'on appelait un enfant des Flammes, de plus il avait rencontré le Seigneur du feu originel. Mais quels étaient les liens avec ce qui venait de se passer ?

- Severus pouvez vous emmenez Harry à l'infirmerie je vous prie ?

Rogue marmonna quelque chose avant de faire apparaître un brancard dans lequel vint se poser le corps d'Harry.

Quand le maître des potions et Harry disparurent, la directrice adjointe se tourna vers le directeur.

- Albus nous avons entendu des rugissements de colère de fauve.

- Effectivement Minerva nous avons un fauve en liberté dans l'école, annonça le directeur en souriant.

- Albus ! Tança MacGonagall.

- Ne vous inquiétez pas, il est sous contrôle maintenant. Pouvez-vous dire à Rya que j'aimerai le voir ?

Rogue entra dans l'infirmerie, devançant le brancard où reposait Harry.

- Professeur qu'est ce que c'était ? S'inquiéta Pompom.

- Juste un cours qui a dégénéré, répliqua sèchement le professeur.

- Mais que lui est il arrivé ? Demanda Pompom en voyant Harry.

- Pour cela allez le demandez à Dumbledore, annonça durement Rogue.

Le professeur se retourna et sortit de la salle. S'il était resté il aurait vu le tatouage qui ornait le torse de Harry, les couleurs étaient éclatantes, magnifiques, Pompom resta admirative durant quelques secondes. Puis son instinct de médicomage prit le dessus et elle s'afféra dans les armoires. Si elle s'était retournée elle aurait vu que les yeux du rayuroplanis et du cobra brillaient d'une intensité irréelle.