Coucou tout le monde !
Note : l'auteure vous avertit qu'il y a une surprise dans ce chapitre, mais de ne pas vous inquiéter, ce n'est pas fait au hasard !
Sinon, je commence à réviser pour des exams blancs qui arrivent, ce qui fait que la semaine prochaine et celle d'après, un seul chapitre par semaine (le dimanche) pour pouvoir me laisser le temps de bosser !
caro2875 : Merci pour ta review ! Effectivement, Hermione en femme fatale, c'est quelque chose !
Bonne lecture !
Alice.
Je regardais le plafond, essayant de ne pas faire de bruit. La respiration de Malfoy était toujours régulière, ce qui voulait dire qu'il était a priori toujours endormi.
A côté de moi. Dans son lit. Nu.
Mais comment est-ce que c'était arrivé ? J'aurais pu me gifler. J'avais été si déterminée à ne pas laisser mon désir pour le Préfet en chef aller trop loin.
En gros, on avait été aussi loin qu'on le peut.
Je fermais les yeux et appréciais momentanément mes souvenirs. Son corps sur le mien, les étincelles que je sentais là où nos peaux se touchaient, les étoiles dans les yeux...
Je secouais la tête. NON. Stop Hermione.
Mais sérieusement, ce n'était pas pour rien qu'on l'appelait le Dieu du Sexe de Serpentard.
Je regardais son visage. Avec ses yeux fermés et sa bouche un peu ouverte, il avait l'air plus innocent que je ne l'avais jamais vu.
Je dus retenir un grognement. Malfoy, innocent, c'était quand même une idée.
Ce n'était pas que je regrettais ce qui s'était passé, décidais-je. Je l'avais voulu, pas juste sur le moment, mais depuis des semaines. J'avais aimé. Et je doutais sincèrement que ça rende les choses embarrassantes entre Malfoy et moi. Ça avait juste été gênant avant ça parce que qu'on avait évité ça. Maintenant qu'on l'avait fait, les choses reviendraient à la normale.
Non, je m'inquiétais de ce qui se passerait si quelqu'un découvrait ce qui s'était passé.
Harry et Ron me renieraient sans remords. Je grognais. J'avais dit à Ron la veille que je ne couchais pas avec le Serpentard. Il penserait tout de suite que je leur avait menti depuis le début. Il le verrait comme la trahison ultime.
Harry aussi. Il se sentirait blessé, trahi. « C'est un Mangemort, Hermione. Comment peux-tu, après tout ce qu'ils m'ont fait, ce qu'ils nous ont fait ? » Je pouvais pratiquement l'entendre le dire.
La plupart des élèves de l'école exploseraient, ce n'est pas la question. Les Gryffondor me haïraient, tout comme ils rejetteraient la faute sur les Serpentard. Je ne savais pas, par contre, comment ces derniers réagiraient. Ils étaient si imprévisibles. Les Poufsouffle essaieraient de calmer les choses, mais eux-même en parleraient. Les Serdaigle essaieraient de me psycho-analyser.
Merde.
Il n'y a que Blaise qui serait content. Il ferait probablement une fête. Il accrocherait une banderole dans leur Salle commune disant Ils ont finalement succombé à la tension sexuelle ! Et il inviterait tous leurs amis.
Putain de merde.
A côté de moi, j'entendis Malfoy commencer à remuer. Je commençais immédiatement à paniquer. Sans autre option, je fermais juste les yeux encore une fois et tentais même de mimer une fausse respiration.
Il n'y eut pas un bruit pendant quelques secondes.
-Je sais que t'es réveillée, Granger.
-Bordel, marmonnais-je.
Il rit. Je me retournais et le regardais. Il avait un éclat étrange dans les yeux.
-Est-ce que tu faisais genre que tu dormais ?
-Je sais pas, fis-je en haussant les épaules. J'ai paniqué.
-Pourquoi ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
Je m'asseyais, prenant le drap pour me couvrir la poitrine. Ce qui était ridicule étant donné qu'il l'avait déjà vue, enfin, plus que vue, mais ça n'est pas le sujet.
Je passais la main dans mes cheveux ébouriffés.
-Je ne sais pas comment faire pour le lever gênant du lendemain matin.
Il s'assit, lentement.
-Est-ce que c'était ta première fois ?
-Non, bien sûr que non, gloussais-je. Mais avec les autres gars, Jean et Olivier, c'était différent. Je n'ai pas passé la nuit chez eux, pour une fois. Je n'ai pas été ennemie avec eux pendant des années. C'est juste différent maintenant.
-Pourquoi ? demanda-t-il encore, plus doucement cette fois.
Il leva la main et passa la jointure de sa main sur mon bras, me faisant frissonner.
-Parce que c'est nous Malfoy. Il ouvrit la bouche pour se défendre, mais je le devançais. Pas le truc Gryffondor contre Serpentard. Ni le Sang-pur contre Née-mordu. C'est juste nous. On est infiniment différents. Hier, on est allés au Bal avec des personnes différentes, pour l'amour de Merlin !
Il me regarda pendant une seconde. Je n'avais jamais vraiment remarqué à quel point ses yeux étaient gris.
-Le Bal n'était rien, dit-il, tu y es allée avec Blaise en amis, et j'y suis allé avec Astoria en...moi-même.
Il bafouilla sur Astoria. Je changeais de position pour lui faire face.
-Et à propos d'Astoria ? demandais-je, penchant la tête.
Ma poitrine s'était remplie d'une émotion bizarre.
-Rien, dit-il, ses yeux baissés. Rien à propos d'Astoria.
-Tu mens, réalisais-je. Ses yeux s'écarquillèrent. Allez, Malfoy. C'est pas comme si je ne pouvais pas le dire. Je te connais, après tout.
-C'est rien, Granger, dit-il, empressé. Juste une lettre que j'ai eu l'autre jour.
-Pourquoi tu recevrais une lettre parlant d'Astoria ?
Il ronchonna. Il devint clair que je ne lâcherais pas l'affaire.
-Mes parents veulent que je sois avec elle.
L'émotion bizarre m'emplit encore la poitrine.
-Oh, répondis-je, pas sûre de quoi dire. Eh bien, ça m'importe peu, du moment que tu n'es pas avec elle en ce moment. Je n'ai pas envie d'être l'autre femme. Et tes parents n'ont pas vraiment leur mot à dire en ce qui concerne avec qui tu devrais être.
Il m'observa.
-Granger, est-ce que tu sais comment fonctionnent les relations dans la société Sang-pur ?
-Je ne savais pas qu'il y avait un livre de règles, déclarais-je en secouant la tête.
-Eh bien il y en a un. Et la règle la plus importante, c'est que les parents choisissent avec qui tu es.
Je fus silencieuse.
-Je ne comprend pas.
-Granger, les mariages sont arrangés, soupira-t-il.
Mon cœur rata un battement.
-Alors la lettre que tu as reçue...
-Je suis fiancé à Astoria, acquiesça-t-il.
Ma bouche s'ouvrit en grand. Je clignais plusieurs fois des yeux. Est-ce que je rêvais encore ?
Ce n'était pas ce que j'espérais qu'un homme dise après s'être réveillé à côté de moi dans le lit.
-Et tu le savais hier soir ? lui demandais-je, la voix étrangement sous contrôle.
Il hocha la tête.
-Et t'as couché avec moi parce que...
Il me regarda droit dans les yeux.
-Parce que je le voulais. Plus que je n'ai jamais voulu faire quelque chose avant.
Ses mots me réduisirent au silence.
Tu ne peux pas ignorer quelque chose qui est juste sous ton nez.
J'ouvris la bouche pour répondre, quand j'entendis du bruit en bas. C'était le portrait qui s'ouvrait.
-Hermione, Draco, vous êtes là ?
Blaise.
Putain de merde de bordel de merde.
Je regardais Malfoy, paniquée. Je vis ma peur se refléter dans ses yeux. Nous regardâmes activement autour de nous pour une sortie. C'est là qu'on l'entendit monter l'escalier.
-On est dans la merde, grogna Malfoy, se recouchant.
Je n'eus même pas la chance de répondre avant que la porte ne s'ouvre.
Blaise se tint là pendant trois secondes à assimiler la scène : Malfoy et moi tous les deux nus, enroulés dans des draps fins, dans le lit de Malfoy.
Puis il fit le sourire le plus grand que j'ai jamais vu.
-Bah bordel ça vous a pris du temps.
Malfoy le fusilla du regard.
-Est-ce que tu veux quelque chose en particulier, Blaise ?
-Non, répondit-il, s'adossant au chambranle de la porte. Je me demandais où vous étiez.
-Pourquoi tu t'en préoccupe ? criais-je.
-Oh, je ne m'en souciais pas, dit-il. Mais Potter et la Belette ont flippé toute la matinée parce que tu ne t'es pas encore montrée.
-Quelle heure il est ? demandais-je, cherchant une horloge des yeux.
-Midi, répondit aussitôt Blaise.
-Quoi ?! criais-je. Comment ça se fait qu'on ait dormi si longtemps ?
-Bah je serais crevé aussi après ça, gloussa Blaise.
Je lui lançais un regard meurtrier.
-Où sont Ron et Harry ?
-Devant le portrait.
Je clignais des yeux.
-Maintenant ?
Il hocha la tête.
-J'étais le seul à connaître le mot de passe mais je n'ai pas voulu les laisser entrer.
Je relâchais ma respiration, que je ne m'étais pas rendu compte que je retenais.
-Oh, Blaise, je pourrais t'épouser.
-Eh bien on dirait que t'es déjà occupée avec un autre gars.
Je recontrôlais ma voix.
-En fait, il va épouser quelqu'un d'autre.
Blaise se figea.
-Quoi ?! s'exclama-t-il, regardant Malfoy.
-Je le laisse t'expliquer pendant que je vais prendre une douche rapide, fis-je en me levant et en m'entourant d'un drap.
Alors que je me dirigeais vers la porte, Malfoy m'appela.
-Granger !
Je me retournais lentement. Il ouvrit et referma rapidement la bouche. Ses yeux étaient plus vulnérables que jamais. Il repoussa ses cheveux blonds de son visage.
-Oui, Malfoy ? demandais-je à voix basse, regardant le sol, parfaitement consciente que Blaise nous observait avec un œil de faucon.
-Je suis vraiment désolé.
Je grimaçais pour rien.
-Pourquoi ça m'importerais ? Ma voix avais l'air fausse. Ça n'a jamais été autre chose d'autre que ce que ça semblait être.
Il grimaça à mes mots. Je secouais la tête, essayant d'ordonner mes pensées. Je me retournais et allais vers ma chambre.
Je laissais tomber le drap au sol et marchais jusqu'à la douche. Je tournais le robinet et entrais. L'eau brûlante sur mon visage me fit du bien. Je pris plusieurs inspirations pour me calmer.
J'attrapais un loofa et commençais à me frotter la peau. Plus je le faisais, plus je me sentais sale. Je ne pouvais retirer l'odeur de Malfoy de ma peau.
Et j'imagine que je l'aurais dans la peau pendant encore longtemps.
Il était fiancé. A Astoria Greengrass, rien que ça. Je la connaissais : snob, ayant toujours le nez en l'air. Eh bien il y avait une raison à ce qu'elle soit la meilleure amie de Pansy.
Et il l'avait su. Il ne l'avait pas su quand on s'était embrassés pendant l'entraînement, mais il l'avait su hier soir. Il savait qu'il était fiancé, mais il avait quand même couché avec moi. Je ne savais pas comment le prendre.
Mais c'était une histoire d'un soir. C'était juste pour relâcher la tension, se débarrasser de la gêne entre nous. Évidemment que le sentiment dans ma poitrine quand je l'avais vu disparaîtrait.
Il devrait disparaître.
Je sortis de la douche. J'enroulais mes cheveux dans une serviette, et retournais dans ma chambre. J'enfilais un pyjama et descendis.
La porte de la chambre de Malfoy était fermée. J'entendais seulement une conversation assourdie. Les mots n'étaient pas clairs.
Je descendis l'escalier et traversais la Salle commune. Je pris une profonde inspiration en arrivant au portrait. Je pouvais entendre des voix de l'autre côté.
J'ouvris la porte.
Harry et Ron étaient là, plongés dans une discussion. Quand ils entendirent le portrait s'ouvrir, ils se tournèrent vers moi.
-Qu'est-ce qui t'a pris si longtemps ? demanda Ron, accusateur.
Mes yeux se fixèrent sur Ron.
-J'étais dans la douche quand Blaise est arrivé. Il a attendu que je sorte avant de me dire que vous étiez là.
Le mensonge sortit facilement de ma bouche et dans l'air. J'étais choquée. Même pas trois mois plus tôt, je n'aurais pas pu faire ça. Ma voix aurait tremblé, j'aurais ri. J'attendis une seconde.
Et je ne ressentais pas de culpabilité non plus.
Harry frappa Ron à la tête. Il se tourna vers moi alors que l'autre jurait fort.
-Désolé pour lui, Hermione, il ne voulait pas être aussi grossier.
Je croisais les bras et regardais mes deux meilleurs amis.
-Est-ce qu'il y a une raison particulière à ce que vous soyez là ?
Ron soupira, maintenant qu'il avait fini de jurer.
-On est venus pour...euh...on est venus pour...
-S'excuser, termina Harry, jetant un regard noir à Ron. On est venus pour s'excuser. On a agi comme des connards hier soir au Bal. On sait que tu ne nous mentirais jamais, et tu n'as pas besoin de nous dire tout ce qu'il se passe. C'était pas grave que tu danses avec Malfoy. On est vraiment désolés d'avoir dramatisé.
Je leur lançais un regard dédaigneux. Puis je soupirais.
-Vous savez que je ne peux pas vous en vouloir pour toujours.
Harry se fendit d'un sourire. Je le fusillais du regard.
-Ce qui ne veux pas dire que vous êtes entièrement tirés d'affaire.
-Je sais, répondit-il. Mais on le sera.
Je levais les yeux au ciel.
-Laissez-moi sécher mes cheveux. On pourra buller.
Je retournais en courant à la Salle commune et dans les escaliers. Je lançais ma serviette dans ma chambre. Sur le chemin du retour, je m'arrêtais et regardais la porte de Malfoy pendant une seconde. Les voix s'étaient tues.
Secouant la tête, je passais devant et descendis les escaliers.
A la fin de la journée, je retournais à la Salle commune. J'étais épuisée. Les Gryffondor avaient organisé un tournoi collectif de Bataille explosive. J'avais été éliminée au cinquième tour quand Colin avait eu une main chanceuse. Il s'était presque auto-explosé d'excitation.
Je passais le portrait. La pièce était faiblement éclairée. Quelques-unes seulement des bougies étaient allumées, tremblantes d'une douce lueur contre les murs. Il y avait une flamme basse dans la cheminée, avec des braises brûlantes.
Malfoy n'était pas là.
Je me laissais tomber dans le canapé. Il y avait une couverture dessus. Je m'enroulais à l'intérieur et attrapais un livre. Il était si captivant que je n'entendis même pas le portrait se rouvrir.
-Granger ? demanda sa voix, aussi douce que les bougies dans la pièce.
Je regardais par-dessus le canapé. Il se tenait dans l'entrée. Ses cheveux blonds étaient ébouriffés. Il avait d'énormes cercles noirs sous les yeux.
-T'as l'air affreux, dis-je, en m'immobilisant en fait.
Il me regarda.
-Merci, Granger, sa voix transpirant le sarcasme. Comme si je ne savais pas.
Je roulais des yeux et retournais à mon livre.
-Je t'ai cherchée toute la journée, continua-t-il, venant vers moi et s'asseyant dans un des fauteuils en face.
La lumière de la cheminée illumina encore plus la pièce, mettant son visage dans l'ombre.
-J'étais dans la Salle commune de Gryffondor, répondis-je, tournant une page du livre. Tournoi de Bataille explosive.
-Ah, dit-il doucement. C'est pour ça que je ne te trouvais pas.
Je soupirais et fermais le livre.
-Tu voulais me dire quelque chose ?
-Je voulais parler de la nuit dernière.
L'atmosphère de la pièce changea du tout au tout.
-Et ? répondis-je, la voix plus sèche que je ne l'aurais voulu.
Il soupira, et se passa la main dans les cheveux.
-Je sais que j'aurais dû te parler à propos d'Astoria. Ce n'était vraiment pas la bonne chose à faire. Mais tu dois comprendre, être avec Astoria n'est pas mon choix. Ce n'est pas la pire fille avec qui je voudrais être, mais ce n'est définitivement pas la meilleure. Ce n'est pas elle que j'aurais choisi.
-Qui aurais-tu choisi ? demandais-je, ma curiosité prenant le meilleur de moi-même une fois de plus.
Il me lança un des regards les plus intenses que j'ai jamais vu.
-Je te le dirais quand je saurais.
Je frissonnais.
Il brisa notre contact visuel.
-Mais j'aurais dû être honnête avec toi hier soir. Je n'ai juste pas pu m'en empêcher, mon Dieu t'avais l'air si belle au Bal, et tu étais si franche quand on était tous les deux. Je pouvais juste pas m'arrêter...il bafouilla sur la fin, regardant le sol.
Mon cœur tressautait alors que je le regardais, essayant de dire les bons mots. J'ouvris ma bouche et la refermais aussitôt.
Je n'arrivais pas à dire les bons mots non plus.
Mais je le devais. J'inspirais profondément.
-Malfoy, commençais-je. Son nom de famille sonnait bizarre sur ma langue. Tu n'as pas à t'inquiéter de ne pas être honnête avec moi. Honnêtement je m'en fous. C'était bizarre de dire ça aussi. Ce qui s'est passé n'était qu'un coup d'un soir, n'est-ce pas ? Ça ne voulait rien dire. On est toujours amis, mais maintenant on s'est débarrassés de la tension. Je ne pensais pas recommencer, donc ça m'importe peu que tu épouses Astoria.
Ça sonnait vraiment bizarre sur ma langue.
Il me regarda pendant une seconde. Je ne pouvais voir l'expression sur son visage à cause de l'ombre.
-Parfait alors, dit-il. Ça sonnait comme une réponse à un arrangement. Du moment qu'on est sur la même longueur d'ondes.
-On l'est, dis-je, pétrifiée.
-Alors j'imagine que je vais aller me coucher, dit-il en se levant. Je ne pouvais toujours pas voir son visage. Bonne nuit Granger.
-Bonne nuit Malfoy.
Alors qu'il s'en allait, je sentis un sentiment bizarre dans la poitrine. Peut-être que c'était ce que j'avais dit. Mais pourquoi ? C'est la vérité.
J'en étais sûre.
Le lendemain, j'étais assise à la table de Gryffondor dans la Grande Salle. Harry, Ron et Ginny avaient un de leurs débats typiques sur le Quidditch. Je fixais mon bol de porridge.
Juste à ce moment-là, la salle se tut. Je levais les yeux pour voir la source du silence.
Malfoy venait d'entrer, Astoria à son bras. Tout le monde les regardait. Je sentis encore ce sentiment étrange dans la poitrine.
Harry leva la tête et se retourna.
-Vous avez entendu ? Apparemment Malfoy et Greengrass sont fiancés.
J'acquiesçais.
-C'est vrai.
Mes mots eurent pour effet d'accentuer le sentiment étrange. Ils me regardèrent tous les trois, perdus.
-Les gars, je vis avec Malfoy. J'apprends des choses.
Ils hochèrent la tête, acceptant mon explication.
Ginny regarda aussi, et siffla à voix basse.
-Je sais pas pour qui j'ai le plus pitié. Malfoy, pour devoir s'occuper d'Astoria et sa merde, ou Astoria, pour devoir s'occuper de Malfoy.
-Astoria évidemment, répondit Ron, tendant la main pour un autre bagel. Tout ce que Malfoy a à faire pour l'apaiser c'est de lui donner des gallions pour du shopping. Mais Malfoy va la tromper tous les jours jusqu'à la fin de leur vie.
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Ma voix était plus tranchante que voulu.
Ron sembla un peu désorienté, mais il me répondit quand même.
-Bah regarde toutes les filles qui observent Malfoy et Astoria en ce moment.
Je regardais. Des filles de toutes les Maisons dévisageaient le nouveau couple, leurs yeux fixés sur leurs bras croisés.
-Ça, mes amis, continua Ron, c'est totalement et complètement de l'envie. Chaque fille ici est envieuse d'Astoria. Ce qui veut dire qu'elles veulent Malfoy. Quel mec refuserait toutes les filles qui essaient de l'avoir, à Poudlard et dans le monde magique ? Honnêtement, je serais surpris qu'il tienne une semaine.
Mes oreilles bourdonnèrent dès la fin du monologue de Ron. Je ne fis même pas attention à la dernière phrase. Mon esprit était focalisé sur un mot en particulier qu'il avait exprimé.
Envie.
C'était ce sentiment que je sentais dans mon estomac. C'était ce que je ressentais quand j'entendais le nom d'Astoria.
Complète et totale envie.
Péché numéro trois, à vos marques, prêts...
Bien, qui a envie de me tuer ? *part se cacher en courant*
Non sérieusement, ça ne pouvais pas être aussi facile ;) dites-moi ce que vous en avez pensé dans vos reviews !
Prochain chapitre (dimanche donc) : la surprise de celui-ci n'est rien comparé à ce qui va suivre...
Merci encore à tous pour les reviews/follow/favoris, ça me fais super plaisir ;)
Alice.
