Bonsoir chers lecteurs ! Merci d'être aussi nombreux à suivre la fiction, même si je ne reçois que peu de reviews.

Un grand grand merci à ceux qui ont pensé à m'en envoyer une, ainsi qu'à tous ceux qui ont aimé ou follower l'histoire. La relation entre Severus et Hermione commencera au prochain chapitre.

Bonne soirée à tous et bonne lecture !

A très vite !

IV


Chapter 11

Dans les semaines qui ont passées depuis mon expérience très proche avec la mort par le venin d'Acromantule, et je n'ai été seule avec Snape que deux fois. Non seulement je dois faire avec l'embarras de l'avoir embrassé mais aussi avec le fait qu'il m'a vu sans haut ! Je n'arrive presque plus à le regarder en face en cours de Défense Contre les Forces du Mal, alors faire des potions avec lui… Et bien sûr, lui n'a laissé paraitre aucune trace d'embarras, ou n'importe quelle autre émotion. Merlin, j'aimerais qu'il puisse m'apprendre comment ne pas sentir ou m'inquiéter de ce que les autres pourraient penser.

Je jette un coup d'œil au couloir avant de donner le mot de passe au corbeau. Je connais l'emploi du temps de Snape par cœur ce qui fait que je sais quand le moment est le plus propice pour l'éviter. Je devrais avoir affaire avec lui tôt ou tard mais après notre dernière rencontre, je choisis tard.

Juste comme je le suspecte, le laboratoire est vide. Snape a un cours du soir et ensuite il passe généralement son vendredi à noter des copies pour qu'il puisse avoir le week-end de libre pour faire des potions tranquillement. J'ôte rapidement l'information de mon esprit je ne devrais même pas savoir ça, mais il l'a mentionné quand il m'a donné accès pour la première fois à ses labos, et grâce à mon excellente mémoire, je dois me forcer pour l'oublier.

Je pose mes affaires sur ma station de travail et m'attache à préparer des potions simples en marmonnant dans ma barbe. C'est plus facile de faire ça avec Snape parti il ne peut pas me distraire. Cependant, il parvient à m'aider à me concentrer autant que le fait la préparation des potions- juste dans un sens complètement inapproprié. Je rougie en me rappelant le rêve qui hante toujours mes heures de sommeil. Les choses qu'il dit, les choses qu'il fait…

Un bruit sourd me fait sortir de mes pensées, ce qui est surement pour le mieux. Frustrée, je retourne mon attention vers les potions. Peeves a probablement juste fait tomber une peinture du mur à nouveau. Après un moment, ma potion est finie et je la mets dans différentes fioles avant de nettoyer ma paillasse. Je note les ingrédients que j'ai utilisé et dépose la liste avec de l'argent sur la station de Snape. Je lance mon sac sur mon épaule et sort du laboratoire mais quelque chose me fait trébucher sur mon chemin et je tombe sur les genoux. Quand je me tourne, mes yeux s'agrandissent.

« Professeur Snape ? »

Il est couché sans connaissance sur le sol avec les yeux fermés. Je m'approche et secoue son épaule.

« Professeur Snape, vous m'entendez ? »

J'ôte ma main et retiens un cri en la trouvant humide de sang. Je me dépêche de me relever et pousse la porte du labo avec mon sac. Utilisant un charme de lévitation, je soulève Snape vers la pièce. Je transforme une des stations de travail en canapé comme il l'avait fait avec moi et le pose gentiment dessus. J'enlève mon sac et ferme la porte. Je retourne à ses côtés et le regarde franchement de haut en bas. Je ne peux pas voir de blessures sur son visage ou son cou, ce qui signifie que je vais devoir enlever sa chemise.

« Je suis vraiment désolée pour ça », dis-je en pointant ma baguette vers lui et en un mouvement, j'enlève ses robes noires et sa chemise, le laissant uniquement en pantalon. Je détourne le regard et me secoue. « Franchement, Hermione, il t'a vu sans un haut, ce n'est pas si mal. »

Je le regarde plus attentivement. Une coupure longue et hideuse court de son épaule gauche vers sa hanche droite. Son sang rouge et épais est un contraste frappant avec le teint de sa peau. Un rapide charme de nettoyage enlève le sang séché et nettoie la coupure. Je le laisse quelques instants pour me précipiter vers la réserve et cherche, en pleine panique, parmi toutes les étagères, la potion dont j'ai besoin. Potion de régénération sanguine et une potion de revigorante, cherche Hermione ! Trouvé ! Je me dépêche de retourner à ses côtés et lui ouvre la bouche, lui versant d'abord la potion de régénération sanguine dans la gorge. Je dois d'ailleurs la lui masser pour le faire avaler et répète le processus avec la potion revigorante.

« Ok, nettoie la blessure, donne lui des potions et maintenant, je dois lui mettre un pansement, » je me marmonne à moi-même.

J'invoque des bandages et commence à lui couvrir manuellement sa blessure. J'attrape ses hanches et le soulève légèrement pour pouvoir passer le tissu dans son dos à chaque passage. C'est un travail lent, car je veux être persuadée que le bandage tiendra. Quand j'atteins son épaule, j'attache la bande sur elle-même pour qu'elle reste fermée et me dépêche de m'éloigner de lui. Je ne sais pas s'il a des blessures sur les jambes, mais l'idée de lui enlever son pantalon me fait rougir.

Je m'assieds sur le sol à côté de lui et ne peut empêcher mes yeux de tomber sur la marque des ténèbres sur son avant-bras gauche. Elle est sombre et ressors sur la peau de Snape. Je vérifie que ses yeux soient bien fermés avant de me redresser un peu et de prendre son bras dans ma main. J'inspecte la marque, notant chaque courbe et sommet que je peux y trouver. Avec hésitation, mes doigts tracent le contour de la marque avant de toucher fébrilement le crane pour découvrir qu'il est légèrement surélevé. Je suis la ligne du serpent qui sors de la tête du crâne, jusqu'à ce que, lui aussi, s'arrête.

Je relâche son bras, mais garde sa main dans la mienne. Je trace des cercles sur sa peau avant de suivre des lignes imaginaires sur sa paume et ses doigts. Sa peau est douce et lisse sous mes doigts exactement comme elle l'est dans mes rêves.

Je rougie, mais je ne lâche pas sa main. J'enlace nos doigts et pose ma tête sur l'accoudoir du canapé. J'autorise mes yeux à se fermer et j'exhale profondément.

« J'avais cru comprendre que les étudiants dormaient dans leurs dortoirs à Poudlard. »

Je lève rapidement la tête et trouve Snape entrain de m'observer avec ses yeux noirs sans fonds. Il n'a pas l'air fâché ou ennuyé. En fait, il n'a franchement pas l'air de grand-chose. Je laisse rapidement tomber sa main et me lève pour ne plus être aussi proche de lui. »

« C'est le cas, je… je voulais juste être sure que vous alliez bien. »

Il acquiesce, le regard dans le vide et grimace en essayant de s'asseoir.

« Monsieur, je pense vraiment qu'il faudrait que vous- »

« Arrêtez de parler, Miss Granger. » dit-il. Il siffle en terminant son mouvement et se relaxe contre l'accoudoir. Il souffle bruyamment par le nez et ferme les yeux.

« S'il vous plait, donnez-moi une autre potion revigorante de ma réserve. »

J'acquiesce et me détourne pour m'éloigner de son regard dur. Je me dépêche de retourner vers la pièce à potions et attrape une nouvelle fiole, ainsi qu'une autre de régénération sanguine pour être sûre. Quand je retourne vers Snape, il grogne à la douleur que lui cause le fait d'essayer d'enfiler une chemise blanche.

« Laissez-moi vous aider. »

Ses yeux se dirigèrent vers les miens, sa bouche n'est plus qu'une mince ligne.

« Professeur, s'il vous plait. »

« Très bien, » répond-il rapidement.

Je place les fioles sur la paillasse la plus proche et traverse la pièce pour le rejoindre. Il a réussi à passer son bras dans une des manches. Je m'assieds à ses côtés sur le canapé, réajuste la chemise et l'aide à passer l'autre manche. Je place le col et ne le regarde pas tandis que je boutonne la chemise. Je peux sentir le battement de son cœur et entendre sa respiration lente. Je dois me concentrer pour ne pas trembler.

« Je suppose que nous sommes quittes maintenant, » dit-il quand je m'éloigne. Lorsque je lui lance un regard confus, il hausse un sourcil et fait un signe vers nos poitrines.

Je rougie instantanément et m'occuper en allant chercher les potions.

« Dans quel état étais-je quand vous m'avez trouvé ? »

« Uh, vous vous êtes évanoui devant la peinture. Je partais quand j'ai trébuché par-dessus vous. »

« Vous avez trébuché sur moi ? »

Je rougie encore plus. « Eh bien, je ne regarde pas forcément vers le sol quand je marche. »

"C'est vrai," Il prend les fioles de mes mains et les avales chacune en une gorgée. « J'apprécie le fait que vous ne m'ayez pas emmené à l'infirmerie, Madame Pomfresh peut être très… curieuse quand il s'agit de savoir la cause des blessures d'un de ses patients, ou tout du moins, elle l'est avec moi, et c'est une histoire que je préfèrerais ne pas avoir à lui raconter. »

« En toute franchise, monsieur, je ne vous y ai pas emmené pour la même raison qui fait que vous ne m'y aviez pas conduit. »

« Oh ? » dit-il en haussant un sourcil. « Et quelle raison serait-ce ? »

« Vous auriez dû expliquer comment vous m'avez trouvé et ce qui m'est arrivé. Je pense que vous ne vouliez pas que les autres professeurs, Madame Pomfresh ou qui que ce soit d'autre, ne soit au courant du fait que vous m'avez donné l'autorisation d'accéder à votre laboratoire et que vous préparons des potions seuls tous les deux. Je comprends que des élèves soient seuls avec leurs professeurs pendant leurs retenues mais je crois que certains membres du personnel seraient particulièrement contre notre arrangement. Si je vous avais apporté à l'infirmerie, j'aurais dû expliquer comment je vous ai trouvé et où je me trouvais. »

« Laissez-moi voir si j'ai tout compris, Miss Granger, » dit Snape, grimaçant en se réassayant dur le canapé. « Vous avez l'impression que je vous ai guérit, ici, moi-même, pour ne pas avoir à expliquer à Madame Pomfresh que je laisse une étudiante utiliser, non seulement mes laboratoires privés mais également certains des ingrédients les plus dangereux connus du monde humain ? »

« Oui, Monsieur. »

D'un air dédain, il ajoute. « Et je pensais que vous étiez en effet la sorcière la plus intelligente de votre âge. »

Est-ce que c'était un compliment ? Ça avait l'air d'un compliment. Et d'une insulte.

« Monsieur ? »

« Je vous ai soigné ici moi-même, Miss Granger, parce que je ne faisais confiance à personne d'autre, -même la personne en charge de soigner toutes les blessures et maladies- pour prendre soin de vous. Je trouve cela… » Il s'arrête, cherchant le mot juste. « Je trouve que vous n'êtes pas d'une compagnie complètement déplaisante, ni même une totale idiote comme la majorité des étudiants de cette école. »

« Mais, j'ai agi de manière totalement inappropriée envers vous avant les vacances ! Je ne peux certainement pas être considérée d'une compagnie aussi déplaisante puisque j'ai fait … eh bien… ça. »

« Essayiez-vous de rendre votre compagnie déplaisante ? »

« Non ! Merlin non ! »

Il secoue sa main comme si cela expliquait tout. Je mords ma lèvre inférieure de peur et d'embarras.

« Donc… je n'aurais pas de problème pour… vous avoir embrassé ? »

« Non. Pourquoi, vous pensiez en avoir ? »

« Honnêtement oui. Je veux dire, je vous ai embrassé sans votre permission, c'est de l'harcèlement sexuelle et- "

« Ce n'est pas considéré comme du harcèlement sexuel si c'est voulu. »

« Voulu ? »

« Franchement, Miss Granger, est-ce que je dois vous l'épeler ? Si vous pensez que je n'ai pas apprécié ou voulu que cela arrive, j'ai bien peur que vous manquiez cruellement de bon sens. »

« Mais…Mais je pensais… »

Snape soupire, « Je ne suis tout de même pas assez misanthrope pour ne pas apprécier un bon baiser quand l'occasion se présente Miss Granger. J'ai agis de la manière dont j'ai agis parce que je suis votre professeur. Tout mouvement ou geste que je puisse avoir à votre égard, qu'il soit romantique ou non, brise non seulement la loi dans notre monde mais également celle du monde Moldu. Vous n'êtes pas encore majeure, dans aucun des mondes. De plus, j'ai environ vingt ans de plus que vous et… »

« Dix Sept. J'ai eu dix-sept ans le 19 Septembre Monsieur. J'ai un an de plus que ceux de mon année. »

Il me regarde un moment avant de secouer la tête. « La logique reste la même, Miss Granger, vous êtes mon étudiante. »

« Mais vous avez apprécié ? »

Snape roule ses yeux noirs. « Oui, jeune fille insupportable, j'ai apprécié. »

« Et vous n'êtes pas fâché contre moi ? »

« Je commence à être ennuyé par vous, » murmure-t-il, « Mais non. Je ne suis pas fâché. »

« Et je n'aurais pas de problèmes ? »

« Pour l'amour de Dieu, Miss Granger ! »

« Je suis juste pointilleuse ! »

Il me fixe à nouveau. « Je ne suis pas fâché contre vous. Vous n'aurez pas de problèmes. J'ai apprécié le fait de vous embrasser. Est-ce que vous avez d'autres questions dont les réponses bien qu'évidentes doivent vous être expliquées ? »

« Je peux recommencer ? »

Je pose violemment ma main sur ma bouche et sent mon visage devenir rouge vif. Je ne voulais pas dire ça à voix haute ! Snape me regarde, le visage dénué de toute émotion. Pas même la plus petite touche de surprise. Damnez-le pour être capable de faire ça.

« Répétez ça ? »

« C'est juste sortit tout seul… Je ne voulais pas dire ça, je vous le jure ! »

Il sourit à mon désemparement, le bâtard. « Même si je suis flatté que notre baiser semble avoir été mutuellement appréciable, je décline votre offre. »

« Oh. D'accord. »

Je me sens déçue et rejetée, mais franchement qu'étais-je supposée ressentir ? Même si j'ai posé la question sans vraiment y penser, j'ai toujours envie de l'embrasser. Et de faire plusieurs autres choses aussi…

« Je crois que des explications sont nécessaires, » dit Snape.

Je le regarde avec des yeux anxieux tandis qu'il grimace et se relève. Il reste sans bouger pendant un moment et fixe son regard sur le mur derrière moi pour garder son équilibre. Puis, il se met à marcher à pas lents vers moi. Je recule involontairement et me retrouve coincée entre lui et la table derrière moi. Son corps ne me touche pas, en fait il est à plusieurs centimètres de moi mais son regard perçant me fige sur place.

« Qu'est-ce que je viens de faire ? »

« Vous vous êtes approché de moi ? »

Il roule des yeux. « Oui, mais qu'est-ce que je viens de faire ? »

« Um, vous avez dit que je ne peux pas vous embrasser à nouveau ? » Mon visage devient chaud. Pourquoi continue-t-il à m'embarrasser de la sorte ? Ce n'est pas juste !

« Bien. Qu'est-ce que je n'ai pas dit ? »

« Je ne suis pas. »

Snape roule ses yeux noirs et recule d'un pas. « Réfléchissez-y, Miss Granger. Prenez ça comme un devoir votre date d'échéance est dans une semaine. Maintenant, si cela ne vous dérange pas, je suis exténué et je voudrais me retirer pour la soirée. Bonne nuit, Miss Granger. »