J'ouvris péniblement les yeux et je regardais ce que m'offrait mon champ de vision, autrement dit : ma tête me faisait horriblement souffrir et j'avais l'impression que mon corps était paralysé. Dans un effort, je tournai la tête sur le côté et découvrit que j'étais allongée dans le salon des Mikealson.

"-Tu devrait boire un peu d'eau, ça te ferait du bien me conseilla la voix calme d'Elijah qui venait d'entrer dans le salon.

-Qu'est-ce qui s'est passé? Demandais-je.

-Tu as fait un malaise lorsque tu as vu Niklaus... jouer avec quelqu'un me répondit-il en cherchant ses mots.

-Sympa son jeu, c'était quoi? Hunger Games? Dis-je d'un ton cynique en prenant le verre qu'il me tendait."

Il sourit à ma remarque et m'aida à me redresser.

"-Pourquoi j'ai si mal à la tête?

-Tu es tombée sur le sol fait de pierre m'apprit-il.

-Suuuuper. Dis-je ironiquement."

Au bout de quelques minutes, la douleur disparut et je soupçonna l'ainé des Originels de m'avoir aidé avec son sang sur ce coup-là. Après avoir annoncé que j'allais me reposer dans ma chambre, je m'installa sur le lit pour avoir LA conversation avec Jeremy. Depuis la veille, la scène de notre baiser défilait dans ma tête et je ne pouvais pas laisser la situation comme cela.

"-Salut Jer, c'est Veronica... Dis-je après qu'il ait décroché son portable.

-Hey l'entendis-je répondre. Comment ça va?

-Bien merci et toi?

-ça va."

Le silence ce fît entre nous deux. Je me mordis nerveusement la lèvre et repris.

"-Je t'appelais pour te parler d'hier après-midi.. je suis sincèrement désolée d'avoir réagit comme ça. ça m'a surpris et je savais pas quoi faire..

-Et tu as cru que partir en courant était une bonne solution? Dit-il en finissant ma phrase puis ria.

-C'est un peu près ça..

-Je dois t'avouer que j'ai un peu flippé sur le coup.

-Désoléeee dis-je en m'allongeant afin de fixer le plafond. Je voulais pas que tu te fasse de fausses idées. J'ai vraiment aimé notre baiser même si cela m'a surprise. Mais je ne sais pas si je suis prête à me mettre en couple en ce moment.

-Pourquoi? me demanda t-il surprit.

-J'en sais rien. Tout va trop vite et ça me fait peur avouais-je.

-Donc, ce n'est pas un non?

-Pardon?

-Si on prenait notre temps, tu serait prête à sortir avec moi?

-Je.. euh.. Oui. Répondis-je franchement."

Il eut la galanterie de changer habilement de sujet et ainsi, la conversation continua pendant une dizaine de minutes.

Ensuite, je pris en main le journal de Kol et repris ma lecture :

Ville de Pétra, an 1125

L'Orient est agréable. Le sang coulent à flot puisque les gens ont une faible résistance à ma persuasion, surtout les femmes.

(Note de 2013 : Quelques siècles plus tard, Tirso de Molina s'est inspiré des légendes à mon sujet pour écrire le mythe de Don Juan, trop chou mon petit Momo.)

Rien ne me déplait ici, rien mis-à-part Izia. Premièrement, son prénom m'était insuportable. Rien que le son des cette unique consonne et des ces trois voyelles me donnait envie de rompre les cordes vocales à quiconque oserait les prononcer. Deuxièmement: elle était insensible à mes pouvoirs de séduction, ceci incluant la compulsion (autant dire que je touchais le fond). J'avais tout essayé, j'avais utiliser toutes les possibilités de la conquérir. Je ne m'étais jamais senti autant rabaissé.
Comment résister à ce corps sculpté dans le derrière exquis d'Apollon? Cela me dépassait.

Ainsi, me retrouvais-je réduis à lui faire la cour, tel un humain. En peu de temps je devenais le polisseur officiel des sols de Pétra, toujours là à poser un genoux à terre lorsqu'Izia passait. Et c'est qu'elle marchait, cette dévergondée (Note de 2013 : les termes couillone/demeurée/abrutie/connasse/catin conviendraient mieux.)
[...] Avec le temps, j'arrivais à me rapprocher d'elle et elle tomba (doucement mais sûrement) dans mes bras, berceaux de l'envoûtement.[...] J'avais aussi appris comment elle avait pu m'être impassible; elle portait une bague qu'elle lavait à la veine de vénus. (Note de 2013 : Forcément, même avec les cheveux long j'étais canon !)
Izia me parlait depuis un moment de vouloir tout partager avec moi avant d'aller plus loin. Selon elle, la sécurité passait avant tout. J'aurais accepter toutes ses conditions pour atteindre mon but, vraiment. Nous nous sommes donc retrouvés il y a quelques jours, à l'abris de regards indiscrets.
Elle commença son discours par "Je sais qui tu es vraiment". J'allais lui sauter au cou quand elle déclara "Tout ce que tu es c'est un homme courant après les femmes..." et elle poursuivi son discours.
Elle s'appelait en réalité Uzza (quand je croyais qu'on ne pouvait pas faire pire..). Elle se prenait pour une déesse arabe puissante comme trois mammouths et fertile comme une grenouille.
Elle pleurait ses anciens fidèles qui s'étaient rebellés contre elle, elle pleurait car elle se retrouvait déchue, condamnée à posséder un corps d'humaine.
Je me surpris en train de fixer sa gorge battante puis plus rien. Je repris conscience quelques semaines après, en Inde.
C'est à partir de ce moment là que je me suis découvert une passion pour les tarées lunatiques et suicidaires. Elles sont bien plus amusantes à démembrer."

Eh bien, ce passage était beaucoup moins macabre que le précédent et visiblement, Kol Mikealson avait de l'humour lorsqu'il était bien levé. Dommage qu'il soit mort, je pense que je m'aurai bien entendu avec lui. Entre tordus, ont se comprend bien. Je rangea l'énorme bouquin sous le lit lorsque Klaus entra.

"-Bonjour Sweetheart ! Dit-il en souriant.

-N'essaie pas de m'attendrir avec des "sweethearts" Klaus ! Dis-je en croisant les bras. Je suis très en colère contre toi.

-Qu'est-ce que j'ai encore fait?

-Je me suis évanouie à cause de toi !

-Le jour de ton arrivée, tu es morte, ensuite en arrivant ici, tu as vu un cadavre et je n'ai pas compté le nombre de fois ou tu nous a vu nous nourrir. Je pensais que tu était habituée ! Dit-il en haussant les épaules.

-Grâce à toi, tout mes rêves sont condamnés à être horrible. Merci dis-je en faisant semblant d'être froide.

-Attends là... tu boudes? dit-il étonné."

Je l'ignora et attrapa un magazine qui traînait sur la table de nuit.

"-Oh allez, il l'avait mérité celui-là ! Dit-il en s'asseyant sur mon lit."

Je ne répondis pas.

"-Veronicaaaaa. Me souffla t-il à l'oreille.

-Mmm? répondis-je en tournant la tête."

Nos visages étaient très prêt et j'en fût déstabilisée. Quelques fois, je trouvais notre relation bizarre : il était mon ami proche, mon frère et parfois, j'avais l'impression qu'il me draguait.

"-Arrêtes de bouder, ça te vas pas."

Il frotta doucement son nez contre le mien puis me déposa un baisez sur le front.

"-Klaus.. commençais-je.

-Oui? Dit-il en s'allongeant.

-J'ai eu une idée de second rendez-vous pour toi et Caroline.

-Je t'écoute.

-Eh bien, j'avais pensé au cinéma. C'est discret, romantique et là, tu pourras passer aux choses sérieuses.

-C'est-à-dire?

-LE baiser, il faut que tu l'embrasses et que vous vous mettiez ensemble.

-C'est pas si simple tu sait? Elle tient énormément à ses ami(e)s et elle n'a pas envie de les perdre.

-Arf, dis-je en m'allongeant à mon tour. Tu sait parler aux femmes, tu trouveras un moyen de la convaincre.

-Pourquoi es-tu si pressée que je me mette en couple avec elle? Me questionna t-il

-Je suis pas "pressée" répondis-je en faisant des guillemets avec mes doigts. Mais, vous êtes fait l'un pour l'autre."

Il ria à ma remarque.

"-Donc, tu as débarqué comme une furie dans le sous-sol pour me cela?"

Je resta silencieuse quelques secondes. Devais-je lui annoncer que Tyler m'avait menacé ?


Helloooo *cours se cacher derrière un mur pour ne pas mourir.* Je suis désolée du retard mais avec la reprise des cours, les devoirs et les oraux blancs du BAC, j'ai vraiment eu deux semaines stressantes.

Comment avez-vous trouvez ce chapitre? L'extrait du journal de Kol a été écrite par ma meilleur amie Kenza (je l'ai un peu remanier car son style d'écriture est très différent du mien *oui, elle est mieux douée que moi :p*)

Finit l'ennuie, dès le prochain chapitre, l'histoire va devenir un peu plus noir... niark niark.

N'hésitez pas à laisser des reviews, bisouuuuus